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2012 : Année de la (saine) dépréciation de l’Euro ?

lundi 2 janvier 2012 par Bernard Boutin


Un ami Espagnol se demandait quelle devait être la première mesure à prendre par Mariano Rajoy, nouveau "Jefe del Gobierno". Je lui ai immédiatement suggéré qu’il aille se mettre autour d’une table avec ses collègues Angela Merkel, Mario Monti et Nicolas Sarkozy.

Objectif : remettre la machine économique de l’Europe en marche. Et une méthode à appliquer, vieille comme le monde : laisser filer l’euro.

Celui-ci est beaucoup trop élevé. Le premier janvier 2002, date de l’introduction de l’euro, il valait 0,89 dollar. Le premier janvier 2012, un euro vaut 1,30 dollar (toutefois en baisse régulière depuis un plus haut à 1,45 en avril 2011).

Il n’y a pas besoin d’être économiste pour se rendre compte que la monnaie unique s’est "terriblement" appréciée : Plus 46% !

Cette forte appréciation de l’euro a eu une double conséquence :
- Tout d’abord, rendre les exportations européennes plus difficiles puisque schématiquement les prix des produits fabriqués en Europe ont augmenté de 46% pour l’étranger. Cette augmentation conduisant à des difficultés de vente à l’extérieur et donc une diminution des fabrications en Europe.

- Ensuite, permettre à l’Europe (de l’euro) de faire son "shopping" à moindre coût un peu partout dans le monde et, notamment dans une Chine avec une parité Yuan/Euro à un niveau bas. Une solution de facilité temporaire. Ces achats, en Chine et ailleurs, conduisant aussi à une diminution de la demande et donc des fabrications en Europe.

On voit là, l’effet pervers d’un euro fort qui, s’il venait à redescendre, permettrait de relancer les exportations de l’industrie européenne et freinerait les importations.

Reste à convaincre la Chancelière Allemande (et la BCE) de "laisser filer l’euro", voire le dévaluer. Pour y arriver, les dirigeants des autres pays de la zone Euro ne seront pas de trop. En ce début d’année, il est permis de rêver. Quelques jours...


- par Bernard Boutin


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Votre commentaire



la France et l’espagne ?
2 janvier 2012, par L’ OURS du Bois  

deux "natures" très différentes le premier , le français" c’est , la crise, on s’en sort pas c’est la faute à... et là, tout y passe, La droite, la gauche les écolos les prolos les patrons les riches les pauvres.....

le Second, la crise ? on est dans la merde mais en relevant les manches on vas s’en sortir smiley smiley

Bonne année smiley smiley

> 2012 : Année de la (saine) dépréciation de l’Euro ?
2 janvier 2012, par Pierre Pedaugez  

Bernard Boutin à raison ,c’est une des solutions mais ce n’est pas la seule !Revenir à quelques fondammentaux de bon sens serait également salutaire,telle l’indépendance de la Banque de France confisquée depuis 1973 au profit de la Finance. Cependant il se trouvera toujours quelqu’un pour seulement dénigrer telle ou telle opinion ,et n’apportant en revanche aucune solution.Les lobbies de la désinformation ont ,et travaillent toujours aussi efficacement

> 2012 : la cigale et la fourmi
2 janvier 2012, par Daniel Sango  

Hélas, ce n’est pas si simple...

Tout d’abord, pendant les premiers mois de l’année, le grand cirque politique va consister à faire croire aux français que tout ne va pas si mal.

Puis il faudra se réveiller. L’arithmétique prendra le dessus sur les boniments...

Une dévaluation, ou plutôt un glissement de l’euro n’est pas dans la philosophie allemande. Il faut remarquer que cela n’a pas empêché l’Allemagne d’être jusqu’à il y a peu le premier exportateur mondial.

Ensuite, les pays de la zone euro échangent majoritairement entre eux...en euros.

Un euro faible rechérirait les matières premières, le pétrole, les importations chinoises pour lesquelles il n’y a plus de concurence en europe. L’impact immédiat se ferait sentir sur le pouvoir d’achat des plus faibles.

Car évidement, une "dévaluation compétitive" ne peut s’accompagner d’une inflation salariale...

Il n’y a pas de solution miracle. Si la cigale pouvait vivre indéfiniment en chantant, cela se saurait...

  • > 2012 : la cigale et la fourmi
    2 janvier 2012, par Rêveur des villes  

    L’€ est surévalué et cela nuit à l’économie française.

    L’homo-economicus, consommateur aveugle et insatiable serait déçu de ne plus pouvoir acheter pléthore de produits chinois pas cher (cela dit, l’écart est tel que cela ne changerait pas grand-chose : quand les produits sont 5 fois moins cher, c’est pas 20% de moins...). Il serait déçu de ne plus pouvoir faire autant de km en voiture uniquement pour le plaisir parce que le carburant serait plus cher.

    Mais les exportations s’en porteraient mieux et à ce titre l’économie.

    Cependant, la droite allemande, qui dirige l’Europe, préfère un euro fort car les produits qu’elle exporte sont de si bonne qualité et répondent au "de plus ne plus de très riches dans le monde", qu’elle s’accomode d’un euro fort. Le pays dépense aussi, "grâce" à sa politique énergétique écolo beaucoup plus de combustibles d’origine fossile que la France.

    Pour faire baisser l’euro : émettre de la monnaie (qui peut servir à diminuer des dettes). L’effet est immédiat, comme l’ont fait récemment les ricains avec leur "Q2".

  • > 2012 : la cigale et la fourmi
    2 janvier 2012, par peyo  

    J’ai l’mpression que Rêveur est surtout un sacré "gribouille" !

    "les exportations s’en porteraient mieux " il faut les citer, Rêveur, parce qu’en économie il y a tout le reste !

    Et si la France a des choses à vendre à l’étranger, beaucoup de ces choses incorporent des biens et services à payer en devises étrangères.

    Par contre une dévaluation (ou l’émission de monnaie ce qui revient au même) va immédiatement augmenter le coût en monnaie courante de tout ce qui incorpore un achat à l’étranger. Pas engageant car la liste est longue :
    -  essence et GO (le brut est à 100% étranger et 20 ou 30% du GO est raffiné à l’étranger)
    -  le gaz GDF (acheté à l’étranger à 100%)
    -  huiles alimentaires
    -  le riz (à 80% étranger)
    -  tous les textiles
    -  le papier journal et les dérivés du bois (à 60% d’importation)
    -  toutes les chaussures
    -  le poisson (importé à plus de 60%)
    -  la viande (entre 50 et 60% importée)
    -  tout ce qui est électronique, communication et media (à 100%)
    -  les voitures (incorporent 40% de produits étrangers)
    -  les plats préparés (incorporent 30 à 50% de valeur étrangère)
    -  le lait (dont une partie est importée) et certains fromages
    -  les agrumes (à 80% étrangers) les bananes (à 75% étrangères), les avocats (à100% étrangers), beaucoup de fruits, etc
    -  etc, etc

    Il restera aux "anciens prix" les patates, le vin, l’eau minérale, les glaces et sorbets, les légumes courants, les kiwis, les pommes "ordinaires"(à condition de bien chercher).

    Ça s’appelle l’autarcie et c’est connu pour abaisser le pouvoir d’achat des masses laborieuses.

    La dévaluation , on a connu. Vous rappelez-vous les 3 dévaluations "compétitives" de notre duo Maurois + Delors. Est-ce que ça vous a apporté du pouvoir d’achat ? Et c’était tellement efficace qu’il a fallu en plus avec le "carnet de change" INTERDIRE d’aller dépenser à l’étranger (en fait interdisant d’aller -en gros- plus d’une semaine par an à l’étranger. Ce genre de "politique" desespérée, à ne pratiquer quand il n’y a plus moyen de faire accepter sa monnaie pour faire ses emplettes auprès des étrangers. Les supposés gagnants français, commel’entrevoie Rêveur, seront Airbus (env 40% du contenu est purement français), les constructeurs auto (pour ce qui sort de France uniquement), les fabricants de cartes à puce, les société d’assurance (pour les contrats qu’elles placent à l’étranger), les fabricants de produits "de niche" où les concurents sont inexistants, notre fabricant national de bérêts béarnais, et les marchands de produits du luxe "à la française" (les alcools, les grands vins, les parfums, les bijoux d’exception). Donc en gros on reviendra vers le niveau de vie des années 1950-70 quand la France était peu présente dans le commerce international. Mais à l’époque nous importions qu’une faible part de notre énergie (le charbon français), nos importations des colonies françaises, des 4cv Renault, des 203 Peugeot et des 2cv Citroën pour ceux qui en avaient les moyens, des vêtement Lafon ou Boussac à 100% français. Mais on avait 3 semaines de congés, passés dans la famille ou en camping...

    Et vous pensez Rêveur que votre "programme" va nous inciter à l’optimisme ?

  • > 2012 : la cigale et la fourmi
    2 janvier 2012, par pehache  

    Donc en gros on reviendra vers le niveau de vie des années 1950-70

    Et si c’était là notre vrai niveau de vie ? Parce que le niveau de vie fondé sur le pacherchinois, je crois qu’on arrive au bout. Et au prix d’une désindustrialisation majeure.

  • > 2012 : la cigale et la fourmi
    2 janvier 2012, par Rêveur des villes  
    Il y a dans le même thème la question du niveau optimal de l’euro et celle des barrières douanières.

  • > 2012 : la cigale et la fourmi
    2 janvier 2012, par Rêveur des villes  

    Pour répondre à "Peyo", la hausse du coût des énergies fossiles ne ferait pas de mal à la planète... Chacun pourrait être aussi heureux en consommant moins d’energie...

    Quant à l’alimentation, la France aurait très largement de quoi nourir sa population à un coût raisonnable.

    Le "textile" : mieux vaut des produits chers, mais de qualité et qui dureront longtemps que du pas cher changé régulièrement... Ex : j’ai acheté du Paraboot et Méphisto (les dernières marques de chaussures fabriquées en France). Elles coutaient le double de celles fabriquées en asie et ont duré 4 fois + longtemps. Bilan positif...

    C’est peut-être davantage la question des barrières douanières que celle du niveau de l’euro, parce que même si celui-ci baissait de moitié, les produits chinois seraient toujours à moitié prix... marge incluse !

  • > 2012 : la cigale et la fourmi
    2 janvier 2012, par Maximo  

    Peut-on parler d’UN niveau de vie de ces deus décennies ? Celui de 70 aurait été le même que celui de 50 ? smiley

    Je me demande si ce serait un retour en arrière. L’un dans l’autre, je ne crois pas qu’il ait beaucoup progressé et, pour ce que je m’en souviens, il me parait avoir été très convenable, non ?

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