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Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.

lundi 12 juin 2006 par Bernard Boutin


Les Pyrénées ont été modelées, siècles après siècles, par l’homme et en tout premier lieu par le pastoralisme.

Sans les bergers, les vertes estives seraient couvertes d’une végétation incontrôlée...

Sans les bergers, les pentes abruptes ne seraient plus entretenues par les bêtes. Dès la fin de l’automne, l’herbe ayant poussé haut tout l’été, se plierait sous le poids de la neige créant ainsi un terrain propice aux avalanches...

Sans les bergers, les touristes ne trouveraient sous leurs yeux qu’une montagne inanimée, morte...

Bref l’espace Pyrénéen vit, du moins en dehors de l’hiver, grâce au pastoralisme.

L’ours, nous les citadins, on l’aime bien. Il est dans notre inconscient collectif. Qui ne se souvient du « nounours » de son enfance ?

Il nous faut pourtant être réaliste. Entre des Pyrénées laissées à l’abandon et des Pyrénées entretenus, vivantes. Le choix ne devrait pas se poser. Reste l’irrationnel...

Que serait le Plateau de Lescun sans activité pastorale ?

On pourra toujours dire que les bergers n’ont qu’à s’organiser pour protéger les bêtes en été. C’est oublier une donnée prépondérante. Pour survivre économiquement, beaucoup d’éleveurs sont obligés l’été d’avoir, dans la plaine, un travail rémunérateur complémentaire.

Sans ce travail, ils ne pourraient plus être berger. À cause de ce travail, la protection des bêtes ne peut être permanente...

La montagne doit être libre des ours (dangereux) pour que survive le pastoralisme.

Peut-être conviendrait-il, tout simplement, de les nourrir pour régler le problème ?

Tant qu’une solution n’est pas apportée, entre la présence de l’ours et celle de l’homme en montagne, je fais le choix de l’homme.

Par contre, si Nelly Ollin, sait nous trouver des ours essentiellement herbivores ou si elle se met à les nourrir, bien entendu, c’est avec joie que nous les accueillerons...


-par Bernard Boutin


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Votre commentaire



> Des ours, pas des carpettes !
16 juin 2006, par pehache  

Dans les interventions ci-dessous, on peut lire un "brain storming" de solutions pour faciliter la présence de l’ours.

Parmi elles, le nourrissage des ours et l’équippement de chaque individu d’un bracelet électronique de contrôle.

Bien que partant de bonnes intentions, ces solutions sont à mes yeux de fausses bonnes idées, et me donnent même froid dans le dos.

Des ours nourris, fichés, surveillés et contrôlés en temps réel, ne sont plus des ours : ce sont des carpettes, des descentes de lit. La noblesse de l’ours tient à son caractère sauvage, insaisissable, tient à ce qu’il appartient à un monde qui n’est pas le nôtre : le monde sauvage.

Je préfère ne pas avoir d’ours dans les Pyrénées plutôt qu’une population d’ours qui serait celle d’un vaste zoo sans grillage.

Je vous livre un texte de fiction de Stephan Carbonnaux, naturaliste, palois d’adoption, qui exprime très bien tout cela : L’ourse Siberia

D’ailleurs je vous recommande les autres textes (pas de fiction) de Stephan, qui possède ma foi une belle plume : Stephan Carbonnaux

Dans un style différent, Nicolas Hulot avait également publié dans Libération un très bonne tribune sur la place accordée au sauvage. Si je la retrouve, je la posterai.

"Le sauvage est un antitode indispensable à nos excès de civilisation" (Gandhi)

La CuisiThèque pour nourrir les Ours ?
14 juin 2006, par Bernard Salsé  

Dans le même domaine que l’ours au moins par l’approche, vous ne pourriez pas évoquer l’autre porblème qui pointe son nez " La CuisiThèque " ou la Cuisine Centrale (4,8 ME pour bâtir le batiment) qui permettra de produire 8 000 repas par jour : un autre gouffre en perspective. A coup sur ?

Ne pourrait-on pas avoir une autre approche ? Par exemple passer des marchés avec des restaurateurs établis ( 100 Restaurants, 80 repas par restaurants ) ? Cela renforcerait le tissu économique local, la qualité de la restauration. Si on on balance 50 000 Euros par restaurant pour produire 80 repas de plus par jour, le restaurateur, il va trouver que ce monde est fou !

Les chiffres sont déjà fous et on continue.

> Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
13 juin 2006, par pehache  

Ah, voilà un sujet que je connais bien smiley... et propice à la polémique smiley ! Au boulot smiley !

On peut en effet poser la question "que serait le plateau de Lescun sans activité pastorale ?".

Mais on peut aussi en poser une autre : "Que serait le cirque de Lescun sans la sensation que l’ours est là, quelque part autour de nous, dans les forêts ? Le cirque de Lescun sans ce magnifique représentant du monde sauvage ?".

Le pastoralisme a façonné le paysage pyrénéen, mais l’ours a quant à lui façonné la culture pyrénéenne, y compris le pastoralisme. Le patou, chien emblématique des bergers pyrénéens, trouve son origine et sa raison d’être dans la nécessité de protéger les troupeaux contre l’ours. Que l’ours disparaisse des Pyrénées, et le pastoralisme traditionnel disparaitra lui aussi. Ce mouvement a d’ailleurs déjà commencé.

Mais revenons en arrière.

La pratique du pastoralisme pyrénéen remonte à plusieurs milliers d’années. Au départ, il s’agissait de profiter des prairies naturelles d’altitude, mais petit à petit l’homme a déboisé et défriché la moyenne montagne pour gagner en surface utilisable. Façonnant ainsi le paysage et biotope pastoral que nous connaissons. Mais les bergers de cette époque devaient composer avec les occupants des lieux : l’ours, et sans doute le loup (autrement plus dangereux pour les troupeaux, soit-dit en passant). Il aurait été hors de question de laisser des brebis seules en estives, elles se seraient faites croquer en quelques jours. Ces bergers surveillaient donc leurs troupeaux en permanence, et à partir d’une certaine époque ils ont développé l’usage des chiens de protection comme le patou.

Ainsi, le pastoralisme a cohabité plus ou moins pacifiquement (on parlera plutôt d’équilibre de la terreur :-))avec les grands prédateurs pendant très longtemps.

On arrive au 20è siècle. Le loup est éliminé, l’ours est de plus en plus chassé, puis braconné et empoisonné. Il disparait des Hte Pyrénées vers 1950, puis des Pyrénées Centrales vers 1990. Seul subsiste alors le noyau béarnais.

Dans le même temps, cause et conséquence, le pastoralisme change considérablement ses pratiques dans les zones où l’ours a disparu. Conséquence, car l’ours n’étant plus là, la protection serrée des troupeaux n’est plus nécessaire. Cause, car l’élevage de montagne étant de moins en moins rentable, il lui fallait modifier ses pratiques pour survivre, et éliminer un gêneur : l’ours. Le patou, devenu inutile, se raréfie dans les troupeaux. Même chose pour la présence du berger à temps complet sur l’estive : il se transforme en un classique éleveur, qui vient voir ses bêtes une ou deux fois par semaine et les laisse seules le reste du temps.

Notons l’implacable corrélation avec l’ours : le Béarn, dernier refuge des ours de souche, est la zone où le pastoralisme traditionnel a le mieux survécu. Ailleurs, les changements sont considérables, d’autant plus que l’ours a disparu il y a plus longtemps. Les Hts Pyrénées sont par contre le royaume des troupeaux laissés libres et sans aucune surveillance, ni patou ni berger.

Alors c’est vrai, dans le monde que nous connaissons aujourd’hui, l’élevage de montagne n’est pas rentable si il doit supporter la présence de l’ours, c’est à dire si l’éleveur doit entretenir des patous (ça bouffe un max, ces bêtes-là !) et surtout si il doit payer (correctement) des bergers salariés pour garder les troupeaux en estive. Mais c’est oublier un autre point : même sans ours, l’élevage de montagne n’est absolument pas rentable ! Les éleveurs ne survivent que grâce à un flot de subventions, qui représentent de l’ordre de 70% de leurs chiffres d’affaires !!! Sans elles, il n’y aurait plus une brebis dans les Pyrénées depuis bien longtemps, ours ou pas ours.

Alors que faut-il faire ?

1) Eliminer les ours (ou les laisser disparaitre ce qui revient au même), afin de faciliter un peu (mais juste un peu) la tâche économique de l’élevage ? Outre que cette option n’est pas acceptable sur le plan éthique, il faut en mesurer les conséquences : dans 20 ans, le pastoralisme traditionnel sera une curiosité muséographique, on ne verra plus un patou ni un berger sur les extives. Juste des troupeaux libres de 2000 bêtes, seule pratique un tant soit peu rentable.

2) Préserver l’ours et dans le même temps donner au pastoralisme traditonnel les moyens de cohabiter avec (patous, cabanes d’estive, bergers...) ? Ca a un coût, certes, mais c’est le prix que nous pouvons collectivement payer si nous voulons conserver l’ours. Et ce ne sera jamais qu’une subvention de plus pour l’élevage.

3)Préserver l’ours, et laisser s’éteindre l’élevage de montagne ? Après tout, on peut parfaitement vivre sans élevage de montagne (au moins autant que sans ours).

On voit bien qu’il y a une voie de compromis, qui est loin d’être la plus absurde. D’ailleurs, de nombreux éleveurs favorables à la présence de l’ours ont choisi cette voie, et ils y arrivent. Allez discuter aux halles, sur le carreau des paysans le mercredi ou le samedi, avec la vendeuse de fromage située au nord-est (du moins le samedi). Devons-nous soutenir cette démarche, ou bien celle des éleveurs radicaux qui cassent tout pour refuser l’ours ?

Les Pyrénées vivantes sont pour moi les Pyrénées de l’ours, les Pyrénées sauvages. Sans ours, elles ne seront guère plus qu’un vaste terrain agricole pour élevage extensif.

Pour le reste, je me permets de corriger quelques inexactitudes dans votre texte :

"l’ours dangereux" : non, il ne l’est pas. Pas plus que n’importe quel gros animal sauvage. En 150 ans, aucun accident grave n’a été répertorié dans les Pyrénées.

"trouver des ours essentiellement herbivores" : ils le sont. L’ours brun est omnivore à dominante végétarienne (70% pour les nôtres). Et pour son régime carné, il se délecte essentiellement de charognes et d’insectes. Les prédations sur les brebis sont le résultat d’un opportunisme : des proies faciles à attraper si elles sont non surveillées. Protégeons les brebis et l’ours ira voir ailleurs (d’ailleurs comment fait-il d’octobre à mai ?).

"la montagne entretenue grâce au pastoralisme" : sans pastoralisme, la forêt reprendrait sa place, et seules les prairies naturelles subsisteraient. On peut ne pas le souhaiter, mais ça n’est en rien un problème pour le milieu. Et concernant les avalanches, les forêts les retiennent mieux que les prairies, même tondues.

Voilà voilà...

> Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
12 juin 2006, par Bernard Boutin  

Chers e-lecteurs,

Un nouveau sujet de polèmique à votre disposition...

Bien à vous.

Bernard Boutin

  • > Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
    13 juin 2006, par Bernard Salsé  
    C’est pas un nouveau sujet ! Pourquoi les Bergers ne débarquent-t-ils pas au Forum des Autochtones avec Ours, brebis et bagages ? Cela peut remplacer au moins 20 concerts

  • > Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
    13 juin 2006, par Bernard Salsé  

    L’idée de les nourrir (les Ours ) est intéressante. Et cela peut être gratuit pour la collecivité.

    Imaginons les grandes sociétés de l’alimentaire nourrisant les Ours (les spaghettis, les petits pots, la viande Charral,...). Les Ours filmés (au téléobjectifs évidemment..) choissant leur stand. Un indice ViandoMétrie publié dans tous les hyper tous les jours.... C’est la fortune pour les Pyrénèes. C’est de l’Or Ours.

    Ce conte, simplement pour illustrer qu’avec un peu d’imagination, au lieu d’opposer les choses, en les unissant, il y a toujours une solution, mais à court terme l’opposation n’est-elle pas plus intéressante ?

  • > Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
    13 juin 2006, par Bernard Boutin  

    Je recommande d’aller sur GOOGLE et taper "Yosemite Park Bear" pour voir comment une industrie touristique extrèmement florissante a pu se développer là-bas.

    Les 500 Ours sur place y sont nourris...

    GOOGLE met à votre disposition 1.630.000 pages.

    Messieurs les élus : un peu d’imagination...

  • > Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
    13 juin 2006, par Bernard Salsé  

    L’imagination vous dites Bernard ? Mais on la laisse la plupart du temps au vestiaire. On a même l’impression que imaginer n’est pas politiquement correct.

    Et pourtant. Imaginons simplement la Vallée d’Aspe avec 100 personnes supplémentaires pour garder les troupeaux (jours et nuits). Cela doit être l’ordre de grandeur. On y met Pehache ’berger en chef’. Cela doit coûter 100 à 150 euros par jour par berger en moyenne. Un touriste, cela doit consommer environ également 150 Euros par jour. Peut-on imaginer que 2O% de la somme (30 Euros) soit consacré au financement des gardiens, il ne faut que 400 à 500 touristes de plus par jour pour financer. C’est des problèmes de toute petite taille, et on a l’impression de se noyer dans un verre d’eau.

    Pourquoi est-on obligé de crever à petit feu dans nos vallées au titre du pastoralisme ?

    Tout est figé dans nos structures. On vit dans cette inertie, figeant tout, car il y a tellement d’entités locales publiques, les différents conseils, les associations de pays, et autres, que le moindre particularisme trouve un défenseur politique et ensuite on fait la chasse au voix (et à l’ours !).

    Trouver des solutions à tous ces problèmes locaux, c’est d’abord trouver une autre façon de fonctionner. Les 2 vont de pair. Mais on continuera longtemps à glacifier nos pays au titre non pas de la démocratie, mais au titre de la "ParticuloCratie". Combien de temps encore ?

  • > Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
    15 juin 2006, par Pierre Coudouy  

    Je ne suis pas un spécialiste de la montagne, ni non plus, un adepte de la randonnée. Je ne travaille pas à la montagne (ou exceptionnellement) et ne vis pas de la montagne (du moins directement). Par contre, je suis curieux et je me sens concerné.

    Pour mon travail de photographe, j’ai eu la chance de suivre un berger de la vallée d’Ossau (vallée de l’ours...), pendant plus de deux ans, dans sa vie au quotidien.

    Au-delà du problème de l’ours, se pose le problème du pastoralisme et de quel pastoralisme. Deux grandes familles de bergers, distinctes, s’opposent (façon de parler). 

    D’un côté, plutôt dans les Pyrénées-Atlantiques, se fait un travail essentiellement sur des brebis laitières, avec des petits troupeaux, et la présence quotidienne du berger et de ses chiens, dont le fameux chien de garde, le patou. Pour ce travail de transformation, et, ne serait-ce que pour la traite (soir et matin), le berger, même s’il fait l’aller/retour dans l’après-midi pour faire les foins (et autres activités) se doit de passer la nuit à la cabane pendant la période des estives.  Tout cela provoque obligatoirement une diminution des risques de se faire "croquer" une brebis par l’ours. Si le risque est moindre, il n’est pas nul... D’un autre côté, vers les Pyrénées Centrales, un élevage à viande (pas de traite) avec de gros troupeaux (plusieurs centaines, parfois un millier de têtes ou plus) et donc, une gestion complètement différente des risques... du travail et donc de la protection. N’ayant pas travaillé avec ce genre de bergers, je n’ai pas trop de précisions à donner.

    Rien n’est simple. Le berger que j’ai suivi, a eu, en plus de vingt ans d’estives, une seule brebis tuée par l’ours... et une vingtaine, par ce que l’on appelle des "chiens errants". Encore récemment, l’hiver dernier, deux de ses brebis ont été égorgées et une autre blessée par un "brave toutou" qui se promenait, sans ses maîtres, dans les champs à quelques pas des premières maisons d’Izeste ! Ces fameux chiens errants sont bien moins médiatisés que l’ours. Pourtant le problème est là, aussi pour les bergers. Au delà du choc psychologique, se pose, alors un autre problème : la prise en compte du dédommagement financier, bien plus compliqué que pour l’ours. Non seulement, il faut surprendre le chien en question sur le fait, mais ensuite, il faut le "capturer" et retrouver ses maîtres. Dans le meilleur des cas, les maîtres (souvent surpris par l’attitude sanguinaire de leur animal de compagnie) acceptent un arrangement et/ou font fonctionner leur assurance (s’ils sont assurés...). Dans le pire des cas... aucun recourt pour le berger qui subit un double préjudice, financier et moral.

    Pour être complet, le troupeau du berger que j’ai suivi, se trouve en "zone ours", uniquement sur la première estive, dite de moyenne montagne et n’y reste que 40 jours. La deuxième estive, vers le Pourtalet se trouve hors "zone ours" et il y laisse ses brebis pendant 3 mois ! Le risque est calculé... et c’est tant mieux ! 

    Il me semble, par ailleurs, qu’une expérience de zone de nourrissage pour les ours avait déjà été mise en place, il y a quelques années... sans résultats concrets (à confirmer). Mais, peut-être que depuis, certaines erreurs ont été corrigées et que cette méthode pourrait être beaucoup plus efficace ?

    Aux dernières nouvelles, les éleveurs (vous avez remarqué, on ne dit pas "berger") ont demandé au Préfet la possibilité de connaître l’emplacement de l’ours en temps réel, afin de s’adapter à sa présence sur les estives. Le but serait alors de déplacer chiens et gardiens de troupeaux, pour dissuader l’ours d’attaquer les bêtes. Oui, je sais, c’est aussi le meilleur moyen de traquer et d’éliminer ce prédateur... Je vais peut-être vous étonner : et si il fallait, tout simplement faire confiance à ces éleveurs ?

    L’imagination, vous dites... oui, sûrement. Un peu de bon sens, aussi et une véritable concertation entre tous, sans doute.

  • > Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
    15 juin 2006, par Laurent Latour  
    Salomon au secours de l’Ours...

    Bonjour,

    Je prends le train de l’ours en marche...

    Hier soir, avec un ami, nous avons abordé cette question très préoccupante du sauvetage des ours nord pyrénéens (en Espagne, ils semblent bien se porter), au nom de la bio diversité.

    Il y aurait, parait il, une demi douzaine d’ours nord pyrénéens, que cohabitent difficilement avec nos bergers.

    Alors, plutôt que de déporter des ours slovènes, pour tenter de les mélanger à la race nord pyrénéenne, qui vont inévitablement finir sous les balles d’un chasseur aviné, pourquoi ne pas envisager, pour sauver d’une fin certaine nos ours préférés, de les envoyer, eux , en exil en Slovénie ? Elle leur réservera le meilleur accueil.

    Rappelons nous le jugement de Salomon, "il vaut mieux savoir son enfant vivant chez un autre que de le voir mort chez soi..."

    Ils pourraient un jour venu, retrouver le chemin des Pyrénées si le climat slovène ne leur convient pas...

    Pour financer cette opération sanitaire, l’Europe nous accordera bien quelques subsides...

    Laurent LATOUR

  • > Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
    15 juin 2006, par Anne O’nyme  
    SOLUTION ?

    J’ai vu récemment aux infos de France 2 qu’il existait un système permettant de localiser les déplacements d’une personne.

    Ce système (simple bracelet émetteur-récepteur GPS) permet de définir un périmètre de sécurité et de signaler en temps réel tout franchissement d’une zone de sécurité préalablement définie.

    Serait-il possible de définir une telle "zone de sécurité" (évolutive) pour les animaux, avec déclanchement d’une alarme ou de tout système de protection si l’ours équipé de ce système pénétrait dans la zone ainsi protégée ?

    C’est vrai que cela ne serait pas efficace si la zone à protéger s’étend sur des milliers d’hectares. Mais un troupeau reste relativement groupé sur une zone définissable, non ? (jy connais rien à tout ça, je pose uniquement la question)

  • > Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
    15 juin 2006, par Anne O’nyme  
    OURS BRAIN STORMING

    j’oublais ! le même système comporte un haut-parleur et permet de parler à la personne qui en est équipée.

    Il "suffirait " d’émettre un son qui effraye l’ours ? (c’est juste une hypothèse de "brain storming !)

  • > Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
    15 juin 2006, par Autochtone palois  

    Les éleveurs veulent la peau de tous les l’ours, slovènes ou pyrénéens, parce qu’ils ne sont plus des bergers au sens traditionnel, avec patous et saisons passées dans les estives.

    Lisez et relisez les deux contributions de pehache et de Pierre Coudouy, et vous aurez un éclairage autre que celui que ceux qui veulent transformer nos Pyrénées en centre d’élevage ou en zoo ouvert à l’américaine. (Vous pouvez aussi acheter et lire le livre de Pierre Coudouy, "Berger au pays de l’ours" , je vous le recommande smiley )

  • > Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
    16 juin 2006, par Lou tillous  
    A la base du problème il y a une évolution de la société.Dans les familles pyrénéennes traditionnelles,le cadet était destiné à être berger.Que ça lui plaise ou pas.On ne discutait pas dans ces familles patriarcales.Et puis l’évolution de la deuxième moitié du XX° siècle est arrivée.Les jeunes veulent vivre une vie plus libre et avoir un travail lucratif.Il n’y a plus de bergers à temps plein dans les estives.Nous autres citadins à la vie confortable et douillette nous n’avons pas le droit de porter un jugement.

  • > Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
    16 juin 2006, par pehache  

    Nous n’avons pas le droit de porter un jugement sur quoi ?

    Sur le fait que les jeunes veulent vivre une vie plus libre et avoir un travail lucratif ? On est d’accord.

    Sur le fait qu’il faut éradiquer l’ours parce qu’il n’y a plus personne pour surveiller les brebis ? Ah là pas d’accord du tout. On ne doit pas accepter ainsi de sacrifier une espèce à la bonne marche d’un secteur économique, quel qu’il soit. Et citadin ou pas j’ai mon mot à dire et le droit de porter un jugement.

    Ton constat est finalement celui de la mort du pastoralisme traditionnel dans notre société "moderne". Pourquoi l’ours devrait-il en faire les frais ?

  • > Les Bergers, les Pyrénées... et l’Ours.
    16 juin 2006, par Lou Tillous  
    Je partage votre point de vue Péhache,d’autant plus que dans ce psychodrame passionné,personne ne nous a appris pourquoi en Slovénie,en Italie et en Espagne la présence des ours ne semble pas poser de problèmes.Une fois de plus ça doit être l’exception française (ou pyrénéenne) qui commence à devenir lassante.

  • > Exportons nos ours en Cantabrique !
    18 juin 2006, par Golfech  

    Adishatz !

    C’est exactement la position de ma femme (proffesseur en vallée d’Ossau) qui veut créer une association afin d’arracher les quelques ours pyrénéens (d’origine ou immigrés) des griffes du plus dangereux prédateur que nos montagnes connaissent : l’humain acariatre.

    Le but serait de trouver un pays accueillant pour les ours comme l’Italie, l’Autriche, la Slovénie ou la partie Cantabrique de l’Espagne où l’humain s’est adapté à vivre en sa compagnie.

    Reste à convaintre les autorités espagnoles de se priver de "leurs" ours divaguant de gauche à droite sans se méfier des barrières douanières pyrénéennes...

    Aprés, on pourra étendre ce principe à tous les animaux ré-introduits ou sauvés contre leur gré (isards, marmottes, truites, saumons, vautours, etc...)dans nos contrées si dangereuses pour eux.

    Parions que de nombreux pays sont prets à nous débarasser de toute cette engeance afin qu’il ne nous reste plus que les yeux pour pleurer devant nos montagnes désertées par la faune sauvage.

  • > Exportons nos ours en Cantabrique !
    18 juin 2006, par Golfech  
    J’ai mis 2 "f" à professeur, ma femme ne me le pardonera pas !

  • > Exportons nos ours en Cantabrique !
    19 juin 2006, par Golfech  

    Et un seul "n" à "pardonnera". Je suis foutu !

    En tout cas, je devrais me relire plus attentivement avant de poster...

  • > Pas besoin d’aller si loin !.
    18 juin 2006, par Golfech  
    Est-il possible de vivre avec le loup ou l’ours ?

    Adishatz ! En cantabrique (Espagne) il y’a aussi des ours, plus de 100, (et des loups en plus) qui sont nourris grâce aux châtaigniers et autres arbres à baies replantés en utilisant les estives laissées à l’abandon par les propriétaires (indemnisé pour cela)et en embauchant pour ce faire des jeunes de la région. Des promontoires pour l’observation des ours y ont été construits afin de développer une économie touristique(aucun ours n’a encore "mangé" de petit enfant comme on a lu cette "prophétie" idiote dans la PQR d’ici !). Et pour être un "utilisateur" des Pyrénées j’ai constaté qu’il ya longtemps que les estives difficilement accessibles sont laissées ici aussi à l’abandon des broussailles et des hêtres.

  • > L’ours en Europe et l’exception française
    18 juin 2006, par Golfech  
    L’ours en Europe et l’exception française

    Lu sur le site : http://www.loup-ours-berger.org/2006/05/ours_europe.html

    L’ours en Europe et l’exception française

    L’Italie, l’Autriche et l’Espagne ont aussi renforcé ces dernières années la population d’ours dans leurs montagnes, où ces expériences, assorties de politiques d’accompagnement, ont permis de sauver leur présence.

    En France, la politique d’accompagnement proposée par le ministère de l’Ecologie est du même ordre, mais les éleveurs anti-ours organisent un tel bordel, soutenus par des politiciens près à enfreindre (ou à faire enfreindre) la loi qu’il est permis de se poser des questions sur le respect des lois dans les montagnes pyrénéennes.

    L’arrivée la semaine dernière des deux premières ourses Palouma et Franska s’apparente à un jeu du chat et de la souris. Les anti-ours hilares étaient partis d’Arbas en vainqueurs. Les gendarmes vexés se sont jurés de ne plus se faire prendre, et ont bernés ceux-çi pour le lâcher de Franska. De l’extérieur, le comportement d’adolescents rebelles des bergers anti-ours est risible, mais effrayant. Il est loin le côté sympatique des bergers de Praz-sur-Arly qui organisent des visites de la bergerie en plein agnelage.

    La guerre de l’ours

    Les éleveurs anti-ours "tiennent des positions", organisent des "barrages", pistent les gendarmes, parcourent les lieux de lâchers avec pétards, fusées et cloches pour effrayer les jeunes ourses relâchées.

    D’autres abandonnent du miel mélangé à des débris de verre en guise de cadeau de bienvenue. Extrémisme violent et sanguinaire. Voilà le résultat de la politique et des discours "guerriers" de Jean Lassalle et d’Augustin Bonrepaux qui portent sur leurs épaules le commandement des troupes paramilitaires qui disent "sauvegarder le patrimoine pyrénéen" et vouloir présenter "un autre visage". Le visage de la haine et de l’anarchie paysanne ?

    Détermination ministérielle

    Nelly Olin ne compte pas se laisser déborder par ceux qui ont refusés tout dialogue avant de crier à "l’obscurentisme" et au "passage en force". Qui utilisent la force ? Qui manipulent les médias et pleurent sur les dégâts causés par l’ours dans des troupeaux abandonnés ?

    Dans les Pyrénées françaises, trois nouveaux ours slovènes sont encore attendus pour renforcer une population de 14 à 18 individus. Faudra t-il forcer les barrages, parachuter des troupes, envoyer le Clémenceau pour appliquer le plan du gouvernement qui est passé de la réintroduction de 15 ours à 5 cinq ? Belle concession accordée aux éleveurs, alors que tous les spécialistes estiment que ce ne sera pas suffisant pour sauvegarder l’espèce.

    Négociations et boycott

    Qu’on cédé les éleveurs en contre partie ? Rien ! ils ont commis de nouveaux actes de violences et semblent au dessus des lois. Les télévisions regardent, font de l’audimat. A part les anti-ours notoires qui braillent comme des veaux, les hommes politiques se taisent. D’autres chats à fouetter.

    Après le saccage d’Arbas, les maires et les habitants de Bagnères-de-Bigorre s’attendent au pire lors du prochain pic-nic "non violent". La violence est déjà annoncée et justifiée par des "refus du dialogue" et autres stigmatisations de la "colère" et des "injures" de la ministre après l’échec du lâcher d’Arbas et les pleurs des enfants, déjà meurtris de la manifestation violente dans leur village.

    Boycott, menaces, violences, saccages, manipulations : le pastoralisme pyrénéen est une mafia et possède ses parains, bien au dessus des lois. Vu de l’extérieur, voilà qui ne donne pas envie de parcourir les sentiers de promenades ventés par les magazines éco-touristiques finançés par la région. La Slovénie, les Monts Cantabriques, les Tatras deviennent des destinations bien plus reposantes.

    Les éleveurs pyrénéens sont-ils une exception française ?

    Il y a 3 000 ans, l’aire de l’ours brun couvrait l’ensemble du continent européen. Aujourd’hui, on le trouve surtout en Scandinavie (Finlande et Suède) et à l’Est (Roumanie, Bulgarie) et sur le territoire de l’ex-Yougoslavie. Ainsi, la Slovénie, qui abrite près de 800 ours, après une très bonne gestion de la population ursine accepte d’en céder depuis une quinzaine d’années aux pays qui le lui demandent.

    L’Espagne, l’Italie et l’Autriche abritent en revanche, avec la France, les populations les plus menacées et les plus isolées d’Europe, selon un rapport du ministère français de l’Ecologie.

    Un programme européen pour sauvegarder les ours

    L’Europe est accetée par les bergers dès qu’elle paie, pas quand elle prend une décison de sauvegarde des espèces menacées ou de leur habitat (2000). Là, elle devient "manipulée par les lobbies écologistes et citadins", par les "fonctionnaires de Bruxelles ou d’ailleurs". Le grand complot contre les populations de montagnes chères au président Lassalle !

    A partir de 1992, l’Union européenne a mis en place le programme "Life" invitant les Etats membres à prendre des mesures urgentes de conservation.

    L’ours en Autriche

    Dès 1989, l’Autriche décide de renforcer la présence de l’ours, pratiquement disparu jusqu’à l’arrivée, en 1972, d’un vagabond venu de Slovénie voisine. Entre 1989 et 1993, trois ours issus de Slovénie et de Croatie sont relâchés dans le centre du pays, bientôt rejoints spontanément par quelques-uns de leurs congénères slovènes. Aujourd’hui, 25 à 30 de leurs descendants parcourent les Alpes autrichiennes, selon le WWF-Autriche qui a instauré des "avocats des ours", des médiateurs chargés de résoudre les conflits avec la population. Y a-t-il des avocats en France pour plaider la cause d’un animal "inutile", "non rentable" présenté comme un tueur alors que les chasseurs font bien plus de victimes humaines en un an que l’ours en trois siècle ! L’ours en Italie

    Dans les Alpes italiennes, la population du Trentin survivait à peine avec trois ours quand elle a reçu entre en 1999 et 2002 le renfort de dix ours slovènes. En 2004, leur présence était estimée entre 15 et 17 ours et approuvée par 77% de la population locale. L’Italie compte par ailleurs une soixantaine d’ours bruns marsicains - plus légers que ceux de Slovénie - dans le Parc national des Abruzzes, où leur présence est un argument touristique. "Qu’il s’agisse des Abruzzes ou du Trentin, la cohabitation avec l’ours se passe bien", assure Jean-Jacques Blanchon, directeur des programmes de la Fondation Nicolas Hulot, citant également le cas de l’Espagne. L’ours en Espagne

    Les efforts de protection et de promotion dans la cordillère cantabrique ont permis d’augmenter la population de plantigrades de 70% depuis 1990, pour atteindre 105 à 130 spécimens fin 2004. Un "Plan de réimplantation" de l’ours a été adopté par chaque région concernée à partir de 1989, avec un "fort engagement local" et du ministère, selon la Fondation Oso Pardo. La population des Pyrénées espagnoles reste, elle, beaucoup plus faible avec moins de 20 ours. "Les exemples réussis en Espagne, en Italie ou en Slovénie prouvent que notre espèce est capable de cohabiter avec d’autres", estime Jean-Pierre Raffin, fondateur de la chaire d’Ecologie à l’université de Jussieu et protagoniste du programme de renforcement de l’ours en 1996-1997. "On a les moyens techniques, on sait faire. Mais en France, les bergers et les éleveurs, soumis à des contraintes réelles, refusent par principe les mesures d’accompagnement et de gardiennage", déplore-t-il.

    Des ânes et des imbéciles

    Ils se comportent comme des "ânes", comme des "imbéciles" a dit Nelly Olin, très en colère après l’intrusion de Philippe lacube crptté sur le lieu du lâcher d’Arbas. La France à le pastoralisme le plus con et le plus violent d’Europe qui fait tourner la presse autour de son petit doigt et se fout pas mal d’être hors la loi, puisque protégé par des petits barons locaux, élus braconniers ou chanteurs susceptibles aux méthodes douteuses.

    Les Français, pourtant se sont très majoritairement prononçé en faveur de l’ours. Allez-vous vous réveiller et remettre cette bande d’extrémiste à leur juste place ? Auprès de leurs troupeaux.

    Agir pour l’ours

    Dites votre manière de penser aux bergers, aux journalistes, aux hommes politiques. Choisissez vos gigots et vos fromages. Ayez un comportement responsable et actif. Ne laissez pas les éleveurs anti-ours ridicules vous manipuler. Soutenez les maires, adhérez aux associations, merde !

    D’après LCI

  • > Mesures d’aides financières de l’Etat pour les éleveurs en 2006 (pdf)
    18 juin 2006, par Golfech  
    > Mesures d’aides financières de l’Etat pour les éleveurs en 2006 (pdf)

    Intéressant document recensant les aides de l’Etat français aux éleveurs confrontés à la présence d’ours et aux dégats qu’ils peuvent occasionner. Aides pour l’achat de patous, de clôtures, d’hélitreuillage, d’embauche de gardiens, etc...

    http://www.ours.ecologie.gouv.fr/automne_modules_files/docutheque/public/r62_Mesures2006.pdf

    Pour les compensations des bêtes tuées, leurs montants n’y figurent pas mais, en 2000, elles s’élevaient à 800F par brebis adulte (de race) inscrite + 200F de prime de manque à gagner + 600F de forfait pour l’attaque du troupeau, soit 1600F pour une brebis. Somme qui n’a pu qu’augmenter (coût de la vie oblige) !

    Quant à la perte morale, ça... Les éléveurs élèvent bien leurs brebis en vue de les faire abattre, non ?

  • > Mesures d’aides financières de l’Etat pour les éleveurs en 2006 (pdf)
    18 juin 2006, par Pierre Coudouy  
    Les ours (Muséum d’Histoire Naturelle de Bordeaux)

    Oui, Golfech, bien sûr. Sauf que les bergers qui font du fromage... ne tuent pas leur brebis !

    Non, sans plaisanter, Golfech, pas de problème, c’est juste que là, est sans doute la vrai question : quel pastoralisme pour les Pyrénées ?

    Impossible d’entrer en concurence directe avec la Nouvelle-Zélande et l’Australie (entre autres) pour les bêtes à viande, sauf peut-être en mettant en avant la qualité sur la quantité. Mais, alors, nous consomm’acteurs, avons un rôle important à jouer : sommes nous prêt à payer un peu plus cher des produits de qualité, pour encourrager les producteurs qui font des efforts ? Si l’on prend, par exemple, le créneau de l’agriculture biologique, on se retrouve devant une situation où il y a plus de demande que d’offre !

    Alors à qui profite le crime ? Toujours aux mêmes... les mêmes qui touchent les subventions les plus importantes (et qui roulent en 4x4).

    L’ours est un prédateur. Oui, mais quel est le pourcentage exact de brebis tuées par l’ours, dans les Pyrénées ? Cela doit pouvoir se calculer officiellement, non ? Moins de 1% ? Alors, et les autres ? Chiens (errants ou non), phénomènes naturels (foudre, éboulements de terrain...), touristes bruyants, 4x4 pétaradants, sacrifices rituels, scènes sataniques, méchoui géant ?

    Il y a des réponses et il y a des solutions. Question de volonté... politique.

    Tiens, juste pour rire, un petit témoignage : le Parc National des Pyrénées, sur leur stand à Eldorando, ont refusé à une paléontologue (excusez du peu), une plaquette sur le thème de l’ours à travers une exposition, conçue et réalisée au Muséum d’Histoire naturelle de Bordeaux...

  • > Mesures d’aides financières de l’Etat pour les éleveurs en 2006 (pdf)
    18 juin 2006, par Golfech  

    Cher Pierre.

    Je n’ai rien contre les bergers, au contraire. Ce que j’en connais me les a toujours rendus sympathiques, que ce soit en Béarn ou en Bigorre.

    Mais que penser de ce que je lis de ceux qui se présentent comme leurs porte-paroles dans la presse quotidienne locale -relevant parfois du "journalisme" de caniveau- menaces, invectives, appels à la violence, à la haine de l’autre et au non respect des lois, contre-vérités, etc...

    Quant au fromage, j’achète le mien à des petits producteurs au marché bio de Pau ou au marché de Billère, place Jules Gois, plutôt que celui des grosses coopératives comme "Ossau-Iraty" (bien que je préfère le mixte ou le vache : question de goût de chacun).

    Depuis un bon moment, les petits éleveurs ont disparu au profit des gros (ceux en 4x4) qui ne font plus de la transhumance que par camion, sauf pour le 15 Août à Laruns, et recherchent un maximum de "rentabilité" en augmentant la taille des troupeaux et en diminuant les charges salariales ! Résultat : de plus en plus de troupeaux sont sans gardiens (hommes ou chiens) dans des estives mal entretenues.

    Alors l’ours ? Ce n’est ni moi, ni toi, ni sans doute le petit berger amoureux de ses bêtes, qui les avons exterminés de nos Pyrénées où ils vivaient en nombre jusqu’à une période somme toute récente. Pourquoi refuser -en France- de se remettre en question et de réintroduire un animal que nous avons exterminé ? Pourquoi ne sommes-nous pas capables de faire comme en espagne, en Italie, en Autriche, en Slovénie, etc... ?

    Les mêmes aides (financières, techniques) peuvent être attribuées au berger d’ici qu’à celui de la Cantabrique ou de la Navarre voisine (lire le document les recensant, en PDF).

    De plus, l’Etat n’est pas trés regardant quant à chercher si c’est bien un ours, un chien errant ou un "petit con" qui a effrayé un troupeau et a fait précipité des brebis dans la ravine. Et c’est trés bien comme ça, je préfère que les sous de mes impôts servent à financer des dédommagements aux petits producteurs victimes de temps en temps de l’ours (victimes plus souvent de leurs gros congénères maquignons à apparence humanoïde) que de financer des projets exorbitants et louches comme le Fipau.

    Quant à Eldorando, je suppose qu’il y’avait d’autres stands que celui du Parc National, non ? Faut pas demander à tous les fonctionnaires d’être ouverts et intelligents, il y’a de tout chez eux, comme partout...

    A leu !

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