Abonnement à la newsletter d'A@P

Votre email :

Valider
 

 

Occitâneries

jeudi 2 décembre 2010 par Edouard Girard


 Suite à un article paru dans La République du 27 novembre écoulé, où l’Occitanisme militant tente de persuader les Béarnais de lui abandonner le terrain linguistique, faisons un retour en arrière. Précisément au mois d’août 2010, place Royale à Pau , où se déroulait une stupéfiante manifestation occitane de panurgisme identitaire, nommée "Hestiv’Oc".

 Il s’est agi ces jours-là, rappelons-le, pour des Occitanistes qui ne savent sans doute pas d’où ils viennent, ni même où ils habitent, de se trouver une identité occitane dans la capitale du Béarn, c’est à dire en un lieu où cette identité n’a jamais existé. Ils se sont ainsi livrés à une manière de "coup de force" pour faire triompher une cause qui résulte de leur part d’une erreur historique volontaire de première grandeur ! Ces imposteurs ont tenté en effet de substituer à la langue des Béarnais, qui est le Gascon, une langue venue d’ailleurs, l’Occitan . Deux langues différentes, bien qu’elles appartiennent à la famille des langues d’Oc. Ils veulent ignorer que l’Occitan n’a été pratiquée que sur les bords de la Méditérranée, avec son voisin le Provençal. Ils cherchent ainsi à occulter qu’à Pau comme dans toute la Gascogne a régné par le passé une langue officielle employée dans les actes publics, qui était le Gascon et rien d’autre. Pour preuve, il y a plus de quatre siècles, cette langue était pratiquée avec ses sujets par celui qui allait devenir le premier roi de France et de Navarre, le "bon roi Henri IV" ! Et il le faisait avec aisance, plaisir, et fierté ! Autant dire que le palois de base que je suis tient au respect de sa langue maternelle. Il refuse l’Occitan, qu’on prétend lui imposer du dehors en guise de succédané, sous la bannière de "l’unité occitane", et au nom d’une idéologie totalitaire de regroupement linguistique des langues d’Oc !

En août dernier, les mêmes imposteurs, au comble de leur provocation, se sont livrés en place Royale a une gesticulation pour, disent-ils, se débarrasser d’une "honte" en forme de ressentiment, qui ne cesse de les tourmenter, et dont personne en Béarn ne comprend l’origine (la honte en béarnais c’est la "bergougno" , alors qu’en occitan, c’est la "vergonha" ! C’est loin d’être le même mot ! A eux de gérer la honte qu’ils ressentent, et à nous Gascons de jouir librement de notre fierté !).

A cette occasion, ces Occitanistes n’ont pas craint de s’enfoncer au plus profond du ridicule. Figurez-vous qu’ils ont revendiqué le droit d’adjoindre aux panneaux routiers officiels d’entrée d’agglomération, à Pau comme ailleurs, des contre-panneaux exprimés en langue d’Oc ! Et comme Pau en langue occitane s’écrit exactement comme Pau en Français, on doterait les entrées de la ville, à leur exigence, de deux panneaux libellés de la même manière (Pau-Pau !). Mais dans ce cas, l’un de ces panneaux seulement, l’Occitaniste, se prononcera "Paoü". Riche progrés culturel, n’est-ce-pas ? Mais qui en goûtera la saveur, hormis des enragés de l’Occitanisme passant par là ?

Fort heureusement, une décision de Justice récemment intervenue, va mettre une fin définitive à cette histoire clochemerlesque ( et néammoins fort coûteuse pour les collectivités locales), qui atteint à Pau les sommets de l’imbécilité.

En effet, le tribunal administratif de Montpellier,sur plainte de l’association "Mouvement républicain de salut public", dont le siège est 460 avenue des Amandiers,34750 Villeneuve de Braguelonne, a décidé par jugement du 12 octobre 2010,d’interdire dans cette ville tout panneau d’agglomération qui ne serait pas écrit en Français, et rien qu’en Français. La loi et le Code de la Route l’imposent. Et le tribunal explique pourquoi. Les panneaux publics règlementaires qui concernent les Français ne peuvent être écrits qu’en langue française, pour l’évidente raison qu’ils doivent être compris par tous. Il s’agit aussi pour ces panneaux de ralentir efficacement la vitesse des voitures qui entrent en ville, pour une autre impérative et évidente raison, qui est de sécurité routière. Il faut donc rendre ces panneaux parfaitement lisibles.

Ainsi le tribunal a rappelé qu’en France, la langue française s’impose à tous les baragouins locaux, sans aucune exception. Conclusion,les panneaux parasites en langue régionale existants dans des entrées de ville doivent disparaître, purement et simplement. La paix linguistique, perdue ici et là dans l’Hexagone, sera ainsi retrouvée. Aux maires, responsables du respect de la loi républicaine dans leur commune d’y veiller !

Merci l’association "Mouvement républicain de salut public", et merci le tribunal de Montpellier. 

- par Edouard Girard


[ Imprimer cet article ] [ Haut ]
 
 
 
Votre commentaire



> Occitâneries
6 décembre 2010, par le coq  
le gésier du coq est repus.

BB avez-vous vu comment un coup d’aiguillade dans des fesses occitanes et d’autres à quelques "crève-égo" ont généré plus de 80 articles "oxygénés" sur les 100 affichés. Je suis persuadé que tout le monde a passé un bon moment sans se prendre au sérieux en comptant les coups. C’était mieux que les trois articles du téléthon. Ainsi A&P a détrôné "on ne nous dit pas tout". Bonne semaine.

> Occitâneries
4 décembre 2010, par le coq  
des pyramides aux panneaux solaires

Je m’interroge (certains diront enfin) après lecture de tous les commentaires de ce forum sur la cacaphonie des idées exprimées à grand renfort de certitudes historiques non vérifiables et sans grand intérêt au final, puisque rejet des langues anciennes il y a. Alors je ne peux qu’être hilare ou presque devant ces luttes de clocher : l’occitan du cassoulet est-il plus vrai que celui de la poule au pot ou du confit d’oie ?. Qui détient la vérité ? Mais ce sont les mêmes qui s’offusquent si on parle de différences ethniques,raciales, de xénophobie, de cultures, en rejetant le droit à la différence !Autre exemple : il n’y a que la médecine occidentale - agrée par le conseil de l’ordre français qui compte ; les autres étant pratiquées par des charlatans qui soignent 5,5 milliards d’humains,n’oublions pas que les animaux se suffisent. Les divagations de Hulot, de Allègre et des autres halogènes comme à l’époque de Goethe avec ses couleurs et de Einstein contestant la physique quantique, jusqu’à Bachelot qui vend de la poudre à canon, ne sont pas plus crédibles que vos errances linguistiques sur l’origine de la poule et de l’oeuf. Vraiment vos déclarations relèvent du sectarisme le plus avéré. Par extension comment voulez-vous prétendre favoriser l’intégration en France avec de tels blocages ? Je ne parle pas de la rivalité génétique entre anglais et français.....

Béarniaiseries
3 décembre 2010, par Dan  

Je suis souvent surpris du fossé existant entre les noms de certains sites et leur contenu. Lorsque je lis "Alternatives Paloises", je m’attends à ce que l’on me propose une nouvelle manière de penser, de concevoir le monde, plus ouverte, plus respectueuse de l’autre. Pas à ce que l’on me ressorte des cliché éculés et de navrantes inepties, doublées d’un jugement de valeur à l’emporte-pièce, catégorique, autoritaire, qui ne supporte pas la contradiction, bref un discours qui fleure bon l’école à Papa, celle de la IIIème République et des coups de règle sur les doigts. Il me semble qu’à votre suite je pourrais annoncer haut et fort que la Terre est plate, personne ne saurait me contredire, tant il apparaît inutile ici de se justifier, d’apporter les preuves scientifiques de ce que l’on avance. Tout cela pour dire que vous devriez vous renseigner un minimum avant de vous noyer dans de vaines arguties.

Première idée reçue, la langue du Béarn serait le béarnais et l’occitan serait une langue venue d’ailleurs (des bords de la Méditerranée, d’après vos dires). L’occitan est le terme générique qui sert à désigner l’ensemble des parlers du domaine d’oc : provençal, limousin, gascon... Autrement dit, l’occitan en soi, seul, n’existe pas, c’est un concept désignant le phénomène d’intercompréhension de ces différents dialectes, qui ont notamment en commun la manière de dire "oui" : "òc", prononcé "o", "quio" chez certains béarnais (contraction du "que" énonciatif et de "òc"). En terme de linguistique, le béarnais et le provençal ou le limousin sont deux évolutions différentes mais extrêmement récentes d’une même langue originelle, la langue d’oc. Les évolutions sociales et historiques propres à des territoires relativement éloignés à une époque où la voiture n’existe pas encore ont creusé un minimum d’écart, mais les échanges commerciaux donc culturels persistant, la compréhension entre ces différentes manières de parler a également continué, et continue encore, et c’est cela qui permet d’affirmer que la langue d’oc, l’occitan (appelez cela comme vous voulez), est une seule langue, qui se parle différemment selon le lieu. Les français, qui ont subi l’Académisme, le jacobinisme de la Révolution, l’école républicaine de Ferry, ont toujours un mal fou à concevoir ce qui est pour tout le reste du monde une évidence, le fait qu’il n’y a jamais une seule manière de parler une langue, et que ces différences ne sont pas un frein, et encore moins un facteur de scission. Et ce alors même qu’ils ont un exemple sous le nez, un exemple dont ils s’enorgueillissent chaque jour, pour la résistance qu’il symbolise face à "l’envahisseur anglophone" : le Québec. Au Québec, on parle québécois. Mais pourtant on parle français. C’est la même langue, difficile à nier, non ? On se comprend bien, on ne parle pas pareil...mais c’est la même langue, indubitablement. Je signale à cet effet aimablement à tout le monde que la définition que je donne de l’occitan est celle communément admise par la Délégation Générale du Français et des Langues de France, de la Generalitat de Catalunya, du Conseil de l’Europe et de l’Unesco. Cherchez donc un peu sur leurs sites (et il y en a beaucoup d’autres) pour plus d’informations. Je n’ose vous conseiller l’article de Wikipédia sur le sujet, car même s’il est bien fait, vous l’accuseriez d’être partisan et subjectif.

Ceci dit, je ne nie pas qu’il y a des problèmes communicationnels quant au terme d’"occitan" employé à tout va alors qu’il ne signifie pas grand-chose en général, même pour ceux qui parlent la langue. Préciser à chaque fois "occitan gascon", "occitan provençal", aiderait grandement à l’appropriation ou à la réappropriation du terme par le grand public, sans chercher à effacer les idiomatismes locaux, indéniables.

La seconde saillie du message m’a beaucoup fait rire, je dois dire, mais n’y voyez pas quelque mépris de ma part, le quiproquo (qui n’est pas nouveau) est quand même assez croustillant. Selon vous, la "honte" s’écrirait "bergougno" en béarnais, et "vergonha" en occitan. Oui et non. Tout dépend du point de vue. Les gens qui reconnaissent le concept d’occitan pour désigner l’ensemble des dialectes d’oc (cf ce que je disais plus haut) ont depuis un siècle adopté un système graphique dit "normalisé" ou "classique", qui reprend la manière d’écrire des troubadours à une époque où il y avait moins de différences internes au sein de la langue d’oc qu’aujourd’hui. Ce système est le seul qui permette de respecter les particularismes locaux en rendant parfaitement compte à l’écrit de l’intercompréhension orale, communément admise par la population. Selon ce système, la "honte" s’écrit donc "vergonha". Mais cela se prononce bien "bergougno", selon le système phonologique du français. Vous noterez au passage qu’il est paradoxal de revendiquer le béarnais comme une vraie langue, à part (sous-entendu différente du français), tout en l’écrivant comme si c’était du français. Je me permets d’ailleurs de poser la question : depuis quand une langue s’écrit-elle comme elle se prononce ? Que je sache, lorsqu’en anglais vous voyez écrit "butterfly", pour peu que vous ayez appris à lire l’anglais, vous lisez "beuteurflaïe" (à la française et à peu de choses près), et non pas "butérfli". Ici, c’est la même chose : si on considère que l’occitan béarnais est une langue à part entière, il doit avoir un système d’écriture logique, il faut juste apprendre à le lire (ce que l’on fait dans l’apprentissage normal de toutes les langues).

Concernant maintenant la signalisation bilingue, vous ne semblez pas non plus vous être renseigné en profondeur, ni sur la toponymie, ni sur les idées des "occitanistes" que vous condamnez. Si cela avait été le cas, vous auriez vu qu’une bonne politique de signalisation bilingue ne s’arrête pas aux "contre-panneaux" d’entrée de ville (en fait de simples panneaux apposés, il ne s’agit pas ici de remplacer le français ou de lui faire concurrence, simplement de le compléter) mais rentre en profondeur dans celle-ci, évitant le cas, ridicule je vous l’accorde, du panneau identique en français et en occitan, tout en valorisant, dans leur langue, le sens des noms de rue, de quartiers de la ville. Et, si les choses sont bien faites, des explications seront disponibles facilement pour expliquer le pourquoi de la démarche (pourquoi "Pau" se prononce "Paou" ? Qu’est-ce que cela veut dire ? D’où cela vient-il ?). Cela servira entre autres à la conservation patrimoniale (architecturale et immatérielle) de la ville, en renforçant une identité qu’elle a tendance à oublier, au risque de devenir un clapier sans âme, vide de sens et de saveur. Je signale d’ailleurs au passage qu’il n’est nullement question d’occulter les toponymes pré-romains, également constitutifs de l’identité des lieux, pas plus que les emprunts (et les échanges) au domaine bascophone. Ceci dit, il est vrai que les romains (qui ont ébauché les langues romanes que sont le français et l’occitan) furent en Gascogne un peuple colonisateur et dominateur, et la langue parlée avant leur arrivée est aujourd’hui disparue de l’aire béarnaise, c’est un fait. Mais nous ne pouvons pas refaire l’Histoire. Tout au plus pouvons nous éviter qu’elle ne se répète, en empêchant la disparition annoncée de l’occitan gascon.

Quant à cet obscur "Mouvement Républicain de Salut Public", dont le nombre de militants effectifs semble aussi conséquent que le nombre de doigts à la main gauche de Django Reinhardt, il a pour principale ressource le bras de son président, asez long pour taper discrètement sur l’épaule d’un juge d’un petit tribunal administratif, juge qui aurait certainement trouvé de quoi s’occuper sans avoir à s’impliquer dans cette histoire clochemerlesque, comme vous dites. (Petit jeu au passage : dans Clochemerle justement, qui gagne, ceux qui veulent la vespasienne ou ceux qui sont contre ?)

Ce jugement ne peut décemment pas faire jurisprudence (ou la Bretagne, la Corse et le Pays Basque rentrent en guerre civile), et ne vous en réjouissez pas trop vite, il n’est que le reflet juridique, bête, méchant et discipliné, mais sans jugement de valeur (ça, ce n’est pas le travail du juge) de la loi française. Loi française qui, rappelons-le, ne reconnait que le français comme langue de la République, ce qui scandalise tous nos voisins européens...

@ Claudiqus : Vivez-vous bien votre schizophrénie ? Oh, je ne vous reproche rien, je constate, simplement. C’est ce que vos propos m’inspirent : d’un côté vous fustigez les démarches identitaires pour de l’autre affirmer que votre identité à vous elle est française, et seulement cela, mais en vous disant "non-enraciné"...en général, être républicain c’est aussi être identitaire territorial. La suite n’est qu’une question d’échelle (France ou Béarn ?). Là-dessus, j’ai envie, de la manière la plus convenue qui soit, de citer Castan : "On n’est pas le produit d’un sol, on est le produit de l’action qu’on y mène". Pourquoi voulez-vous empêcher les gens qui oeuvrent pour leur culture minoritaire de construire eux-même leur propre identité ? Ça n’est pas parce qu’il y a sur un bout de papier plastifié, écrit "Nationalité Française" que cela suffit à se sentir entier, et vivant.

@Marc : En fait, si, cela fait partie des missions du Ministère de la Culture et des Collectivités Territoriales (CR et CG) d’agir en faveur des langues régionales, avec plus ou moins de réussite. La raison en est simple : ce sont des collectivités "locales" avec la compétence culturelle, ce qui implique forcément de travailler avec ce qui culturellement est préexistant. Quant aux panneaux, la loi stipule qu’ils doivent être en français, cela paraît évident, mais rien n’empêche d’y ajouter quelque chose, surtout si cela peut avoir une valeur patrimoniale, comme défini par l’article 75-1 de la Constitution...

@Autochtone Palois : si vous étiez vraiment à quelques mètres de la banderole photographiée vous n’aurez pas manqué de noter que le nom de ce mouvement est "Libertat" et non "Libertad", et qu’il ne se réclame pas de l’ultra-gauche (terme inventé de toutes pièces par l’UMP) mais de l’extrême gauche, ce qui n’implique pas les mêmes choses. Hestiv’Òc est une fête, mais c’est une fête occitane, porté par les occitans béarnais pour les autres occitans (et pas besoin d’accoler un "iste", merci) et sur ce projet culturel, Libertat les rejoint. Et attention aussi à l’amalgame inverse, Libertat n’est pas seul à porter le projet de signalisation bilingue, loin de là...

Dan, Ni français, ni occitaniste

  • > Béarniaiseries
    3 décembre 2010, par Marc  

    "@Marc : En fait, si, cela fait partie des missions du Ministère de la Culture et des Collectivités Territoriales (CR et CG) d’agir en faveur des langues régionales, avec plus ou moins de réussite. La raison en est simple : ce sont des collectivités "locales" avec la compétence culturelle, ce qui implique forcément de travailler avec ce qui culturellement est préexistant. Quant aux panneaux, la loi stipule qu’ils doivent être en français, cela paraît évident, mais rien n’empêche d’y ajouter quelque chose, surtout si cela peut avoir une valeur patrimoniale, comme défini par l’article 75-1 de la Constitution..."

    Cher Professeur 6ème Dan, tout ceci ne répond en rien à ce que j’ai énoncé. Que l’Etat, sous le coup de pressions diverses et de renoncements successifs se soit engagé dans telle ou telle voie, ne change en rien mon propos.

    Je continue à croire que les pratiques régionalistes devraient être traitées de la même façon que les religions le sont dans le cadre du principe de laïcité. Elles devraient être clairement séparées de la puissance publique et entièrement financées sur fonds privés. L’Etat ou les collectivités locales n’ont pas à les favoriser de quelque manière que ce soit.

    Il est cocasse de voir des militants de la cause laïque, pourfendeurs du financement des écoles catholiques, réclamer des financements pour l’enseignement des langues régionales.

    Marc, ceinture blanche, Français, béarnais et catholique.

  • > Béarniaiseries
    3 décembre 2010, par Maximo  

    Rien, ou presque à redire, à cette brillante démonstration.

    Evidemment, il y a "ou presque" :
    -  1/ l’école de la IIIe république ne fut pas l’école conservatrice que vous semblez décrire, elle fut bien au contraire celle du progrès politique, l’école de la laïcité, celle de la progression des idées socialistes, celle de la désanaphabétisation des campagnes et des couches populaires françaises.
    -  2/ votre soutient sensible à ce mouvement libertat et apparent à une extrême gauche prétendument différente de l’ultra gauche vous discrédite totalement. Tant que les mouvements régionalistes ne souffriront pas de se distinguer des ces mouvements politiques, leur discours culturel et éducatif sera suspecté à juste titre de cacher un combat politique inavoué. prétendument culturel et éducatif ai-je failli écrire. Les mouvements prétendument culturels basques se discréditent encore à refuser de condamner les attentats et assassinats. Toute proportion gardée vous faites la même chose. tant que vos mouvements n’ont pas compris cela, qui est très modéré, accordez-le moi, ils ne seront pas crédibles mais suspects de double langage inadmissible aux républicains démocrates et progressistes, ce que je suis.

  • > Béarniaiseries
    3 décembre 2010, par Maximo  

    Rien, ou presque à redire, à cette brillante démonstration. <- celle de Dan

    Evidemment, il y a "ou presque" :
    -  1/ l’école de la IIIe république ne fut pas l’école conservatrice que vous semblez décrire, elle fut bien au contraire celle du progrès politique, l’école de la laïcité, celle de la progression des idées socialistes, celle de la désanaphabétisation des campagnes et des couches populaires françaises.
    -  2/ votre soutient sensible à ce mouvement libertat et apparent à une extrême gauche prétendument différente de l’ultra gauche vous discrédite totalement. Tant que les mouvements régionalistes ne souffriront pas de se distinguer des ces mouvements politiques, leur discours culturel et éducatif sera suspecté à juste titre de cacher un combat politique inavoué. prétendument culturel et éducatif ai-je failli écrire. Les mouvements prétendument culturels basques se discréditent encore à refuser de condamner les attentats et assassinats. Toute proportion gardée vous faites la même chose. tant que vos mouvements n’ont pas compris cela, qui est très modéré, accordez-le moi, ils ne seront pas crédibles mais suspects de double langage inadmissible aux républicains démocrates et progressistes, ce que je suis.

  • > Béarniaiseries
    3 décembre 2010, par le coq  
    potiok et gps

    Sur un précédent forum la question posée était une réflexion entre "l’esprit et la loi"....Par votre article vous contestez la décision d’un juge, mieux : vous tenez des propos diffamatoires à son compte.Quel égo ! vous prétendez détenir la vérité ? Quelle était la langue des Mousquetaires ? Nul doute que devant eux vous l’auriez "fermée" car ni français, ni occitaniste, vous auriez au minimum reçu un coup de botte, à moins que de Poitiers vous fassiez demi-tour sur un potiok équipé d’un turbo et d’un GPS. Repart chez toi il y aura moins de pollution intellectuelle. Surtout quand on veut apporter des "preuves scientifiques justifiant la CULTURE". C’est de l’art.

  • > Béarniaiseries
    3 décembre 2010, par Autochtone palois  

    Ah, le voilà enfin l’occitaniste ! Je reconnais que "Libertad" espagnol, a plus de force et de sens pour moi que le "Libertat" occitan.

    Après avoir lu la leçon ordinaire du professeur d’occitan, j’attends toujours un mot sur les "fondamentaux" de la culture pyrénéenne, dont les Béarnais sont partie prenante.
    -  Rien sur l’occitan langue étrangère importée par les dominants il y a 2000 ans.
    -  Rien sur la toponymie locale, marqueur indéniable de l’existence, avant la naissance du Béarn, d’une langue ancêtre du basque d’aujourd’hui. En général les prof d’occitan évacuent la question par un "rien n’est prouvé" définitif.
    -  Rien sur les traditions festives, souvent païennes, communes aux Pyrénéens de l’ouest.
    -  etc., etc.

    je rejoins Marc, Maximo et claudiqus sur la critique du financement abusif des écoles privées "calendretas".

    Par contre pourquoi ne pas développer des classes bilingues français/béarnais, comme des classes internationales, intégrées dans l’enseignement public ?

  • > Béarniaiseries
    3 décembre 2010, par pehache  

    je rejoins Marc, Maximo et claudiqus sur la critique du financement abusif des écoles privées "calendretas".

    Je plussoie.

    Par contre pourquoi ne pas développer des classes bilingues français/béarnais, comme des classes internationales, intégrées dans l’enseignement public ?

    Oui : pourquoi pas. Mais le nerf de la guerre c’est l’argent et plus généralement les moyens. Je n’aurais rien contre des classes bilingues français/béarnais si par ailleurs il existait courrament des classes bilingues français/anglais, ou français/espagnol, ou français/chinois, etc... de telle sorte que les parents aient le choix pour leurs enfants, et pas seulement entre du bilinguisme "français-béarnais" et pas de bilinguisme.

    Or ça n’existe pas actuellement, et les difficultés que ça poserait seraient énormes. Et l’EN a mieux à faire actuellement, ce serait-ce que redresser le niveau dans les fondamentaux (français et maths).

  • > Béarniaiseries
    3 décembre 2010, par Dan  

    Bien, reprenons dans l’ordre.

    @ Marc : Vous ouvrez votre tirade en vous moquant de mon nom (mon vrai nom), voilà qui a le mérite épatant de poser les bases d’un débat adulte et de bonne foi. Mais passons. Que vient faire ici la laïcité ? Ce principe concerne les religions ou les opinons spirituelles, pas les tendances culturelles ! Que les collectivités ne financent pas les religions, c’est une chose (et encore heureux) mais au nom de quoi les langues régionales devraient-elles être tenues à l’écart des logiques de subvention ? Il y a dans toutes les collectivités un budget culture, un budget pour le patrimoine (dont les langues régionales font partie depuis peu). Si une association a besoin de fonds pour faire un concert en anglais et une autre un concert en occitan, pourquoi donner à l’une et pas à l’autre ? Et que je sache, dans "Collectivité locale" il y a "locale" et dans "Conseil Régional", il y a "Régional". Après, définir ce qui est le rôle de l’Etat ou des collectivités sur ce sujet à l’heure où elles vont être bouleversées, c’est un vaste débat, qui d’ailleurs ne concerne pas que les langues régionales ou la culture en général. Vous pensez qu’elles ne doivent pas intervenir au nom du principe de laïcité républicaine (je réitère : " ?"), je pense qu’il en va de leur devoir, au nom de la diversité culturelle (la France a signé ses accords de l’UNESCO, c’est son droit national qui est obsolète désormais).

    @ Maximo : 1/ Je n’ai pas parlé de conservatisme de l’école de la IIIème République, simplement cette époque ne fut pas toute noire ou toute blanche, et à ce que vous listez il faudrait ajouter Michelet, et la création d’une identité nationale au travers d’une Histoire tronquée, Jules Ferry, et ses vélléités colonialistes, et le véritable génocide culturel initié par l’outil qu’il a mis en place, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du territoire hexagonal (à quel prix s’est faite l’alphabétisation en français ?). Et il y en a d’autres.

    2/ Je ne crois pas avoir ne serait-ce qu’évoqué ma possible appartenance au mouvement Libertat, vous tirez des conclusions hâtives du fait que je connaisse les lignes directives de ce mouvement. D’ailleurs, je persiste : l’ultra-gauche cela n’existe pas, personne ne s’en réclame et encore moins les militants de Libertat. Le terme est apparu dans les médias après l’affaire de Tarnac, dont ni vous ni moi, ni Libertat n’avons les détails intimes. Dans tous les cas, Libertat ne cache pas ses intentions ou ses idées, il les assume, et le combat politique qu’ils prétendent mener, ils le mènent de front avec un combat culturel. Mais vous devez quand même savoir que Libertat ne représente pas l’ensemble des occitanistes, je serais même tenté de dire qu’il ne représente pas du tout les intérêts occitanISTES, et qu’il existe une diversité de courants de pensées différents parmi les personnes attachées à la langue et à la culture occitane. Certains n’ont même pas de volontés politiques (si, si, c’est vrai). Une langue n’est qu’un outil, qu’elle soit régionale ou non, et elle appartient à tous. Si un mouvement veut s’en servir pour justifier des idées autonomistes, c’est son droit le plus strict. Et permettez moi d’ajouter que le double discours suintant dans les propos de certains "républicains" fleure bon un nationalisme de mauvais aloi. Encore une fois, critiquer les idées autonomisto-nationalistes pour imposer un nationalisme bleu/blanc/rouge me paraît très paradoxal. Un nationalisme est un nationalisme, appelons un chat un chat. Et ce chat-ci, pardonnez-moi mais il schlingue.

    @ Potiok et gps : Je ne conteste absolument pas la décision du juge, pas plus que je ne diffame sa personne. Je crois sincèrement qu’il a fait son travail, c’est à dire appliquer sans jugement de valeur un texte de droit français suite à la plainte d’un usager de service public. C’est le lot quotidien des tribunaux administratifs, rien de plus. Ce que je conteste, c’est tout simplement cette même loi, car elle est totalement obsolète. Je l’ai déjà dit, les langues régionales sont dans la Constitution, au titre de Patrimoine, l’Europe encourage presque la double signalisation, et, comme vous devez le savoir, les textes de loi européens ayant une valeur supérieure aux textes nationaux, s’il y a litige, le texte français doit s’incliner. Donc dans une logique franco-française, la décision du tribunal est justifiée, dans une logique européenne elle ne l’est pas. Et la France fait partie de l’Europe...qui l’oblige régulièrement à changer ses lois (la réforme de la garde à vue en ce moment par exemple). Non, je n’ai pas la vérité, il n’y a pas de vérité sur le sujet, simplement je pense que le débat initié après le premier message de Edouard Girard ne rendait pas compte des différents points de vue. Excusez-moi d’avoir cru que j’étais sur un site de débat ouvert, argumenté, où chacun peut amener "sa" vérité (je suis nouveau mais j’ai au moins lu la charte d’A@P). Je passe sur votre litanie (diarrhée ?) d’injures (un tantinet racistes si j’ai bien saisi la référence à Poitiers) à mon encontre pour m’arrêter sur votre dernière phrase. Je ne prétendais pas apporter de preuves scientifiques sur la culture, qui est du domaine du ressenti, comme une dimension éminemment personnelle, seulement sur la langue, parce que là, oui, la linguistique c’est une science. P.S : et D’Artagnan il parlait quelle langue ?

    @ Autochtone : Encore une fois, je ne suis pas occitaniste. L’occitan est une composante de mon identité, de ma culture personnelle parce que je l’ai choisi et que cela m’intéresse, mais c’est au milieu du reste. Je suis français aussi, de fait, puisque c’est inscrit sur mes papiers, mais là je ne l’ai pas choisi. Je ne suis en tout cas pas pour une suprématie de l’occitan sur les autres langues et cultures, comme votre emploi du terme "occitaniste" le suggère.
    -  L’occitan n’est pas une "langue étrangère", et n’a pas été imposé il y a 2000 ans par les romains, puisqu’il est apparu, comme le français, bien après la "fusion" des latins avec les peuplades wisigothes, basques, maures, etc... il n’y a même pas de preuves que le latin ait été imposé (les romains étaient assez malins pour adopter la langue de l’autre à des fins politiques). Je pense personnellement qu’à l’époque non plus il n’y avait pas une seule vérité, et deux camps clairement déterminés, et que ce sont les échanges commerciaux, sociaux et culturels qui ont structuré le gascon, plus que les querelles militaires.
    -  J’ai évoqué la toponymie locale. Je vais me répéter, mais il est nécessaire d’expliquer la totalité de la provenance du toponyme dans ce genre de démarche, et il est évident (moi je ne connais pas d’occitanistes clamant le contraire) qu’un grand nombre d’entre eux sont pré-latins. Mais qu’on ne se leurre pas, c’est bien en occitan qu’ils ont le plus longtemps vécu, qu’ils furent écrits, et qu’ils entrèrent dans l’ère industrielle moderne.
    -  Mon propos n’avait pas à porter sur les traditions pré-chrétiennes (et parfois pré-latines) du Béarn/Pays Basque. Ceci dit, vous avez raison, il y a là un substrat encore actif. Ceci dit, je ne le pense pas spécifique aux Pyrénées : des fêtes de ce type vous en avez beaucoup en Limousin, en Languedoc, en Catalogne, en Normandie, en Lituanie même... Mais bon, là je crois que c’est hors-sujet.

    J’ai le sentiment que vous ne possédez pas tous les éléments concernant les Calandretas. Si ce sont des écoles associatives, et donc privées (mais subventionnées peu ou prou), ce n’est pas par choix. Depuis 30 ans et leur création le but de leurs partisans et l’intégration dans le système scolaire normal de l’occitan. Donc je dis oui à votre idée de classes bilingues français/occitan béarnais (au choix des parents ou de l’enfant), dans l’enseignement public. Tous les occitanistes y disent oui, mais l’Etat ayant freiné des 4 fers pour que cela ne se fasse pas, et la demande étant toujours plus grande, il a fallu trouver cette solution de substitution, nécessaire à la sauvegarde de la langue. Et, pour tordre le cou à une autre idée reçue, dans les Calandretas du Béarn on apprend le béarnais aux enfants, pas l’occitan de Toulouse ou de Montpellier.

  • > Béarniaiseries
    3 décembre 2010, par Marc  

    "Marc : Vous ouvrez votre tirade en vous moquant de mon nom (mon vrai nom), voilà qui a le mérite épatant de poser les bases d’un débat adulte et de bonne foi."

    Mais non Danny je ne me moque pas de votre nom, c’était juste pour rigoler un peu. Et puis avouez que vous pourriez essayer de réfréner un peu le mépris que vous manifestez dans votre premier message pour les contributions sur A@P.

    D’autre part, vous ne voulez pas comprendre ce que j’ai écrit. Je n’ai jamais dit que la question des langues régionale devait obéir au principe de laïcité, mais qu’elle avait un rapport avec le traitrement des religions dans le cadre de la laïcité, dans la mesure ou comme pour la religion les langues régionales devraient, à mon sens, rester en dehors de la sphère publique. Il en va ainsi aussi bien pour la signalisation routière que pour l’apprentissage des langues.

    Votre exemple d’un concert n’a rien à voir avec le sujet : c’est le concert qui est subventionné, pas le fait que le groupe s’exprime en occitan (enfin j’espère !).

  • > Béarniaiseries
    3 décembre 2010, par Marc  

    "Que les collectivités ne financent pas les religions, c’est une chose (et encore heureux)"

    D’une part les collectivités locales financent effectivement l’enseignement religieux ainsi que des édifices religieux (ce que je déplore), et donc, indirectement, la pratique religieuse.

    D’autre part, permettez moi de retourner votre argument : La religion est un fait culturel au moins aussi important que la langue. Pourquoi vous opposez vous donc à ce que les collectivités financent l’enseignement religieux et soutenez vous qu’elles doivent soutenir les pratiques régionalistes ?

    Voyez vous, votre position est parfaitement contradictoire. Ni l’Etat, ni les collectivités locales ne devraient intervenir dans ces domaines, qui relèvent strictement de la sphère privée.

  • > Béarniaiseries
    6 décembre 2010, par Dan  
    rt

    Le mépris dont je faisais preuve était dû à une erreur de ma part : ne connaissant pas le site, j’avais assimilé notre ami Edouard à un administrateur. Cela m’a été signalé et je m’en suis d’ailleurs excusé par mail.

    Mais j’ai tout à fait compris ce que vous disiez sur la laïcité : vous considérez qu’elles relèvent, comme la religion, de la sphère privée. Mais je maintiens : cet amalgame est plus que douteux et on ne peut pas traiter les deux selon ce même principe-là, c’est aberrant. Ensuite, que les langues régionales relèvent de la sphère privée, je l’entends. Je dirais même qu’actuellement c’est le cas. Ceci dit, on apprend des langues étrangères, la musique, les arts plastiques, qui dans d’autre pays relèvent de la construction des individus, donc de la sphère privée. Pourquoi cette différence de traitement en France ? D’autre part l’occitan n’est pas une langue vernaculaire mais bien une langue véhiculaire (de communication). C’est ce que dit l’UNESCO et ce que dit aussi la Généralité de Catlaogne. Autrement dit, même si ça n’est pas tout à fait le cas, la langue PEUT se retrouver dans la sphère publique, concrètement rien ne l’en empêche.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par le coq  
    intégration réussie !!!

    Vous êtes complètement retors, pervers et indigeste. Ayez le respect de ce que vous n’êtes pas, en fermant votre grande gueule. Quittez le pays, des gens comme vous personne n’en veut ici. Allez faire votre cinéma en Corse, vous aurez la monnaie de votre audace. Et je reste poli.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Maximo  
    Et je reste poli.
     smiley Boudi... je veux voir ce que ça donne quand tu l’es pas smiley

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par le coq  
    Maximo, ce qui me plait c’est de savoir me faire comprendre en peu de mots et sans langue de bois. En règle générale rare sont ceux qui souhaitent une répétition sauf pour faire les malins. Appelles-toi "maxissimo" et garanti : ta promo sera saluée avec art. sans rancune.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Dan  
    Waouh ! Quelle ouverture d’esprit ! Vos arguments sont percutants (aïe !) et constructifs, j’applaudis des deux mains ! Et puis quitter la France ? Vous ne semblez pas avoir saisi tout le paradoxe de la chose. Je suis français de fait, je suis né, je vis sur le territoire hexagonal, mais pourquoi voulez-vous m’obliger à me sentir français ? "La France, tu l’aimes ou tu la quittes ?" même pour ceux qui ont leurs papiers bien en règle ? La France ce n’est finalement qu’un Etat, comme tant d’autres, c’est utile dans une certaine mesure (administrativement, etc...), mais ça n’est certainement pas cette entité fictive qui peut déterminer à ma place ce que je suis !

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Marc  

    "Je suis français de fait, je suis né, je vis sur le territoire hexagonal, mais pourquoi voulez-vous m’obliger à me sentir français "

    Ah bon ? vous racontez des histoires alors parce que l’autre jour vous écriviez que vous n’étiez pas français.

    Une fois encore, on ne se sent pas français, on l’est ou on ne l’est pas. Au lieu de nous farcir de discours verbeux, mettez donc vos actes en accord avec vos paroles et émigrez !

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Dan  

    Mais émigrer où ? Pourquoi refusez-vous de comprendre que ce territoire peut être double, et avoir deux identités (ou plus, au fil des migrations humaines) ?

    J’apprécie un de ces côtés et émet un certain nombre de réserves sur l’autre, voilà tout.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Marc  
    Alors mettez fin à cette posture qui vous fait prétendre que vous n’êtes pas français. C’est plus risible qu’autre chose.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Dan  
    Je SUIS français, mais je NE ME SENS PAS français. Que dites-vous à un américain qui vient en vacances en Provence tous les étés lorsqu’il clame qu’il se sent français ? Il en a le sentiment, il n’en a pas la carte, c’est son droit. Pourquoi croyez-vous qu’on crée un Ministère de l’Identité Nationale sinon pour créer un sentiment d’appartenance SUR une appartenance matérielle ?

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Maximo  

    Arrête cette discussion, Marc. C’est tellement absurde que tu vas finir par dire des bêtises toi aussi. Ce type s’enfonce dans le grand n’importe quoi et c’est lui faire beaucoup trop d’honneur que de continuer. Il est sectaire... De la secte du prétendu linguiste, occito-quelque chose prétendument savant.

    Laisse, va. il y a toujours quelques micro-pour-cent d’olibrius de ce gabarit dans une population. Il ne veut pas de la république pour des raisons qui l’amèneront, dans quelques posts et presque sans qu’il s’en soit rendu compte à s’enfoncer et à dire qu’il hait la démocratie... La logique est presque implacable.

    Basta ya !

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Autochtone palois  
    Maximo, nous sommes d’accord, c’est une logique qui amène immanquablement aux totalitarismes, sous des formes diverses. L’Histoire l’a montré.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par le coq  
    Tout à fait OK avec vous, ce type est un provocateur pour servir sa cause NON AVOUEE . Le genre de parasite adoré par les intellectuels marxistes et associés. Ne tombons pas dans ce piège.

  • > Béarniaiseries
    8 décembre 2010, par Dan  

    L’Histoire montre aussi que les Etats centralisateurs et jacobins comme la France ne sont pas des modèles. Regardez la Chine, qui a un peu la même politique linguistique que la France : sur ce point-là et sur les autres, on ne peut pas vraiment dire que la Chine fasse partie des bons exemples de démocratie...

    Et puis l’extrême-droite peut mener au totalitarisme, l’extrême-gauche peut mener au totalitarisme. Le totalitarisme peut subvenir de partout, à tout moment. Tout est une affaire de "dosage", je dirais.

  • > Béarniaiseries
    8 décembre 2010, par Dan  

    Je ne suis pas linguiste, je ne suis pas professeur, je ne suis pas savant. Je suis juste quelqu’un de politisé qui n’a pas envie de s’entendre dire que sa culture est bonne à donner aux cochons (et encore !).

    Si je comprends bien votre "1% d’olibrius", tout le monde doit penser la même chose, et nous devons tous être sortis du même moule pour que le monde tourne plus rond ?

    Quant à ma prétendue haine de la démocratie, arrêtons deux minutes, voulez-vous. La démocratie c’est certainement une des plus belles choses que l’Homme ait inventé, et c’est par respect pour ce droit que je suis venu sur ce forum répondre à un argumentaire que je trouvais opposé à mes idées, parce que je considérais que quand on lance un débat comme celui-ci il est normal d’avoir des contradicteurs. C’est votre rôle par rapport à moi, c’était mon rôle par rapport à Edouard Girard.

    Qui est le plus démocratique entre moi qui prend le temps de répondre à vos attaques sans vous insulter, en lisant tout ce que vous dites, et vous qui refusez le débat pour des motifs infondés, et en allant même jusqu’à me dire de fermer ma gueule ?

    Et qui est sectaire ? Je parle français, occitan, catalan, anglais, castillan, je suis ouvert au portugais, à l’italien, au corse, à l’allemand, au wolof, en bref à toutes les langues et toutes les cultures du monde, je m’intéresse à la culture hawaïenne, écossaise, mongole, etc... Et ce n’est certainement pas pour qu’à la fin de ce tour du monde spirituel, moniste et tout simplement humain, je tombe sur un forum où l’on vient me sortir que hors du français de France, point de salut !

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par AB  

    "...D’autre part l’occitan n’est pas une langue vernaculaire mais bien une langue véhiculaire (de communication)..."

    Dan, pourriez-vous préciser votre pensée, s’il vous plaît ?

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Maximo  
    il ne sait pas ce que veut dire vernaculaire smiley

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Dan  

    Avec plaisir.

    On oppose en général la langue vernaculaire, qui serait la langue propre à une communauté, dans une espace restreint, et la langue véhiculaire, qui servirait de lien entre différents peuples (langue de communication). Sauf qu’aujourd’hui beaucoup de linguistes et de chercheurs remettent en cause cette classification. Déjà parce que cela voudrait dire qu’il n’y a actuellement qu’une seule langue véhiculaire dans le monde, la seule capable d’infiltrer tous les pays pour faire converser des cultures et des peuples différents : l’anglais, et seulement lui. Le français eut aussi jadis ce statut, de même que l’occitan, mais là on remonte carrément au Moyen-Age.

    Donc si l’on oppose langue vernaculaire/langue de communication, on voit également un problème : à priori, toutes les langues servent à communiquer, au sein de communautés plus ou moins étendues, d’accord, mais enfin le principe est à chaque fois le même. Là encore, une exception, une seule langue existe aujourd’hui sans remplir ce rôle communicationnel : le latin. Donc toutes les langues de la planète sont des langues véhiculaires/communicationnelles.

    Dans le cas spécifique de l’occitan, on remarque que sa "séparation" en dialectes ne gêne pas l’intercompréhension (voir ce que je disais plus haut), alors même qu’il est clair que les communautés qui s’en servent (ou s’en servaient, c’est forcément un peu moins vrai aujourd’hui) ne sont pas les mêmes.

    Un exemple d’il y a 50 ans : un paysan du Gers qui montait à Toulouse vendre ses produits passait rive droite de la Garonne, changeait de dialecte, donc finalement de milieu social, et se servait de sa langue pour communiquer avec les toulousains (d’accord, vous me direz que quand il s’agit de firc, tout le monde se comprend...admettons). Cela est attesté assez fréquemment.

    Un exemple récent : lorsque le groupe Lou Dalfin, qui vient de l’autre côté des Alpes et qui donc ne parle pas français, a un concert de ce côté, ils s’expriment en occitan, seule langue commune aux deux côtés des Alpes. Je pourrais aussi parler des facilités qu’ont les occitans à Barcelone, au Portugal ou autre, les exemples, même récents ne manquent pas.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Marc  

    "Sauf qu’aujourd’hui beaucoup de linguistes et de chercheurs remettent en cause cette classification"

    Vous continuez à vous enfoncer dans les contradictions : Dans un message précédent, vous expliquiez doctement que "l’occitan n’est pas une langue vernaculaire mais bien une langue véhiculaire" et maintenant vous assurez toujours aussi doctement que cette classification est infondée ! Du grand n’importe quoi !

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Dan  
    J’essayais simplement de montrer que, quelle que soit la théorie, l’occitan n’est pas dans le groupe des langues mortes/vernaculaires mais bien dans celui des langues véhiculaires/de communication. J’ai utilisé à dessein ce schéma qui est très connu, même si je ne l’aime pas, pour que l’on comprenne bien tous la même chose.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Maximo  
    le groupe des langues mortes/vernaculaires
    Et ça ça devient du grand n’importe quoi ! Assimiler langue vernaculaire à morte, ça en devient même pénible smiley

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Dan  
    Hop hop hop ! Ça n’est pas de moi, je ne fais pas ce genre d’amalgame ! Mais vous conviendrez que pour pas mal de monde, une langue régionale ça sent un peu le sapin... (même si c’est faux, c’est ce que l’on apprend à l’école !)

  • > Béarniaiseries
    9 décembre 2010, par claudiqus  

    Dan, je suis d’accord avec vous sur ce point : les insultes sont bien inutiles ! mais vous connaissez le proverbe, qui sème le vent ...

    Le Français est assez pointilleux sur ce sujet, il aime sa langue, et je ne vois pas là matière à reproche, bien au contraire ! tout comme cela n’interdit pas d’en apprécier d’autres et d’en apprendre les subtilités . smiley

    Quant à se sentir français, polynésien, inuït, ottoman, phillipin, saoudien et que sais-je encore, chacun est libre, mais c’est un autre débat .

  • > Béarniaiseries
    9 décembre 2010, par Carola  
    ça existe une discussion vernaculaire ? smiley

  • > Béarniaiseries
    9 décembre 2010, par claudiqus  
    vi ! y’a pas mieux pour se comprendre entre indigènes du même clocher ... smiley

  • > Béarniaiseries
    3 décembre 2010, par pehache  

    L’occitan n’est pas une "langue étrangère",

    Bien sûr que si. Tout comme l’immense majorité des langues parlées aujourd’hui sur la planète, car probablement bien peu peuvent se prévaloir d’être la continuité d’une langue parlée localement depuis l’apparition du langage.

    et n’a pas été imposé il y a 2000 ans par les romains, puisqu’il est apparu, comme le français, bien après la "fusion" des latins avec les peuplades wisigothes, basques, maures, etc...

    Vous jouez sur les mots et essayez de faire passer des vessies pour des lanternes. Sans les romains qui ont amené le latin et romanisé les provinces gauloises, l’occitan et le français n’existeraient pas, on parlerait (peut-être) encore en France des langues celtiques, le basque aurait (peut-être) survécu en Béarn, etc...

    il n’y a même pas de preuves que le latin ait été imposé (les romains étaient assez malins pour adopter la langue de l’autre à des fins politiques). Je pense personnellement qu’à l’époque non plus il n’y avait pas une seule vérité, et deux camps clairement déterminés, et que ce sont les échanges commerciaux, sociaux et culturels qui ont structuré le gascon, plus que les querelles militaires.

    La façon dont le latin a été imposé -par la force, ou en douceur sur la durée- pour former les langues latines du territoire français actuel, importe peu. De même, le fait que le latin "académique" n’ait probablement jamais été parlé tel que par les peuples locaux d’alors importe peu.

    On est bien en présence d’un envahisseur et d’un envahi, avec un envahisseur qui a imposé à l’envahi de nombreuses choses, dont une langue dominante qui a évincé la plupart des langues parlées auparavant (même si ces langues ont eu un rôle de substrats).

    Mais qu’on ne se leurre pas, c’est bien en occitan qu’ils [les toponymes] ont le plus longtemps vécu, qu’ils furent écrits, et qu’ils entrèrent dans l’ère industrielle moderne.

    Et ?

    Ils y sont entrés, ils en sont sortis, et on est passé à autre chose.

    Que ceux que ça intéresse lisent des bouquins sur le sujet, en écrivent, mais qu’ils ne prétendent surtout pas vouloir imposer cela à tout le monde.

  • > Béarniaiseries
    4 décembre 2010, par Autochtone palois  

    M.le professeur Dan, vous devez le savoir, pour les Toulousains qui parlaient leur occitan, le gascons était considéré comme une langue "étrangère" ou pour le moins "étrange". Le fait est bien connu des historiens. Alors amusez-vous à uniformiser l’enseignement de l’occitan et à tenter d’obtenir qu’il devienne une langue officielle administrative (revendication des plus sérieuse - mais passée à la trappe ? - de Libertat en 2009 smiley )

    Sur les toponymes :

    c’est bien en occitan qu’ils ont le plus longtemps vécu, qu’ils furent écrits, et qu’ils entrèrent dans l’ère industrielle moderne.
    C’est bien ce que je disais : les occitanistes refusent de reconnaître les traces antérieurs à l’arrivée du parler latin chez nous au point d’écrire n’importe quoi sur un ton doctoral. Le comble de l’incohérence (du ridicule ?) est atteint avec Laruns, qu’il faut écrire Laruntz en occitan, qui vient du basque "larre" = lande, terre en friche. Toponyme que l’on retrouve ailleurs, en Béarn et Pays basque.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Dan  

    Vous devez faire référence à ce texte des Leis d’amour. Je ne crois pas qu’il veuille dire grand-chose, et je peux en trouver autant, voire plus, qui disent le contraire. Je ne connais personne dont le but soit d"uniformiser" la langue occitane, et ce n’est certainement pas le mien non plus. Je considère que si l’occitan doit survivre, c’est par la vivante pluralité de ses dialectes. J’irais même plus loin : un occitan standard, unifié, lisse, ne doit pas exister, ce serait la négation même de son essence. Si Libertat demandait (et redemandera je pense) l’officialisation de l’occitan c’est bien dans le respect de toutes ses déclinaisons.

    Sur les toponymes, je vous assure que les occitanistes n’ont aucun mal à reconnaître tous les substrats : personne ne prétend que l’occitan est né de rien ! Lisez les dernières parutions d’occitanistes sur la toponymie, à chaque fois vous trouverez la mention et l’explication du substrat ! Après, sur Laruns, je l’aurais plutôt laissé Laruns avec un S parce que je n’ai jamais entendu personne prononcer la fin "tz" mais je peux me tromper, je suis nul en toponymie. Et au risque de me répéter : le nom du village c’est und étail, une vraie politique de double signalisation c’est les rues, les lieux-dits, et surtout expliquer à la population le pourquoi et le comment.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Dan  

    bien peu peuvent se prévaloir d’être la continuité d’une langue parlée localement depuis l’apparition du langage

    A ce moment-là, "étrangère" veut dire étrangère à quoi, à une époque où il n’y a pas de frontières ?

    Je pense personnellement que la langue est étroitement liée au territoire et que les évolutions de l’un entraîne les évolutions de l’autre. Donc non, aucune langue n’est restée la même, ne serait-ce que depuis l’indo-européen, mais après tout, maintenant il y a aussi une autoroute Pau-Bordeaux, alors...

    Sans les romains qui ont amené le latin et romanisé les provinces gauloises, l’occitan et le français n’existeraient pas, on parlerait (peut-être) encore en France des langues celtiques, le basque aurait (peut-être) survécu en Béarn, etc...

    Je ne joue pas sur les mots je suis d’accord avec vous là-dessus, mais je me méfie beaucoup du jeu "et si les romains n’étaient pas venus... ?". Cela étant, je me dis que si le latin a été aussi facilement assimilé par les populations locales c’est aussi parce que ceux-ci ne se sont pas autant imposés par la force qu’on veut bien le dire. Regardez au long de l’histoire : à chaque fois qu’on impose un pouvoir violent, un contre-pouvoir aussi violent naît et il est quasiment impossible de faire quitter au peuple sa culture pour lui en imposer une autre. Pour les Romains, les chosent ont du se faire progressivement, plus par une absorption, un mélange des cultures : la preuve, il reste pas mal de racines pré-latines en occitan et en français.

    Ils y sont entrés, ils en sont sortis

    Tout le problème est là : ils n’en sont pas sortis, et ils vivent même au travers du français. Pour faire simple, on voit un nom, on sait ce que c’est, on l’utilise, mais on n’en connaît pas le sens. En tant qu’humain dont le principe est quand même de comprendre le monde qui l’entoure, je trouve ça frustrant.

  • > Béarniaiseries
    4 décembre 2010, par Maximo  

    Et permettez moi d’ajouter que le double discours suintant dans les propos de certains "républicains" fleure bon un nationalisme de mauvais aloi. (...) appelons un chat un chat. Et ce chat-ci, pardonnez-moi mais il schlingue.
    Et voilà. Le glissement insidieux à l’œuvre. Je me dis républicain, démocrate et modéré, vous glissez à "nous schlingons le fascisme". Comme dans les grandes heures de l’anarcho-mao-trotskysme des années 70

    J’arrête ! Toute discussion sensée et "modérée" (j’y tiens) est dès lors impossible et vaine.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Dan  
    Le plus drôle c’est que je ne vous visais absolument pas, c’était un discours général. Simplement dans ce pays, nationalisme français = bon et nationalisme corse/baque/breton (rayer la mention inutile) = caca. Pour moi tous les nationalismes se valent et force m’est de constater que quand on emploie ce genre de mot en politique, c’est plutôt du côté de l’extrême-droite, que je vomis.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Marc  

    "Pour moi tous les nationalismes se valent"

    Mettre sur le même plan la nation française et les mouvements "nationalistes" corse, basque ou breton relève d’un tel naufrage de la pensée qu’il faut effectivement mieux passer à autre chose....

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Dan  
    J’ai parlé du "nationalisme français", pas de la "nation française".

  • > Béarniaiseries
    3 décembre 2010, par claudiqus  

    Merci, Docteur Dan, pour m’avoir révélé mon état de schizophrène avancé ! je vais premièrement, par correction, retirer l’entonnoir qui me sert de couvre tête et vous répondre ... quoi en fait ? devant vos beaux discours, les bras m’en tombent ! à vous entendre, je suis donc identitaire territorial puisque je suis Terrien . déraciné physiquement, il est vrai, mais attaché de coeur à mon pays ! et sans prétention de leçon à donner, chacun est libre de ses penchants et de la terre qu’il aime fouler sous ses pieds .

    Mais je confirme être républicain et démocrate, laïque, apolitique, indocile et libertaire, mais discipliné et respectueux des lois et des institutions, en un mot comme en cent, insouciant comme le papillon, têtu comme un âne et bougon comme un ours ... smiley

  • > Béarniaiseries
    3 décembre 2010, par Dan  
    Et bien dit comme ça, maintenant je suis d’accord avec votre vision des choses. Se sentir occitan, ou français, c’est un choix personnel, que l’on effectue à un moment ou à un autre (et qui est susceptible de changer). Je pense juste (mais je ne dis pas que c’est votre cas) que toutes les options doivent être offertes à la personne, et qu’en l’état actuel des choses, ce n’est pas le cas. smiley

  • > Béarniaiseries
    4 décembre 2010, par claudiqus  

    Options ?? mais à quelles options faites vous donc allusion ? se sentir occitan ou français ... pardonnez moi, mais j’ai du mal à suivre ! depuis quand l’occitanie a-t’elle été déclarée nouvelle nation ? vous faites je le crains, l’amalgame entre langue parlée et pays où telle ou telle langue est en usage .

    Le latin est originaire de langues indo-européennes, puis il s’est subdivisé en idiomes adaptés à chaque région, langues dites latines dont occitan et français font partie . la seule exception et la plus ancienne est sans doute l’Euskara basque . certaines ont pris prépondérance sur d’autres au fil de l’histoire, mais à qui cela importe-il vraiment ? les frontières des Etats ont également évolué avec le temps, et ce qui est aujourd’hui n’est sans doute pas éternel ... mais pour ma part, je me contente de vivre dans le présent, et accepter ma langue, le français, ne me pose aucun problème, car je la trouve avant tout fort belle ! je n’ai rien contre l’occitan ou quel que soit le nom d’un autre parler, mais je ne vois pas pourquoi il faudrait tout changer, au nom de quel précepte indispensable ... smiley

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Dan  
    Je comprends votre point de vue, même si je ne la partage pas. Question de vécu certainement, je vis très bien au quotidien et au présent avec le français et l’occitan (et d’autres) et ce qui m’importe c’est que ma langue, mes langues suivent le fil de l’Histoire, la muséification, le traditionalisme ne m’intéressent pas non plus. Suant au "précepte indispensable", j’en vois deux :
    -  dans un futur peut-être pas si lointain, c’est le français que vous appréciez qui sera au même niveau d’agonie que les langues régionales aujourd’hui. Et ne pas avoir tout sauvé fera certainement que l’on ne pourra certainement rien sauver... Mais vous vous fichez peut-être de l’avenir, auquel cas vous roulez en 4X4, laissez toutes les pièces allumées chez vous, etc... Je grossis le trait, mais je pense clairement que cela relève du même état d’esprit.
    -  Et puis la diversité culturelle, voilà tout. Difficile d’être contre...

  • > Béarniaiseries
    8 décembre 2010, par claudiqus  
    hé hé ! vous, vous êtes un spécialiste de la diversité, pas de problème ! smiley

  • Canada francophone
    8 décembre 2010, par AB  

    "...le français... sera au même niveau d’agonie que les langues régionales aujourd’hui..."

    Allez, on ne va pas jouer les Cassandres...

    Regardons et écoutons un peu ce qui se passe du côté des canadiens francophones ! Fiers de leur langue, ils résistent... et plutôt bien, il me semble. La langue qu’ils utilisent pour la communication évolue constamment et je trouve très intéressante cette volonté qu’ils ont de créer un mot français là où nous ici en France utilisons l’expression anglaise comme si c’était une fatalité... Juste un exemple : en France on envoie des imels (la prononciation locale de l’expression anglaise "e-mail") mais en Canada ils envoient des courriels.

    Un détail, vous me direz ? Non, une preuve d’état d’esprit. Vive Québec ! Vive Québec francophone ! Vive Québec... oh ! non ! là, j’arrête ! ;-)

  • > Canada francophone
    8 décembre 2010, par claudiqus  
    Oui AB ! j’aime aussi beaucoup leur accent, leur esprit, et cette francophonie qu’ils défendent plus hardiment que nous ! autre exemple rigolo : les hot dog sont là bas des chiens chauds ... tout simplement ! smiley

  • > Canada francophone
    8 décembre 2010, par Maximo  
    et ça -> smiley , ce n’est pas un smiley, c’est un souriard... smiley j’adoooooore

  • > Canada francophone
    8 décembre 2010, par claudiqus  
    ça existe, en Occitan, c’te bête ? ... smiley

  • > Canada francophone
    8 décembre 2010, par AB  
    En Occitan ? :lol :

  • > Canada francophone
    8 décembre 2010, par AB  
    Un bon point pour Maximo pour son SOURIARD ! Mais ne pensez-vous pas qu’une SOURICETTE vole plus haut ???

  • > Béarniaiseries
    4 décembre 2010, par pehache  

    Se sentir occitan, ou français, c’est un choix personnel, que l’on effectue à un moment ou à un autre (et qui est susceptible de changer)

    Vous mélangez tout (à dessein ?) !

    Etre français n’est pas un choix, et c’est tant mieux. Etre français c’est vivre dans un système politique et social commun : le nôtre, à nous tous, qu’on appelle la République Française.

    Mettre sur le même plan "se sentir occitaniste" et "se sentir français" c’est déjà faire un glissement vers la remise en cause de ce bien commun qu’est nôtre République. Vous avez tout à fait le droit, mais autant que ce soit annoncé clairement et non pas sous couvert de "culture".

    Et c’est un fait non contestable que l’occitan est utilisé par beaucoup de mouvements (du moins ceux qu’on entend le plus et dont certains s’en cache à peine) comme fer de lance au service d’un projet d’émancipation politique par rapport à la République Française.

    Même si la comparaison a ses limites, l’exemple Catalan en Espagne est là pour nous rappeler où ça peut mener : une revendication initiale de bilinguisme, puis d’autonomie, puis d’indépendance, et aujourd’hui une éradication en cours du castillan en Catalogne.

  • > Béarniaiseries
    4 décembre 2010, par Marc  

    "Se sentir occitan, ou français"

    On ne se sent pas français : On l’est ou on ne l’est pas.

    Si on ne veut plus l’être, on peut émigrer en dehors du territoire national et chercher à acquérir une autre nationalité.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Dan  
    D’accord, puisque vous voulez l’entendre et que au moins d’après vous j’ai le droit, je le dis : oui, je remets en cause les institutions de la République. Par contre, mon opinion politique qui apparait maintenant n’était absolument pas le moteur de ce que j’ai dit plus haut,e t je considère que les langues, qu’elles qu’elles soient ne sont que des outils, n’ont pas à servir de prétexte à une cause politique. Si mes opinions politiques sont portées en français, cela me va, si elle le sont en occitan, cela me va aussi (avec juste ce + induit par mon rapport personnel à la langue). L’occitan n’est pas le but. C’est un moyen, au milieu des autres. C’est en partie ce qui cause ces dérives en Catalogne.

  • > Béarniaiseries
    3 décembre 2010, par pehache  

    Je me permets d’ailleurs de poser la question : depuis quand une langue s’écrit-elle comme elle se prononce ?

    Sans doute depuis que l’écriture existe.

    Plein de langues s’écrivent "comme elles se prononcent", par exemple l’italien. Mais en fait dit comme ça, ça ne veut dire grand-chose. Une langue est phonétique si il y a une correspondance unique entre graphèmes et phonèmes : une seule façon d’écrire un son donné, et une seule façon de prononcer un groupe de lettres données.

    L’italien est phonétique, le français ou l’anglais ne le sont pas. Mais on pourrait très bien inventer une graphie phonétique pour le français (ou pour n’importe quelle langue).

    Pour en revenir au béarnais, il peut très bien être phonétique dans les deux graphies proposées (ce qui est sans doute le cas, mais je n’en sais rien), auquel cas ça ne permet pas de dégager un argument en faveur de l’une ou l’autre.

    Ceci dit, il est vrai que les romains (qui ont ébauché les langues romanes que sont le français et l’occitan) furent en Gascogne un peuple colonisateur et dominateur, et la langue parlée avant leur arrivée est aujourd’hui disparue de l’aire béarnaise, c’est un fait. Mais nous ne pouvons pas refaire l’Histoire.

    Et surtout ça n’aurait que peu d’intérêt.

    Tout au plus pouvons nous éviter qu’elle ne se répète, en empêchant la disparition annoncée de l’occitan gascon.

    Mais là aussi, quel intérêt ? Est-ce que je suis malheureux de ne pas parler le franco-provençal, langue de mes ancêtres ? Non, aucunement. Et devrais-je être malheureux à l’idée que mes descendants puissent un jour peut-être ne plus parler le français mais une autre langue ? Aucunement non plus. L’histoire se fera et les gens vivront dans leur époque.

    Et, si les choses sont bien faites, des explications seront disponibles facilement pour expliquer le pourquoi de la démarche (pourquoi "Pau" se prononce "Paou" ? Qu’est-ce que cela veut dire ? D’où cela vient-il ?). Cela servira entre autres à la conservation patrimoniale (architecturale et immatérielle) de la ville, en renforçant une identité qu’elle a tendance à oublier, au risque de devenir un clapier sans âme, vide de sens et de saveur.

    N’importe quoi. De quel droit décidez-vous quels référents culturels sont valables ou pas ? Même Ousse-des-Bois a une âme (et probablement plus que d’autres quartiers, d’ailleurs).

    Et on peut s’intéresser à l’histoire et au patrimoine d’un lieu sans avoir besoin qu’ils s’imposent à nous en permanence. La toponymie m’intéresse, mais je n’ai pas besoin d’un panneau routier pour ça. Panneau qui plus est qui va imposer une information réductrice pour ne pas dire d’une extrême pauvreté : tous les toponymes connaissent de multiples variations et formes au cours des âges, alors pourquoi retenir une unique forme, forcément arbitraire ? La seule forme qui ait un sens sur un panneau c’est la forme actuelle, en français. Tous le reste est arbitraire et orienté, sous couvert culturel.

  • > Béarniaiseries
    7 décembre 2010, par Dan  

    Mais en fait dit comme ça, ça ne veut dire grand-chose

    Ça c’est sûr. Mais comme on m’accuse de trop faire le "prof" (j’assume ce petit côté) j’ai simplifié au max. Pour aller direct au cas du béarnais, une graphie est phonologique (celle des occitanistes), l’autre plus phonétique (celle des biarnistes). Sauf que...ça ne marche pas ! Il y a tellement de petites différences de prononciation (encore une fois, celles-ci ne gênent absolument pas la conversation et lui donnent un côté amusant lorsqu’on essaie à l’accent de deviner la provenance de l’interlocuteur) d’un coin à l’autre, même à peu de distance, que la graphie devient vite incompréhensible. Cela est très vrai en béarnais, en serai-ce que d’une vallée à l’autre, cela l’est encore plus en limousin (qui fait partie de la langue d’oc), donc je le prendrais comme exemple. En Limousin, ce qui s’écrit "ch" en français peut se prononcer "ts", "ss", "ch", "tch", "tsch", et j’en passe. Imaginez le b***el si chacun écrit comme il prononce alors que le voisin même à 5 kilomètres ne le dit pas tout à fait de la même manière ! Donc en graphie classique on a simplifié : on écrit "ch", et chacun prononce comme il veut !

    De quel droit décidez-vous quels référents culturels sont valables ou pas ?
    Là, j’ai quand même envie de vous retourner la question : de quel droit l’Etat Français décide-t-il de ce qui est ou de ce qui n’est pas une valeur culturelle ou digne d’être considéré comme tel ? Et Ousse des Bois, ça veut dire ? Je vous laisse chercher, je crois que même sur Wiki vous trouverez.

    Je trouve aussi que le panneau, c’est peu. Son rôle (assumé) est avant tout de susciter l’interrogation, la curiosité...un peu comme tous les biens culturels, en somme.

  • > Béarniaiseries
    9 décembre 2010, par pehache  

    Ensuite, que les langues régionales relèvent de la sphère privée, je l’entends. Je dirais même qu’actuellement c’est le cas. Ceci dit, on apprend des langues étrangères, la musique, les arts plastiques, qui dans d’autre pays relèvent de la construction des individus, donc de la sphère privée. Pourquoi cette différence de traitement en France ?

    Quelle différence de traitement ? En France les langues étaient traditionnellement apprises à partir de la 6ème. C’était sans doute un peu tard, et depuis quelques années l’apprentissage commence en primaire. Au début le choix de la langue était proposé en primaire, et ça s’est vite révélé ingérable : du coup en pratique le choix c’est anglais ou anglais, ce qui ne me pose aucun problème. Le vrai choix apparait au collège, et je n’ai pas d’objection à ce que l’occitan ou autres fasse partie des choix au collège.

    Je SUIS français, mais je NE ME SENS PAS français. Que dites-vous à un américain qui vient en vacances en Provence tous les étés lorsqu’il clame qu’il se sent français ?

    Je lui dit que ça ne veut rien dire et que c’est complètement creux. Tout comme ce serait creux si je disais que je me sens marocain parce que je vais au Maroc tous les ans. Il faut vivre dans un pays pour en être vraiment imprégné (et ça ne suffit pas forcément).

    A ce moment-là, "étrangère" veut dire étrangère à quoi, à une époque où il n’y a pas de frontières ?

    Une langue étrangère est une langue vivante qui n’est pas une langue maternelle dans le pays considéré. Et j’ai beau bien regarder les cartes du monde, j’y vois encore des frontières.

    Cela étant, je me dis que si le latin a été aussi facilement assimilé par les populations locales c’est aussi parce que ceux-ci ne se sont pas autant imposés par la force qu’on veut bien le dire.

    Je veux bien le croire. Mais on peut tenir le même raisonnement pour le français par rapport à l’occitan.

    dans un futur peut-être pas si lointain, c’est le français que vous appréciez qui sera au même niveau d’agonie que les langues régionales aujourd’hui.

    Et puis quoi ? Si le français doit disparaître il disparaitra et puis voilà. Quelle importance ?

    Et ne pas avoir tout sauvé fera certainement que l’on ne pourra certainement rien sauver...

    Sachant que sans doute 50% du vocabulaire anglais vient directement du français, même si le français devait disparaitre sans autre forme de procès il en resterait pas mal.

    Mais vous vous fichez peut-être de l’avenir,

    Pourquoi supposer que nos descendants seront malheureux si ils ne parlent pas français ? Ils vivront leur vie, pas la nôtre.

    Et puis la diversité culturelle, voilà tout. Difficile d’être contre...

    Comme si la diversité culturelle était liée à langue. Comme si un anglais d’Oxford, un Nigérian anglophone, un Pakistanais anglophone, avaient la même culture. Comme si un portugais et un mozambicain lusophone avaient la même culture...

    Là, j’ai quand même envie de vous retourner la question : de quel droit l’Etat Français décide-t-il de ce qui est ou de ce qui n’est pas une valeur culturelle ou digne d’être considéré comme tel ?

    Où voyez-vous que l’état décide d’une telle chose ?

    Je trouve aussi que le panneau, c’est peu. Son rôle (assumé) est avant tout de susciter l’interrogation, la curiosité...un peu comme tous les biens culturels, en somme.

    Un panneau de circulation est un panneau de circulation, il n’est pas là pour susciter l’interrogation mais pour donner une information assimilable immédiatemment.

  • > Occitâneries
    2 décembre 2010, par Autochtone palois  

    Article tout à fait intéressant, qui permet de mettre à l’endroit la vérité historique, "oubliée" par ceux qui veulent à tout prix imposer dans nos têtes une création artificielle : l’Occitanie. Les totalitarismes politiques sont nés de ce genre de postulat : ils expliquent tout à partie de bases fausses. smiley smiley smiley

    Il faudrait rappeler aussi que les latins (les romains) dominateurs, ont amené ici, il y a 2000 ans, leur langue, qui a supplanté la langue pratiquée dans nos Pyrénées occidentales depuis des millénaires, l’ancêtre du basque moderne.

    Il faudrait rappeler que, par exemple, les noms (toponymes) de la vallée d’Aspe, de Laruns, d’Izeste, de Gelos ou de Bizanos sont d’origine antérieure à l’arrivée de la langue latine.

    Rappeler aussi que des "fondamentaux de la culture pyrénéenne sont partagés entre Béarnais, Bigourdans et Basques, comme le droit d’aînesse (interdit à la Révolution), les chants polyphoniques, ou des croyances païennes encore vivaces.

    Long débat, qui risque très vite de se transformer ici en polémique, dont les activistes occitanistes sont friands, en transformant le débat scientifique en débat extrême-gauche contre extrême-droite.

  • > Occitâneries
    2 décembre 2010, par Autochtone palois  

    Article intéressant mais qui, trop marqué par un camp (parti, clan ?), désigne de manière condescendante Hestiv’Oc comme manifestation panurgique.

    Le mot "identitaire" est-il utilisé ici (inconsciemment ? volontairement ?)comme un rappel du tristement fameux "bloc identitaire" ? C’est lourd.

    Hestiv’Oc permet de partager en toute convivialité des moments où ceux d’ici se "retrouvent", retrouvent un peu de leurs racines. Et tout le monde, d’ici ou d’ailleurs y est invité.

  • > Occitâneries
    2 décembre 2010, par Daniel Sango  

    Il serait interéssant de faire un historique des langues qui ont été pratiquées dans la région, depuis les onomatopées de la préhistoire jusqu’au français de nos jours. On y trouverait probablement quelques dialectes Celtes, des variantes d’influence latines, le Gascon et sans doute bien d’autres, le tout dans une évolution continue de la langue en fonction des influences liées aux invasions,dominations étrangères et déplacements de population.

    Alors oui, pourquoi dire que notre langue est le Gascon (ou l’Occitan) parlé seulement à une époque bien précise de notre histoire ?

    La version de la langue des cavernes me paraît tout aussi justifiée.

    L’an prochain ce ne sera pas Hestivoc avec des foulards jaunes, il faudra être vêtu de peaux de bêtes...

    On n’arrête pas le progrès...

  • > Occitâneries
    2 décembre 2010, par claudiqus  

    Un peu lourds ... tous ces débats revendicatifs d’un idiome qui serait le signe évident d’une souche ancrée bien profond et d’un attachement à un terroir censé donner quoi ? une quelconque préséance d’enracinement et de prévaloir sur l’estranger ?

    Pour le pauvre itinérant tel que je fus très longtemps, ce genre de polémique houleuse et séparatiste lui passe largement au dessus de la tête, et ne débouche pas sur grand chose de constructif et réunificateur !

    Nous sommes avant tout Français, il me semble ! mais peut-être que ma cruelle condition de non enraciné perpétuel m’empêche d’être farouchement identitaire territorial, pour me contenter de n’être que banalement laïque et républicain ... smiley

  • > Occitâneries
    2 décembre 2010, par Autochtone palois  
    On peut être banalement républicain, démocrate et laïque ET avoir une identité, non ?

  • > Occitâneries
    2 décembre 2010, par Marc  

    "On peut être banalement républicain, démocrate et laïque ET avoir une identité, non ?"

    Absolument. L’identité de chacun de nous est plurielle, et il n’y a aucune raison d’empêcher ceux qui se réclament de l’Occitanie de la pratiquer. Il en va de même pour le basque, le breton, le béarnais, le gascon, etc...

    Cependant, il n’y a également aucune raison que l’Etat ou les collectivités locales participent à ces pratiques et les financent. Les écoles qui enseignent les dialectes régionaux ne devraient pas être subventionnées. Et les panneaux routiers doivent rester en français.

  • > Occitâneries
    4 décembre 2010, par le coq  
    S’agissant d’occitaneries je peux continuer....le message de Marc : Il y a bien des socialistes qui veulent De l’or ET une Royal qui veut la République !!!! Il faut être français pour comprendre.

  • > Occitâneries
    2 décembre 2010, par claudiqus  
    Bien entendu, AP ! mon intention n’était pas de démontrer le contraire, mais simplement qu’aujourd’hui, nous sommes tous, Bretons, Gascons, Provencaux, nordistes ou sudistes, liés à une même nation, soumis aux mêmes droits et devoirs, ce qui à mes yeux parait plus important que le désir forcené d’une particularité restrictive et autonome . la France est un pays de provinces, duchés, contés et fiefs anciens, les querelles de clocher y ont toujours été pléthores, mais cette reconnaissance d’identité, au demeurant plaisante de par sa richesse, peut devenir lassante, voire dangereuse si elle franchit les frontières de la dissidence . le folklore participe à la richesse culturelle tant qu’il se manifeste par le spectacle, son rôle n’est pas de s’attaquer aux institutions . smiley

  • > Occitâneries
    2 décembre 2010, par Maximo  
    provinces, duchés, contés...
    trois... au moins ! Ne saurais-tu plus comter ?? Ne nous compte pas des salades, hein ? smiley

  • > Occitâneries
    2 décembre 2010, par claudiqus  
    Tu oublies les fiefs anciens ! ça fait quatre ! et une salade de trèfle à quatre feuilles, ça porte bonheur !.. smiley

  • > Occitâneries
    2 décembre 2010, par Autochtone palois  
    De plus j’aimerais dire à "Edouard Girard" qu’il a fait un amalgame inacceptable en assimilant l’esprit d’Hestiv’Oc à la manifestation des ultra-minoritaires du groupuscule d’ultra-gauche "Libertad". (J’étais à quelques mètres de la banderole photographiée et je peux en témoigner).

  • > Occitâneries
    2 décembre 2010, par claudiqus  
    Oui ! ça m’avait paru douteux aussi . le but d’Hestiv’Oc est essentiellement festif, faut pas tout mélanger ... smiley

  • > Occitâneries
    3 décembre 2010, par Autochtone palois  
    Alors "Edouard Girard", on écrit un texte "béarniste" et on s’échappe ?

  • > Occitâneries
    3 décembre 2010, par Marc  

    "Alors "Edouard Girard", on écrit un texte "béarniste" et on s’échappe ?"

    Effectivement, ils sont nombreux à A@P ceux qui écrivent de doctes articles et disparaissent dès qu’ils sont contredit. c’est sans doute leur conception du dialogue...

  • La guéguerre des "graphies"
    3 décembre 2010, par AB  

    Je me souviens de la guéguerre des "graphies" qui continuaient encore dans les années 1970-1980. Des partisans, certains assez jeunes, de la graphie "occitane" s’adressaient aux vieux gascons qui avaient utilisé la graphie "gasconne" pour écrire leurs textes. La consternation de certains séniors devant ces blancs-becs qui les encourageaient à ré-écrire leurs textes en utilisant la graphie "occitane", la graphie "de l’avenir"...

    IN MEMORIAM

    REQUIESCAT IN PACE

    AB. Ni Dieu, ni Marx

  • > La guéguerre des "graphies"
    3 décembre 2010, par AB  

    Je vous recommande la lecture de l’article calme de Jean Lafitte (L’Eclair, 27.9.2008) "Occitan et Béarnais : vers la paix des braves ?"

    J.Lafitte évoque "l’adoption par la plupart des enseignants du système "occitan" d’écriture qu’un pharmacien languedocien a défini pour sa langue en 1935 et adapté tant bien que mal au gascon en 1952 ; mais les locuteurs béarnais et gascons, habitués à un système autochtone, n’ont pu se faire au nouveau..."

    C’est amusant : lorsqu’on se parle on se comprend... lorsqu’on écrit et qu’on publie... c’est l’incompréhension et même la bagarre.

  • > La guéguerre des "graphies"
    3 décembre 2010, par claudiqus  
    Devine pourquoi, AB ? lorsqu’on se parle dans les yeux, on respecte son interlocuteur pour éviter la bagarre ... virtuellement, on est à l’abri, relativement bien sûr, alors on se lâche ... smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    3 décembre 2010, par louison  

    je viens de voir l’ensemble du débat, en survolant plusieurs inutilités et des propos très limites pour le XXIème siècle, mais passons, et j’ai juste envie de dire : Mais quelle branlette intellectuelle messieurs ! c’est fou comme un ordinateur délie les langues, enfin devrais-dire les mains. Le reste à savoir c’est : est-ce que l’école tolère ce genre d’apprentissage numérique, et si oui et bien elle vous y a bien formé. Enfin laissons cela, que voulez des hommes ont bien du mal à s’exprimer publiquement, syndrome classique.

    et bien sinon je suis bien surprise du ton de certains commentaires. Allons messieurs si les gens ont besoin de se revendiquer occitan qu’est ce que cela peut bien vous faire. Moi absolument rien, je juge qu’il est important de savoir parler plusieurs langues et d’enrichir constamment son répertoire. Mon fils est en classe européenne pour information et ça ne fait pas de lui un bilingue au contraire, à peine deux matières où on lui parle vaguement anglais en plus de l’option langue anglais classique. Alors avec le recul je me dis que j’aurais du le mettre en Calendreta, au moins il aurait eu un niveau en langues latines ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

    ensuite pour répondre brièvement à une autre remarque qui me semble scandaleuse tout de même, c’est qu’il existe bien des écoles publiques bilingues, ce sont des classes bilingues, occitan-français. (il existe même des crèches), bon et bien actuellement l’état ne débloque que peu de moyens pour ces écoles, alors que ce sont des écoles publiques, et actuellement il y a de deux à trois à instituteurs qui parviennent à obtenir le diplôme chaque année en Aquitaine, puisqu’on ne débloque pas de place pour les autres.

    Enfin je crois sincèrement qu’on ne doit pas dire aux gens que ce qu’ils sont où ce qu’ils pensent est fondamentalement merdique, personne n’a la science infuse, et si vous le prétendez, et bien j’ai grande peine pour vous, car sachez qu’il n’y a pas plus grande misère au monde, qu’un homme qui pense tout savoir.

    une lectrice sincèrement choquée.

    PS : j’étais aussi à Hestiv’oc et j’ai trouvé cette action pas mal faîte. Au moins madame Lignère-Cassou s’est déridée pendant une seconde, c’était bien drôle.

  • > La guéguerre des "graphies"
    3 décembre 2010, par pehache  

    ensuite pour répondre brièvement à une autre remarque qui me semble scandaleuse tout de même, c’est qu’il existe bien des écoles publiques bilingues, ce sont des classes bilingues, occitan-français. (il existe même des crèches), bon et bien actuellement l’état ne débloque que peu de moyens pour ces écoles, alors que ce sont des écoles publiques,

    Et pourquoi devrait-il débloquer plus de moyens pour ces écoles que pour les autres smiley ???

    Pour votre information l’état n’arrive même pas à assurer un niveau d’enseignement correct en anglais en primaire, alors que c’est au programme officiel. L’état n’arrive même pas à garantir que tous les enfants sachent lire et écrire correctement.

    Alors avant de penser au superflu (l’occitan) l’état ferait bien de penser aux bases.

  • > La guéguerre des "graphies"
    3 décembre 2010, par claudiqus  

    Ma foi oui, Pehache ! 70 % d’échec scolaire national, c’est une belle réussite !

    Quant à l’étalage de billeveusées évoqué par Dame Louison, sussurer à un quidam que l’on ne connait ni d’Eve ni d’Adam qu’il s’adonne joyeusement à la schizo-nébulo-amalgamo mania est un bel exemple de la polyphonie ambiante !... smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    6 mars 2011  
    Pehache je t’invite à visiter une calandreta ou une école publique bilingue car apparement tu ne sais pas ce qui ce passe dans ces écoles. Je te rappelle que les calandretas, ce serait bien que vous l’écriviez correctement...avec l’apprentissage en immersion les gamins sortent bilingues et de plus ce cursus permet de voir 2 grammaires et conjugaisons de même origine latine. Et c’est la langue du pays que cela te plaise ou non, c’est une langue vivante et qui vit toujours malgré tous les gens comme toi qui aimerait que ces cons de bouseux arrêtent de t’emmerder avec leur culture qui ne sert à rien.. Tu est d’origine savoyarde, tu vis maintenant en béarn, alors respectes au moins la culture des gens qui vivent ici et qui parlent, chantent ,dansent leur langue depuis toujours, on a pas besoin de tes commentaires, la preuve je sais pas si tu as suivi le carnaval bianès de pau bat son plein, je suis l’un des bénévoles qui bossont sur cet évènement festif et culturel depuis 1986, ce sont des milliers de JEUNES qui ce retrouvent tous les soirs pour faire la fête,s’amuser, et autour d’un paramètre commun leur culture !! Et cerise sur le gâteau pleins de personnes jeunes et plus anciens qui ne connaissent pas cette culture vienne partager découvrir cette fête populaire, ça c’est la vie réelle de tous les jours. c’est notre culture vivante, tu ne la connais pas. Tu est quand même un tantinet gonflé quand tu prétends que le pognon donné aux écoles en immersion type calandretas vient mettre en péril le budget de l’éducation nationale, forcément c’est plus facile d’avoir une tête de turc, c’est quand pas la faute des calandretas, diwan, ikastolas, bressolas..si ce gouvernement supprime à tours de bras postes d’enseignants, des classes entières, pourquoi tu ne les dénonces pas à eux, c’est plus facile de s’en prendre aux soi disants plus faibles. Tes commentaires sur tous les sujets de ce site deviennent pénibles, tu as réponse à tout sur tout mais tu ne proposes pas grand chose en vérité à part tes critiques systématiques, comme on dit ici tu nous "harte".. Si zemmour arrête un jour ces persifflages j’ai trouvé son remplacant.. Enfin t’est pas le seul les AB, MAximo,Claudiqus ...sont pas mal non plus. Enfin un petit au modérateur de ce site ce serait sympa qu’il arrête de censurer mes réponses, ces derniers temps tous mes articles ne sont pas parus. merci

  • > La guéguerre des "graphies"
    7 mars 2011, par Marc  
    Puisque l’occitan est une langue tellement vivante, pourquoi n’écrivez vous pas vos digressions en occitan, je suis sur qu’il y aurait plein de béarnais pour vous comprendre et répondre dans la même langue. En outre, cela nous éviterait de souffrir de tous les outrages que vous faites subir à la langue française.

  • > La guéguerre des "graphies"
    7 mars 2011, par pehache  

    on a pas besoin de tes commentaires,[...]Enfin t’est pas le seul les AB, MAximo,Claudiqus ...sont pas mal non plus.

    C’est sûr que c’est plus facile de ne débattre qu’avec des gens qui sont d’accord avec soi et de vouloir que les autres se taisent. Quel grand démocrate que voilà...

    la preuve je sais pas si tu as suivi le carnaval bianès de pau bat son plein,

    J’ai assisté une fois à la pantalonnade. Notamment le jugement qui avait l’air rigolo, mais comme il était déclamé en béarnais je ne comprenais pas. J’avais demandé à quelques personnes autour de moi dans la foule si elles comprenaient, et je n’avais récolté que des moues désolées... Ce qui en dit long sur l’impressionnant pourcentage de gens qui comprennent le béarnais, d’ailleurs...

    Mais comme faire le discours en béarnais semble plus important aux organisateurs que de partager et d’être compris par tout le monde, je préfère vous laisser entre vous, c’est ce que vous aimez le plus.

    Tu est quand même un tantinet gonflé quand tu prétends que le pognon donné aux écoles en immersion type calandretas vient mettre en péril le budget de l’éducation nationale,

    Ce n’est pas ce que j’ai dit.

    Je dis simplement que les dépenses d’argent public (venant de l’état ET des collectivités loclales) par élève dans les Calandretas est certainement nettement plus élevé que pour les élèves d’une école publique lambda (beaucoup moins d’élèves par classe, nombreux emplois associatifs aidés...), et que ce shéma n’est pas généralisable.

    Après chacun en tire les conclusions qu’il veut.

  • > La guéguerre des "graphies"
    7 mars 2011, par claudiqus  

    Apparemment, notre ami sans pseudo a un sens du partage et du mixage culturel remarquable par son objectivité !

    Pour preuve, le simple fait de comparer les priorités de subventionnement des calendretas par rapport aux écoles publiques est assimilé à un irrespect notoire !... on est tout proche de l’atteinte à l’identité culturelle, évocation décalée sur les propos d’Eric Zemmour, dont j’ai du mal à faire le rapprochement !

    C’est évident : faire du protectionnisme identitaire est le plus sûr moyen de rester entre gens du même bloc, se gausser des non initiés et pleurnicher ensuite du manque de compréhension (compréhensible) de ces estrangers outrecuidants ... smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    3 décembre 2010, par Marc  

    "Allons messieurs si les gens ont besoin de se revendiquer occitan qu’est ce que cela peut bien vous faire"

    Exactement, cela ne nous fait rien du tout et on s’en fiche. Mais là ou rien ne va plus c’est lorsque cette revendication s’accompagne de demandes de subventions par l’Etat ou les collecitvités locales. Comme Pehache le dit très bien, l’éducation nationale peine déjà à assurer ses missions de base, il est inutile d’en rajouter qui ne sont pas fondamentales.

  • > La guéguerre des "graphies"
    3 décembre 2010, par louison  

    et bien messieurs merci de m’insulter je vois que le débat est d’un niveau intersidéral.

    Vous voulez de l’argent pour les écoles publiques, alors demandez à M. Sarkozy de renoncer aux primes ministérielles et autres jets privés.

    Merci pour les insultes elles sont je le vois sincères. Et bien quelle véhémence. Si vous en venez à insulter tous les citoyens, et bien messieurs vous n’êtes pas digne de parler au nom de la République. Vous êtes une honte.

  • > La guéguerre des "graphies"
    3 décembre 2010, par Marc  

    "et bien messieurs merci de m’insulter je vois que le débat est d’un niveau intersidéral".

    Ca c’est un comble ! Cette dame ( ?) nous agresse en nous expliquant que nous ne faisons que nous livrer à de la "branlette intellectuelle" (sic), entre autres amabilités, et maintenant elle se plaint d’être insultée ? smiley En outre, il n’y a pas trace d’insultes dans les réponses qui lui ont été faites. Mais peut-être n’a t’elle plus rien à dire...

    Du reste, il me semble voir beaucoup de similitudes entre les écrits de "Louison" et ceux livrés sous un autre pseudo bien connu.

  • > La guéguerre des "graphies"
    3 décembre 2010, par pehache  
    Des noms smiley !!!

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par claudiqus  
    Diantre ! et c’est quoi-t’est-ce, un niveau intersidéral ? smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par Marc  
    Comme au théatre de boulevard, un personnage entre quant l’autre sort ...

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par Maximo  
    nd

    Mon fils est en classe européenne et ça ne fait pas de lui un bilingue a dit Louison
    Le vôtre non, mais le mien, oui ! Parce qu’il a fait ça intelligemment, en bossant, en parlant, en allant aussi souvent que possible en vacances en Allemagne (puisqu’il était en classe européenne-allemand), qu’il y a passé une année en érasmus ensuite, en y a fait des stages enfin. Il est parfaitement bilingue et c’est la classe européenne qui l’a permis.

    Bon, si vous attendez de la classe européenne et uniquement d’elle, le biliguisme parfait, alors en effet, vous serez déçue car ce n’est pas son rôle. Vous attendez du cours d’histoire le niveau agreg ? Du cours de math le Nobel ? Du cours d’instruction civique le niveau du concours de l’ENA ?

    Vous n’avez pas compris ce qu’était l’enseignement général.

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par Maximo  

    Pardon d’ajouter une précision :mon fiston n’a pas fait de l’allemand sa spécialité : il a fait une prépa scientifique et est chercheur en sciences. son bilinguisme franco-allemand a été déterminant pour perfectionner son anglais : il est dorénavant trilingue et bosse entre Paris, USA et Munich.

    Je transforme votre propos : mon fils était en classe européenne, ça a fait de lui un parfait trilingue.

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par Maximo  
    et j’en rajoute encore :
    il est dorénavant trilingue et bosse entre Paris, USA et Munich.
    ce qui est au moins aussi sympa que d’être trilingue français-béarnais-occitan et de bosser entre Arthez-de Béarn, Gurmençon et Vic-en-Bigorre. smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par le coq  
    Avec un tel programme, il ne faut pas être étonné d’avoir des chercheurs très âgés ! En effet un chercheur n’est pas celui qui trouve, il perdrait son statut de fonctionnaire... ! Mais apprendre le français et l’allemand pour parler anglais c’est tout aussi bon. Il est vrai que Français et Allemands ce sont toujours battus contre les Anglais. Il fallait oser le dire....

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par Autochtone palois  
    Ma conclusion sur ce sujet : Qu’on apprenne l’occitan comme on apprend à jouer du piano, c’est très bien ! smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par Maximo  
    ah, non ! smiley la musique est un art, pas une langue... et un art, vivant... smiley je dirais même plus... un spectacle vivant smiley !!

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par claudiqus  
    Avec les mains alors, AP, comme l’Italien ? ... smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par Maximo  
    parce que tu crois, coq, qu’un chercheur établi outre Atlantique a le statut de fonctionnaire ??? Faudra mieux te renseigner, olg guy... Quant à l’âge de mon auguste rejeton, c’est pas pour le défendre, mais il a 27 ans. Serait-il déjà un chercheur "très âgé" ?

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par Carola  

    Houla ! ben ça bastonne dur par ici ! Je découvre la discussion un peu à retardement.... Il faut dire que la cuisine de l’article porte tous les ingrédients d’une bonne bataille gauloise ! smiley

    J’ai un peu du mal à vous suivre E.G. Pourquoi cette haine de la langue et de la diversité ? Pourquoi ce mépris de la fête ? Et il faudrait se réjouir d’emmener tout ça au tribunal ? Mon dieu que c’est triste ! smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par pehache  
    Ce n’est pas la fête qui a été emmenée au tribunal, mais les panneaux bilingues. Et je ne vois pas ce que ça a de triste.

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par Carola  

    Je ne vois pas non plus ce que Dieu vient faire là-dedans, vous auriez pu le dire aussi...

    Oui j’ai bien compris que c’était des panneaux hérétiques pour les gascons et les béarnais, et je trouve regrettable un tel bazar pour cette querelle de village gaulois...

    Vous avez raison, en un sens, c’est plutôt rigolo mais le ton de l’article ne l’est vraiment pas.

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par Carola  

    Je suis un peu dure, c’est vrai, parce que pas qualifiée pour m’énerver avec ça. Mille excuses Monsieur E.G. car vous nous donnez des repères historiques de la langue béarnaise.

    Total respect pour votre langue maternelle smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par le coq  
    Salut Maximo !! Il y a longtemps que nous n’avons pas croisé le fer.... ! Je n’ai rien contre ta descendance dans la mesure où l’amélioration est génétiquement sensible (visible). Il faudra donc qu’il trouve la différence et non qu’il la cherche quelle que soit la langue ! L’appât était tellement présent que je n’ai pas pu dévier. Il y a des places à prendre...Bachelot, Allègre, Hulot, et d’autres hors des frontières du Béarn. Ici on a des idées et du pétrole et la joie de vivre.

  • > La guéguerre des "graphies"
    4 décembre 2010, par Maximo  
    Je n’ai rien contre ta descendance dans la mesure où l’amélioration est génétiquement sensible
    saloooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par le coq  
    Sur le coup tu n’as pas tort de jouer du cor et de l’écho dans nos montagnes...sache que je voulais seulement un humour maximo piquant. Bravo pour ta réponse.

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par claudiqus  
    En général, on espère toujours que sa descendance remonte le niveau ... smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par Maximo  
    Mais... smiley qu’est-ce que vous avez contre moi dès le matin aux aurores, là, les deux pieds nickelés ? smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par le coq  
    C’est tout simple Maximo, on cherchait une tête de Turc parlant Béarnais à l’heure de la messe Romaine.......

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par Maximo  


    -  lale taklit eden ve el bardak almak,
    -  Ve karmin dudakları olan bir kızın yanında,
    -  Bir tekerlek gibi dönen Ahşap neşeyle mavi gökyüzü
    -  olacak, bir fırtına içinde, aniden ters.

    -  Tulip imitantem accipe paterasque
    -  Et iuxta Carmine puella ore
    -  libenter bibere puteulanus divum rotam conversus
    -  erit in aura, subito contra.

    Joli quatrain dominical de Ommar Khayyâm, traduit du persan en turc puis latin pour faire plaisir à cet ostrogoth

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par claudiqus  

    Mazette ! smiley

    du coup on a un Béarnais dominical et matinal qui nous déclame du Bachi-bouzouk en latin !

    pas tout compris, mais je crains le pire avec une puella conversus in subito ... smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par Marc  
    J’avais cru comprendre que vous étiez un latiniste émérite ?

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par claudiqus  
    oui ... vous auriez surtout cru pouvoir laisser croire que j’eusse aimé pouvoir vous faire croire à ce que vous aimeriez que l’on cru, afin que je ne puisse être cru ! smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par Autochtone palois  

    Cher claudiqus, encore une fois, le maniement de l’imparfait du subjonctif est à haut risque, surtout quand la mèche est courte smiley et que l’on a une grammaire claudicante (pour la grand-mère, je ne sais pas). On risque d’être cuit avant d’être cru.

    Au lieu de :

    vous auriez surtout cru pouvoir laisser croire que j’eusse aimé pouvoir vous faire croire à ce que vous aimeriez que l’on cru, afin que je ne puisse être cru !

    j’aurais écrit :

    Vous auriez surtout cru pouvoir laisser croire que j’eus aimé pouvoir vous faire croire que l’on crut, afin que je puisse être cru !

    Mais je peux me tromper...

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par Maximo  

    Mais je peux me tromper...
    En effet smiley

    ...vous faire croire que l’on crût

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par Autochtone palois  
    "crût" à l’imparfait du subjonctif, mais "crut" au passé simple, ce qui est plutôt le cas ici !

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par Maximo  
    Ben non..... c’est un subjonctif sans aucun doute.

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par claudiqus  
    Non AP, je préfère le premier cru, car le deuxième en modifie légèrement le sens et suppose que je pus avoir voulu faire croire ce que Marc voulait que l’on crut, et auquel je n’aurais jamais prétendu .... smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par Maximo  

    méééééééééééé, vous êtes des boulets, les gamins, aujourd’hui !

    ce que Marc voulait que l’on crut

    ce que Marc voulait que l’on CRÛT smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par claudiqus  
    qu’est-c’qui y’a ? elles sont pas bonnes, mes boulettes ? smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par Maximo  

    ah, ben tiens... à propos de cru, voici la traduction française (que j’ai enfin terminée car après le turc, le latin, l’occitan et le basque, j’en avais perdu mon persan) du joli quatrain que je vous livrai plus haut :

    -  Imite la tulipe et prends la coupe en main,
    -  Et tout près d’une fille aux lèvres de carmin,
    -  Bois gaiement : le ciel bleu tournant comme une roue
    -  Va, dans un coup de vent, te renverser soudain.

    de Ommar Khayyâm, immense poète perse qui chanta si bien l’amour et le vin. Il n’a rien à voir avec ce que nous disions ici, mais ce matin j’avais l’humeur badine. D’où ces 4 vers. Et après tout un peu de poésie dans ce webmonde palo-alternatif de brutes ne fait pas de mal.

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par Autochtone palois  
    Ceux qui percent les barriques ont toujours été des poètes !

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par Marc  
    Superbe. Mais le "tulip" latin est un néologisme, n’est ce pas ?

  • > La guéguerre des "graphies"
    5 décembre 2010, par AK Pô  
    une petite dernière avant la nuit

    "Fondamentalement, le calvinisme est connu sous l’acronyme : TULIP "

    Dans ce cas, c’est tue-lippe smiley

  • > La guéguerre des "graphies"
    6 décembre 2010, par AB  
    Merci, Maximo, "un peu de poésie dans ce webmonde palo-alternatif de brutes ne fait pas de mal"... Plaisir de retrouver O.Khayyam.

  • Bi-lingue, trilingue... Guerre des classes maintenant ?
    6 décembre 2010, par AB  

    "...si vous attendez de la classe européenne, et uniquement d’elle, le bilinguisme parfait..."

    N’ayant pas connu ces classes un peu élitistes (il n’y en avait pas) je peux vous assurer qu’on peut apprendre des langues étrangères dans n’importe quelle classe... suffit d’écouter, prendre des notes, bosser à la maison, lire des textes...

    Actuellement CGR StLouis, centre ville, passe 7 films en version originale sous-titrée en français ! Pourquoi pas aller voir Harry Potter en version anglishe ?!

  • > Bi-lingue, trilingue... Guerre des classes maintenant ?
    6 décembre 2010, par Louis H  

    je peux vous assurer qu’on peut apprendre des langues étrangères dans n’importe quelle classe... suffit d’écouter, prendre des notes, bosser à la maison, lire des textes...

    avec cette "méthode" ça sera au mieux l’anglais selon Maurice Chevalier juste suffisant pour commander un coca ou faire "deviner" à un taxi qu’on veut aller à tel hôtel !

    Aucun recruteur ne se risquera en 2010 à embaucher un candidat qui ne sera pas capable de tenir sa place dans n’importe quelle réunion ou discussion

  • > Bi-lingue, trilingue... Guerre des classes maintenant ?
    7 décembre 2010, par pehache  
    Vous exagérez, Louis H. Si les recruteurs ne devaient embaucher que des fluent in english, ils embaucheraient bien peu de diplômés français ! Entre deux candidats "égaux" par ailleurs, l’anglais peut faire la différence, mais un recruteur ne laisse pas échapper un profil intéressant juste à cause de l’anglais.

  • abalzac
    7 décembre 2010, par AB  

    "...avec cette "méthode" ça sera au mieux L’ANGLAIS SELON MAURICE CHEVALIER..."

    Je suis plutôt "fluent in English"... et cela grâce au travail proposé par un professeur diplômé compétent qui prononçait correctement la langue enseignée et qui nous faisait travailler. Il n’y a pas de secret : il faut bosser pour apprendre. Leçons, devoirs, révisions, contrôles... Oui, l’école a un petit (très petit) côté bagne...

  •    
     
     
     
    Les rubriques d’A@P
    Citoyenneté
    A compte d’auteurs
    "Arpenteurs sans limites"
    "Les sorties de Michou"
    "Un samedi par semaine - tome 2"
    "Un samedi par semaine - tome I"
    Au ras du bitume
    Enquêtes
    Evasion
    Maréchaussée Paloise
    A@P.com
    Courrier d’e-lecteurs
    Hommes et femmes d’ici !
    Opinion
    Portraits, Entretiens
    Tribune Libre
    Humeurs
    La Charte d’A@P
    Le défouloir !
    Les cartons
    Les cartons mi-figues mi-raisins
    Les cartons rouges
    Les cartons verts
    Les Nouvelles Pratiques Municipales (NPM)
    Vu dans la presse
    ”Les Causeries d’A@P”
    Détente
    Loisirs
    Spectacles
    Economie
    Aéroport Pau-Pyrénées
    Enjeux
    Enjeux environnementaux
    Enjeux européens
    Enjeux sociétaux
    Grand Pau
    Lescar
    Billère
    Gan
    Gelos
    Idron
    Jurançon
    La CDA Pau-Pyrénées
    Lons
    Point de vue
    Grands projets
    "LGV des Pyrénées" : la desserte du Béarn et de la Bigorre
    BHNS (Bus à Haut Niveau de Services)
    Le "Pau-Canfranc", la Traversée Centrale des Pyrénées
    Nouveau complexe aquatique de Pau
    Nouvelle voie routière Pau-Oloron
    Nouvelles Halles de Pau
    Pau
    Du Côté des Quartiers
    La vie
    Une idée pour la ville
    UPPA
    Politique
    Forums des Partis
    Politique locale
    Politique régionale et nationale
    Territoires
    Aragon
    Béarn
    Bigorre
    Espagne
    Europe, Monde
    Pays Basque, Euskadi
    Pyrénées
     
       
     
      Envoyer à un ami
    Destinataire  :
    (entrez l'email du destinataire)

    De la part de 
    (entrez votre nom)

    (entrez votre email)



    [ Imprimer cet article ]
     


     
    Autres articles

    Pleure ô pays bien aimé
    Adage des gens de justice
    Thank you London 2012
    La mondialisation ? Une dynamique naturelle incontournable ?
    La mondialisation
    Questions
    L’abstention.
    Petit trou deviendra grand
    Démission ou renoncement
    Pau - « Semaine du développement durable »
    Tuerie de Toulouse : La dictature de l’immédiateté
    Réaction de B.A.P à l’article « et si B.A.P révisait (partiellement) ses objectifs »
    Expulsions locatives
    Obsolescence
    Et si BAP revisitait (partiellement) ses objectifs ?
    « Valeurs » ! Vous avez dit « valeurs » ? Comme c’est bizarre !
    Oui et non
    Un sociologue et l’occitan
    Le P.P.P. n’est pas toujours « Pau Portes des Pyrénées » !
    Parents : Vous êtes tous des assassins ???



    [ Haut ]
     

    Vous pouvez afficher les publications de Altern@tives-P@loises sur votre site.

    Site mis en ligne avec SPIP | Squelette GNU/GPL disponible sur © bloOg | © Altern@tives-P@loises