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OPPB Concert Symphonique

vendredi 23 janvier 2009


OPPB Concert Symphonique
Les 29 - 30 janvier à 20h30 et le 31 janvier à 18h
Au Palais Beaumont

P. Burgan "Les sept dernières paroles du Christ"

J. Haydn
Concerto pour piano
Hob XVIII/11

J. Haydn
Symphonie n°104
ILondresi

Piano : Alexandre Tharaud
Direction : JoIl Suhubiette

P. Burgan / 7 dernières paroles du Christ
- " Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font"
- " Oui, je te le dis : aujourd’hui tu seras avec moi au paradis"
- " Femme, voici ton fils- Voici ta mère"
-" J’ai soif"
- " Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonnée"
- " Tout est accompli"
- " Père, je remets mon esprit entre tes mains"
J. Haydn / Concerto pour piano en RÉ M Hob 18- 11
-Vivace
- Poco Adagio
- Allegro assai
PAUSE

J. Haydn / Symphonie en ré m n°104 (Londres)
- Adagio- Allegro
-Andante
- Menuetto : Allegro avec Trio
- Finale : Spiritoso
Alexandre Tharaud


Piano :
Après le succès retentissant remporté avec son disque Rameau dont il enregistra les Nouvelles Suites au piano pour harmonia mundi, c’est avec Ravel qu’Alexandre Tharaud obtient un succès critique sans précèdent. Ce CD
est suivi des Concertos Italiens de Bach, Valses de Chopin (dont il a également enregistré les vingt quatre Préludes) et ’Tic Toc Choc’ de François Couperin. Le prochain enregistrement solo sera un double CD consacré à Satie.
Alexandre a été invité à se produire en récital dans les plus grandes salles internationales en Europe, au Japon, en Amérique du Sud et du Nord, et se produit également dans les meilleurs festivals dont les célébres BBC PROMS à Londres. Il est le soliste des grands orchestres français, et étrangers (Taiwan National Symphony Orchestra, Singapore SymphonyOrchestr, Japan Philharmonic Orchestra,Tokyo Metropolitan Orchestra,Sinfonia Varsovia and Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks).
Alexandre Tharaud consacre une partie de son activité à la musique de chambre et joue régulièrement avec le violoncelliste Jean-Guihen Queyras. Leur deuxième disque, le magnifique ’Arpeggione’ regroupant les oeuvres pour violoncelle et piano de compositeurs viennois et couronné par la critique, est suivi d’un CD autour de Debussy et de Poulenc (Diapason d’Or de l’Année 2008). Le duo est également nominé aux ’Victoires de la Musique 2009’.

Dédicataire de nombreuses oeuvres, il crée le cycle Outre-Mémoir du compositeur français Thierry Pécou et le concerto pour piano du même compositeur qu’il redonnera la saison prochaine. Dans ses ’Hommages à Rameau’, Alexandre fait alterner les mouvements de la Suite en La du compositeur baroque avec les ’réactions’ de compositeurs vivants (Mantovani, Connesson, Pécou, Campo, Maratka, Escaich). Gagneux, Pesson, M‚che, Lenot et Hersant ont accepté de répondre à la commande d’Alexandre pour un ’Hommage à Couperin’ qui a été crée à Paris au Théâtre de la ville en mai 2008.


Les oeuvres
Les sept dernières paroles du Christ/P. Burgan

Ces 7 pièces pour orchestre ont été écrites dans le sillage de mon Stabat Mater pour choeur mixte a cappella, dont elles sont très proches par la situation dramatique bien sure, mais aussi par le matériau musical. C’est d’ailleurs principalement pour une meilleure dramaturgie du discours, pour une plus
parfaite adéquation entre la parole et sa résonance musicale, que j’ai révisé cette oeuvre, allant jusqu’à reécrire certains passages, voire entièrement certaines pièces. Les allitérations vibrantes du "Chemin de croix" de Claudel ne sont pas étrangères à certaines combinaisons orchestrales ; ainsi des clous qui traversent la chair avant de pénétrer le bois (1° pièce) ; ainsi de l’éponge imbibée de vinaigre qui monte avec la lance vers la bouche assoiffée du Christ (4° pièce) ; ainsi du voile céleste qui se déchire lorsque le doute s’empare du fils de l’homme (5° pièce).
Cette oeuvre est une commande de l’Orchestre Symphonique de Tours et a reçu le prix de la fondation Simone et Cino Del Duca.

Patrick Burgan
Concerto pour piano Hob XVIII/11/J. Haydn

Composé et crée au début des années 1780, ce concerto est emblématique des oeuvres que Haydn écrit à cette Èpoque, l’élégance de l’écriture, la vocalité de ses thèmes, et l’inspiration populaire hongroise sont autant de traits marquants
de cette période créatrice.
Dés le Vivace initial, Haydn fait preuve d’un sens aigu de la synthèse. Le matériau musical y est d’une grande diversité, mais la ligne d’ensemble reste très pure. C’est que la rigueur du dessin formel met en perspective chaque péripétie sonore, et loin de l’affaiblir par son artifice, lui confère une
implacable nécessité. C’est cette rigueur qui permet à Haydn de s’aventurer sur des terrains d’Ècriture parfois assez complexes des effets de contrastes, élaboration du travail motivique, surprises harmoniques, etc.

Le Poco Adagio se rapproche pour sa part du monde de l’opéra - n’oublions pas qu’à cette même époque Haydn consacre beaucoup de son temps au genre lyrique. La richesse et l’élégance de l’ornementation de la partie soliste en témoignent , si l’art vocal, à quelques exceptions près, n’atteint pas chez Haydn les mêmes sommets que chez Mozart, son influence sur l’écriture instrumentale n’en est pas moins significative.
Le final, Allegro assai, est un Rondo all’Ungherese (rondo à la hongroise). L’influence du folklore hongrois est récurrente dans la musique de Haydn - on la retrouvera notamment dans le célébre trio Hob XV.25. On sait que Haydn a eu plusieurs fois l’occasion d’observer des troupes d’artistes ambulants à Eszterhaza, et que cette inspiration folklorique est donc authentique. Il faut cependant préciser que cette influence ne déstabilise en rien le classicisme de son écriture. Bien au contraire, l’assurance affirmative des thémes d’origine populaire semble être avant tout destinée à servir l’écriture classique elle-même, et à renforcer les contours de la forme.


Fériel Kaddour
Symphonie n°104 ’Londres’ / J.Haydn

La Symphonie n°104 fait partie d’un cycle que l’on a coutume de nommer ’symphonies londoniennes ’ ; elle en est incontestablement l’un des points culminants. Au cours du début des années 1790, Haydn se rend par deux fois à Londres. Ces voyages ne sont pas anodins : en plus de consacrer la renommée internationale du compositeur, ils lui permettent de découvrir un nouveau public, non plus celui des Cours, mais celui des salles de concert, qui connaissent alors un essor remarquable dans la capitale anglaise. On oublie parfois que Londres fut un des centres les plus dynamiques d’Europe en cette fin de 18ème siècle, et que les mutations sociales y furent conséquentes. C’est donc à une bourgeoisie éclairée, en quîte de nouvelles valeurs esthétiques, que sont destinées ces oeuvres, et non plus exclusivement aux nobles.
Ce contact avec un nouveau public semble avoir stimulé Haydn, qui fait preuve dans cette série de compositions d’un besoin de renouveau. Même si le compositeur a déjà près de soixante ans en 1790, les symphonies qu’il Ècrit à cette époque font preuve d’un saisissant désir d’expérimentation. La virtuosité orchestrale atteint donc des sommets qu’elle n’avait que peu fréquentés jusqu’alors, et l’écriture formelle use de détours aussi complexes que surprenants.
La dernière de ce cycle de symphonie, la n°104, porte donc le nom de ’Londres’ les autres aussi, pour beaucoup, avaient des titres, mais qui ne suggéraient pas la localisation géographique de leur création : Le Miracle, La surprise, La Militaire, L’Horloge, Roulement de Timbale. A propos de sa création, qui eut lieu le 4 mai 1795, Haydn écrit dans ses Carnets , ’ Une nouvelle Symphonie en ré, la douzième et dernière des anglaises où l’auditoire était très satisfait, et moi aussi. Cette soirée m’a rapporté 4000 florins. Une telle chose n’est possible qu’en Angleterre . Ces considérations peuvent paraître bien prosaîques, mais il faut se souvenir du statut social qu’occupait Haydn à la Cour des Esterhazy pour comprendre la portée de son propos : Haydn y fut un compositeur respecté et soutenu, mais il y était avant tout considéré comme un employé , une sorte ’d’intendant des affaires musicales’, et qui touchait pour cette charge tout juste 1000 florins par an. L’anecdote est donc plus importante qu’elle n’y paraît , en cette fin du 18ème, on pressent que le statut social des musiciens sera bientôt
bouleversé. On peut se rappeler aussi qu’à peu près à la même époque, un certain Beethoven fait ses débuts dans les salons viennois, qui exige que l’on se taise quand il joue, et ne qui ne veut pas d’un Prince pour protecteur.
Mais revenons à la musique. L’oeuvre s’ouvre curieusement par une introduction lente, Adagio, en ré mineur (rappelons que la tonalité principale est ré majeur). Rien de tel pour dramatiser l’ouverture d’une symphonie, l’effet de contraste par lequel s’impose, 16 mesure plus loin, le premier thème de cet Allegro en ré majeur n’en est que plus saisissant.
La forme d’ensemble du mouvement suit le plan régulier de la sonate, la première partie évolue vers la dominante, le développement tient ses promesses de tension et de complexification de l’écriture (il est presque intégralement écrit en tonalités mineures, et construit sur des motifs extraits de l’exposition), la réexposition se charge de résoudre l’ensemble, et de cloturer le tout avec brio. Malgré ce respect du plan schématique de la forme sonate, l’écriture surprend par le constant renouvellement de ses idées : le classicisme
de la forme, la nécessité de son parcours, semblent alors d’autant plus convainquants que le matériau, dans son détail, ne se laisse aller à aucun académisme.
L’Andante, en sol majeur, adopte la forme dite ABA’. On remarquera la construction organique de cette symphonie, la tête de son thème reprend un motif du premier mouvement, organisant ainsi une cohésion thématique d’ensemble. La partie centrale, dite ’ B ’ contraste très nettement avec la partie dite ’ A ’, si l’Andante s’ouvre dans un climat serein, presque rêveur, il évolue ensuite vers une séquence dramatique, en sol mineur, entrecoupée de silences. Dans la dernière partie, Haydn revient à son idée initiale, mais qu’il renouvelle avec audace. Cette dernière partie est presque aussi longue que les deux
autres rèunies. Haydn s’y autorise de suprenants détours harmoniques, mais sans jamais briser la rigueur de la ligne. Le Menuet qui suit renoue avec un ton plus distancé, presque ironique par endroits. Le finale, Spiritoso, est de forme sonate. La rigueur de son écriture est paradoxalement allégée par le caractère populaire de sa thématique, le premier thême est en effet emprunté à une mélodie populaire dont les commentateurs peinent cependant à définir l’origine certains y entendent la réminiscence d’une mélodie populaire croate, d’autre la définisse issue du terroir musical anglais. Mais ce qui importe avant tout, c’est le caractère vigoureux qui s’en dégage, et qui contamine l’ensemble des paramètres de l’écriture.

Fériel Kaddour
L’Orchestre

Violons I :
Christophe ROBERT
Claire ZAREMBOWITCH
Gaël BACQUE
Juliette BARTHE
Evelyne BERLANCOURT
Arnaud BONNET
Denis LHEMAN
Alain MASSON

Violons II :
Charlotte LEDERLIN
Alain LOGER
Martine DHALLUIN
LaÎtitia JEUNOT
Sophie JOURDAN
Gilles RUPERT

Flutes :
Anne-Christine LAURENT
Annie GASCIARINO

Hautbois :
Pascal JEAN
Pauline GODART

Clarinettes :
Guillaume DECRAMER
Jean-Jacques GODRON

Bassons :
Séverine LONGUEVILLE
Anne-Marie PALAY-FAUTHOUS

Cors :
Pierre-Yves LE MASNE
Vincent MORIE

Trompettes :
David RAYMOND
GÈrard DHALLUIN

Timbales :
Chantal AGUER

Percussions :
Michel PALAY

Harpe :
Sophie MARTIN

Piano :
Eric FAUTHOUS

Altos :
Patrick CALAFATO
Damien BEC
Karine LEON
Marie-Reine SARRAUDE

Violoncelles :
Juliane TREMOULET
Sophie BACQUE
Annik PARE
Géraldine DEVILLIERES

Contrebasses :
Jean-Michel HEQUET
Jean-Baptiste SALLES



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