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Un problème majeur du commerce de proximité

lundi 17 janvier 2011 par Alphonse


Le commerce de proximité est un élément indispensable à la vie en milieu urbain. Est-il une donnée publique à prendre en compte dans un cadre juridique fixé par l’urbanisme d’aujourd’hui ?

Ils sont en effet nombreux les gens à mobilité réduite, ou âgés, ou de modeste condition, et beaucoup d’autres encore, qui habitent les centres-ville sans disposer des moyens de se déplacer. Avec l’allongement de la durée de vie annoncée par les statisticiens, leur nombre augmentera inéluctablement.

Or un danger menace le commerce de proximité, et par voie de conséquence, la clientèle à laquelle il est indispensable. On voit en effet dans les villes que ce commerce occupe souvent de bons emplacements qui provoquent l’appétit de banques ou d’autres puissances financières du commerce. Celles-ci par la pression qu’elles exercent sur le marché des loyers font monter les prix de location, mais le commerce de proximité ne peut pas suivre, et il est rapidement contraint d’abandonner les lieux au profit des nouveaux prédateurs.

Protéger ce commerce indispensable, qu’on peut qualifier "de service public", est un problème qui se pose partout. Récemment, un député, l’évoquant dans une enquête télévisée, a proposé une mesure de protection radicale, à mettre entre les mains des maires. Il demande que le droit de préemption dont ceux-ci disposent pour exercer une priorité dans l’acquisition éventuelle de biens immobiliers au coeur des villes, soit modifié. Il propose que, dans l’exercice de ce droit, l’obligation faite aux mairies d’acheter le bien qu’elles convoitent soit supprimée. Ceci seulement dans le cas des commerces de proximité, et après une enquête approfondie auprès de la population concernée, prononçant "l’utilité publique". C’est une nouveauté importante dans l’exercice du droit de préemption, de nature à valoriser sa pratique contre la loi du plus fort !

Qu’en pense Martine Lignières-Cassou, qui aurait déjà utilisé son droit de préemption mais a été obligée d’acheter les murs du commerce menacé ? Qu’en pensent les urbanistes professionnels, et le grand public ? On notera aussi, à propos de commerce, le résultat d’un sondage récent d’A@P qui révèle que la préoccupation première des sondés est la révision du plan de circulation de Pau. Ce plan serait-il compliqué et ajouterait-t-il un problème supplémentaire sévère à l’exercice du commerce de proximité, lié à la difficulté d’accès en centre-ville ?

Voilà un sujet de questionnement. Espérons qu’Alternatives Paloises recevra des observations pertinentes de la part de son lectorat, de nature à susciter un débat-citoyen positif sur le sujet.

- Par Alphonse.


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Votre commentaire



> Un problème majeur du commerce de proximité
15 février 2011, par Perrache  

les jeunes vont faire leurs courses au supermarche ou sur internet. quand les vieux seront 6 pieds sous terre elles auront une sale tete vos Halles de Pau.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    15 février 2011  

    vous voulez faire crever les vieux de suite smiley

    ils ont encore des ressources, disent bonjour en entrant dans un commerces, certains se découvrent smiley alors, quelle gueule aura la VILLE si vous virez tous les vieux manger du "soleil vert" par ce que c’est le jour et B....R ou draguer par internet, c’est votre avenir ???? smiley

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    15 février 2011, par pehache  

    Acheter ses poireaux sur internet, ça ne le fait pas trop.

    Quant à dire "les jeunes font leurs courses au supermarché", il faudrait dire "certains jeunes", pas "les jeunes". Le samedi matin aux Halles il y a tous les âges. Moins le reste de la semaine, c’est vrai. Par contre au marché bio la clientèle est plus jeune en moyenne, ce qui devrait faire réfléchir :

    Les halles de demain ne seront pas les halles d’aujourd’hui. Le regroupement des deux marchés (halles et bio) sur le même site m’apparait comme une évidence pour maintenir le dynamisme des halles à long terme. Plutôt que de simplement reproduire le fonctionnement d’hier ad vitam aeternam...

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    15 février 2011, par l’ours du bois  
    Pehache n’est pas Perrache l’un est BIO l’autre non.... c’est pour cela qu’il faut un projet ambitieux pour ce" nouveau" marché, en non pas une demie_ mesure tournée vers le passé, il ne faut pas laisser aux jeunes un joujou obsolète dans dix ou vingt ans une ville doit se construire avec "vision" et non dérision

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    6 février 2011, par lisa64  
    un problème majeur du commerce de proximité

    Et que penser d’un commerce de proximité qui est fermé du fait d’être au rdc d’un immeuble vétuste en attente depuis deux ans de travaux, avec une protection en bois pour protéger les passants et ce en plein dans le quartier historique de la ville, dans le périmètre même du château ! On se moque bien du travail des gérants qui ont du quitter leur travail du jour au lendemain et des clients. Dommage.

    > Un problème majeur du commerce de proximité
    17 janvier 2011, par Jack Fagot-Barraly  

    Les commerces de proximité ne sont pas seulement fréquentés par des piétons ou les habitants du quartier . Ils le sont aussi par des gens qui viennent du grand Pau ,et ils ne viennent pas tous en bus ou en vélo mais en "bagnole " ,et là il faut se garer . Place de Verdun : Saturée . Les parkings encore chers . reste devant ou pas loin de ces commerces de proximité ,mais pour cela il ne faut pas que la place soit occupée par une voiture ventouse comme c’est encore trop souvent le cas smiley

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    17 janvier 2011, par Marc  

    "Les commerces de proximité ne sont pas seulement fréquentés par des piétons ou les habitants du quartier . Ils le sont aussi par des gens qui viennent du grand Pau ,et ils ne viennent pas tous en bus ou en vélo mais en "bagnole " ,

    Cher camarade syndiqué, comme l’a dejà expliqué Sango, un commerce dit "de proximité" est par définition un commerce principalement destiné aux gens du coin. Il n’y a donc pas de problème de parking.

    Par contre, il y a au centre ville de Pau, comme dans toutes les villes, beaucoup de petits commerces qui ne sont pas "de proximité".

    Par exemple, de nombreux habitants de ODB ont l’habitude de se fournir en vêtements auprès de la boutique "Natacha" (rue Henri IV). Ce commerce joue donc un tout autre rôle que celui de commerce de proximité, du fait de sa notoriété et des articles qu’on y trouve (qui ne sont pas disponibles à la "boutique de la mariée" de la cité).

    Cela ne pose aucn problème de devoir payer le parking pour s’y rendre, car on sait que la boutique vaut le détour.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    20 janvier 2011, par Alphonse  

    La question posée sur le problème majeur du commerce de proximité n’a pour l’instant pas reçu de réponse. Résumons-là : " faut-il préserver le commerce de proximité par des mesures juridiques, si on lui reconnait un rôle "de service public" au coeur des villes ?"

    Il semble que la notion de facilitation d’accés et de stationnement-auto doive lui être reconnu pour les uns, et qu’au contraire, les autres lui affectent une notion d’accés piéton exclusif, en sorte que le problème d’accés est réglé "pedibus cum jambis".

    Mais la "Télé" nous a monté récemment qu’un boulanger était menacé dans sa pratique par un excés de zèle d’agents municipaux, qui sanctionnaient les arrêts-auto devant la boulangerie rendant ainsi le pain hors de prix.

    Je n’ai toujours pas compris qu’une boulangerie, commerce de proximité par excellence,et "service public" éminent, ne bénéficie pas d’arrêts-minute qui lui sont indispensables en milieu urbain.

    Le boulanger, le charcutier, le kiosque à journaux du coin, ne sont-ils pas à protéger , et en premier contre des excés de zèle ? On voit que le problème présente de multiples aspects. Ceux qui ont à le traiter doivent prendre en compte tous ces aspects, sans en oublier aucun.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    17 janvier 2011, par Daniel Sango  

    Il ne faut pas tout mélanger !

    Le commerce de proximité n’est pas impacté par l’impossibilité d’accés des voitures dans le centre historique ! Par définition le commerce de proximité est destiné à des clients qui se déplacent à pied... !

    De même ce ne sont pas les banques qui font monter les prix, il y a des tas d’emplacements disponibles pour des petits commerces.

    Il reste aussi les Halles qui deviendront la superette du centre historique.

    Par contre, les consommateurs de l’agglo vont et iront ailleurs. Les commerçants l’ont bien compris, ils se sont installé là où l’accès est facile, près de ceux qui ont un pouvoir d’achat important et qui continueront à faire leurs courses en voiture, car transporter le contenu d’un caddy en bus est assez sportif, non ?

  • > Un problème majeur d’expression française
    17 janvier 2011, par Marc  

    "Le commerce de proximité n’est pas impacté par l’impossibilité d’accés des voitures dans le centre historique"

    Quel horrible barbarisme ! Il y a tellement de mots en français pour rendre le sens de l’anglais "to impact".

    Dites par exemple : Le commerce de proximité n’est pas affecté par l’impossibilité pour les voitures d’accéder au centre historique.

    Ou bien : L’impossibilité pour les voitures d’accéder au centre historique n’a pas d’effet (de conséquence, d’influence, voire d’impact) sur le commerce de proximité.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    17 janvier 2011, par L’ OURS du Bois  
    si les halles deviennent la supérette du centre, cela sera très grave pour nous les vieux, laisser un tel espace au mains d’un casino, auchan, leclerc..(dessolé pour ceux non cités) ca en sera fini des artisans, agriculteurs, bouchers ...il y a bien sur sur d’autres solutions, mais les commerçants se plaignent, a grand renfort de pub"pau se meure" annoncent leur fermeture et... sont encore là ; qui les croira maintenant

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    18 janvier 2011, par Daniel Sango  

    C’est une image que j’ai employé. Cela veut dire que l’activité des Halles ira en déclinant au fur et à mesure de la retraite des commerçants puisque ces Halles ne seront plus accessibles pour les clients de l’agglo.

    Au final ce sera un commerce de proximité.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    18 janvier 2011, par claudiqus  
    C’est donc, en quelque sorte, une proximité lointaine ... smiley

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    20 janvier 2011, par Carola  

    Les commerces du centre-ville ne sont pas que des commerces de proximité, loin s’en faut ! ou alors je n’ai pas compris ce qu’est un commerce de proximité..

    Dès qu’il fait beau le centre-ville est noir de monde et il ne viendrait à personne l’idée d’y faire des courses en caddie, à part pour le commerce de bouche du marché des halles !

    Cette plainte sur la facilité d’accès du public me paraît très moyennement fondée.

    Pour l’avoir connu dans d’autres villes, par contre, c’est la question du coût des pas de porte et des droits au bail qui pose problème pour la transmission et la survie de ces commerces. L’occasion de redire que cette disposition spéculative franco-française n’est plus adaptée à la concurrence actuelle faite par les centres commerciaux en périphérie.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    20 janvier 2011, par AK Pô  
    Cosmopolitisme...

    Carola : Dès qu’il fait beau le centre-ville est noir de monde

    Henri64 : "Un Africain s’approcha de moi..."

    Je branche le chrono : A vous, Marc, prêt ? Partez ! smiley smiley Et ne chinoisez pas !

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    21 janvier 2011, par Marc  
    Eh bien, j’attends les commentaires de H64 !

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    20 janvier 2011, par L’ OURS du Bois  
    un bail est un loyer, que l’on paye a un propriétaire, ou a un affairiste( centre commercial) il n’est pas interdit d’ouvrir son commerce sans droit au bail pour la zone de chalandise, c’est autre chose. si vous êtes propriétaire des murs en plus, vous n’avez rien a payer ( hors les charges de la ville)

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    21 janvier 2011, par Marc  

    "un bail est un loyer, que l’on paye a un propriétaire"

    Je vous l’ai déjà dit l’Ours (Maximo aussi), allez donc apprendre le français et revenez ensuite nous voir !

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    21 janvier 2011, par L’ OURS du Bois  
    ça y est, !!! le donneur de leçons est réveillé allez donc gratter vos puces, monsieur saint marc

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    20 janvier 2011, par Louis H  

    Carola, connaissez-vous (un minimum) le sujet ?

    la question du coût des pas de porte et des droits au bail qui pose problème pour la transmission et la survie de ces commerces... cette disposition spéculative franco-française n’est plus adaptée à la concurrence actuelle

    Voici ce qu’en dit l’Agence pour la création d’entreprises :

    "Le statut des baux commerciaux relevant des articles L145-1 et suivants du code de commerce présente des avantages considérables pour le locataire, et notamment une relative stabilité se caractérisant par le droit au renouvellement de son bail, appelé "la propriété commerciale" et par la règle du plafonnement du loyer. En principe, les parties n’ont pas le pouvoir d’écarter l’application de ce statut, très protecteur pour le locataire".

    C’est la garantie pour celui qui a mis ses économies dans son commerce de disposer de la durée et d’avoir la stabilité de son loyer. Ce qui est appréciable et la garantie des 9 années permet d’amortir convenablement le pas de porte initial. Sauf bien sûr si vous, vous avez les moyens d’être propriétaire de vos murs et de créer le fonds sans dépendre de qui que ce soit.

    Le problème pour un commerçant indépendant (hors lieux comme Les Champs Elysées ou rues en vue dans une très grande agglomération) n’est pas tellement le montant du loyer que la possibilité d’avoir une activité qui permette de payer les charges et qui dégage du bénéfice net sur toute l’année. Le revenu moyen de la population de Pau étant classé comme relativement pauvre par l’Insee la manne commerciale a vite des limites, et ouvrir une boutique relève d’un bel optimisme.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    21 janvier 2011, par Carola  

    Le minimum sur le sujet que je connaisse est par des amis qui ont fait plusieurs études pour implanter une librairie indépendante (hors réseau des libraires) dans une ville de moyenne importance.

    Ils se sont implantés depuis 3 ans à Clermont Ferrand, mais j’ai suivi de près leur aventure et notamment la question du rachat des pas de porte prohibitifs...

    Le problème se posait aussi à une ville de 10 000 habitants en région parisienne dont je fréquentais quelques élus et le centre ville s’est désertifié pour cette raison, la mairie n’ayant pas les moyens de s’aligner financièrement pour préempter les locaux à usages commerciaux.

    A l’arrivée, ce ne sont que des compagnies d’assurance, des agences immobilières et bancaires qui sont venues truffer le centre-ville.

    Certes, je n’ai pas une connaissance précise des textes qui encadrent cela mais il y a bien une législation française ficelée sur les pas de porte qui crée des freins énormes à la reprise des commerces de centre-ville.

    Et ceci n’existe pas chez nos voisins européens.

    Je constate seulement par le canal de ceux qui s’y sont confrontés avec un projet en rencontrant des élus dans l’impasse pour les soutenir.

    Après, que celui qui a investi il y a x années ses économies dans un pas de porte, veuillent rentrer dans ses billes à la sortie, ça se conçoit aussi. Mais pour finir dans la conjoncture actuelle, ça fait un peu figure de chaîne infernale.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    21 janvier 2011, par Marc  

    "Certes, je n’ai pas une connaissance précise des textes qui encadrent cela mais il y a bien une législation française ficelée sur les pas de porte qui crée des freins énormes à la reprise des commerces de centre-ville. Et ceci n’existe pas chez nos voisins européens".

    Du Carola grand cru ! On déguste lentement s’il vous plaît !

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    21 janvier 2011, par Carola  
    Je ne sais pas si c’est à déguster lentement, mais à interroger certainement...surtout pour ceux comme vous, Marc, qui ne vous lassez pas de vous poser en expert des autres quand vous n’avez rien à ajouter au débat !

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    22 janvier 2011, par L’ OURS du Bois  

    source wikipédia Un contrat de bail ou un contrat de location est le contrat de louage par lequel l’une des parties (appelée bailleur) s’engage, moyennant un prix (le loyer) que l’autre partie (appelée preneur) s’oblige à payer, à procurer à celle-ci, pendant un certain temps, la jouissance d’une chose mobilière ou immobilière. Le contrat de location (c’est-à-dire la signature d’un bail) n’est donc pas restreint au seul domaine immobilier. Le bail peut porter sur des « biens meubles ou immeubles » comme l’indique, en droit français, l’article 1713 du Code civil français.

    En Belgique, un bail constaté par écrit est soumis aux droits d’enregistrement. En France, ne sont soumis aux formalités d’enregistrement à la Conservation des hypothèques que les baux de plus de 12 ans.

    Dans certains pays les baux peuvent être oraux ou écrits. En Belgique ou en Finlande par exemple le bail oral a la même valeur que le bail écrit (Attention, depuis le 1er juillet 2007, un écrit est devenu obligatoire pour certain types de baux en Belgique). En France, la loi 89-462 du 6 juillet 1989 impose que les baux d’habitation ou à usage professionnel soient écrits, mais pour les baux commerciaux de moins de 12 ans, le décret du 30 septembre 1953 n’impose rien, ils peuvent donc être écrits ou oraux. Sommaire [masquer]

  • Belgique et Finlande> Un problème majeur du commerce de proximité
    22 janvier 2011, par Beatle  
    Je connaissais les blagues belges. Apparemment il y a aussi des blagues finlandaises.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    22 janvier 2011, par le coq  
    Bravo LH pour cet éclaircissement précis et clair sur le sujet. Un droit au bail a de la valeur, un pas de porte n’est que fantaisie de gré à gré dépassé. Ne vous laissez pas avoir.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    22 janvier 2011, par Carola  

    Merci pour vos précisions l’Ours du Bois. elles confirment que c’est sur la question des pas de portes qu’il y a un vrai problème dans la transmission des commerces dans les centre-villes en France !

    Il serait bien que le législateur s’y attaque car les municipalités sont impuissantes devant cette "coutume" qui fait loi, alors qu’elle ne l’est pas.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    22 janvier 2011, par Beatle  
    A Pau un particulier qui cherche un appartement à louer et s’adresse directement à un propriétaire devra payer trois mois d’avance et cet argent lui sera restitué à la fin du contrat de location. A Paris en plus de ces trois mois d’avance les propriétaires peuvent exiger des sommes supplémentaires très importantes. C’est la loi de l’offre et de la demande. Personne n’a jamais proposé une loi pour interdire cela.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    22 janvier 2011, par Carola  

    Moi je n’ai pourtant payé qu’un mois de caution....mais effectivement, vous soulevez la loi de l’offre et de la demande qui légitime les plus grands abus.

    La spéculation c’est la loi au-dessus des lois qui imprime à chacun de renoncer à ses droits. La loi de la jungle règne en maître avec les procédures qui servent de lianes smiley

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    22 janvier 2011, par claudiqus  
    Moi Tarzan, toi Jane ! Tarzan faire procès dur à Jane si Jane enfreindre loi de la jungle et couper liane à Tarzan !!... smiley

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    22 janvier 2011, par Louis H  

    Carola

    la loi de l’offre et de la demande qui légitime les plus grands abus.

    parce que la mise en concurence effective des différents acteurs serait pour vous un "danger", à réguler au plus tôt ? Vous appeler cela "spéculation" ; contre sens . J’en déduirai plutôt qu’il faudrait davantage de propriétaires privés qui apporteraient des biens à louer, juste histoire de détendre un marché qui est à la hausse.

    Carola vous êtes intervenue en prenant un exemple d’impossibilité( ?) d’accès à un emplacement de commerce qui vous semblait "pipé" en dénonçant le coût et des pratiques (strictement définies par le Code du Commerce) liées aux baux commerciaux. Elle est finie l’époque où n’importe quelle "Marie Chantal" de bonne famille pouvait s’amuser à ouvrir une boutique de fanfreluches ou de décoration à base de poteries et de tissages péruviens...

    Votre ardeur ne supplée pas votre sympathique "amateurisme" : citer des exemples à Clermont Frerrand (agglo de 450.000 habitants) et une ville de 10.000 habitants en Région Parisienne ne permet pas de tirer de conclusion pour Pau, notamment parce que créer un commerce exige des compétences, une expérience, l’existence d’un "marché" local vérifié et ... un minimum de ressources financières. Comme il existe des accompagnements et des méthodologies (études de marché et business plan avec les chambres consulaires, stages de formation à la création d’entreprise) qui permettent d’établir un dossier qui tienne la route face aux exigences des apporteurs de capitaux, dites-nous où vous ressentez un besoin.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    22 janvier 2011, par Carola  

    Merci pour l’adjectif sympathique et je ne conteste nullement mon amateurisme, sachant qu’on apprend dans ces cas là par l’expérience des autres.

    Mes amis installés à Clermont s’étaient aussi intéressés à Pau. Ils n’ont d’ailleurs rapidement pas donné suite car il y a à Pau une densité et une diversité de librairies déjà en place. marché local vérifié et un bon point pour la ville, au passage...

    Il n’était pas non plus question d’implanter une boutique de macramée, puisqu’il s’agit de la descendance des éditions Minard, spécialisés dans l’édition de thèses de lettres qui a mis la clef sous le paillasson comme tant d’autres...

    On est donc assez loin du profil de Marie-Chantal que vous évoquez. Ce sera mon coup de griffe en retour à votre machisme béarnais pur jus. smiley

    Vous avez visiblement compétence à nous dire ce qu’il en est exactement des pas de porte exorbitants qui sont du registre de la coutume et pas de la loi, et vous n’en dites rien.

    J’ai parlé de spéculation pour rebondir sur le post de Beattle qui ne parlait déjà plus de baux commerciaux. C’est presque un autre sujet.

    Oui, je fais partie de ceux qui pensent que la libre concurrence est un danger sur le plan social lorsqu’on pose la question de la finalité au plan politique. C’est à dire, au service de quoi et au service de qui ?

    Les apporteurs de capitaux sont aussi précieux que le bien commun de vivre ensemble. J’espère avoir répondu à vos remarques sachant que pour ma part, je ne suis pas en réflexion actuellement pour créer une entreprise, mais les aides au projet que vous évoquez sont tout à fait intéressantes smiley

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    23 janvier 2011, par Maximo  
    Excusez-moi, je me réveille. Mais ceci
    je fais partie de ceux qui pensent que la libre concurrence est un danger sur le plan social lorsqu’on pose la question de la finalité au plan politique
    mérite d’être expliqué... Merci

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    23 janvier 2011, par Autochtone palois  
    Maximo, je vais aider Carola : la libre concurrence, c’est comme la démocratie, on n’a pas fait mieux. Mais trop "lâche", sans contre-pouvoirs, c’est aussi le risque de voir des grands groupes (capitalistes, au niveau mondial), comme des petits groupes (l’oligarchie, au niveau français), devenir dominants. Alors on ne peut plus parler de libre concurrence ou de démocratie.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    23 janvier 2011, par L’ OURS du Bois  
    le contre pouvoir, c’est le client, celui qui refuse le petit commerce, sous prétexte qu’il gagne trop , pour acheter dans les grandes surfaces, leclerc , auchan casino, intermarché ,même super U qui bien que différent fait partie des gros liste non limitative et non subventionnée

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    23 janvier 2011, par Carola  

    Merci Autochtone... parce que quand Maximo se réveille en faisant l’âne pour avoir du son, j’hésite entre la dissertation ou le ring de catch  smiley

    Je me suis déjà enlisée dans une discussion sur Sarkozy avec lui donc si je peux éviter le genre à propos de l’OMC, ce serait bien....et je trouve que vous résumez assez bien la problématique à mots couverts...

    Bon dimanche au soleil à tous smiley

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    23 janvier 2011, par pehache  

    Merci Autochtone... parce que quand Maximo se réveille en faisant l’âne pour avoir du son, j’hésite entre la dissertation ou le ring de catch

    Non, surtout pas de dissertation : une explication simple, pas emberlificotée, avec des mots bien choisis, en deux mots comme celle d’autochtone, suffit amplement !

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    23 janvier 2011, par le coq  
    et une de plus

    Je suis pour "une liberté surveillée du commerce et des échanges", l’intérêt collectif devant AUSSI être respecté afin d’atténuer certaines dérives. Cependant quand je constate que Michèle Alliot Marie a fait passer une loi au nom de la lutte contre les discriminations...qui interdit de s’opposer à toutes formes de "boycott" de marchandises en provenance extérieure...je me demande dans ce cas à quoi servent : les douanes, la lutte contre l’entrée de la drogue, contre l’achat de matériels en provenance de pays exploitant les enfants et tout ce qui peut venir à l’esprit. En revendiquant le rejet du boycott on devrait obtenir le libre passage de tout ? N’est-ce point là encore une dérive "intelligente"de MAM mal comprise aussi par tous ces illettrés de Français ? Il y a de quoi être écoeuré...par tous ces fantaisistes donneurs de leçons qui ne sont que des apprentis sorciers après des dizaines d’années d’expérience politique. Une Honte de plus. Mais ils sont indéboulonnables "pour services rendus". Un ministre est choisi, il n’est pas élu, on comprend l’erreur.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    22 janvier 2011, par Marc  
    La loi française est extrêmement favorable aux locataires, qu’il s’agisse de baux commerciaux ou non. Tous ceux qui mettent des biens en location savent de quoi je parle. C’est la raison pour laquelle nombre de propriétaires préfèrent laisser des biens inoccupés plutôt que de les louer. Entre les impôts de toute sorte, la taxe foncière, les dégradations et les impayés, on finit bien souvent par en être de sa poche.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    22 janvier 2011, par le coq  
    Une exonération à signaler.... Pour les péri-pathé-ticiennes ....c’est un droit d’entrée.

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    22 janvier 2011, par claudiqus  
    Leur mission se résume à une intro ? ... smiley

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    23 janvier 2011, par le coq  
    cours gratuits

    Claudiqus, Elzeimer ...ça commence comme cela !

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    23 janvier 2011, par claudiqus  
    Elzeimer ? c’est qui ? me souviens pas ...

  • > Un problème majeur du commerce de proximité
    20 janvier 2011, par Rêveur des villes  

    Daniel Sango...

    Les halles pas assez accessibles aujourd’hui (comme le CV) ?

    Faire des parkings relais, des bus "gratuits" donc bien remplis. Supprimer nombre de feux inutiles qui gènent l’accès au CV. Laisser les voitures circuler (pas de voie de bus). Tout le monde doit ainsi pouvoir faire son marché.

    Et je l’ai dit, mais vous n’avez pas répondu sur ce point : mettre les halles ailleurs, c’est (presque) tuer le CV, avoir une ville sans âme.

    Qu’en pensez-vous ?

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