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Pau : signalisation urbaine en « occitan »

lundi 18 avril 2011 par Jean Lafitte


La « Letra d’informacion du 7 d’Abriu de 2010 » (sic !) de l’Ostau bearnés crie sa grande joie parce que la municipalité a commencé à apposer en ville des panneaux de signalisation en une langue non française à désignation flottante.

Le communiqué débute ainsi, dans la langue de l’Ostau :
« E’us avetz vists ? [...] Que volem parlar deus panèus direccionaus bilingues [...] en beròi gascon ! Lo còr de vila e los quate punts cardinaus escriuts en òc en devath deu francés. »
Ce que ce même Ostau traduit ainsi en français :
« Vous les avez vus ? [...] Des panneaux directionnels bilingues [...] sont désormais affublés de leur traduction en lenga nosta. Le cœur de la ville et les quatre points cardinaux écrits en òc, juste en-dessous du français. »

Il est symptomatique que dans l’ancienne capitale du Béarn, le nom de « béarnais » n’est même pas mentionné et que « beròi gascon » (joli gascon) n’est même pas traduit en français et remplacé par « lenga nosta » (en italique). Qui plus est, le traducteur (saboteur ?) a inséré « sont désormais affublés de leur traduction », qui manque dans le texte en non-français. Félicitons-le pour son bon sens !

Pour les gens de l’Ostau, c’est du définitif : « Et aujourd’hui, il est trop tard pour faire machine arrière. Ce qui est fait est fait, et ce n’est plus à faire. ». Mais ils ajoutent bien vite : « Pourtant, il ne faut pas se voiler la face : ces panneaux à peine dévoilés, ils susciteront un vent de contestation (cela a déjà commencé, il suffit d’ouvrir un journal ou de surfer un peu sur internet pour s’en convaincre) pour le choix de la graphie, le coût, pour des raisons de sécurité routière ou de souveraineté de la langue française en notre république... »

Quand j’étais en activité et qu’il était de bon ton de poser des questions à l’issue d’une conférence, un petit malin en avait deux qui étaient presque toujours pertinentes : « À quoi ça sert ? Combien ça coute ? »
La seconde est déjà évoquée par l’Ostau, et en des temps de “vaches maigres”, je suppose que plus d’un Palois va la poser et tenir compte de la réponse dans ses prochains votes.

Quant à la première, ayant “à mon compteur” 22 ans d’enseignement bénévole de la langue gasconne et béarnaise, j’ose répondre : « à rien pour la socialisation de la langue du pays, à pas grand chose pour l’avènement d’une « Occitanie » qui n’a jamais existé et dont seuls quelques rêveurs, parfois sectaires, attendent des « lendemains qui chantent » : on aura marqué le terrain, mais en vain.
« à rien », je le dis avec la caution de deux “intellectuels” qui n’ont jamais caché leur adhésion à une certaine vision occitaniste du Midi. Le premier à s’être manifesté est Jean-Pierre Cavaillé, chercheur à l’École des haute études en sciences sociales, dans un article de son blog sur la vanité des annonces faites en « occitan » dans le métro de Toulouse ; le second est René Merle, professeur agrégé d’histoire, docteur ès lettres, aujourd’hui retraité. Dans un article « Langue occitane : reconnaissance formelle et dégâts collatéraux », il exprime d’abord son adhésions aux critiques du premier ; puis il donne son propre avis sur le triplage du nom de sa ville La Seyne-sur-mer sur les panneaux d’entrée d’agglomération, par addition de « La Sanha de mar - La Sagno de mar », respectivement en graphie occitane et en graphie mistralienne :
http://merle.rene.over-blog.com

« Je ressens toujours une bouffée de contentement en découvrant ces plaques. Mais quid de ceux, et ils sont l’immense majorité, qui non seulement ne parlent pas occitan, mais n’ont jamais eu accès à un apprentissage d’au moins une des graphies de cette langue ? »
Et d’évoquer le massacre phonétique résultant de la lecture de ces graphies, qui ne révèlent pas la place de l’accent tonique, pourtant essentielle. Et je cite encore :
« Paradoxe d’une entreprise de bonne volonté qui aboutit à la négation de l’occitan, dont la réalité lexicale et articulatoire ne subsiste plus, paradoxalement, que dans le nom français...
« Devant les plaques des noms de rues, tout se joue dans le face à face solitaire du promeneur, ou de l’automobiliste, avec ce qu’il lit.
« Mais qu’en est-il des signes de reconnaissance formelle “tombant”, littéralement, sur une collectivité qui a priori n’était pas demandeuse ?
« L’article de J.P. Cavaillé, me semble-t-il, dit tout ce que l’on peut penser de cette “descente” d’un occitan virtuel et sans âme, (sinon celle de la triste connerie standard de notre société du paraître), sur la foule d’usagers solitaires du métro. »

En Béarn, on m’a dit que lorsqu’un de ses amis avait demandé à M. Bayrou, alors président du Conseil général, de doubler les panneaux d’agglomération par le nom ancien (sous-entendu, écrit à la mode occitane), il lui aurait répondu : « Mais la quasi totalité des noms de communes béarnaises ont en “français” leur nom béarnais de toujours. » Et il avait raison, car ce sont les Béarnais instruits qui les ont choisis jadis, l’administration a suivi. M. Merle fait le même constat : « la réalité lexicale et articulatoire ne subsiste plus, paradoxalement, que dans le nom français ».

Concrètement, dans les panneaux photographiés par l’Ostau bearnés :
Mis à part l’accent grave, « Còr istoric » correspond à l’écriture et donc à la prononciation des environs de 1325, constatée dans les Récits d’Histoire sainte en béarnais ; mais en 1583, Arnaud de Salette écrivait « coò » car le -r final était devenu muet, et au XVIIIe s., de Mesplès faisait rimer « au co » avec « aco » dans sa célèbre chanson « Dus Pastous a l’oumpréte »  ; écrire «  au còr » et « aquò » à la mode occitane est proprement ridicule et massacre la langue !

En revanche, le « Lartigue » prétendument français qui, Dieu merci !, n’est pas sous-titré en « Lartiga », est exactement conforme à ce qu’on peut lire dans les archives du Béarn indépendant d’il y a plus de six cents ans. Par exemple, dans un acte reçu par Bernard de Luntz, notaire vicomtal de Gaston Fébus, sont cités P. de Lartigue et Arnaut de Lartigue, représentants de la ville de St-Loubouer, du diocèse d’Aire (P. Tucoo-Chala et J. Staes, Notaire de Prince, p. 84, acte n° 78 dressé à Pau le 15 octobre 1373). Ou encore, dans le Recensement de 1385 ordonné par Fébus, édité par Paul Raymond, 1873 : p. 19 Johan d’Artigue-Bielhe à Puyoo ; p. 120, Berdolet de Lartigue et Guilhem Artigue à Baleix, etc.

Quand l’article 75-1 de la Constitution reconnait les langues régionales comme patrimoine de la France, ce ne peut être que les langues transmises de génération en génération, comme tout patrimoine, avec notamment leur nom et leur façon de s’écrire. Une collectivité publique ne peut donc soutenir légalement d’autres noms et d’autres modes d’écriture, et il y a des tribunaux administratifs pour en juger.

Aux Palois de réagir et de ne pas laisser des ignorants de l’histoire faire croire aux élus qu’ils servent la langue ancestrale en dépensant ainsi leurs deniers.

-par Jean Lafitte

Et vous, qu’en pensez-vous ? Est-ce bien utile de consacrer un budget à Pau pour doubler les panneaux de signalisation en béarnais ? Votez !


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Votre commentaire



> Pau : signalisation urbaine en « occitan »
18 mai 2011, par L’ OURS du Bois  

En 2009, la municipalité a mis en place, une action "révolutionnaire", pleine d’espoir/

"changer la ville, la vivre ensemble" cette distribution n’a, été faite que en Français

et, un grand nombre de béarnais n’ont put assimiler

un catalogue d’incivilités a été tracés

si, tout au moins dans le centre ville, une grande partie des objectifs a été atteint,il n’y a plus , ou presque plus, de sacs d’ordures ménagères a trainer ( en centre ville,) nous en sommes très loin en ce qui conserves les crottes de chiens, les stationnements sur les trotoirs, passages cloutés ( liste non close)

un rappel des sanctions prévues par le code de la route sont avérées DE 11 à 135€ ou mise en fourrières....

il est aussi redit que/ les polices nationales et municipales ;tout comme les agents de la stap( dans le texte, lire idelis) et les AGENTS ASVP sont assermentés,

peu de P.V. sur les déjections , je ne connais qu’une dame âgée qui promenais sont vieux caniche abricot a 8heurs de matin au Parc Lawrence, (ils , les agents n’ont pas vus les déjections humaines a côte quand au voitures ou camionnettes, elle envahissent trotoirs et passage protégé, dès dix huit heures trente et sont tranquilles pour la nuit( toujours les mêmes aux mêmes endroits)

il fraudais refaire en occitan ces affiches

 smiley smiley

Déjà mettre en valeur ce qui existe !
19 avril 2011, par Tederic M.  
Les lòcs de Gasconha.com

Pau a déjà dans sa toponymie des noms béarnais/gascons, qui ne sont parfois plus compris. D’où des pléonasmes comme "rue Carrérot", alors que "carreròt" veut dire "petite route". On pourrait à l’occasion de nouveaux panneaux s’appliquer à restaurer ces toponymes.

Exemples : le Cami Salié et lou Carrerot (à Liac).

Des appellations monolingues gasconnes/béarnaises ne coûtent pas plus cher que des appellations monolingues françaises, et peuvent faire beaucoup pour imprimer dans les esprits le caractère béarnais de Pau.

  • > Déjà mettre en valeur ce qui existe !
    19 avril 2011, par AB  

    Les organisateurs de l’Hestiv’Oc viennent de publier le programme pour le festival au mois d’août 2011.

    Pourquoi pas en profiter pour installer des stands d’initiation à la langue béarnaise/gasconne ?

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    19 avril 2011, par Daniel Sango  

    Comme toujours lorsqu’on aborde le thème des langues du passé on passe a un débat entre spécialistes difficile à suivre.

    Tous les béotiens (et c’est l’immense majorité) comprend bien que la langue parlée en Béarn a fortement évolué depuis l’occupation humaine dans la région.

    Cette majorité considère sans doute que s’il est louable de s’interesser à notre passé il est plus important de s’interesser à notre présent et donc près de 80% (voir sondage) pensent qu’encombrer les panneaux avec des "indications" incompréhensibles pour la très grande majorité des français et la totalité des étrangers n’est pas souhaitable.

    Et ceci n’est que du bon sens.

    > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par biarnés  

    M Lafitte, je serais ravi moi aussi de lire votre "pseudo thèse" achetée... pardon écrite...sur notre langue gasconne. Concernant le sondage, cela montre une totale volonté de désinformation de la part d’Alternatives Paloises... Renseignez-vous avant d’écrire des choses comme cela : il n’y a pas de budget consacré à l’édition de panneaux bilingues ! Ils devaient être mis aux normes de toute manière, donc refaits, et la mairie a décidé d’écrire dessous la traduction en béarnais.. Donc il ne s’agit pas de tout refaire en béarnais, mais d’en faire quelques uns à l’occasion de la mise aux normes obligatoire...

    > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Tavan  
    Le métro de Toulouse « en occitan ». La résignation à l’asepsie sous la dénonciation du ridicule

    "Le premier à s’être manifesté est Jean-Pierre Cavaillé, chercheur à l’École des haute études en sciences sociales, dans un article de son blog sur la vanité des annonces faites en « occitan » dans le métro de Toulouse" Non, monsieur Lafitte, mon article ne saurait vous servir de caution. Il y est en effet écrit, et depuis le début : "Que la chose soit bien claire : je suis évidemment on ne peut plus favorable à l’initiative, qui montre que la langue « existe », qu’il est possible de la parler, de l’apprendre... ". Alors un peu d’honnêteté tout de même !!!! Jean-Pierre Cavaillé

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Jean Lafitte  

    Excusez-moi, Monsieur Cavaillé, dont j’apprécie les articles qui me tombent sous les yeux. J’ai surtout retenu le relai fait par M. Merle que j’apprécie également beaucoup, et qui m’a laissé entendre que tout cela ne sert à rien pour la langue, sauf à faire croire que la langue est vivante.

    Comme chercheur en sciences sociales, vous savez pourtant qu’une langue n’est vivante que si elle est portée par les élites sociales, comme c’est le cas en Catalogne, et peut-être au Pays basque. Mais il y a des siècles que les élites d’oc, les “locomotives sociales”, ont adopté le français.

    C’est se bercer d’illusions que de croire pouvoir inverser la tendance.

    Sauf à faire vivre des professionnels à qui on ne demande pas des résultats, l’aide publique étant appréciée par l’agent dépensé, non par la progression du nombre de locuteurs. Alors que M. Jean Sibille a pu écrire en 2000 que dans les 30 ans à venir, donc en 2030, la langue vernaculaire d’oc aurait disparu.

    J’aurais aimé lire un démenti, preuves à l’appui...

    Et malgré tout, j’irai demain soir faire mes deux heures de cours bénévole de gascon à une dizaine d’adultes.

    Au plaisir de vous rencontrer peut-être.

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Batko  

    Nous voici revenus à la polémique des graphies. L’un est inscrite dans l’ensemble des langues romanes, elle est lisible par un catalan, un castillan, un portugais, un piémontais, elle est fidèle à l’étymologie. L’autre est calquée sur le système d’une autre langue, le français. Ce serait comme écrire du français avec le système allemand, ßa donnerä kälkschos dö pa trä bo e dür a komprandre, mäm ßi ön alman pö lir. Question d’esthétique aussi quelque part ....

    > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Edouard Girard  

    Dénonçons une triple et coûteuse imposture publique !

    1)- La loi impose en France que toute signalisation publique s’adressant aux Français soit faite en langue française. A Pau et en Béarn, écrire des panneaux publics de signalisation en "occitan révisé", ou en tout autre baragouin, est à proscrire, et les élus doivent donner l’exemple. Déjà nos conseillers généraux sont hors la loi sur le sujet, jusques dans leurs actes publics, puisqu’ils sont "occitétanisés" et oublieux de leur langue béarnaise, malgré les protestations de l’Institut béarnais et gascon. Espérons que nos conseillers municipaux garderont un minimum de lucidité "citoyenne".

    2)- "L’occitétanisation" gagnant nos quotidiens habituels, peut-on leur demander de traduire systématiquement en bonne langue française,ce qu’ils publient en "occitétanisé", ceci par souci de courtoisie et de justice au bénéfice de la majorité de leurs lecteurs ?

    3)- Il existe en France une politique nationale de sécurité routière extrèmement contraignante. De ce point de vue, une pratique se répand pour la mise en place en Béarn de panneaux d’entrée d’agglomération "occitétanisés" qui concurrence dangereusement la lecture des panneaux règlementaires français ( notamment par la réduction abusive des dimensions et des couleurs normalisées de ces derniers). Peut-on attendre de nos élus municipaux, départementaux, et nationaux qu’ils remettent de l’ordre sur ce point dans les administrations routières concernées en normalisant leur pratique professionnelle ?

    Telle est le triple aspect de l’imposture qui se développe en Béarn, mais aussi dans bien d’autres régions françaises. Outre un retour à la citoyenneté commune, il y a là aussi, dans un pays lourdement endetté, une bonne occasion de faire immédiatement des économies.

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    10 mai 2011, par Youpi64  
    Bien parlé. Rien à ajouter !

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par AB  

    Et c’est la guéguerre des graphies qui repart ??? ;-)

    REQUIESCAT IN PACE

    IN MEMORIAM

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par claudiqus  

    Eh oui, AB ! je crains de ne point m’être fourvoyé ...

    Il me vient à l’esprit une menue question : a-t-on pris en compte et anticipé le risque possible d’une recrudescence des accrochages et accidents routiers dus à la lecture des dits panneaux à vocation de transcription occitane par les usagers estrangers à la langue, dont l’attention à la conduite se verra détournée par cette information culturelle, riche sur le plan intellectuelle, mais aux conséquences fâcheuses ... smiley

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par gavot  
    Oui, enfin, bon, soyons sérieux. L’automobiliste est sollicité par plein de choses, s’imaginer qu’une plaque bilingue le désorientera à ce point est surestimer soit sa bêtise, soit son degré d’alcoolémie. Il y a quelques années, un poids lourd s’était planté en Andorre, et avait un certain moment essayé de dire que c’était faute d’avoir pu comprendre le bon panneau, parce qu’il était en catalan. Itinerari obligatori camions, disait le panneau. Un camionneur incapable de comprendre que ça veut dire "itinéraire obligatoire camions" devrait éviter tout transport international et se limiter à un itinéraire Bécon les Bruyères et la Garenne Chennevière, et retour. Il en va de même pour les panneaux en occitan. Seul un type vraiment niais ou vraiment bourré pourra être perturbé.
    -  Le grand couplet de quelqu’un d’autre, sur le thème, on est en France, on parle français, c’est du Café du Commerce (ou peut-être de la Marine, allez savoir). La citoyenneté républicaine réclame l’usage d’une langue commune, mais commune ne veut pas dire unique. On peut aussi respecter les citoyens qui utilisent à côté du français une autre langue, la leur.
    -  Sur la graphie : il est très naïf d’imaginer que le passage de lo, los, hon, etc à lou, lous et houn renvoie à un changement de prononciation dans al langue parlée. Le béarnais médiéval parlé comme le reste de l’occitan médiéval parlé prononce déjà [u] depuis au moins le XIIIe siècle ce qu’il écrit toujours "o" et que le français écrit déjà "ou". C’est l’influence de la norme écrite du français qui lui fait adopter à la fin du XVIe la graphie "ou". Ce n’est donc pas un phénomène naturel, à moins d’imaginer que de tous temps et dès le temps du Jardin d’Eden, il était écrit dans les Ecritures qu’en vérité le phonème /u/ ne pouvait s’écrire que "ou" (ouh là là !).

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par L’ OURS du Bois  
    ce qui me gêne, ce n’est pas qu’ils soient écris bilingue, que ce soit du béarnais ancien ou nouveau, du basque du catalan ou du cyrillique, mais bien que, en quelques mois les réponses a nos questions aient été voilées pour les découvrir... quand aux panneaux en eux même, pourquoi deux fois "universités" ??? (voir la photo)

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par claudiqus  

    Hummm ! mon cher Gavot, croyez vous qu’en matière de sériosité nous ne fûmes d’ores et déjà correctement pourvus ...

    Bien entendu, mon propos n’avait pour ambition que de dérider et désamorcer quelque peu un débat qui semble de nouveau reparti vers une issue houleuse !

    Mais moins benoitement, on pourra toujours, comme je l’avais précédement souligné en commentant un autre article sur l’urbanisation, s’interroger sur la nécessité d’un budget aussi conséquent pour un projet si peu impératif, en une période de vaches maigres ... smiley

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par bearn  

    adishatz a tots... Je tiens à réagir à l’article de Mr Laffitte qui est en train de faire une campagne de désinformation basée uniquement sur une guèguerre occitano béarnaise. établie uniquement sur une différence de graphie. Ce monsieur qui vit en région parisienne tiens a donner des leçons aux centaines d’associations qui oeuvrent aujourd’hui et ce depuis trente cinq ans sur le terrain en béarn pour la transmission de notre patrimoine culturel et en particulier notre langue locale. Cette langue que certains nomment patois ou béarnais ou gascon ou occitan du béarn peu importe est enseignée soit dans les écoles en immersion de type calandretas soit dans le domaine public dans les écoles bilingues sous le patronnage de l’éducation nationale. Le conseil général des PA et la région Aquitaine adhèrent et participent à la mise en place et ce depuis quelques années à une politique linguistique régionale par le biais de contrats type iniciativas pour la pérénité de l’enseignement des langues régionales. Qui dit contrats et reconnaissance dit budget. Les budgets alloués aux langues régionales sont locaux et européens, ce que dit Mr Laffitte concernant le côut de la signalisation bilingue a pau qui serait succeptible d’augmenter les impôts des contribuables palois est FAUX !!! En effet cette signalisation bilingue est subventionnée par des fonds européens alloués aux cultures régionales. D’autres parts les arguments pseudo scientifiques évoqués par ce même Monsieur qui entre nous soi dit a appris à parler le gascon à l’âge de cinquante ans grâce aux associations occitanes du béarn sont égalements truffées d’inepties. J’invite toutes les personnes que cela intérresse à comparer l’écriture phonétisée et françisée de ce monsieur et l’écriture occitane du béarn enseignée dans les écoles du béarn aux centaines de nos gamins scolarisés dans ces structures. Ce monsieur faut référence à des textes anciens pour bâtir sa théorie, oui mais pas tous... Il suffit de lire les fors du béarn écrits il y as quelques siècles, et de les comparer au niveau de l’écriture à l’écriture dispensée aujourd’hui, vous verrez combien la graphie voulu par ce monsieur est aux antipodes de l’écriture de l’époque, pas de phonétique , pas de ou mais des o, bref chacun sera libre de comparer en toute objectivité. Pour les sceptiques et les partisans du tout français je les invite également à prendre contact avec les communes basques, bretonnes, alsaciennes, corses pour savoir quel a été le coût réel pour les contribuables locaux de la mise en place d’une telle signalisation. Jo tanben que soi biarnès, gascon, occitan e "citoyen " deu monde. Je rappelle aussi que sur le fronton de nos mairies il est marqué liberté, égalité,fraternité ce serait bien que cela s’applique à tous tout type de situation dont la culture et langue locale sinon à quoi sert la république. Les hommes naissent libres et égaux en droit cela ne s’appliquerai donc plus sur notre sol ou uniquement pour certains sujets. ADISHATZ

    > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par L’ OURS du Bois  

    il y a quelques mois ( moins de six), jai demandé, en réunion ou en étais la signalisation nouvelle de la ville et en qu’elle langue cela serai notre élue de quartier ma répondue cela avance bien mais il n’est pas question d’une autre langue... que le français....

     smiley smiley

    il reste quelques 7OO plaques de rue manquantes, smiley smiley

    > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Rêveur des villes  

    Ridicule ces panneaux en occitant, à part, à la limite ce qui a trait au centre historique.

    > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Daniel Sango  

    Je ne puis que féliciter l’auteur de cet article que je conserverai précieusement.

    Je suggère qu’il soit envoyé à tous les élus du Béarn.

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Dominique BIDOT-GERMA  
    La signalisation en béarnais apparue à Pau semble poser un problème de surcoût. Je ne pense pas que celui-ci soit énorme, ça me parait de plus très démagogique. Mais soit, le débat est posé. Cette signalisation a aussi suscité l’article ci-dessus qui énonce des contre vérités. La graphie choisie (je n’ai vu que "cor istoric", "Bordèu" ...) est la graphie historique du béarnais, qui s’est écrit ainsi jusqu’à ce que l’orthographe se soit dégradée peu-à-peu et perdue. Elle a été remise à l’honneur, normalisée, depuis une cinquantaine d’années. Il suffit d’aller voir, aux archives, comment s’écrivait le béarnais. L’article partiel et partial semble l’ignorer. Quand à l’écrire phonétiquement, c’est ridicule : aucune langue ne s’écrit comme elle se prononce, car alors il faudrait écrire : Po, les ales, la médiatèke, le boulevar des Pirénés ou le chato du roi Enri ...

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Jean Lafitte  

    M. Bidot-Germa est docteur en histoire médiévale pour une thèse sur le notariat béarnais au Moyen-âge (2004) que je n’ai pas encore en bibliothèque mais dont j’ai déjà apprécié les passages que j’en ai pu lire.

    Moi, je suis docteur en sciences du langage pour une thèse sur la situation sociolinguistique et l’écriture du gascon aujourd’hui (2005), centrée sur le béarnais. Elle comporte une centaine de pages d’histoire de la graphie, et à travers elle de la prononciation, des premiers écrit à l’époque contemporaine.

    Chez nous comme partout, les graphies sont avant tout phonétiques, l’occitane notamment quoi qu’en pensent ceux qui ne l’ont jamais étudiée de près. Le 2ème des huit principes posés par son principal théoricien Louis Alibert (1884-1959) est : « B. - Cette orthographe sera en principe phonétique pour les mots de formation populaire. Elle sera au contraire fidèle à la graphie d’origine pour les mots savants grecs ou latins, sauf pour ch, k, ph, rh, th, y, ti, qui seront remplacés par c ou qu, f, r, t, i, c. »

    Affirmer « aucune langue ne s’écrit comme elle se prononce », c’est ignorer notamment l’italien et plus encore l’esapgnol, qui compte plus de 300 millions de locuteurs de par le monde...

    Et la prononciation du gasconne et béarnaise n’est plus celle du Moyen-âge ; l’Avertissement des Psaumes de Salette (1583) témoigne clairement de l’évolution en cours de o à ou ; avant, on écrivait "lo tot" (le tout) ; Salette, "lo tout" ; 100 ans après, Fondeville, (lou tout). Mais Fondeville oppose "que hou" (il fut) à "que hon" (ils furent) ; encore un siècle plus tard, tout est en "ou" : que hou, que houn.

    Ce n’est pas la graphie qui s’est dégradée, c’est la langue qui a évolué.

    Je n’en dis pas plus pour ne pas vous souler ; croyez que je ne suis pas parti en campagne sans biscuit.

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par bearn  
    Monsieur Laffitte vos biscuits sont rances et insipides. Vous êtes en manque de reconnaissance et je vous plaints. Je voudrais signaler puisque vous faites référence à l’espagnol vous citez un très mauvais exemple cher maître du langage en effet en castillan le V qui s’écrit V se prononce B...sans commentaires. Il en est de même pour notre langue !!! Il y a des différences notables entre le parler et l’écriture que ce soit en castillan en italien ou toute autre langue, vous racontez n’importe quoi !!! Voulez vous également que je donne la composition du jury qui présidait le jour de votre passage de thèse, sur les cinqs membres aucun ne parlait gascon.. Vous êtes pathétique Monsieur, heureusement que l’on ne vous a pas attendus vous et vos amis pour s’occuper de la transmission de notre langue. Ou étiez vous pendant 35 ans pendant qu’ici en béarn des jeunes soucieux de la sauvegarde de leur culture faisait le travail de collectage des chants, musiques, danses, et langue sur tout le territoire gascon ? Et que ces mêmes personnes mettaient également en place les structures qui permettraient de transmettre tout cela. Il est trop facile de persiffler et critiquer quand le travail est fait par les autres. Voulez vous également que je cite sur ce site les propos infâmants à l’encontre d’une personne tragiquement disparue à lescar, propos écrits par vos soins sur le site de l’IBG. Moi ce ne sont pas des biscuits que j’ai à disposition ce sont des missiles... A vous lire

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par AB  

    "rance", "insipide", "pathétique"... Au secours, Bernard Boutin ! ça recommence... Ils vont en revenir aux mains !

    Lors du dernier conseil Municipal, MLC a dit à Josy Poueyto : "Vous avez du caquet." C’est poli, ce n’est pas très insultant... Essayons de rester à ce niveau de langage ici sur A&P !

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par bearn  
    Monsieur AB Ces dames ont un langage plus "light" et c’est parfait. Par contre si ce débat ne vous intérresse pas ou vous parait inutile ou décalé il suffit de ne pas y participer tout simplement. Mr boutin n’a je pense pas besoin de vous pour juger et prendre position sur les propos échangés sur ce débat de signalisation. Tout ceci sans animosité aucune à votre égard. bonne journée.

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par bearn  
    Monsieur AB je suis désolé des propos un peu excessif que j’ai tenu à votre égard mais étant très concerné par la mise en place de la signalisation bilingue sur Pau je ne pouvais me taire concernant l’article rédigé par Mr Laffitte que je juge mensonger. Ce débat prends effectivement un tour très aggressif pour les personnes qui ne conaissent pas le fond du débat. veuillez m’en excuser.

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par L’ OURS du Bois  
    que de propos vaniteux et "limite racistes" si j’ai bien lut, ce qui n’est pas 3béarn", c’est de la m...e ce qui est vieux (plus de 50 ??° c’est bon a rien et pas capable de comprendre, les subsides de l’europe ça ne coute rien ne répondez pas, ce n’est pas la peine smiley smiley

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par bearn  
    Monsieur l’ours il semblerait que vous ayez mal lu mes propos. Je ne vois pas ce qu’il ya de raciste dans mes propos... D’autres parts je ne fait référence qu’a des réalités linguistiques entre les langue parlées et leur écritures en europe. Je suis fier de ma culture effectivement mais cela ne vaut que si on partage et échange avec les autres cultures dans un respect mutuel, la richesse de l’homme c’est sa diversité. S’enfermer dans dans ses convictions et refuser l’autre dans sa différence c’est de l’intégrisme et je ne suis pas intégriste. je crains que vous ayez mal interprétés mes propos ou me suis je peut être mal exprimé.

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Jean Lafitte  

    Bonjour Monsieur "bearn".

    Mes biscuits vous sont surtout indigestes, le ronron interne à l’occitanisme ne vous a pas préparé à débattre de ce qui vous a été présenté comme des évidences.

    Il n’y a pas 35 ans, mais seulement 29 que je suis tombé dans la marmite gasconne alors mitonnée par des occitanistes à qui je dois beaucoup (cf. le rappel qu’en fait M. Bidot-Germa). Mais la responsabilité du cours de gascon de l’I.E.O.-Pris qui me fut confiée en octobre 1989 m’a conduit à approfondir mes connaissances... et à douter de plusieurs dogmes occitanistes que j’avais d’abord acceptés.

    Certes, d’autres en Béarn travaillaient pour la langue, mais un grand nombre contre traitement ou salaire, alors que je n’ai jamais tiré un centime de mes travaux.

    Quant à la reconnaissance qui me manquerait, les lecteurs jugeront : colonel en retraite, chevalier de la Légion d’honneur et officier de l’Ordre national du Mérite, docteur en sciences du langage, traité en "collègue" par des universitaires et chercheurs du C.N.R.S., membre correspondant de l’Académie de Béarn... je me demande ce que je pourrais bien demander de plus à 80 ans et vivant à 800 km du Béarn.

    Pour ce qui est de ma thèse, que je n’ai préparée que pour donner du poids à mes travaux au service de notre langue, le jury qui l’a jugée était présidé par la meilleure spécialiste de l’histoire des systèmes orthographiques. Les spécialistes du gascon pressentis, sans doute acquis aux idées occitanes, s’étaient récusés. Mais il y avait un spécialiste du languedocien et du catalan qui me dit à l’issue de la soutenance qu’il avait beaucoup appris par ma thèse, et un spécialiste du provençal, mon directeur de thèse ; comme vous faites sans doute parti de ceux qui affirment que toutes ces langues d’oc n’en font qu’une, votre reproche tombe à plat. Enfin, le jury comprenait également un spécialiste du picard, qui a beaucoup travaillé et publié sur l’écriture moderne de cette langue d’oïl.

    Quant à écrire le son [b] par v ou b, cela reste phonétique, puisque le rendu sera le même. Même chose pour c ou s, ç ou ss, qu, c ou k... Par contre, écrire « temptar » pour ce qui se prononce [tenta], c’est de l’archaïsme phonétique, justifié aujourd’hui par un souci étymologique. Mais quand la langue n’est plus parlée couramment, on lira [temptar], comme en français « dompter » se lit souvent [dompté]. Et en graphie occitane le -èr de « esquèr » sera lu comme celui de « vaquèr » (ou l’inverse), ce qui est une erreur. Etc.

    Sur votre ami assassiné à Lescar, je n’ai jamais tenu de propos infamant, mais cité ce drame d’après la presse paloise, à propos de la responsabilité de M. Bayrou dans la querelle entre béarnisants et occitanistes : « Ça me rappelle le triste fait divers de début septembre que fut le meurtre à Lescar d’un « un formateur en langue occitane » par l’époux d’une dame qui rendait trop souvent visite à ce jeune homme : c’est « à en pleurer », comme le dit M. Bayrou de la querelle linguistique. Le mois avant, un drame similaire avait couté la vie à un père de famille d’Espalion en Aveyron. Mais dans notre Béarn qui se moque facilement des Bertans de las cournères, on comprend aussi que parfois Bertran attrape un grand couteau ou décroche le fusil. » (voir le [site IBG)

    Pour conclure, merci pour vos invectives. Elles montrent votre incapacité à contester mes affirmations sur le fond, et avec des preuves pertinentes. Les lecteurs apprécieront.

    C’est tout pour aujourd’hui.

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par bearn  
    Mr Laffitte ne vous fatiguez pas a me raconter vos éternelles lithanies, Mr Bidot-germat vous a donné des débuts de réponse. Sous mon pseudo béarn c’est en fait Miqueu Arrosères qui s’escon.. Nous avons déjà correspondu sur nos sites mail. Vos arguments je les connais et vous connaissez les miens. Par contre je suis content que vous ayez mis en ligne l’article écrit par vos soins concernant la mort de mon ami. Les lecteurs apprécieront l’amalgame dégueulasse que vous faites entre le fait qu’il enseignait l’occitan et la cause de sa mort. Je ne vois toujours pas le rapport entre Bayrou, et la disparition de mon ami. par contre remettre en cause l’écriture du castillan en disant que v ou b c’est phonétique et c’est pareil là vous êtes toujours et encore ridicule et incompétent au niveau linguistique j’entends. Vous mettez toujours en avant les textes qui vous arrangent et qui justifient votre écriture abâtardisée. les professeurs d’espagnol seront sûrement très intérressés par vos théories surprenantes. Autant j’ai du respect pour votre légion d’honneur et l’ordre national du mérite ce qui ne justifie pas malgré tout d’écrire n’importe quoi, autant votre titre de docteur en science du langage, qui plus ait sur le gascon me fait doucement sourire. Si le type d’écriture que vous avez présenté à la thèse est celui que vous défendez oui je persiste les membres de ce jury ne connaissait pas grand chose à notre langue. C’est sûr que si Dominique Bidot-germa avait présidé le jury votre thèse n’aurait pas pesée bien lourd... Un jour je vous ai demandé si l’on pouvez lire votre thèse, je n’ai jamais eu de réponse, que craignez vous, vous savez le ridicule ne tue pas !!!

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Emmanuel Pène  
    Pour ceux qui n’auraient pas compris : Bearn = Miqueu Arroseres : on reconnait son style et son niveau de français à des kilomètres..

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Dominique BIDOT-GERMA  
    M. Lafitte, vous etes parti en "campagne" ? C’est donc une guerre (picrocholine) ? Il faut vous calmer ! Je disais simplement que le béarnais écrit, donc je suis en effet un des rares spécialistes (désolé d’être ainsi mis en avant, mais c’est par vous), c’est plus de 70.000 actes dont vous n’avez, semble t il, même pas idée. Je vous suggère d’aller les étudier. Pour le reste en effet, vos leçons infondées sont quelque peu sôulantes (un de vos mots) !

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Maximo  
    Finirez-vous donc par écrire saoulant et saoulantes correctement ??? Vous êtes ce que vous ne savez écrire !

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Jean Lafitte  

    Bonjour Monsieur Maximo.

    Je regrette de cous dire que vous êtes en retard de 20 ans et quelques mois.

    D’une part, la forme antique « saouler », présente dans les dictionnaires jusqu’à celui de l’Académie de 1694, est alors doublée par « soûler » qui lui est préféré ; en 1718 et 1740, c’est « souler », puis « soûler » en 1762, et « soûler, saouler » de 1798 à 1935.

    Mais en décembre 1990, l’Académie française a approuvé des “rectifications” orthographiques qui éliminent notamment la quasi totalité des accents circonflexes sur les u et i. Donc « souler », forme rectifiée, forme d’avenir, même si l’ancienne reste tolérée.

    Je ne vous soulerai pas avec des références, mais je les ai !

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par bearn  
    Au fait Mr Laffitte ce ne sont pas vos biscuits qui sont indigestes c’est vous. Vous vous ennuyez tant que ça à fontenay aux bois, non pardon Fontenay aux roses pour venir pas nous saôuler mais plutôt nous harter comme on dit ici avec vos théories linguistiques infondées. En plus vous êtes même capables de détourner le contenu de textes au vu de ce que j’ai pu lire. Décidement vous ne reculez devant rien. Dites moi le macramé ou les mots fléchés ça vous dit pas, je suis sûr qu’il doit y avoir des clubs dans cette belle banlieue parisienne. Ou alors le scrabble vous seriez très fort vu votre niveau en linguistique. Allez courage vous allez arriver à convaincre au moins 150 personnes en béarn. Je suis de tout coeur avec vous... adishatz

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par claudiqus  

    T’as compris, Maximo ?

    Mets ta pendule à l’heure d’été de l’institution académique, sans palmer plus avant, nom d’dla ! smiley smiley

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Maximo  
     smiley je suis déshonoré smiley smiley smiley smiley

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Emmanuel Pène  

    Monsieur Bidot-Germa, vous devriez savoir, en tant qu’historien, que l’écriture béarnaise n’a jamais été figée au cours des siècles. Les fors eux-mêmes diffèrent selon l’époque et.. le rédacteur ; mais revenons à votre phrase répétée par plusieurs de vos congénères occitanistes : la graphie occitane serait la "graphie historique du béarnais".. De quel béarnais parlez-vous ? celui des fors (et de quel siècle ?), celui de Gaston Fébus, celui de Jeanne d’Albret, ou delui de Despourrins ? Votre assertion manque un peu de rigueur scientifique.

    Sans rentrer de plein pied dans une démonstration de spécialiste (je vous conseille pour cela les écrits de M. Lafitte), je vous signalerais simplement que dans l’écriture occitanine, le son "ch" est orthographié "sh", alors qu’il est traditionnellement orthographié "x" en Béarn (voire "igt"). De plus, qu’en est-il des écritures historiques béarnaises "oo", ou "aà" qui sont transformées en occitan en "on" ou "an" ? Et beaucoup d’autres exemples pourraient être cités. L’écriture occitane n’est pas l’écriture historique béarnaise, quand bien même il y aurait un sens (j’en doute) à vouloir définir une graphie historique qui n’a jamais été figée et qui a toujours évoluée.

    Il me semble donc que chez M. Bidot Germa, le militant prend le pas sur le scientifique..

    Adixat

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Dominique BIDOT-GERMA  
    Et pan sur le bec de Bearn ! et pan sur le bec de Maximo ! Et vive l’auto célébration de Mr Lafitte ... démenti par les cautions intellectuelles abusivement mis en avant ! Car bien pauvre est celui qui doit vanter ses propres mérites ...Tout cela fait pantomime ... Merci aux sourires du jour. Le deux fois "Université", relevé par ’Ours du bois !!! Ou l’avertissement de Claudiqus ! Un dernier mot pour Mr Penne : je parle du béarnais, celui de la pratique et celui des textes normatifs, à partir du XIIIe siècle, quand il remplace le latin ; je vous accueillerai volontiers aux archives, si le sujet vous interesse et si vous voulez juger par vous même, à partir des documents originaux.

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Emmanuel Pène  

    Cher Monsieur Bidot Germa,

    Je retiens votre invitation, car vous n’avez pas démenti mes exemples.

    Enfin, même si c’est anecdotique, mon nom s’écrit "Pène", qui est un nom typiquement pyrénéen, et non "Penne".

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Dominique BIDOT-GERMA  
    Mille excuses, Mr Pène, pour la mauvaise orthographe de votre nom. Nous risquons de "saouler" les lecteurs, mais puisque vous m’interrogez, j’ai le regret de vous dire que vos exemples sont tronqués et partiels. Vous avez sans doute été abusé. Je vous montrerai des graphies "sh"et "x", des "on", des"an", "ou", et aussi des "or", "ar", des sons "ou" orthographiés "o", des "gn" et des "nh", des lh" etc, etc ... D’autres encore !!! C’est mon métier, je ne suis ni militant, ni encarté.

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Maximo  
    Vous voyez, Messieurs, pourquoi on ne veut pas de votre connerie envahissante de panneaux bi, tri ou tout les lingues que vous voudrez. C’est qu’à partir ce cette simple anecdote, vous êtes envahissants, stupidement fats et que pour un malheureux mot sur une pancarte, vous nous vomissez un XIIIe siècle dont nul n’a rien à cirer quand il s’agit de trouver le chemin du centre ville. On parle ici le français aussi bien que vous, on connaît le XIIIe siècle aussi bien que vous, mais... VOUS NOUS EMMERDEZ ! smiley

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Bernard Boutin  

    On se calme, Maximo.

    Merci.

    Bernard Boutin

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Maximo  
    Comment ça, "on se calme Maximo" ????????? smiley T’as vu tous les noms d’oiseaux qu’ils se sont envoyés, et ce serait à moi de me calmer ? alors qu’ils te foutent la pagaille de puis ce matin et que personne ne comprend rien à leurs assauts de fatuité imbus qu’ils sont de leur haute sapience ? ça va pas, non ? smiley Remarquez... comme quoi ils ont eu raison, ils vous impressionnent !

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Dominique BIDOT-GERMA  
    PARDON !!!!!!!!!!!!!!!! smiley

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Maximo  
    Pas vous, M. Bidot-Germa, pas vous !

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Dominique BIDOT-GERMA  
    Si, moi, cher Maximo ! Je ne souhaite jamais imposer des débats et des idées. Mais débattre est le propre de l’homme et ce débat nous a été imposé par l’article de La Lettre. Aussi, voilà un petit bilan de cette journée ... 1- Une grande majorité de Palois, ou d’abonnés à la lettre d’Alternatives paloises qui ont voté, 77 %, est contre la signalisation bilingue 2- Le débat sur la graphie n’intéresse personne, ou quasi. Il est de toute façon obsolète, la graphie historique, normalisée, est la seule graphie officiellement reconnue, je regrette, encore une fois, d’avoir contribué à "saouler" les lecteurs. Mais ce pourcentage devrait interpeler les défenseurs du béarnais. 3- Quel intérêt porte une telle signalisation ? Personne n’a argumenté. Intérêt culturel, touristique, économique au sens large ? Mais l’argumentation n’est pas toujours notre fort. Bien à vous, Maximo

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Maximo  
    Dont acte. Dites ainsi -et peu importe qu’on partage vos idées ou pas- les choses sont tellement plus agréables à lire. Merci

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    18 avril 2011, par Emmanuel Pène  

    Cher Maximo,

    Ce n’est pas parce que la grande majorité des gens se foutent d’un sujet, que le sujet en question doit être banni de l’espace public. Sinon, il y a tant de domaines des arts, des sciences, ou de la culture au sens large qui seraient voués à disparaitre au prétexte qu’ils n’intéressent pas la majorité des gens.. Combien de personnes sont intéressées par la recherche sur les abeilles ? Est-ce que c’est une raison pour ne pas en parler ? Attention à la dictature de la pensée majoritaire !

    Du reste, si ce débat ne vous intéresse pas, alors pourquoi y participez-vous ?

    Par contre, là où je vous rejoins, c’est qu’on peut rester poli et débattre en toute sérénité !

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    19 avril 2011, par claudiqus  

    Ben moi ... illustre candide que je ne cesserai jamais d’être, rôle que j’affectionne et sans que ce soit à l’insu de mon plein gré ... j’en suis tout ébaubi ! smiley

    N’y a-t’il donc que la graphie et les arcanes abstruses de ses origines, dignes nonobstant du respect dû à l’enchevêtrement des cultures propre à tout idiome, qui puisse motiver tant de ferveur et de détermination ?

    N’a-t’on pas suffisamment de sujets autrement plus impérieux que la pratique d’un bilinguisme un peu désuet, que je respecte néanmoins pour la valeur culturelle que véhiculent les disparités, mais qui, à mon sens, ne devrait pas franchir le seuil de l’attrait local et de l’attachement à un particularisme qui poussé à l’extrème, occulterait le principe premier du devoir de citoyenneté à la république, à ses valeurs profondes et à ses institutions, qui ont pour but de rassembler et non de diviser . les idiosyncrasies peuvent s’exprimer alors en n’oubliant pas que ces diverses particularités ne sauraient être source de richesse que si elles forment un tout .

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    19 avril 2011, par Maximo  

    Relisez-moi, Monsieur Pène. Je n’ai pas dit que le sujet ne m’intéressait pas. Un peu rapidement, peut-être, et brutalement, j’ai dit qu’il n’était devenu qu’un étalage de vulgaire et vaine fatuité (mais moi, je suis docteur en Machin, spécialiste depuis 25 ans et toi seulement depuis 24 ans 1/2) dans des termes compréhensibles du seul prétendu spécialiste qui les emploie. Tout ça pour quelques panneaux de signalisation. Je maintiens : c’est ridicule.

    Le sujet de la signalisation bilingue m’intéresse, mais il a été confisqué, dévoyé, transformé pour être finalement aboli par quelques énergumènes autosatisfaits.

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    19 avril 2011, par Maximo  

    POUR ÊTRE CLAIR : les panneaux de signalisation sont faits pour ceux qui ne connaissent pas les lieux : les primo arrivants et les touristes. A quoi sert-il d’indiquer centre ville pour un gars qui habite rue Joffre ou qui vient à Leclerc tous les mercredis ?

    Bilinguisme ? Non : un trilingusme utile : langue d’Oil, Espagnol et Anglais !! smiley

  • > Pau : signalisation urbaine en « occitan »
    20 avril 2011, par le coq  
    le temps des cloches

    Je suggère que l’on mette en place une signalétique indiquant les réalisations de mauvais goût suite aux excès narcissiques des élus, les études et expertises folkloriques, les ouvrages inutiles, avec le prix payé par les citoyens et en face la rentabilité affichée. Ainsi on aurait quelques palmes d’ânes à décerner principalement à tous ceux qui se croient indispensables et détenteurs de vérité. Exemples : la médiathèque, la "station eaux vives", le parking Clémenceau, le bâtiment du Conseil général, le centre de pelote basque, le zénith, le palais de sports, stade du hameau, je ne vais pas citer les assos et clubs qui pompent à perte le fric dans le genre : "siège de l’Elan Bearnais’, du Rugby, le Foot, etc. Il faut donc établir le "guide des mauvais choix" pour éviter de recommencer. Je pensais même faire un classement des nuls élus, mais je n’ai pas trouvé qui exclure ! Et si nous ne conservions que ceux qui parlent le "patois" ce serait édifiant, non ?

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