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Nicolas GALLAIS

lundi 19 janvier 2009 par Bernard Boutin


Les partis classiques sont trop souvent entre les mains de caciques, d’éléphants qui bloquent les entrés aux jeunes. En Béarn, très peu de jeunes en politique sont devant. Il y a pourtant une solution : Créer la représentation locale d’un parti national, chercher des parrains et patiemment tisser sa toile. C’est ce que fait, Nicolas Gallais, 36 ans, depuis décembre 2005 pour le compte du Parti Radical.
 
Alternatives-Paloises - Nicolas Gallais, pourquoi votre engagement politique et pourquoi en Béarn ?

Nicolas Gallais - Cela a commencé très tôt. Mon oncle, Auguste Cazalet, maire de Sévignacq Meyracq, puis député, puis sénateur depuis 1983, a été mon tuteur. Très jeune, j’ai vécu avec lui toutes ses campagnes. Ses échecs, ses succès. Mon grand-père de son côté était entre 1963 et 1972, directeur départemental des renseignements généraux pour le 64. Ma jeunesse a baigné dans la « chose publique ».

A@P - Vous étudiez à Pau, Carcassonne et « montez » à Paris. Pourquoi ?

N.G - J’ai voulu très vite entrer dans la Police et après mes études à l’Ecole de Police de Carcassonne, j’ai été nommé à Paris en août 1995. J’y ai travaillé dans le 16e et 15e avant de devenir permanent syndical.

A@P - A peine arrivé dans la Police, vous vous engagez au Syndicat Général de la Police (qui deviendra FO par la suite). Un exercice pas évident...

N.G - La Police, comme la démocratie, a besoin de contre-pouvoirs. Cet engagement me permettait d’exprimer les besoins de la base, du terrain. La hiérarchie ne retransmet par forcément les informations du terrain. Cela dit, l’exercice n’est pas facile. Il ne s’agit pas d’être juge et partie.

A@P - Le « pays » ne vous manquait pas à Paris...

N.G - Oui, j’ai demandé mon affectation à Pau, Lourdes ou Tarbes et, ai été nommé à Tarbes en septembre 2004. Moi qui avais vécu sous le Rey, j’apprenais à découvrir les Pyrénées sans ses collines devant. Magnifique.

A@P - Vous le « béarnais », que pensez-vous de Tarbes ?

N.G. - La ville est en pleine transformation sous la houlette de Gérard Trémége. Toutes les façades du centre ont été, ou sont en cours de ravalement. Les parcs d’activité se couvrent de nouveaux établissements industriels. Il y a une vraie dynamique qui manque à Pau.

A@P - A peine installé à Gelos, travaillant à Tarbes, vous décidez de créer la représentation en Béarn et à Pau du Parti Radical. Un nouveau challenge.

N.G - Cela se passe le 8 décembre 2005 au Palais Beaumont à Pau. Plus de 100 personnes participent à ce lancement avec bien sur mon oncle Auguste Cazalet mais aussi François Loos, alors Ministre de l’Industrie et Jean Grenet, Député-Maire de Bayonne et Président du Parti Radical pour les Pyrénées Atlantiques. J’avais mis 6 mois à préparer l’évènement.

A@P - A Pau, on parle peu de ce « vieux » parti...

N.G. - Historique plutôt puisque crée en 1901. Gambetta, Clemenceau, Edgar Faure, Servan Schreiber, Jean Zay en sont issus tout comme deux voisins très proches et très actuels : Gérard Trémége à Tarbes et Jean Grenet à Bayonne ! Une grande tradition humaniste et laïque les unit tous.

A@P - 3 ans plus tard, où en êtes vous ?

N.G - Pour le Béarn, nous avons une centaine d’adhérents dont des élus comme Marc Gairin, Maire de Momy ou encore Hervé Turpin, conseiller municipal à Gan. Thibault Chenevière, ancien collaborateur de Jacques Chirac nous a aussi rejoints ainsi que Séverine Server, suppléante aux cantonales de 2008 sur Pau-Est.

A@P - Pourquoi prendre la voie du Parti Radical qui est affilié à l’UMP alors que l’UMP est déjà représentée à Pau et en Béarn ?

N.G - L’UMP a un parcours pour le moins « curieux » sur place. Aux dernières municipales, elle est allée chercher comme leader un membre du parti socialiste qui par la suite a lancé la « Gauche Moderne » locale !... Imaginez qu’au Conseil Municipal de Pau, il n’y a pas un élu de droite clairement défini. Une majorité socialo-communiste, une opposition MODEM et une opposition Gauche Moderne ! Voilà la situation qu’a crée l’UMP locale à Pau. C’est très clair pour l’électeur.

A@P - Oui, mais tout cela a été mis en place depuis Paris pour contrer François Bayrou...

N.G - Je n’en suis pas persuadé. Bayrou élu à Pau aurait ancré ce candidat potentiel à la présidentielle à Pau. Non élu, il a retrouvé toute sa marge de manœuvre tout en se posant comme victime de manœuvres politiciennes. Il était le meilleur candidat pour la ville.

A@P - Quelles sont vos prochaines étapes ? Un mandat ?

N.G - Je me suis présenté aux cantonales de Mars 2008. Investi 5 semaines avant le premier tour sur le canton de Théze, tenu par Georges Labazée, leader départemental du PS, j’ai fait 30 %. Une expérience très enrichissante même si beaucoup trop courte. Dès que l’opportunité se présentera, je repartirai... et beaucoup plus tôt. En attendant, il s’agit de structurer le Parti Radical sur Pau et en Béarn autour de notre équipe et de notre secrétaire général, Jacques Leroux-Ménestrey.

A@P - Vous songez à venir sur Pau ?

N.G. - J’habite à Gelos, mon épouse travaille à Pau, mes deux enfants vont à l’école sur place. Pau ne me laisse pas indifférent...

- propos recueillis par Bernard Boutin

PS : Contact Jacques Leroux-Ménestrey -Tel : 06 08 77 23 94

Courriel : parti.radical.comite.paubearn(at)orange.fr - Possibilité de s’abonner à une Newsletter

Les coups de cœur et coups de colère de Nicolas GALLAIS

Le coup de cœur est culinaire. Nicolas GALLAIS aime a cuisiner. Ce qui est historique, un peu à l’image de son parti... les pots au feu, poules au pot, garbures de « ma grand-mère béarnaise Marie », paellas de « ma grand-mère catalane Marguerite »...

Le coup de colère est immédiat : « Les gens qui meurent de froid en hiver ». Pas des mots en l’air pour ce Gardien de la Paix qui côtoie en permanence les SDF de Tarbes. « Notre système d’argent à outrance et démesuré, a fait perdre à l’homme sa place centrale dans nos réflexions. Il y a urgence à la lui rendre ».


La Galette du Parti Radical 17/1/2009

La Galette du Parti Radical 17/1/2009

Nicolas Gallais & Jacques Leroux Menestrey

Nicolas Gallais & Jean Charles Mendiela

Nicolas Gallais & Thibault Chenevière

Nicolas Gallais, son épouse, JL Menestrey

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Votre commentaire



> Nicolas GALLAIS
30 janvier 2009, par cordebrume  
COUR DES MIRACLES

En France on a toujours des IDEES pour penser AUTREMENT mais quand il s’agit de mettre en pratique il n’y a PLUS PERSONNE. Ce dont on a besoin ce sont des actions et du concret...pas des comparaisons de stations balnéaires où tous dans la même piscine on ne s’occupe que de la température de l’eau.

> Nicolas GALLAIS
21 janvier 2009, par pehache  

Il me semble que Nicolas Gallais fait partie des rares politiques locaux qui étaient réservés sur l’opportunité de l’autoroute A64 Pau-Langon, ce en quoi je le rejoins.

Il aurait été intéressant de le questionner à ce sujet.

> Nicolas GALLAIS - Sympathique mais un peu dérisoire
20 janvier 2009, par P Louis  

Sympathique, le sourire rayonnant de ce jeune policier syndicaliste.

Sympathique, de le voir visiblement grisé par ses premiers pas sous les sunlights de la politique et par la fréquentation des ministres, députés et sénateurs, fier d’associer son nom à celui d’un parti certes minuscule, mais "historique".

Mais aussi un peu dérisoire, lorsque tout ceci aboutit à nous avouer que l’UMP, dont le parti radical constitue jusqu’à nouvel ordre une composante, a vraiment un parcours un peu "curieux" et que, finalement, François Bayrou "était le meilleur candidat pour la ville". M. Gallais, où étiez-vous donc et où était le parti radical lors de ces municipales paloises, il n’y a pas même un an ?

Il faudrait autre chose que des regrets tardifs une fois passées les élections, ou des contorsions autour d’un positionnement "un pied dehors, un pied dedans", pour nous convaincre de la force rénovatrice de votre engagement.

Ceci étant, pourquoi refuser de faire crédit à la sincérité de vos sentiments ? Espérons toutefois qu’à l’avenir, ils s’accorderont avec la clairvoyance nécessaire et des prises de responsabilité clairement assumées.

  • > Nicolas GALLAIS - Sympathique mais un peu dérisoire
    18 octobre 2009, par GD  
    La valeur n’attend pas le nombre des années.

  • > Nicolas GALLAIS - Sympathique mais un peu dérisoire
    19 octobre 2009, par claudiqus  
    déjà entendu ce dicton, récemment !

  • > Nicolas GALLAIS
    20 janvier 2009, par georges2  

    Si on fait le bilan de la façon dont sont prises en compte, par N.Sarkosy,les propositions de ses "collaborateurs", par exemple les fondements du parti radical, en particulier sur la laïcité, pas" la positive", mais la vraie, celle qui respecte l’indépendance des croyances mais qui fait une école identique pour tous, où les crédits sont TOUS alloués à l’école de la République, celle qui ne se veut pas dépositaire d’une mission autre que celle de la formation de tous les citoyens et non de quelques uns seulement, je vous demande comment vous pouvez être à l’aise dans votre dépendance absolue à l’UMP. Cette association n’est pas claire ; si l’UMP vous convient, allez-y, sinon, prenez des distances, situez-vous en dehors pour conserver l’indépendance ; pensez à votre avenir ; des électeurs vous reprocheront peut-être un jour, d’avoir soutenu une orientation que l’avenir jugera. Le parti radical était-il partisan d’une disparition des services publics et de la privatisation des grands pôles énergétiques, des banques etc ?. Et maintenant, pense-t-il que le privé est toujours l’avenir des Français alors que la crise montre l’inverse ? Merci.

    > Nicolas GALLAIS
    19 janvier 2009, par Abraham  

    Vive la galette radicale ! Le monsieur ne nous dit pas qui a eu la fève ? J’espère que personne ne l’a avalée ...

    Un rapprochement avec les radicaux socialistes est-il toujours d’actualité ?

  • > Nicolas GALLAIS
    20 janvier 2009  
    NON, le parti radical est affilié à l’UMP !

  • > Nicolas GALLAIS
    20 janvier 2009, par DOUDOU  
    RADICALISME

    Cela dépend de quel parti radical vous parler si c’est le radicalisme de JEAN LOUIS BOORLO c’est le radicalisme alliè a l U M P c est le radicalisme valoisien si c’et le radicalisme de BAYLET c’est le radicalisme encore et peut etre plus pour longtemps le radicalisme rattaché au PS

  • > Nicolas GALLAIS
    20 janvier 2009, par martin  
    La france doit apprendre à faire confiance à ses jeunes. Bravo pour votre implication et votre dynamisme.

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