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Le Français bosse plus que les autres

jeudi 24 janvier 2008


Salut Edouard ,

Les Français au travail ?

Mais ils y sont au travail les Français et depuis longtemps. Regardez autour de vous. Airbus,Turbomeca,le viaduc de Millau, les centrales nucléaires, les TGV, le bâtiment, les travaux publics etc...etc.

La main d’œuvre Française est la plus performante du MONDE, eh oui Edouard, du MONDE.

Sur la base 100 : Quand un Espagnol fait 80, le Polonais 60, l’Allemand 90, l’Americain 85, et le français... je vous le donne en MILLE, le Français fait 120.

Ce qui compte ce n’est pas le temps de travail 35 ou 60 heures, c’est ce qui sort en termes de production et valeur ajoutée. Et là, l’ouvrier Français peut supporter TOUTES les COMPARAISONS. Il bosse l’ouvrier Français et bien qui plus est.

- par J Fagot-Barraly


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Votre commentaire



> Le Français bosse plus que les autres
24 janvier 2008, par Ravaillac  

C’est ça le décalage que nous avons avec Uriéta, On croit qu’il ne fout rien en réalité ce sont ses racines identitaires qui ont pris le dessus.

> "le col blanc a-t-il tué le col bleu’" ?
24 janvier 2008, par Jerlau  

Fagot,

Pour avoir participé à quelques délocalisations, j’en ai retiré quelques observations à tort ou à raison.

Quand on délocalise, on ne gagne pas grand chose sur les couts industriels. C’est vrai en France, l’ouvrier, la maîtrise travaille. Il n’y a pas l’équivalent à l’étranger.

Mais par contre quand on délocalise, on liquide les bureaux. Plus de strass en France ! Et c’est cela l’avantage. Et on le voit dans les couts ; les couts industriels en France ne représentent que quelques % des couts (10 à 25%) ; le reste c’est le bureau. Et dans les grosses boites le bureau c’est quelque chose. On peut presque dire que "le col blanc a tué le col bleu".

Délocaliser c’est remplacer tout un bureau par un petit bureau d’importations.

On voit des étrangers acheter des entreprises industrielles en France. Ils n’ont qu’ne envie liquider les bureaux. S’ils n’y arrivent pas, ils gardent les clients et ils liquident le reste. C’est le cas de Mittal et de bien d’autres.

Le principal obstacle au travail industriel c’est le col blanc.

  • > "le col blanc a-t-il tué le col bleu’" ?
    24 janvier 2008, par Autochtone palois  

    Jack, le Français ne bosse pas plus que les autres, il bosse MIEUX ! Cela veut dire qu’il a une meilleure productivité. Je pense que l’indice 120 que tu donnes correspond à un indice de productivité plus qu’à une quantité d’heures travaillées. Le Français fait moins d’heures que les autres. A noter que le "travaillez plus pour gagner plus" du Grand Démagogue se traduit par une perte de productivité.

    Jerlau écrit :

    Quand on délocalise, on ne gagne pas grand chose sur les coûts
    Pour avoir participé à transfert de technologie en Asie, j’ai vu le contraire. Et de plus cette autre affirmation m’étonne :
    les les couts industriels en France ne représentent que quelques % des couts (10 à 25%)

    jerlau, encore une affirmation qui me parait gratuite :

    Le principal obstacle au travail industriel c’est le col blanc.

    Peux-tu nous expliquer comment chez Airbus, Turbomeca, Eiffage, etc., ils ont démoli ou contourné cet "obstacle des cols blancs" ? En délocalisant le PDG de Turbomeca au Japon, par exemple smiley ?

  • > "le col blanc a-t-il tué le col bleu’" ?
    24 janvier 2008, par jerlau  

    Autochtone,

    Airbus se pose le problème de délocaliser, Turbomeca se le posera. Eiffage ne peut quand même pas délocaliser les autoroutes.

    Aujourd’hui dans les grandes boites de production, on fait 250 à 350 000 Euros de chiffres d’affaire par personne. Airbus est à 300 000, Total à 400 000. Les salaires chargés sont de combien en moyenne, 50 000 Euros par an ? On voit déjà que dans ces boites, même en mettant les salaires à zéro en France, leur prix de vente, à marge égale pourrait baisser de 15 à 20%, une paille. Et si on met à zéro Euro de salaires ceux qui sont à l’usine ou sur le terrain cela ne change pas grand chose. Le salaire est devenu en quelque sorte accessoire.

    Dans les grosses boites il y a une inflation de couts dans les bureaux qui est énorme. Je le vois de près en informatique. C’est délirant. Mais cela touche tous les domaines gérés par le bureau. Et je crois en plus la productivité du travail dans les bureaux dans les grosses boites est en chûte libre depuis des années. C’est pour cela que je dis en imageant que le col blanc a tué le boulot.

    En fait délocaliser, c’est supprimer le bureau. je crois que c’est le gain principal.

    Maintenant chacun a sa vision des choses.

  • > "le col blanc a-t-il tué le col bleu’" ?
    24 janvier 2008, par Autochtone palois  

    jerlau, pour toi les salaires sont "accessoires" avec les 15% à 20% du côut des produits ! Et par contre il y aurait gabegie dans les dépenses liées à l’ informatique (bureaux).

    Si l’informatique ne représente que 5% du coût du produit (estimation), diviser par 2 les dépenses de "bureaux" ne représente que 2,5 % alors que diviser le côut des salaires par 3 c’est du 10 à 13 % de réduction du côut. Dans les grands groupes, nos financiers savent faire ce genre de calcul.

    Pour toi délocaliser la production aurait pour principal avantage de réduire les cols blancs. A mon avis, rien à voir. On ne déménage pas le service informatique en même temps que la production. Au contraire l’entreprise pour rester/devenir innovante a besoin de ce genre de cols blancs.

    Par ailleurs il peut être décidé de délocaliser certaines taches de l’informatique (en Inde, au Vietnam), indépendamment de la délocalisation de la production.

    Je suis d’accord avec toi sur le fait que les activités des sièges sociaux et des services périphériques aux activités de production ne sont souvent pas soumises au crible de la productivité, comme peut l’être la production.

  • > "le col blanc a-t-il tué le col bleu’" ?
    24 janvier 2008, par Jerlau  

    Autochtone,

    Tu dis comme moi pour finir. Pas de critère de productivité au siège.

    Mais il n’y a pas que l’informatique qui est budgetivore, mais il y a aussi tout le reste, le personnel de bureau, les autres couts extérieurs liés à l’organisation. Combien y a t -il d’emplois indirects pour 1 emploi directement productif. ? 3, 4 indirects pour 1, même en comptant les chercheurs dans les emplois directs ?

    Tu le dis toi-même. Dans les activités de siège, pas de critère de productivité. Le financier fait parti lui-même de la gabegie.

    Pour dégraisser le siège, on délocalise l’usine et le siège se dégraisse plus facilement. C’est une technique parmi d’autres.

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