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Haro sur le foie gras

lundi 29 décembre 2008 par Marc Cassagne


Le foie gras et son mode de production subissent une attaque en règle de la part des "anti-gavages". La filière peut s’inquiéter.

Le foie gras, ce produit plusieurs fois millénaires, serait-il en passe de disparaitre ? Exit les fines tranches de ce mets si délicat sur des toasts, les préparations et autres farces qui font la renommée de nos tables, surtout en ces temps de fête. Ce rituel gastronomique n’est pas du goût de tous, loin s’en faut. La liste des pays condamnant le gavage ne cesse d’augmenter ; rien que pour l’union européenne, ce ne sont pas moins de 12 pays qui en interdisent la pratique, le gavage étant considéré par l’UE comme un mode de production faisant souffrir inutilement les animaux. La commission n’explique cependant pas quelle autre technique utiliser, si ce n’est l’expérience menée en Espagne où l’on produit du foie gras sans passer par le gavage. A voir... Et le reste du monde suit, jusqu’à la Californie qui en proscrit aussi la consommation. Schwarzy doit penser que ce n’est pas bon pour la ligne mais il ne se préoccupe pas pour autant du boeuf aux hormones garnissant les hamburgers ni même des poulets traités avec du chlore. Ah, la gastronomie américaine !
 
On achève bien les canards
 
Il suffit de quelques clics sur internet pour se faire une idée du débat animant les entrailles de la bête. Pour commencer, vous ne mangez pas du foie gras mais un organe atteint de stéatose hépathique. En somme, un foie qui tend vers la cirrhose. A la vôtre ! Encore une tranche ?
Les détracteurs de la stéatose ne manquent jamais de rappeler les conditions "inhumaines" que l’on inflige à nos amis volailles. Inhumain, le mot est lâché. Il est vrai que la visite de tels élevages peut agir comme un véritable repoussoir, les méthodes industrielles pouvant paraître choquantes. Ainsi, les femelles sont-elles broyées car leur foie, trop nervé, donne un produit de mauvaise qualité. On devrait donc arrêter la consommation de celui-ci mais, dans la même logique, on devrait aussi cesser de manger des oeufs car là, ce ne sont pas les femelles que l’on broie mais les mâles et encore ne parlerons-nous pas des conditions d’élevage.
 
On comprend bien qu’au-delà de la spécialité gastronomique et de ses dérives, c’est toute la problématique de l’industrie agroalimentaire qui est en cause. Rappelons simplement qu’on ne nourrit pas plusieurs milliards de personnes avec des produits bio issus de la ferme et que les ventres affamés savent se contenter d’une nourriture que beaucoup souhaiterait voir disparaître. Quant au foie gras, il s’agit d’un héritage aussi bien culturel que gastronomique et pour tout dire d’un choix. Les âmes sensibles citadines n’ont pas encore le pouvoir de régenter nos assiettes, espérons simplement que ça ne changera pas. Les professionnels de la filière veulent croire que cette spécialité sera épargnée par le rouleau compresseur européen au titre de l’exception culturelle, tout comme la tauromachie en Espagne.
 
Devra-t-on à l’avenir se contenter de pâté, au demeurant très bon, en lieu et place du foie gras ? Pas sûr que les français laissent faire tant la production, la transformation et la consommation sont ancrées dans notre pays. Les chiffres parlent d’eux-même : près de 90% de ces trois étapes implique la France. Si nous devions y renoncer demain, si le sud-ouest devait abandonner sa filière -et ses emplois- ainsi que son label rouge qui implique pour nos producteurs des règles d’élevage beaucoup plus contraignantes, alors n’en doutez pas, la Chine ou un autre pays émergent, bien moins regardant, s’engouffrerait dans la brêche. Prêt pour un foie gras à la mélamine ?
 
- par Marc Cassagne
 


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Votre commentaire



> Souffrances animales
4 janvier 2009, par Klondike  

D’accord, gaver les canards, c’est pas gentil ! Et faire manger des farines aux bovins c’est plus sympa ?? Vous prefèreriez vous coller les naseaux dans les granulés ou bien dans la bonne herbe verte ??

Il est notable que la plupart des pays qui bannissent le gavage soit des Etats qui ont perdu depuis bien longtemps le goût des produits naturels puisqu’ils consomment 100% de bouffe industrielle insipide !

Nos technocrates sont insaissables : il y a 15 ans ils ont attaqué la fabrication traditionnelle de fromages dans nos montagnes ; tout doit être aseptisé !!

Aujourd’hui la Chine nous inonde sournoisement de produits alimentaires foncièrement douteux (reportage M6) et timidement les mêmes technocrates ont pris seulement quelques mesurettes sur les jouets et le lait...

Pendant ce temps nos douaniers sont impuissants face au deferlement de containers sur les ports !!

Pour sauver les marges de nos distributeurs, on peut bien nous livrer n’importe quoi !!

Pensez-y : Trucs Chinois = MEFIANCE !!!

> Haro sur le foie gras
3 janvier 2009, par pehache  

Marc Cassagne, vous mélangez allègrement tous les problèmes (bien-être animal, santé, approvisionnement alimentaire mondial, enjeux économiques...), au point qu’on ne sait plus trop ce que vous cherchez péniblement à justifier.

Vous stigmatisez les "âmes sensibles citadines", jouant sur le classique réflexe d’opposition entre urbains et ruraux. Il n’y aurait donc selon vous d’"âmes sensibles" qu’en ville ? Mais après tout il est plutôt flatteur d’être qualifié d’"âme sensible" : je préfère être entouré d’"âmes sensibles" que de gros durs sans états d’âmes. Et je le revendique pour moi-même : oui je suis une "âme sensible", je n’aime pas la souffrance, quelle qu’elle soit, même celle d’un canard. Mais libre à vous de promouvoir d’autres valeurs et de faire d’autres choix, où la souffrance animale est tenue comme quantité négligeable, pour ne pas dire encouragée, au nom de traditions soit-disant immuables.

Et contrairement à ce que vous laissez entendre, c’est bien pour ces question de bien-être animal, et pas du tout pour des questions de santé, que plusieurs villes et états étasuniens ont proscrit le foie gras.

Vous opposez ensuite la production industrielle à la production traditionnelle. Mais concernant le foie gras, là n’est absolument pas le problème : le canard gras gavé à la ferme est tout autant malade et souffrant que le canard gras gavé industriellement.

Poursuivons... Vous écrivez :

Rappelons simplement qu’on ne nourrit pas plusieurs milliards de personnes avec des produits bio

Affirmation péremptoire qui mériterait pour le moins quelques références pour l’étayer. Car questions références, la FAO pensent exactement le contraire : http://www.rue89.com/files/20070630rapportfao.pdf

Mais ce n’est que la FAO, et je suppose que vous avez des arguments solides à leur opposer ?

Au fait, vous comptez nourrir la planète avec du foie gras smiley ??

Et vous finissez sur des considérations économiques pour la filière foie gras française : on y vient, le fond de la question est là. Il s’agit de défendre nos emplois ! Mais pourquoi ne pas le dire tout de suite plutôt que de chercher des justifications vaseuses ?

  • > Haro sur le foie gras
    4 janvier 2009, par Maximo  

    Pehache a dit : "on y vient, le fond de la question est là. Il s’agit de défendre nos emplois !"
    Non, non, pas nécessairement. Ou pas uniquement. Monsieur Cassage le dit. Mais pas tout le monde.

    On peut aussi vouloir défendre un certain art de vivre dont cette tradition fait partie, tout en étant une âme sensible, sans tomber dans la sensiblerie anthropomorphique. Condamner le foie gras un coup, les élevages machin une autre fois sans jamais aborder le problème beaucoup plus vaste de la nutrition, c’est p... dans son violon.

    Un peu cyniquement certes, mais je le reconnais sans fausse pudeur : je choisis la tradition, le goût, le foie gras, le plaisir humain aux dépens du confort tout relatif de l’animal. dans la mesure où on ne fait pas souffrir par plaisir, sans "raison", oserai-je dire. De toute manière, il faut bien tuer l’animal pour nourrir l’Homme.

    La défense de la pauvre dinde opprimée, cela est bel et bon. Mais j’ai d’autres urgences.

  • > Haro sur le foie gras
    4 janvier 2009, par pehache  

    On peut aussi vouloir défendre un certain art de vivre dont cette tradition fait partie, tout en étant une âme sensible, sans tomber dans la sensiblerie anthropomorphique.

    En l’occurence, à l’opposé de l’anthropomorphisme, vous risquez de tomber dans l’anthropocentrisme. Notre civilisation a longtemps considéré que l’homme n’était pas un animal comme les autres, mais la science a remis les pendules à l’heure : les animaux ont eux aussi des systèmes nerveux qui leur font ressentir la souffrance physique ; et chez certaines espèces au moins, les individus ont une conscience d’eux-mêmes en tant qu’individus et peuvent donc certainement connaître des sentiments pourtant considérés comme exclusivements humains.

    Reconnaître la souffrance d’un animal ce n’est donc pas faire de l’antropomorphisme : c’est une réalité.

    Un peu cyniquement certes, mais je le reconnais sans fausse pudeur : je choisis la tradition, le goût, le foie gras, le plaisir humain aux dépens du confort tout relatif de l’animal.

    Ca a au moins le mérite de ne pas être hypocrite !

    dans la mesure où on ne fait pas souffrir par plaisir, sans "raison", oserai-je dire.

    Dans le gavage (au contraire de la corrida d’ailleurs), il n’y a effectivement pas de plaisir direct pris à la souffrance de l’animal. Mais un plaisir indirect quand même...

    De toute manière, il faut bien tuer l’animal pour nourrir l’Homme.

    C’est un autre problème. On peut tuer pour se nourrir en limitant au maximum les souffrances de l’animal.

  • > Haro sur le foie gras
    6 janvier 2009, par Maximo  
    Notre civilisation a longtemps considéré que l’homme n’était pas un animal comme les autres
    Sans aucun doute et j’attends qu’on vienne me prouver que ce n’est pas le cas...
    mais la science a remis les pendules à l’heure : les animaux ont eux aussi des systèmes nerveux qui leur font ressentir la souffrance physique
    Certes. Il n’y a aucun doute. Mais de là à extrapoler vers la conscience...
    et chez certaines espèces au moins, les individus ont une conscience d’eux-mêmes en tant qu’individus
    aïe, aïe, aïe... il a extrapolé... Ça, j’en attends la démonstration...
    et peuvent donc certainement connaître des sentiments pourtant considérés comme exclusivements humains.
    Et plof, ça a fait plof... le virage à l’anthropomorphisme tel que précisément il ne faut pas le prendre...

  • > Haro sur le foie gras
    6 janvier 2009, par pehache  

    Notre civilisation a longtemps considéré que l’homme n’était pas un animal comme les autres-->Sans aucun doute et j’attends qu’on vienne me prouver que ce n’est pas le cas...

    Une attitude scientifique voudrait plutôt qu’on vienne prouver que l’homme n’est pas un animal comme les autres. Car à priori, dans sa nature il a tout d’un animal comme les autres.

    Il est beaucoup plus intelligent que les autres ? Certes, mais alors ? Le guépard court beaucoup plus vite que les autres, l’ours est beaucoup plus fort que les autres, le dromadaire peut survivre des semaines sans boire, les oiseaux migrateurs savent s’orienter sans aucun repère, les cafards pourraient survivre à une guerre nucléaire, etc...

    Le fait qu’il ait développé certaines capacités (intellectuelles principalement) très au-delà des autres espèces n’est qu’un aspect quantitatif qui n’indique en rien une nature différente.

    les animaux ont eux aussi des systèmes nerveux qui leur font ressentir la souffrance physique --> Certes. Il n’y a aucun doute. Mais de là à extrapoler vers la conscience...

    Il me parait difficile de parler de souffrance si parallèlement on n’admet pas le moindre niveau de conscience. Si il n’y a aucune conscience, alors il n’y a pas de souffrance possible. Juste des purs réflexes préprogrammés comme ceux d’un robot.

    et chez certaines espèces au moins, les individus ont une conscience d’eux-mêmes en tant qu’individus --> aïe, aïe, aïe... il a extrapolé... Ça, j’en attends la démonstration...

    Aucune extrapolation là-dedans, mais des réalités. Certaines expériences scientifiques permettent d’accréditer cette thèse. La plus connue est celle de la tache (ou du miroir) : http://ethologie.blogspot.com/2007/07/conscience-de-soi-le-test-du-miroir.html

    Cette expérience montre que certains animaux se reconnaissent et ont conscience d’eux-même en tant qu’individus. C’est bien un premier niveau de conscience.

    et peuvent donc certainement connaître des sentiments pourtant considérés comme exclusivements humains. --> Et plof, ça a fait plof... le virage à l’anthropomorphisme tel que précisément il ne faut pas le prendre...

    Non non, aucun anthropomorphisme, bien au contraire : en disant cela je reconnais au contraire pleinement la nature animale de l’homme. Il n’y a aucune raison objective qui ferait que l’homme serait le seul animal doté de la conscience, de sentiments, etc... Il ne faudrait pas parler de sentiments humains, d’ailleurs, mais de sentiments animaux.

    Considérer que l’homme est différent par nature, c’est mystique, religieux... Seul les hommes ont une âme, ça a été le discours de l’église pendant des siècles, et c’est encore (trop) bien ancré dans les esprits.

  • > Haro sur le foie gras
    6 janvier 2009, par pehache  

    Il est beaucoup plus intelligent que les autres ? Certes, mais alors ?

    Et encore même là on pourrait discuter de l’avantage évolutif que réprésente cette intelligence. La disparition de l’homme suite à une crise environnementale majeure qu’il aura lui-même provoquée est un scénario qui parait de plus en plus plausible. Auquel cas l’homme n’aura pas fait beaucoup mieux que des bactéries placées dans une boîte de Pétri, qui se multiplient à fond la caisse et qui meurent toutes une fois qu’il n’y a plus rien à manger.

  • > Haro sur le foie gras
    7 janvier 2009  
    à lire : de TRIN XUAN THUAN, Origines, La Nostalgie des Commencements, éditions Folio - collection Essais, Paris, 2006

  • > Haro sur le foie gras
    7 janvier 2009  

    "Cette expérience montre que certains animaux se reconnaissent et ont conscience d’eux-même en tant qu’individus."

    Tout est dans ce en tant qu’individus" : tu dis oui (pas l’expérience ni l’expérimentateur, ni ... etc.). Je dis non, ou en tout cas que tu ne peux le dire

  • > Haro sur le foie gras
    7 janvier 2009, par pehache  

    Tout est dans ce en tant qu’individus" : tu dis oui (pas l’expérience ni l’expérimentateur, ni ... etc.). Je dis non, ou en tout cas que tu ne peux le dire

    "...en tant qu’individus" est pratiquement annexe dans la phrase. Avec "conscience d’eux-même" on a pratiquement tout dit. J’aurais pu écrire "conscience de lui-même" pour être plus précis.

    Citation extraite de la page donnée en lien : "... Un comportement auto-dirigé, c’est une action qu’a l’animal sur son propre corps et qu’il réalise spontanément. C’est une sorte d’exploration du corps, l’animal sait ou cherche à savoir à quoi il ressemble."

    Si il cherche à savoir à quoi il ressemble c’est bien qu’il s’identifie individuellement, sinon la simple observation de ses congénères lui suffirait.

    Je ne comprends pas cette réticence à admettre que des animaux puissent avoir une conscience d’eux-même. Même l’homme (et ses ancêtres) n’est certainement pas passé sans transition d’une absence de tout niveau de conscience à la conscience très développée que nous connaissons aujourd’hui. Il a du y avoir plusieurs étapes et plusieurs niveaux, niveaux que l’on peut observer chez des animaux actuellement.

  • > Haro sur le foie gras
    7 janvier 2009, par pehache  
    http://www.vivantinfo.com/uploads/media/Reconnaissance_soi_01.pdf

  • > Haro sur le foie gras
    31 décembre 2008, par doudou  
    HARO SUR LE FOIE GRAS

    Que l on laisse ce qu il a de meileur parmi nos produits et le foie gras en est un aussi messieurs ne dénigrent pas ce qu il y a de bon dans notre pays car c’est faire offense a DIEU qui nous a permis d avoir de telles merveilles dans un pays ou il y a tellement de gens qui ne peuvent pas en manger et ceux qui aiment la bonne chair en sont récompensés c’est peut etre inégal mais le foie gras c’est la rançon d une année de labeur pour les travailleurs. BONNE ANNEE A TOUS.

    > Haro sur le foie gras
    30 décembre 2008, par Bernard Desvignes  
    Gavage et tauromachie

    Monsieur Cassagne,

    Merci de votre article, pour la défense de la production de foie gras, et pour l’allusion que vous faites à la tauromachie. Que ceux qui veulent une société totalement aseptisée, et qui ne savent pas toujours de quoi ils parlent, ne se croient pas obligés de donner en permanence des leçons aux autres et de leur imposer leur mode de vie.

    Recevez mes sentiments cordiaux.

    B.Desvignes

    > Haro sur le foie gras
    29 décembre 2008, par Mendeleief  

    Monsieur Cassagne,

    Vous n’allez pas vous laisser intimider par les "écologistes" ceux qui trouvent normal de plaider tout et son contraire.

    Exemple d’actualité : "ils" nous font une réclame pas possible sur la fibre de bambou naturelle, respectueuse de l’environnement et, suprême avantage, qui pousse sans engrais.

    Las ; ils omettent de préciser qu’en fait de fibre la fibre de bambou "naturelle" est tout sauf naturelle puisqu’élaborée par ... la chimie, avec soude, et sulfure de carbone ou acide ou solvant organique de synthèse à la clé. Et que ce n’est qu’une variante de la fameuse soie de Chardonnet découverte en 1884.

    Avant que les écologistes investissent les forums du bien-penser on faisait cette fibre avec la cellulose des arbres bien de chez nous et ça s’appelait simplement soie artificielle, rayonne et viscose.

    Quand les écologistes et le marketing se rejoignent avec les anti-quelquechose on tombe dans l’irrationnel, où faire produire du bambou par des populations sous payées devient un brevet de citoyeneté justifiant de vendre le produit "respectueux" 30% plus cher. Et la main sur le coeur bien sûr. Il faut l’oser !

  • > Haro sur le foie gras
    29 décembre 2008, par Loïc  
    Foie gras et "écolos"

    N’accablez pas les écologistes s’il vous plaît. J’en suis un et vous aussi si vous êtes un tant soit peu soucieux de votre environnement. J’aime bien le foie gras, la viande et tout le reste, si les règles de production sont ce qu’elles doivent être : respectueuses du produit et des façons de faire. Avant tout,je ne suis pas d’accord avec les dérives quelle qu’elles soient (élevages industriels, agriculture intensive, tauromachie et j’en passe). Celà dit je n’ai pas de leçon à donner à quiconque et le choix de chacun reste au final libre dans la mesure des goûts ou des moyens financiers disponibles bien sûr. P.S : Pour ce qui est de la rayonne, pour en fabriquer il faut utiliser de la soude (à 10%), de l’acide chlorhydrique concentré, de l’hydroxyde de cuivre, de l’ammoniaque (pour faire la liqueur de Schweitzer) et bien sûr de la cellulose purifiée. Que du naturel.

  • > Haro sur le foie gras
    29 décembre 2008  

    Comment ne pas partager cette analyse, j’en connais qui vivent d’un commerce de graines cultivées aux indes, quand on sait que ce pays est un des plus pollué de la planète, que les salaires sont encore plus bas qu’en Chine.

    ces commerçants étaient présents au dernier salon bio de pau de début décembre et je peux vous assurer que les bobos pâlois bien-pensants ont généreusement ouvert leurs bourses.

    et si vous saviez le prix de revient au kilo de ces graines, le foie gras a encore une belle marge de progression.

    business is business, connerie is connerie

  • > Haro sur le foie gras
    29 décembre 2008  

    On oublie toujours de dire que les animaux en question se gavaient naturellement eux-mêmes afin d’avoir des réserves nutritives et ainsi pouvoir affronter les longues étapes de leur migration.

  • > Haro sur le foie gras
    29 décembre 2008, par cordebrume  
    RECHERCHE

    Le jour où tu verras "un canard gras" voler vers une migration ...cherche vite l’autre info car "Jean Pierre Coffe" fera grêve de la faim !

  • > Haro sur le foie gras
    29 décembre 2008, par georges2  
    Je vois mal un canard, avec un foie gras, entreprendre des migrations au delà de quelques mètres !!!

  • > Haro sur le foie gras
    30 décembre 2008, par Autochtone palois  
    Le foie gras a tendance à migrer plus facilement sans les plumes qui l’entourent et avec Chronopost.

  • > Haro sur le foie gras
    3 janvier 2009, par pehache  

    On oublie toujours de dire que les animaux en question se gavaient naturellement eux-mêmes afin d’avoir des réserves nutritives et ainsi pouvoir affronter les longues étapes de leur migration.

    Argument classique, mais qui ne tient pas une seconde : si le gavage était si naturel que ça, pourquoi aurait-on besoin de forcer ces pauvres bestioles à manger en leur enfonçant un entonnoir dans le gosier ?

  • > Haro sur le foie gras
    6 janvier 2009, par roxy  
    Ces "pauvres bestioles" ne peuvent pas se rendre compte de ce qui leur arrive, car si elles ont un gros foie, leur cerveau, lui, est atrophié !!!

  • > Haro sur le foie gras
    6 janvier 2009, par pehache  

    Ces "pauvres bestioles" ne peuvent pas se rendre compte de ce qui leur arrive, car si elles ont un gros foie, leur cerveau, lui, est atrophié !!!

    Et puis, surtout, ça vous arrange de le penser.

  • > Haro sur le foie gras
    6 janvier 2009  
    Pour les aider... smiley un godmichet, en quelque sorte ... smiley un sex-toy, pour les plus jeunes

  • > Haro sur le foie gras
    6 janvier 2009  

    "pourquoi aurait-on besoin de forcer ces pauvres bestioles à manger en leur enfonçant un entonnoir dans le gosier ?"

    Pour les aider... smiley un godmichet, en quelque sorte ... smiley un sex-toy, pour les plus jeunes

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