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Point de vue : L’ours en Europe et l’exception française...

dimanche 18 juin 2006


18 juin 2006, message de Golfech Lu sur le site : http://www.loup-ours-berger.org/2006/05/ours_europe.html

L’ours en Europe et l’exception française

L’Italie, l’Autriche et l’Espagne ont aussi renforcé ces dernières années la population d’ours dans leurs montagnes, où ces expériences, assorties de politiques d’accompagnement, ont permis de sauver leur présence.

En France, la politique d’accompagnement proposée par le ministère de l’Ecologie est du même ordre, mais les éleveurs anti-ours organisent un tel bordel, soutenus par des politiciens près à enfreindre (ou à faire enfreindre) la loi qu’il est permis de se poser des questions sur le respect des lois dans les montagnes pyrénéennes.

L’arrivée la semaine dernière des deux premières ourses Palouma et Franska s’apparente à un jeu du chat et de la souris. Les anti-ours hilares étaient partis d’Arbas en vainqueurs. Les gendarmes vexés se sont jurés de ne plus se faire prendre, et ont bernés ceux-çi pour le lâcher de Franska. De l’extérieur, le comportement d’adolescents rebelles des bergers anti-ours est risible, mais effrayant. Il est loin le côté sympatique des bergers de Praz-sur-Arly qui organisent des visites de la bergerie en plein agnelage.

La guerre de l’ours

Les éleveurs anti-ours "tiennent des positions", organisent des "barrages", pistent les gendarmes, parcourent les lieux de lâchers avec pétards, fusées et cloches pour effrayer les jeunes ourses relâchées.

D’autres abandonnent du miel mélangé à des débris de verre en guise de cadeau de bienvenue. Extrémisme violent et sanguinaire. Voilà le résultat de la politique et des discours "guerriers" de Jean Lassalle et d’Augustin Bonrepaux qui portent sur leurs épaules le commandement des troupes paramilitaires qui disent "sauvegarder le patrimoine pyrénéen" et vouloir présenter "un autre visage". Le visage de la haine et de l’anarchie paysanne ?

Détermination ministérielle

Nelly Olin ne compte pas se laisser déborder par ceux qui ont refusés tout dialogue avant de crier à "l’obscurentisme" et au "passage en force". Qui utilisent la force ? Qui manipulent les médias et pleurent sur les dégâts causés par l’ours dans des troupeaux abandonnés ?

Dans les Pyrénées françaises, trois nouveaux ours slovènes sont encore attendus pour renforcer une population de 14 à 18 individus. Faudra t-il forcer les barrages, parachuter des troupes, envoyer le Clémenceau pour appliquer le plan du gouvernement qui est passé de la réintroduction de 15 ours à 5 cinq ? Belle concession accordée aux éleveurs, alors que tous les spécialistes estiment que ce ne sera pas suffisant pour sauvegarder l’espèce.

Négociations et boycott

Qu’on cédé les éleveurs en contre partie ? Rien ! ils ont commis de nouveaux actes de violences et semblent au dessus des lois. Les télévisions regardent, font de l’audimat. A part les anti-ours notoires qui braillent comme des veaux, les hommes politiques se taisent. D’autres chats à fouetter.

Après le saccage d’Arbas, les maires et les habitants de Bagnères-de-Bigorre s’attendent au pire lors du prochain pic-nic "non violent". La violence est déjà annoncée et justifiée par des "refus du dialogue" et autres stigmatisations de la "colère" et des "injures" de la ministre après l’échec du lâcher d’Arbas et les pleurs des enfants, déjà meurtris de la manifestation violente dans leur village.

Boycott, menaces, violences, saccages, manipulations : le pastoralisme pyrénéen est une mafia et possède ses parains, bien au dessus des lois. Vu de l’extérieur, voilà qui ne donne pas envie de parcourir les sentiers de promenades ventés par les magazines éco-touristiques finançés par la région. La Slovénie, les Monts Cantabriques, les Tatras deviennent des destinations bien plus reposantes.

Les éleveurs pyrénéens sont-ils une exception française ?

Il y a 3 000 ans, l’aire de l’ours brun couvrait l’ensemble du continent européen. Aujourd’hui, on le trouve surtout en Scandinavie (Finlande et Suède) et à l’Est (Roumanie, Bulgarie) et sur le territoire de l’ex-Yougoslavie. Ainsi, la Slovénie, qui abrite près de 800 ours, après une très bonne gestion de la population ursine accepte d’en céder depuis une quinzaine d’années aux pays qui le lui demandent.

L’Espagne, l’Italie et l’Autriche abritent en revanche, avec la France, les populations les plus menacées et les plus isolées d’Europe, selon un rapport du ministère français de l’Ecologie.

Un programme européen pour sauvegarder les ours

L’Europe est accetée par les bergers dès qu’elle paie, pas quand elle prend une décison de sauvegarde des espèces menacées ou de leur habitat (2000). Là, elle devient "manipulée par les lobbies écologistes et citadins", par les "fonctionnaires de Bruxelles ou d’ailleurs". Le grand complot contre les populations de montagnes chères au président Lassalle !

A partir de 1992, l’Union européenne a mis en place le programme "Life" invitant les Etats membres à prendre des mesures urgentes de conservation.

L’ours en Autriche

Dès 1989, l’Autriche décide de renforcer la présence de l’ours, pratiquement disparu jusqu’à l’arrivée, en 1972, d’un vagabond venu de Slovénie voisine. Entre 1989 et 1993, trois ours issus de Slovénie et de Croatie sont relâchés dans le centre du pays, bientôt rejoints spontanément par quelques-uns de leurs congénères slovènes. Aujourd’hui, 25 à 30 de leurs descendants parcourent les Alpes autrichiennes, selon le WWF-Autriche qui a instauré des "avocats des ours", des médiateurs chargés de résoudre les conflits avec la population. Y a-t-il des avocats en France pour plaider la cause d’un animal "inutile", "non rentable" présenté comme un tueur alors que les chasseurs font bien plus de victimes humaines en un an que l’ours en trois siècle ! L’ours en Italie

Dans les Alpes italiennes, la population du Trentin survivait à peine avec trois ours quand elle a reçu entre en 1999 et 2002 le renfort de dix ours slovènes. En 2004, leur présence était estimée entre 15 et 17 ours et approuvée par 77% de la population locale. L’Italie compte par ailleurs une soixantaine d’ours bruns marsicains - plus légers que ceux de Slovénie - dans le Parc national des Abruzzes, où leur présence est un argument touristique. "Qu’il s’agisse des Abruzzes ou du Trentin, la cohabitation avec l’ours se passe bien", assure Jean-Jacques Blanchon, directeur des programmes de la Fondation Nicolas Hulot, citant également le cas de l’Espagne. L’ours en Espagne

Les efforts de protection et de promotion dans la cordillère cantabrique ont permis d’augmenter la population de plantigrades de 70% depuis 1990, pour atteindre 105 à 130 spécimens fin 2004. Un "Plan de réimplantation" de l’ours a été adopté par chaque région concernée à partir de 1989, avec un "fort engagement local" et du ministère, selon la Fondation Oso Pardo. La population des Pyrénées espagnoles reste, elle, beaucoup plus faible avec moins de 20 ours. "Les exemples réussis en Espagne, en Italie ou en Slovénie prouvent que notre espèce est capable de cohabiter avec d’autres", estime Jean-Pierre Raffin, fondateur de la chaire d’Ecologie à l’université de Jussieu et protagoniste du programme de renforcement de l’ours en 1996-1997. "On a les moyens techniques, on sait faire. Mais en France, les bergers et les éleveurs, soumis à des contraintes réelles, refusent par principe les mesures d’accompagnement et de gardiennage", déplore-t-il.

Des ânes et des imbéciles

Ils se comportent comme des "ânes", comme des "imbéciles" a dit Nelly Olin, très en colère après l’intrusion de Philippe lacube crptté sur le lieu du lâcher d’Arbas. La France à le pastoralisme le plus con et le plus violent d’Europe qui fait tourner la presse autour de son petit doigt et se fout pas mal d’être hors la loi, puisque protégé par des petits barons locaux, élus braconniers ou chanteurs susceptibles aux méthodes douteuses.

Les Français, pourtant se sont très majoritairement prononçé en faveur de l’ours. Allez-vous vous réveiller et remettre cette bande d’extrémiste à leur juste place ? Auprès de leurs troupeaux.

Agir pour l’ours

Dites votre manière de penser aux bergers, aux journalistes, aux hommes politiques. Choisissez vos gigots et vos fromages. Ayez un comportement responsable et actif. Ne laissez pas les éleveurs anti-ours ridicules vous manipuler. Soutenez les maires, adhérez aux associations, merde !


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Votre commentaire



> Point de vue : L’ours en Europe et l’exception française...
22 juin 2006, par Brebis d’Ossau  
Violence

Elle a commencé le jour où José Bové a "démonté" le Mac Do de Millau a coups de tronçonneuse. Il ne demandait rien à personne, ce restau tenu par un autochtone : tout le monde peut le boycoter en toute tranquilité. Mais le jour où toute une frange de l’opinion a cautionné cet acte de vandalisme, elle a ouvert la porte à toutes les dérives violente. "Allez-y çà paye de se faire remarquer, même en mal."

  • > Point de vue : L’ours en Europe et l’exception française...
    22 juin 2006, par Golfech  

    Adishatz

    José Bové, ouais !

    Dès qu’il aura un peu de pouvoir, il fera comme les autres cochons : il se goinfrera à l’auge de la politique en oubliant tout ceux qui l’auront porté aux nues !

    La politique est quand même un beau métier : vous pouvez dire et faire les pires conneries : personne ne s’en souvient au bout de quelques années !

    Si moi -en tant qu’électricien en intérim- je faisais un millième de leurs bêtises, je serais crâmé dans le landerneau électrique !

    Eux, non !

    Quant au Mc Do, bof ! J’y ai goûté une fois, en Allemagne, et je n’ai pas fini le hamburger (comme je n’avais pas fini ma première clope à l’école...) parce que je ne le trouvais pas à mon goût.

    "Casser" (le terme est exagéré quant on voit la façon de casser de certains à la FNSEA ou dans les officines malsaines d’extrème droite) un Mc Do, ouais, c’est médiatique, quoi !

    En tout cas, celui d’Orthez -au seul niveau architectural- est bien mieux que le bidule agricole et la gendarmerie qui le jouxte. Je ne me prononcerai pas sur le contenu de chacun ! En tout cas, je ne suis jamais revenu manger dans un Mc Do ! A chacun ses choix de vie...

    Mait, au fait : quel rapport dans votre réponse avec les ours ?

    A moins de considérer Bové comme un ours...

  • > Point de vue : L’ours en Europe et l’exception française...
    25 juin 2006, par Golfech  
    attendus du 1er procés de Millau

    Adishatz

    Pourquoi les attendus du 1er procés à Millau ne parlent’ils pas de tronçonneuse (pouvant être considérée comme une arme sur le domaine public ?

    Pourquoi Mc Donald France ne s’est pas constitué partie civile dans un souci d’apaisement si les violences avaient été telles que vous semblez le dire ?

    Et pourquoi certains autres agriculteurs ne sont jamais poursuivis -eux- pour le "saccage" de préfectures ou d’administrations ?

    Apprenez à relativiser !

    http://www.midilibre.com/dossiers/bove/palais_justice/fr/minutes.html

  • > Autant pour moi, il y’avait bien une tronçonneuse
    25 juin 2006, par Golfech  
    Autant pour moi, il y’avait bien une tronçonneuse pour couper un panneau de chantier : "Attendu qu’il est prévenu d’avoir à MILLAU (12) le 12/08/1999 en tout cas sur le territoire national et depuis temps non prescrit détruit, dégradé ou détérioré gravement et ce en réunion un bien appartenant à autrui en l’espèce en sciant à la tronçonneuse les madriers supportant le panneau du chantier du Mac Donald’s de MILLAU (12), infraction prévue et punie par les articles 322-1, 322-3 et 322- 15 du Code Pénal ;"

  • > Point de vue : L’ours en Europe et l’exception française...
    26 juin 2006, par pehache  
    Comme le dit Golfech, le monde agricole a une longue "tradition" de manifs violentes, bien avant Bové. Et tout condamnable qu’il soit, son "démontage" du McDo se situe bien en-dessous de ce qui peut se faire dans ces manifs...

  • > Point de vue : L’ours en Europe et l’exception française...
    27 juin 2006, par mike  

    Les Allemands et les Autrichiens ont compris qu’un ours n’est pas un jouet pour gogos écologistes.

    Ils ont abbatu " Bruno " qui n’avait mangé que 20 brebis...

  • > Bruno, peut-on en savoir plus ?
    27 juin 2006, par Golfech  

    Adishatz.

    Où peut-on en savoir plus sur l’histoire de cet ours "Bruno" austro-allemand ?

    Votre message est assez lapidaire et ne rentre pas dans les détails, causes, motivations, explications, etc...

    Ce serait sans doute intéressant !

    Mais est-ce qu’un cas (à étudier et vérifier) justifie la généralisation de la peine de mort pour tous les ours ? Dans ce cas, il faudrait faire de même pour les humains coupables de crimes, non ? C’est là votre message ?

  • > Bruno, peut-on en savoir plus ?
    28 juin 2006, par pehache  

    Comme sur de nombreux forums qui parlent de l’ours, l’attaque gratuite de Mike avec ses "gogos écologistes" n’a pour but que de pourrir le débat.

    "Bruno" était un ours de 3 ans, né dans le Trentin. Comme tous les jeunes ours, il était à la recherche d’un territoire où s’installer, ses périgrinations l’avaient conduit en Bavière. Il se déplaçait encore beaucoup et a fait beaucoup de dégâts sur des troupeaux, ce qui est un comportement normal pour un jeune ours. Mais il avait le tort également de s’approcher un peu trop des habitations d’après les autorités, et certains experts ont estimé que de fait il présentait un danger pour les humains.

    Notons qu’un France il existe un protocole pour gérer cette situation. Le but est d’inculquer à un ours trop familier la peur des humains : ça commence par des effarouchement divers (bruit...) quand il s’approche des habitations, jusqu’au tir de balles en caoutchouc si nécessaire. Uniquement quand tout cela a échoué, une capture est envisagée pour déplacer l’ours vers un secteur plus désert. Si ça ne suffit pas, une capture définitive s’impose. Il n’est prévu d’abattre l’ours que si celui-ci a donné des signes indiscutables d’aggressivité "gratuite" envers des humains (c’est à dire hors du contexte où l’ours cherche à protéger ses petits, sa nourriture, etc...).

    Il est clair ques autorités allemandes auraient pu d’abord appliquer ce protocole. Au lieu de cela, elles ont d’emblée ordonner la capture de l’ours par une équipe spécialisée. Et au bout de 15 jours, comme la traque était infructueuse, elles ont autorisé son abattage par quiconque.

  • > Bruno, peut-on en savoir plus ?
    1 juillet 2006, par Golfech  
    Merci, au moins c’est plus clair !

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