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L’INNOVATION, clé de la croissance économique

samedi 5 janvier 2008


En réaction à la Tribune Libre de Pierre SAUBOT, l’innovation reste la clé de la croissance économique, pas la croissance démographique...

Depuis 30 ans, la croissance économique se crée principalement :

- soit par l’innovation technologique comme aux Etats-Unis, grâce à des liens étroits au niveau de la recherche, entre des universités bien gérées et les entreprises, ainsi qu’un accès facile au capital. Le modèle scandinave a réconcilié la performance économique grâce à l’innovation et la performance sociale.
- soit par des coûts de production très bas, comme en Chine, ce qui est exclu pour la France.

En dehors de ces modèles économiques, pas de solution miracle, ça se saurait ! Aussi, la France, qui globalement, n’investit pas assez dans la recherche - et d’ailleurs, bien qu’ayant une croissance démographique plus soutenue que ses voisins - s’est effondrée dans le classement des pays en matière de PIB / habitant.

La nouvelle municipalité devra faire preuve de beaucoup de talent pour créer l’alchimie nécessaire pour faire de Pau une petite technopôle. Devront être particulièrement pris en compte : l’université, les écoles, les entreprises d’excellence au sein de l’agglomération.
Par ailleurs, la situation géographique exceptionnelle de la ville est un argument fort pour attirer les cerveaux.


Marc MAUPOME


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> L’INNOVATION, clé de la croissance économique
2 septembre 2008, par georges  

L’innovation a plusieurs racines :
-  Le cerveau, des jeunes surtout.
-  La connaissance pluridisciplinaire, acquise dans une école où l’on donne, à tous, un enseignement diversifié et où l’on développe l’esprit critique et non la pensée unique : la croissance !
-  La recherche fondamentale, la seule capable de produire du nouveau ! Investissons dans la jeunesse, dans l’école, dans la recherche fondamentale ; c’est de là, comme au siècle des lumières, que sortiront des innovations qui pourront alors, et seulement après, être la base de la recherche appliquée, source de la croissance économique. L’inconvénient, pour notre système économique, c’est que l’investissement ne sera productif qu’après 25 ou 30 ans ! et l’on veut du court terme ! C’est, indubitablement, faire "un court circuit" que de vouloir une Université, base de la recherche appliquée ; elle doit, avant tout, assurer un enseignement de base, dans tous les domaines de la connaissance et au maximum de jeunes. "Former" afin de développer toute la richesse des possibilités humaines et non "formater" des cerveaux pour en faire des consommateurs, telle est, à mon avis la devise de l’enseignement. Reste à réfléchir aussi sur la réelle vertu d’une croissance infinie ! N’oublions pas qu’elle est la source de la pollution de la terre, de la mer, de l’air, de notre épuisement énergétique, des conséquences du réchauffement climatique, de la multiplication des maladies, c’est-à-dire, à échéance plus ou moins rapprochée, d’une décroissance obligée qui risque de nous coûter cher, en argent, en pauvreté, en vies humaines !. D’autres civilisations ont subi un sort peu enviable pour n’avoir pas voulu changer de comportement ; elles avaient pour excuse, l’ignorance, ce qui n’est pas notre cas. N’oublions pas que la Nature a toujours raison !! Il y a beaucoup mieux à faire, c’est de favoriser le Développement humain en substituant la quantité nécessaire à la Croissance par la qualité, la diversité, qui elles ne nécessitent pas d’énergie mais de l’Information donc des connaissances. on revient au point de départ !!

> L’INNOVATION existe à Pau
4 juin 2008  

Pour ceux qui s’interrogent sur cette curieuse construction avenue Alfred Nobel reposant sur des "bidons noirs"

http://www.batiflo.fr/pages/batiment_flottant_2pag.html

BATIFLO SAS (hébergé à Hélioparc) développe Batifl’o un concept permettant à des constructions d’être en flottaison permanente ou temporaire.

Bonne croisière ! (puisqu’il s’agit d’une structure flottante) sur cet étang de démonstration artificiel.

> L’INNOVATION, clé de la croissance économique
5 janvier 2008, par gilles  

Pau a déjà déjà perdu la bataille. Le développement économique se structure autour de Toulouse, Bordeaux et Bayonne (Anglet, Biarritz).

Les 10 dernières années ont vu l’effondrement de Pau. Population stagnante. Retard endémique. La cause : l’immobilisme en matière d’aménagement de la ville, de transports en commun et d’économie. Des projets abracadabrantesques comme PBC, Fipau, médiathèque Zaha Hadid confirment les lacunes.

Fini le TOP 14. C’est la Pro D2.

> L’INNOVATION, clé de la croissance économique
5 janvier 2008, par FD  
L’INNOVATION

Tout à fait d’accord, mais pas la recherche isolée dans un coin.

Je crois beaucoup à une liaison plus étroite entre les entreprises les plus dynamiques et l’université. Ce sont encore des mondes à part, avec des mentalités différentes. Quand vont-ils se décider à communiquer et à travailler ensemble ? Ce souhait a été exprimé par le gouvernement, mais il y a un monde entre les bonnes intentions et la réalité. Des formules incitatives devraient être mises en place.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par Jerlau  

    Marc,

    Vous posez une question intéressante. Mais avez vous vu depuis quelques années le moindre embryon de raisonnement économique, de principes, dans les discours politiqus que ce soit au niveau national, régional, local ? Sur ce plan l’élection présidentielle a été d’un vide absolu. L’électeur ne demande plus rien, sorti des affaires "piple". La France devient effectivement un pays pauvre. On le voit quand on arrive en France venant d’ailleurs. Travailler n’est pas suffisant pour se loger et se nourrir correctement, ce qui est la caractéristique des pays pauvres.

    Que peut-faire l’homme politique local ? Pas grand chose. On le voit à Pau. On le voit lancer des idées "lessives", le tranway à roues carrées, le béton à culture, le militant de l’impossible....

    Que pourrait-il faire ? Le projet PBC à 30 millions d’euros, par exemple, aurait pu donner une impulsion . Mais le mode de financement du monde politique lui interdit même d’innover. L’innovation crée un risque pour les structures en place. Et c’est ainsi qu’on s’enfonce.

    Comment sortir de cette spirale ?

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par Autochtone palois  

    L’innovation oui, évidemment. Mais il faut bien distinguer recherche fondamentale et innovation.

    Si j’ai bonne mémoire, Pau verse 1,2 M€ à la fac de Pau-UPPA. POUR QUOI FAIRE ? Y a-t-il un contrat par lequel l’UPPA s’engage à utiliser cette somme pour développer un type de recherche appliquée dans un domaine bien identifié ? A rendre compte des avancées ?

    Cette subvention devrait être consacrée à l’innovation et non à la recherche fondamentale, qui elle doit rester de la compétence de l’Etat.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par Jerlau  

    autochne palois,

    Tu tombes des nues ? Cette somme ne correspond qu’au détachement de quelques personnes de la Fac à la CDA. Cela fait partie des sombres affaires qu’il y a dans chaque ville où il y a une Fac. Il y a des détachements de personnes relavant du CNRS dans les diverses instances collectives.

    Cela donne lieu à quelques contrats bidons concrétisés par quelques rapports bien copiés. Cela fait partie des désastres de la recherche française.

    Mais cela fait bonne figure : la recherche est active ! et les collectivités participent à la recherche. Cela a un coté désopilant ! Résutat type entre autres : Le PBC !

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par Jean  
    J’ai bien lu ? 1,2 Millions d’Euros pour quelques personnes ? Combien exactement ? Ce ne serait pas seulement désopilant, mais hallucinant ! Merci de préciser si vous avez des éléments.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par Autochtone palois  

    Jean, Jerlau, pour être plus précis, voir la Convention signée en juin 2007 entre CDAPP et UPPA.

    Cela représente 2,82 M€ pour 4 ans, sur la période 2007-2010, soit 5 € par habitant et par an.

    En première analyse, la somme consacrée directement à la recherche appliquée représente moins du tiers (le reste étatnt affecté plutôt à des dépenses de fonctionnement...), qui doit couvrir à peu près tous les domaines d’activité de l’UPPA, dont une aide pour le génie pétrolier et para-pétrolier... Total semble avoir du mal à trouver des $ à investir dans la recherche, il faut donc l’aider...

    Suggestions :
    -  Cesser les subventions indirectes de la recherche pour le compte de Total
    -  Augmenter le % consacré à l’aide à la recherche appliquée.
    -  Cesser de saupoudrer : ne subventionner que les activités de recherche appliquée liées aux 3 pôles de compétitivité :

    1- Aerospace Valley (Aéronautique,espace et systèmes embarqués)

    2- Prod’Innov (Produits et procédés pour la nutrition et la santé)

    3- Avenia (Energie et environnement)

    -  Demandes régulièrement des comptes à l’UPPA.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par Jerlau  

    J’avais vu passer cette subvention de 2,8 ME sur 4 ans. C’est principalement une aide à des personnes en fonction de divers critères.

    Mais est ce le rôle d’une collectivité publique d(intervenir à ce niveau ? A - t - elle les compétences pour intervenir dans ces domaines ?

    Le rôle d’une collectivité publique territoriale n’est il de faciliter au mieux le cadre de vie et de travail. Par rapport aux étudiants, n’est il pas de faciliter au mieux les transports, le logement, l’accès aux cours. les condtions de travail ?

    C’est cela qui permettrait de renforcer l’attrait de l’Université pour ce qui est des critères plus ou moins maîtrisés par une collectivité comme la CDA. Pourquoi s’écarter de ces compétences de base ?

    700 000 E par an. Que pourrait-on faire avec ? Améliorer les transports Fac : navette fac gare, fac centre ville, equipements sportifs ?

    Si la CDA ne s’occupe pas des transports et autres, c’est l’UPPA qui va le faire ? C’est là qu’on voit la pagaille existant dans la distribution des rôles, avec ce mélange des genres.

    Nos structures politiques sont-elles encore adaptées ?

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par Peyo  

    Merci à Autochtone de nous fournir cette Convention de 7 pages 1/2, qui se lit facilement et qu’il faut lire.

    Cette Convention , prévue dans la Loi qui définit que la CDA finance le développement économique, est le "modèle" de l’irresponsabilité, aussi bien dans l’utilisation des fonds apportés par la CDA que dans la novation à l’UPPA. Et encore lorsqu’on parle d’aides à la Recherche c’est un soupoudrage qui n’ouvre pas de voie nouvelle.

    Comme tout est possible, tout est ouvert, tout est flou et rien ne sera contrôlé par la CDA une fois que la CDA aura apporté son financement : c’est l’UPPA qui définit, la CDA n’est pas supposée faire des propositions. Et comme il n’y est rien prévu pour le suivi et/ou une révision, je vois mal (tout en étant a priori plutôt interessé) comment pourrait être portées une remarque ou une critique constructive que la CDA voudrait faire entendre ! Ce sera probablement du genre "payes et tais toi". Pour moi il aurait été justifié de mettre beaucoup plus d’argent, plus ciblé, et avec possibilité de réorientation si les résultats (jaugés avec des indicateurs pertinents) ne sont pas au rendez-vous. Ex : la pédagogie active c’est quoi ? c’est le nombre d’ordinateurs, c’est le nombre d’heures où les ordinateurs servent à t’chater en Cité U , c’est l’ergonomie des pages d’accueil des logiciels développés à l’UPPA ou c’est l’augmentation du taux de réussite aux examens ? (curieusement c’est la seule thématique qu’il soit prévu d’évaluer sur un an, alors que c’est probablement plus long à installer).

    Ces financements se feront peut-être sur des thèmes valables (et encore, je doute que la participation a des salons, des voyages en Amérique du Sud ou l’encouragement des sportifs de haut niveau apportent quoi que ce soit à l’excellence de l’UPPA) mais il y a des trous béants dans cette Convention. Le plus grave pour moi étant que nulle part il ne soit dit que les responsables des secteurs ayant reçu des subsides viennent rendre compte des améliorations qu’ils ont pu entreprendre grâce (un peu) à la CDA. C’est donc une fois encore plus d’argent mais pas de compte à rendre.

    Même si le formalisme et la langue de bois technico-administrative sur de tels poncifs sont difficilement évitables, je ne vois nulle part qu’il y aura (une fois les crédits accordés) des rapports, des suivis, des évaluations autres que l’avancement budgétaire avec les tableaux de bord, cf Article 4. L’impact, l’efficacité, les retombées ? pas d’utilité probablement.

    Note pour Autochtone : Total finance mais , à ma connaissance , avec un tout autre protocole où l’UPPA a des engagements et en particulier celui de rendre des comptes techniques sur l’emploi des moyens. C’est ce qui "explique" que l’UPPA ait des besoins pour le non- justifiable en matière de génie pétrolier.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par Henri 64  

    Merci à Alternatives Paloises, à Marc et aux différents contributeurs d’avoir abordé ce sujet. En particulier, Autochtone palois, après avoir avancé des chiffres fantaisistes et émis une thèse non étayée a fourni dans un second temps la réponse à sa question. Oui, il existe une convention entre la Communauté d’agglomération de Pau-Pyrénées et l’Université, et grâce à Autochtone Palois,chacun peut la lire et la méditer en cliquant sur le lien " Convention" de sa contribution. Il est fort probable que seule une infime minorité des palois, et même du personnel de l’Université y ait eu accès jusqu’ici... Cette convention nous apprend que l’agglomération consacre 0,2% de son budget à son université (si le chiffrage des ressources fait sur une autre rubrique d’Alternative paloises est exact), soit 0,7 M€ par an sur les quatre années de sa durée. Cela représente, si je ne m’abuse, l’équivalent de ce que verse la seule ville de Pau à un seul club sportif (qui par alleurs ne semble pas briller par ses succès). De plus cette somme est répartie entre 13 actions regroupées selon 3 directions. La valorisation et le transfert technologique ne représentent qu’un tiers de la somme totale. On peut le regretter, mais ce serait aller un peu vite en besogne que d’affirmer que les deux autres axes (soutien à la mobilité et à la vie étudiante, d’une part, soutien à la recherche d’autre part) seraient inutiles.

    Oui, cette convention mérite la réflexion ; elle pourra être infléchie. Mais elle a le mérite de la clarté, et rien que pour cela, c’est une innovation appréciable. Elle requiert des comptes, ce qui est aussi heureux. Certes, on peut regretter que ce soient les contribuables locaux qui financent des actions relevant de l’Etat. Mais n’est-ce pas aussi leur intérêt bien compris ? Le dynamisme de la ville et celui de son université sont liés. On peut aussi observer qu’une grande partie des aides versées retourne au milieu local. Par ailleurs la mission de l’université est essentiellement l’élargissement des connaissances et leur diffusion, et pas seulement l’innovation technologique. En revanche, il y a d’autres relais pour cela, comme le technopole et les pépinières d’entreprises, et il est souhaitable qu’eux aussi reçoivent soutiens et encouragements

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par pehache  

    Mais avez vous vu depuis quelques années le moindre embryon de raisonnement économique, de principes, dans les discours politiqus que ce soit au niveau national, régional, local ? Sur ce plan l’élection présidentielle a été d’un vide absolu. L’électeur ne demande plus rien, sorti des affaires "piple".

    Pas tout à fait : l’électeur demande du "pipeule" d’une part, et la hotte du père Noël d’autre part.

    La France devient effectivement un pays pauvre. On le voit quand on arrive en France venant d’ailleurs. Travailler n’est pas suffisant pour se loger et se nourrir correctement, ce qui est la caractéristique des pays pauvres.

    Euh, non, pas vraiment... le concept de "working poors", ces travailleurs qui ne gagnent pas assez pour vivre "décemment" dans leur pays, est apparu dans les pays riches et ultralibéraux, pas dans les pays pauvres.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par Jerlau  

    pehache,

    Dans les pays pauvres depuis une éternité le phénomène du travailleur pauvre n’a pas eu beoin d’apparaitre, c’était déjà comme cela depuis l’éternité. Les pays riches ne font que les rejoindre dans cet état préhistorique.

    On se réveillera le jour où le khadafi de service fera coter le pétrole ( et le reste ) en yuan. Cela ne va pas tarder. Après les JO ?

    Pehache, que faisons nous dans ce cas ? On sort les casques ?

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par pehache  

    Ce que je voulais dire, c’est les "travailleurs pauvres" se définissent en pauvreté relative. Un pays peut être le plus riche du monde et avoir ses travailleurs pauvres (c’est d’ailleurs le cas avec les USA).

    Voir des travailleurs pauvres n’est donc pas en soi un signe d’appauvrissement économique global du pays.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par Jerlau  

    Pehache,

    Ce qui est nouveau dans les "payrs riches" c’est que le salaire de base ne permet pas de se loger correctement dans les grandes villes. Comme en Chine, au Nigeria, ou autre.

    Un smig en 1970 c’était 900 F. Avec un smig on pouvait acheter un 1/2 M2 à Paris de bon standing

    Aujourd’hui avec un smig, on achète à Paris un quart de M2, à Pau on achète un 1/2 M2 et cela d’aggrave d’année en année.

    De même pour la nourriture ; en 1970 avec un smig on pouvait acheter une tonne de raisin, aujourd’hui avec un smig, on achète combien ? 250 Kg. On mange moins, on est plus léger, on peut prendre l’avion ! On est donc plus riche.

    Ce monde est fou !

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par Phil64  

    La question du pouvoir d’achat, LA question et le paradoxe de l’emploi de l’argent. Mais le raisonnement atteint vite ses limites.

    On perd du pouvoir d’achat nous met-on dans la tête, les loyers sont trop élevés et en même temps ces achats supposés indispensables d’électronique, de téléphones mobiles, de foie gras , de fringues ou des vacances encore plus nécessaires. Ou par exemple quand on voit le nombre de téléviseurs ecran plat qui se sont vendus ces dernières semaines...

    Cela mérite un instant de reflexion surtout que, si je lis bien les étiquettes des produits, ces dépenses font peu travailler les français (sauf probablement le foie gras) mais enrichissent le gouvernement chinois.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par Jerlau  

    Il n’y a pas de paradoxe. On se croit riche parce qu’on consomme du téléphone, de l’écran plat, du voyage en avion, des fringues.

    Mais posez vous vraiment la question : que se passe-il si le "Khadafi de service" fixe le cours du pétrole à 700 Yuan, grosso modo le prix actuel et les chinois dans les 6 mois réevaluent le yuan à 5 euros au lieu de 10 euros comme on leur demande depuis longtemps, ( et on est content d’avoir négocié des prix en euros, on aurait pu les négocier en yuan, cela aurait été peut-être mieux !) ?

    Et supposez de plus qu’avec la même quantité de main d’oeuvre ( avec des machines chinoises ad-hoc) les chinois produisent 2 fois plus ?

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    5 janvier 2008, par pehache  

    Ce qui est nouveau dans les "payrs riches" c’est que le salaire de base ne permet pas de se loger correctement dans les grandes villes. Comme en Chine, au Nigeria, ou autre.

    C’est peut-être nouveau chez nous, mais ce n’est pas nouveau dans les pays riches. Il y a bien longtemps que c’est ainsi aux USA, entre autres.

    Ce phénomène n’est pas révélateur de la pauvreté ou de la richesse d’un pays, mais de la répartition inégalitaire des richesses.

    Sinon, bien d’accord pour dire que notre "richesse" actuelle est en (grande ?) partie un trompe l’oeil, car basée sur une forte consommation de biens produits à bas coût en Chine ou ailleurs. C’est ce qui a permis de maintenir le pouvoir d’achat chez nous depuis pas mal d’année, malgré toutes les conséquences sociales que l’on observe déjà. Mais le système va atteindre ses limites et je pense aussi que l’on va tomber de haut dans quelques temps.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    6 janvier 2008, par Jerlau  

    Pehache,

    En attendant que "Khadafi" fixe le prix du pétrole en yuan, j’ai entendu qu’en Inde, les touristes occidentaux se voient actuellement refuser le paiement en dollars. L’indou réclame des roupies ! Et pas de sanssonnet !

    On a un fric de Monopoly. Localement on a peu de défense, si ce n’est de rebatir le plus vite possible une véritable activité économique locale.

    Il y a peut-être un exemple.C’est l’Aveyro, Rodez. Etant loin de tout, ils ont concentré leurs efforts sur les PME locales. Cela semble fonctionner.

    Une chose certaine : Khadafi nous aidera et nous poussera à réfléchir.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    14 janvier 2008, par OSTER  

    Croissance par l’Innovation ? Evidemment, et pourquoi pas au Béarn. Mais assez de discours ; passons aux actes.

    PAU a la chance d’abriter depuis plusieurs années une innovation industrielle révolutionnaire au plan international : enfin une alternative crédible au "tout avion" pour le transport du fret. Le Dirigeable Gros Porteur Autonome (amphibie/ 160 km/h etc..) porté par la société AAT domiciliée à PAU (jusqu’à présent !).

    En mars 2006, le cartel pétrolier IPLOCA (200 entreprises avec BP, SHELL, TOTAL et sous traitants) l’a expertisée avec un intérêt marqué par les américains (Cl Michael WOODGERD du Pentagone/ DARPA).

    Conclusion de cette étude comparative internationale qui a duré 2 ans : le DGPA de AAT est le meilleur projet industriel innovant de sa catégorie ...

    OUI, mais en France , en Aquitaine et dans le Béarn, qui va décider de l’aider en participant au capital de départ à hauteur des 3 petits millions d’euros nécessaires pour initier, avec garantie, la capitalisation du consortium de production ?

    Le process est prêt : Phase R&D de confirmation, pilote de 5 Tonnes, puis première série de 30 T de C.U. commercialisable (commandes déjà là)à compter 2013, puis série de 70 tonnes avant d’aller jusqu’au 250 tonnes C.U. pour 2020 ...

    Comment croyez-vous que de grands projets type FORD, ZEPPELIN, ou autre invention moderne ont commencé ?

    Nous préférons les discours sur l’innovation, et nous lamenter sur notre décrépitude, alors qu’un projet majeur se traine ici devant nous à nos pieds ...

    Vous voulez en savoir plus ? Mon mail est à votre disposition ; l’histoire a déjà beaucoup de chapitres...

    Mais rassurez-vous, bientôt un DGPA volera, applaudi par les tenants de l’écologie (DGPA sans pollutions), du développement des espaces insulaires, de l’humanitaire disposant enfin d’une alternative logistique crédible en cas de catastrophe type tsunami ou autre tremblement de terre, du transport de pièces hors gabarit sans nécessité de créer de nouvelles routes pour un seul marché comme pour les ailes du A 380 (l’Aquitaine en sait quelquechos !)...

    Mais ce DGPA sera américain, s’inspirant bien évidemment des principes du DGPA palois !

    Michel OSTER, ancien Sous-Préfet et délégué à l’industrialisation du bassin de Lacq et à l’innovation

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    14 janvier 2008, par Marc Maupomé  

    M. Oster, je trouve votre post très intéressant.

    Une question technique : les avions de ligne peuvent voler malgré des vents de 100 km/h. Cet appareil peut-il voler s’il y a du vent ? (ce qui, dans le cas contraire, n’annulerait cependant pas tout son intérêt).

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    14 janvier 2008, par Jerlau  

    Oster,

    On fait Pau-Aubisque, Gourette, Bedous, en 1 heure ? Pau - Bordeaux en 1 h ; mieux que le TGV ? Bordeaux Gourette en 1h30 ?

    Un vol court coute combien à peu près ( 100 places à 10 E de l’heure ?)

    Cela ouvre des horizons.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    16 janvier 2008, par OSTER  

    à JERLAU, Bonjour

    Je n’ai pas bien compris votre question.

    Le DGAPA (dirigeable gros porteur autonome) est initialement conçu pour le transport de fret à grande distance. (La sécurité passagers pourrait s’y ajouter au programme d’étude, mais pas prévue au programme du projet industriel d’aujourd’hui).

    Je vous rappelle que la France est l’un des rares pays développés à n’avoir pas de réglementation de circulation aérienne pour dirigeables, a fortiori pour des vols avec passagers. Il faudra donc du temps pour que notre Administration bouche ce "trou", le temps de la construction du DGPA ! Après on verra...

    A titre d’exemple,cet appareil est demandé déjà dans sa version future de 30 tonnes de C.U., par une très grosse coopérative algérienne pour apporter sa production en direct des confins nord-sahariens sur le marché national de Perpignan ; de même il intéresse plusieurs industriels pour sa capacité à prendre leurs grosses pièces sidérurgiques sur place, et les amener sans rupture de charge, directement en Chine ...

    L’intervention en cas de tremblement de terre ou énormes inondations, losque toutes voies de communication sont coupées, est encore plus évidente.

    On pourrait imaginer une intervention de transport de passagers, en l’état actuel du projet, dans des cas limites avec agrément préalable des Etats concernés, pour secourir des populations gravement menacées. Là une noria à trajet court (200 km par exemple) pourrait se faire, à raison de plusieurs trajets de nuit (en période d’insécurité) par appareil ...

    Mais vous le voyez, la croisière en DGPA n’est pas encore pour demain ! Cordialement Michel OSTER

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    16 janvier 2008, par Jerlau  

    Oster,

    J’ai bien compris que pour les passagers c’est plus tard.

    Mais pour les marchandises, quel est le prix à peu près pour 30 Tonnes ? sur un trajet de 3 heures ? Le prix d’un transport en camion ? Cela doit se faire comme un container ? Je vois bien l’intéret pour la coopérative agricole algérienne. Aller vite, même en payant un peu plus cher.

    A une époque( il y a longtemp ) on transportait des fraises fraiches de la région d’Agen/Toulouse à Londres. On mettait 12 à 20 heures selon le bateau. Pas de frigo, il fallait aller vite et c’était un argument pour vendre plus cher. Le fruit ne perdait pas son gout.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    16 janvier 2008, par OSTER  

    Bonjour Très bonne question qui différencie les projets plus ou moins farfelus de "dirigeables" légers ou "blimp" à faible motorisation par essence, et les DGPA comme celui de AAT. Ce Dirigeable lourd est fortement motorisé (plus puissant que tous ses concurrents). D’où sa vitesse de croisière en charge de 160 km/h (ce qui n’exclut pas les pointes).

    En clair, l’engin peut voler en toute sécurité face à des vents jusqu’à 130 km/h. Comme tout aéronef (avion), il est évidemment soumis à la dérive. Mais en l’an 2000, l’informatique embarquée existe, notamment pour calculer le plan de vol en instantané et intégrer la force du vent, ainsi que la prévision météorologique.

    Comme pour tout avion, en cas de cyclone, il en fera le tour au plus large (une prévision à 10 heures le met à plus de 1500 km de la perturbation).

    Enfin pour le cas de tous les jours, telle la perturbation actuelle qui touche l’Europe avec des vents réputés très forts, il ne s’agit en fait que des vents inférieurs à 130 km/h ....

    A votre disposition Mon mail : oster.michel@neuf.fr

    Cordialement Michel OSTER

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    16 janvier 2008, par Jerlau  

    Juste pour compléter la description d’Oster ; je l’ai trouvé sur un site C’est intéressant à lire


    L’AVEA (Aile Volante Épaisse Aérostatique). http://www.aat-fr.com/SiteFrancais/FIRST... Destiné au transport de charges lourdes jusqu’à 500 tonnes, il est composé de modules baptisés MAP (Module Aérostatique Pilotable). Chaque module, qui a une capacité d’emport de 35 tonnes, utilise une surpression aérostatique pour contrôler les mouvements verticaux. Du type dirigeable souple, il est long de 300 mètres, large de 100 pour 150 mètres de haut et son rayon d’action est de 10.000 km pour une vitesse de croisière de 100 km/h. Basé sur des recherches effectuées par un ancien ingénieur du CNES (Centre National d’Études Spatiales), il est appuyé par l’Université de Bordeaux I. Le DGPA (Dirigeable Gros Porteur Autonome) First. Il s’agit d’un dirigeable rigide pour lequel l’autonomie par rapport au sol est assurée par un alourdissement d’air compressé sous une dizaine de bars dans des ballasts toriques. Cette compression d’air participe avec un système de laçage des enveloppes d’hélium à la création d’une portance négative ou positive permettant de piloter l’aéronef dans le sens vertical, le pilotage horizontal étant assuré de façon classique par un empennage trois plans. Doté d’une soute sur coussins d’air, sa capacité de charge est de 250 tonnes pour une vitesse de 160 km/h et un rayon d’action de plus de 6000 km. La société AAT (Adour Aerospace Technology), basée à Pau, a pris en charge les études et le développement. Elle bénéficie de l’appui scientifique de l’UPPA (Université de Pau et des Pays de l’Adour).

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    18 janvier 2008, par OSTER  

    de OSTER à ses correspondants

    Résumé des principales caractéristiques des séries DGPA de AAT (Pau - Hélioparc)

    -  6 fois moins de carburant que l’Avion
    -  De 5T à 250 T de charge utile
    -  Hors aéroports et Circulation Aérienne
    -  Exploitable tous temps à la différence des petits dirigeables
    -  Coûts d’exploitation de 0.15 à 0.50 la T/km. (6 fois moins cher que l’avion)
    -  Emission de CO2 réduite de 90%, nulle avec H2.
    -  Bruit réduit

    Merci de votre intérêt pour le projet industriel de DGPA de la société paloise AAT. Il m’est difficile de répondre avec toute la précision souhaitée aux questions posées, tant ce projet est avancé, complexe, à géométrie variable (marchés divers et stratégie adaptée, capacités variables selon le type de série, diversité des "technologies embarquées" et des études de base déjà réalisées par AAT et ses partenaires extérieurs (organismes scientifiques et industriels), multiplicité des expertises indépendantes et multidisciplinaires de renom national et international).

    En l’état d’avancement de ce projet, vous comprendrez qu’à un certain niveau de questions, il est nécessairement couvert par la confidentialité ...

    Mais j’ai saisi le PDG de AAT, M. Jean LESCAT, qui a désigné un ingénieur M. Jean Paul MESSINES (en retraite actuellement) et membre du staff, pour répondre désormais aux questions.

    Dans une prochaine tribune du 27 janvier, je pourrai vous définir davantage le rôle de chaque élément actif de cette petite société AAT qui poursuit ses études, son plan de partenariat industriel et financier, avec le but principal de configurer autour d’elle le futur consortium de production.

    Elle s’en approche progressivement mais sûrement, avec toutes les difficultés concurrentielles, privées mais aussi publiques, que vous pouvez imaginer, compte tenu du bouleversement des positions établies que cette innovation va introduire dans le champ politico-économique national et international.

    A ce niveau d’intérêt, je puis témoigner que toutes les belles résolutions tant en matière de sauvegarde de l’environnement, réduction de gaz à effet de serre, de développement durable, d’aménagement du territoire ou d’impulsion de l’innovation comme clé du développement économique (et social) sont vite oubliées !

    Mais vous pouvez l’aider et contribuer à votre niveau à en faire une réussite industrielle, économique et sociale pour PAU, le Béarn, l’Aquitaine et le Pays FRANCE, si vous le voulez ...

    Le voudrez-vous ? Dans la Tribune annoncée, les voies ou objectifs de participation vous seront indiqués. Dans le cas contraire, il faudra bien que AAT aille chercher ses soutiens ailleurs ...

    Avec ma franche poignée de main pour les participants actifs, et le rôle exemplaire de ce forum d’information et de communication. Merci donc à Alternatives-Paloises

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    18 janvier 2008, par Jerlau  

    Bonjour Oster,

    En faisant le calcul bêtement avec 0,5 E la tonne, sur un transport Perpignan-Pau, pour les fruits, (40 T), 400 kilomètres, on arriverait à 8000 E le voyage, soit 0,20 E du kilo de fruits par exemple. Ce qui semble très peu aujourd’hui ( ?). Quel est le prix en camion ? 2000 E ? C’et dans la fourchette de 1 à 4 ? Mais il y a d’autres effets qui peuvent réduire le prix total.

    Cce mode de transport permettrait d’aller directement du lieu de production au lieu de consommation.

    L’engin peut alors par exemple arriver directement à Lescar sur un parking. Cela peut réduire fortement les couts d’emballage (travail, plus matières) entre autres ; pas de manipulation. On peut retrouver une pertie de l’intéret de la ditribution d’il y a 50 ans où la marchandise arrivait directement sur le lieu de consommation et d’achat par le consommateur final. C’était plus court (fruit cueilli le soir à Perpignan, vendu à Pau le lendemain matin) avec plein de conséquences bénéfiques pour le .....pouvoir d’achat !

    Dans ce domaine, il peut y avoir de fortes incidences également sur le cout du ramassage des ordures. Regardez à Pau, au Halles République, quand il y avait le marché de gros, dans les années 50,60, il devait se vendre au total en moyenne (200 tonnes par jour, 10 camions de 20 tonnes ? souvenirs ?) et les ordures étaient ramassées avec une charette qui devait peut-être faire 2 voyages. Il me semble que par rapport aux ordures engendrées aujourd’hui 200 tonnes de ventes, c’est au moins 5 à 10 fois plus d’ordures qu’avant.

    Il me semble que ce genre de projet devrait également s’appuyer sur de nouveaux types de distribution avec les avantages que cela peut apporter.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    19 janvier 2008, par Jerlau  

    Oster,

    En prolongeant mon petit exemple de Pau-Perpignan, on peut voir à quel point cette affaire de DGPA peut chambouler notre système de distribution.

    Aujourd’hui la valeur intinséque (prix de revient industriel, une fois payé l’usine, et les frais de production, matières, salaires de production) ne dépasse pas en général 10 à 15 % du prix du produit que nous payons à la caisse. Le reste des frais, c’est la commercialisation, la distribution, la pub, la gestion, la recherche,la "fluidification des relations sociales", tout ce qui fait que, en général, on réalise dans les grosses boites de 300 à 400 000 Euros de Ca par an avec des salaires net de 20 à 30 000 Euros par an, ce qui fait partie du miracle économique qui pourrait s’évanouir rapidement.

    Imaginons un autre système.

    Vous faites vos course non pas chez Auchan, mais à Yiwu en Chine près de Shanghai, ville où il y a 40 000 grossistes en tout. Vos courses grâce au PBC, bien connu, sur Internet. Vous commandez. Et les prix pratiqués peuvent être 10 fois moins cher (prix départ). Sur place ils vous font le colis, vous l’embarquent dans un container DGPA, direction Pau, (il y a un container de Yiwu tous les 3 jours) soit 40 Tonnes. 3 jours après avoir passé votre commande, vous recevez votre colis. On supposera que le prix de revient du voyage des 40 Tonnes est de 40 000 Euros sur 10 000 kilométres soit 1 Euro du kilo.

    Nous commandons l’équivalent d’un Caddy (150 Euros, 32 kilos de poids de produit intrinséque) et nous arrivons à un prix du Caddy à Pau ( 15 E + 32 E), 47 soir une économie de 69%.

    Le Pouvoir d’Achat grimpe de 69% grâce au DGPA, mieux que Leclerc !

    Et en plus il y a moins d’ordures. Les emballages sont étudiés pour.

    Si on rajoute 5 Euro on livre à Domicile.

    Cet exemple montre simplement à quel point notre système économique de distribution est aberrant et qu’il ya des failles énormes. Mais pour en profiter, il faut y avoir une approche globale.

    Il me semble que votre projet DGPA devrait aller sur ce type de terrain. Les Sponsors peuvent être très nombreux, à commencer par les Chinois.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    21 janvier 2008, par pehache  

    Imaginons un autre système. Vous faites vos course non pas chez Auchan, mais à Yiwu en Chine près de Shanghai, ville où il y a 40 000 grossistes en tout.

    Jerlau, c’est bien le même Jerlau qui nous expliquait qu’on allait se bouffer économiquement par les Chinois et qu’il fallait pour s’en sortir développer tout un réseau de PME locales, bénéficiant d’un marché local, et qui nous dit maintenant que ça va être super de pouvoir faire ses courses à Yiwu smiley ?

    Les dirigeables auront beau être plus économiques que l’avion, cela restera quand même un non-sens (économique et écologique) dans un proche futur de continuer à favoriser le transport de biens de consommations sur d’aussi grandes distances.

    Cela dit je souhaite vraiment que le DGPA voit le jour.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    21 janvier 2008, par Jerlau  

    Pehache,

    Le ciel de Pau est souvent bouché, c’est dommage !

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    21 janvier 2008, par Jerlau  

    Pehache,

    Ce qui est un peu effroyable Pehache, c’est le manque de nuances et de finesse dans l’esprit qui apparait dans ces discussions.

    L’exemple de Yiwu montre simplement pour cette partie que le système de distribution que nous avons aujour’hui en France est très coûteu sur tous les plans : pouvoir d’achat et environnement.

    Faire les courses à Yiwu serait moins couteux et plus pratique. Cela montre simplement à quel point le système actuel est couteux.

    C’est difficile de raisonner au deuxième degré.

    Et c’est cela qui montre qu’un système local de PME plus ou moins fortes peut apporter d’autres perspectives.

    C’est peut-être cela qu’on appelle le Développement Durable. ( sans rire)

    Ce sysem de PME pourrait bien remplacer Total le jour où Total sera racheté par PetroChina pour 1 yuan.

    Voir les aventures Mittal-Arcelor.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    21 janvier 2008, par pehache  

    Jerlau, je te remercie pour le "manque de nuance et de finesse".

    Notre système de distribution actuel est peut-être (trop) coûteux, mais la démonstration que tu utilises est loin d’être convaincante. Si il est ou était moins cher de faire ses courses en Chine, c’est avant tout parce que les coûts de production y sont sans commune mesure avec les nôtres, bien plus qu’une question de distribution. Si les normes sociales y étaient les mêmes que chez nous, tu aurais beau faire venir les marchandises en dirigeable, en avion, à vélo, ou en pédalo, elles ne seraient pas moins chères qu’ici.

    Mais sans doute qu’il y a une subtilité de raisonnement au 6ème degré qui m’échappe smiley ...

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    21 janvier 2008, par Autochtone palois  

    pehache, il y a quelques lustres que j’ai renoncé a faire une exégèse de la pensée emberlificotée smiley de Jerlau.

    Jerlau, plutôt que de nous parler à tout bout de champ d’une mythologique Chine (que je connais un peu pour y avoir fait quelques expéditions professionnelles), ou de Kadhafi, ce serait mieux de regarder comment se passe la distribution des producteurs de nos produits locaux. Par exemple du côté des Halles ou des AMAP.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    21 janvier 2008, par pehache  

    Autochtone,

    Je n’en pense pas moins smiley

    Malgré tout, et malgré les gentillesses dont il me gratifie smiley , j’apprécie la présence de Jerlau sur A@P. Il a le mérite de sortir de la pensée unique et d’apporter des raisonnements différents et originaux. Et si ça polémique beaucoup avec lui, au moins ça polémique sur du fond...

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    21 janvier 2008, par Jerlau  

    A pehache et Autochtone,

    Sorti des débats d’idées je ne participe pratiquement jamais aux commentaires et rubriques "chiens écrasés" et je ne critique pratiquement jamais une personne.

    Mais j’aimerais que quand on sort une partie de texte on ne s’en tienne pas à la technique classique consistant à ignorer le contexte de ce texte. Ce qui est de la polémique de bas étage.

    Ecraser les chiens, cela ne demande aucune finesse, les éviter un petit peu.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    19 janvier 2008, par Jerlau  

    Oster, Je repensais à votre projet de DGPA et je crois que c’est totalement impossible aujourd’hui de développer une telle affaire en France. Trop de remises en cause de pratiques et de positions bien établies ; cela n’a aucune chance.

    Regardez comment on a enterré l’affaire Bertin, le moteur linéaire il y 40 ans. Cela allait déjà à l’encontre des intérêts des salariés de la SNCF en raison de sa simplicité. La CGE a eu tôt fait une fois De Gaulle parti, d’enterrer le projet. Le TGV était bien plus rémunérateur.

    C’est difficile en France de développer des sujets apportant des plus importants dans des domaines profitant à des groupes bien en place.

    Or le DGPA s’oppose tout d’abord à AirBus. Cela va à l’encontre des gros porteurs cargo. Il aurrait fallu un DGPA de Bordeaux à Toulouse pour transporter les éléments de l’A280, mais cela aurait validé le concept de DGPA. Airbus ne pouvait donc pas y adhérer et de plus toutes les collectivité locales ont trouvé des intérêts importants à faire des travaux tout le long du trajet.

    Ce projet va également à l’encontre d’un grand nombre de groupes de pressions ; les agriculteurs (voir arriver les légumes, primeurs ou autres d’ailleurs....), la grande distribution (remise en cause des circuits...), les transporteurs routiers et sncf ( les navettes rail-route) C’est beaucoup pour démarrer.

    J’ai vu que cela pouvait convenir à l’Afrique pour transporter sa production locale ou pour approvisionner. Effectivement.

    Mais il faut trouver le financement. Un pays comme la Chine doit y trouver son intérêt. Et sur plusieurs plans :
    -  continuer à envahir le continent africain de façon positive,
    -  trouver des relais pour exporter encore plus sa production. A 1 E le kilo, elle peut augmenter son prix de revient Main d’oeuvre, donc revaloriser son yuan, acheter matières premières et pétrole moins cher en heures de travail Chinoises ; la Chine ne peut y voir que des avantages,

    Mais ce projet de DGPA est ancien aujourd’hui, plein d’équipes y travaillent ; les Chinois ont-ils besoin de Français aujourd’hui pour développer de tels projets ? Non.

    Il faut leur apporter autrechose qu’un projet plus ou moins bien avancé. Il faut nouer des relations approfondies avec des universités chinoises, y répartir le travail de mise au point.

    Dans ce cadre, les collectivités locales françaises peuvent collaborer avec des collectivités chinoises, ils sont toujours demandeurs.

    Je crois que c’est une voie qui me parait plus efficace que la recherche de financement dans nos pays émergés mais avec voies d’eaux.

    Simple idée.

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    20 janvier 2008, par OSTER  

    JERLAU, Bonjour

    Merci pour votre intérêt pour le DGPA de AAT et vos remarques ... a priori fort justes.

    Mais ...

    1/ Ce DGAP, couvert par un brevet international financé par l’Institut du Pérole, a dépassé le stade du simple concept bon à intéresser des esprits universitaires ... C’est maintenant un véritable projet industriel, clairement délimité, avec process, programme d’études préalables R&D arrêté, phasage et coûts définis ... Il ne manque plus que l’étincelle (600.000 euros) apte à "syndiquer" les apports du noyau financier (3 millions d’euros) qui coagulera le capital des partenaires déjà sensibilisés et prêts à participer au consortium de construction devant porter l’ensemble jusqu’à la première série commercialisable du 30 tonnes de C.U.

    Toute la stratégie financière et industrielle (production et utilisateurs) est désormais déterminée.

    2/ Vous avez raison de dire que le concept de dirigeable "utile" est dans les têtes à l’international ; mais à ce jour, le DGPA de AAT est encore le plus avancé. Voir l’étude comparative qui a été conduite par les américains au plan mondial sur la question, et le certificat remis en conclusion à AAT par le cartel pétrolier international IPLOCA (siège à Genève) en mars 2006. Voyez qu’une innovation importante nécessite le plus souvent une bonne dizaine d’années pour émerger, pour toutes les raisons psychologiques, sociologiques et économiques que vous dénoncez à juste titre.

    3/ Or , si les contacts que vous proposez avec la Chine sont dèjà établis par AAT (ainsi qu’avec des entreprises concernées d’autres pays), AAT privilégie encore la piste française et européenne, compte tenu de la mise modique (600.000 euros) de l’étincelle à dénicher (avec multiples garanties offertes), pour conserver le contrôle et tous les avantages de cette innovation révolutionnaire ultérieurs pour notre pays, et je l’espère encore pour l’Aquitaine et le Béarn. N’est-il vraiment pas possible de trouver ce partenaire fortuné qui soit aussi avisé, épris de la qualité de la nature et de l’environnement de la planète autant que du progrès des hommes des pays développés comme des pays pauvres et curieux du futur, par ici ? Je pense que oui. A nous de trouver la bonne voie de communication.

    Je souhaite développer cette idée concrète de prosélytisme par chaque acteur du Béarn qui se sentirait concerné, à sa place, par le développement économique du Béarn et de l’Aquitaine par l’Innovation, dans la prochaine Tribune libre , si Alternatives Paloises le permet. Merci à elle de toute façon.

    ET foin des discours, retroussons nos manches ! 600.000 euros à trouver ! En attendant, merci à JERLAU et aux autres correspondants.

    Cordialement

  • > L’INNOVATION, clé de la croissance économique
    20 janvier 2008, par Jerlau  

    Oster,

    Je comprends bien et j’adhère totalement à votre démarche. J’ai vu que vous aviez été sous-préfet. Vous connaissez les méandres de nos kyrielles de petits pouvoirs ; un "soviet" tous les 3 kilomètres, qu’il faut faire vivre.

    Même les 600 000 Euros que vous cherchez sont d’un montant trop faible pour intéresser un "soviet".

    Regardez à Pau ; on n’a même pas développé l’Axe Orthez Nay, depuis 50 ans alors qu’il y a d’un coté un pôle aéronautique et de l’autre un pôle chimique, pétrole...

    Les "Trouveurs" sont en France, mais s’ils sont également "Développeurs" ils partent.

    Jouez la carte à l’étranger et en Chine en particulier !

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