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Normal, oui, normal !

lundi 15 avril 2013 par Jean Paul Penot


« Normal et équilibré » a été le diagnostic martelé par Laurent Davezie, peut-être avec un brin de malice, à propos de l’état économique de l’aire de Pau. Sa conférence au Palais Beaumont, sur invitation de Mme Lignières-Cassou, Présidente de la Communauté d’agglomération de Pau, le 11 avril donnait envie d’en savoir plus.

Il n’est pas facile de rendre compte de cette rencontre car elle était nourrie d’une grande quantité de chiffres lancés à vive allure. Par ailleurs, malgré une explication pédagogique des concepts utilisés, l’auditoire n’était sans doute pas entièrement préparé à une telle analyse. L’analogie avec le diagnostic médical a été fournie par le conférencier lui-même, qui a caractérisé son propos comme « un bilan de santé de l’agglomération » et évoqué les effets indésirables de certains médicaments administrés improprement pour qualifier les effets de certaines politiques locales. La nouveauté de cette analyse réside dans le fait qu’il n’existe pas d’indicateurs économiques pour des territoires d’étendue inférieure à celle d’une région.

Pour le département des Pyrénées atlantiques le classement en 2008 en termes de PIB s’établissait au rang de 28eme sur 96. La progression en 1996 le qualifiait au 6eme rang ; il reste au 9eme rang pour la période 2000-2008.

 Pour établir une analyse du territoire il faut
1) mesurer le revenu provenant de l’extérieur,
2) mesurer l’offre à l’intérieur du territoire, ce qui ne parait pas évident. De nombreux emplois offerts sont à ranger dans l’économie résidentielle. Parmi ceux-ci, 30% d’emplois sont des emplois d’ouvriers des services. La ventilation des revenus s’établit ainsi, en termes arrondis :

17% pour les revenus productifs (Montbéliard 30%, Menton 4,5%)
47% pour les revenus résidentiels (retraites, tourisme) (beaucoup plus sur la côte basque)
11% pour les salaires publics non locaux
24% pour les revenus sociaux.
Il s’agit donc d’une répartition dans la moyenne nationale.

La crise de 2008-2009 s’est traduite par un choc sur l’emploi qui a créé un recul de 1,9%. En France le revenu n’a pas baissé, mais la consommation a reculé, puis a augmenté en raison de la baisse du prix des matières premières. Ainsi on a enregistré localement en 2010 un regain de l’ordre de 5% (en France de 1,8%). C’est l’emploi productif qui a fait redémarrer l’économie locale. La zone Pau-Orthez fait partie des zones pour lesquelles le chômage a le moins progressé. On note que les pauvres sont concentrés dans les centres-villes, ce qui s’explique par le fait qu’ils y trouvent le plus d’opportunités et ne sont pas confrontés à des difficultés de déplacement. Le solde démographique (naissances-décès) démographique de la région paloise est passé de 2% à 0,2% entre le début des années 2000 et la fin de la décennie ; son solde migratoire s’établit à +4,5% .

Ainsi, la zone urbaine de Pau a manifesté des capacités de résilience et de rebond. Elle constitue une sorte de modèle réduit de la France.

Cette zone souffre d’un enclavement qui est dû aussi bien au coût des déplacements vers Paris que du temps de parcours (il n’y a pas pire, à part Tarbes et Foix). En revanche, elle bénéficie d’un environnement très favorable à proximité en termes d’espaces naturels. Il y a une complémentarité et une solidarité de destin entre les agglomérations de la Bigorre à l’océan.

La crise qui vient est occasionnée par l’accroissement de la dépense publique qui a été le Médiator de l’économie française. Sur 300 zones territoriales, il y en a 120 qui ont crée plus d’emplois dans la fonction publique locale que d’emplois privés. Dans le département on compte 3 emplois (en fait 2,7%) dans la fonction publique territoriale sur 100 alors que la moyenne nationale est de 2,9%. En fait, ce taux varie de 2% (Bas Rhin et Loire atlantique) à 4% (dans les départements de faible densité). Contrairement à ce qui est souvent clamé haut et fort, l’impôt sur le revenu en France est faible, et même anecdotique si on le compare à l’impôt indirect (TVA), qui est anti-redistributif. Des échanges ont permis de préciser certains points évoqués. En particulier, le fait que l’économie béarnaise s’appuie sur trois piliers ( agro-alimentaire, aéronautique et techniques pétrolières) explique la résilience observée.

L’auteur de ce bref compte-rendu sera reconnaissant aux auditeurs qui voudront bien rectifier les erreurs qui se seraient glissées dans ces notes à la volée.

- par Jean-Paul Penot

Les personnes intéressées par l’économie pourront nourrir leur réflexion en assistant à la réunion publique du jeudi 25 avril 2013 à 20h30 à l’auditorium de la Cité Multimédia à Pau, en présence de Jean-Louis Levet, auteur de « Réindustrialisation, j’écris ton nom » et sur invitation de Martine Lignières-Cassou et Georges Labazée intitulée :
Les outils pour restaurer la compétitivité de notre pays


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Votre commentaire



> Normal, oui, normal !
15 avril 2013, par Oscar du Pont  

Contrairement à ce qui est souvent clamé haut et fort, l’impôt sur le revenu en France est faible, et même anecdotique si on le compare à l’impôt indirect (TVA), qui est anti-redistributif.

Je n’entends pas grand monde clamer contre le niveau de l’ IR en France. Si l’on met de côté la pathétique affaire des 75%, son niveau est dans la moyenne. En revanche, j’entends beaucoup de commentateurs oublier régulièrement d’y associer la CSG, l’ISF et autres taxes locales qui évidemment nous propulsent au sommet de la pyramide des pays les plus taxés.. Et oublier également que la moitié des français n’y sont pas soumis, ce qui est une originalité, la plupart des pays industrialisés pratiquant la retenue à la source et les salaires nets .

Quant à la TVA, pourquoi voudriez vous que cet impôt indirect soit plus "redistributif" qu’un autre. Il frappe la valeur ajoutée par les entreprises sur les produits qu’elles vendent et est donc une composante de leurs prix. Comme les salaires et les charges sociales. Pour ceux qui sont soumis à l’ IR c’est même un impôt sur l’impôt puisque la TVA n’est pas déductible des bases de l’IR pour les particuliers.

Essayons d’en reporter une partie sur l’imposition directe et nous verrons bien ce qu’il adviendra des paradis fiscaux. C ’est la vieille histoire de l’arme et du bouclier...

  • > Normal, oui, normal !
    15 avril 2013, par Autochtone palois  

    JPP, une rectification nécessaire pour ne pas dénaturer ou même falsifier la démonstration de L.Davezies : il n’a pas parlé d’enclavement ! Mais bien au contraire d’une chance de la zone paloise de ne pas avoir été drainée jusqu’ici par un réseau de communication (autoroute, LGV) trop important, ce qui a constitué une protection de la qualité de vie de notre Béarn, son attrait majeur.

    A l’appui de cela, il a précisé que la carte isochrone (temps nécessaire pour relier par la route ou le train) Paris à toutes les villes française) ne correspondait pas(ne corrélait pas) du tout avec le développement économique normal de la région paloise. Donc que le fait d’être à plus de 5 heures de Paris n’a pas été un handicap !

    En revanche, sous-entendant pour ceux qui n’ont pas compris sa démonstration que cela n’a encore rien à voir avec la résilience étonnante de notre petite région, mais avec la capacité de gestion de notre aéroport, il a bien regretté le coût exorbitant du billet d’avion normal A/R Pau-Paris (plus de 500 €).

    Ce qui change tout dans les conclusions de la démonstration et les décisions politiques qui pourraient s’ensuivre.

    La phrase suivante ne respecte donc pas la pensée de L.Davezies : "Cette zone souffre d’un enclavement qui est dû aussi bien au coût des déplacements vers Paris que du temps de parcours (il n’y a pas pire, à part Tarbes et Foix). Il a dit le contraire : malgré la distance de Paris, Pau a bien résisté à la crise !

  • > Normal, oui, normal !
    15 avril 2013, par Oscar du Pont  
    Notre petite region a surtout la chance de concentrer pour des raisons historiques 4 entreprises solides dans des secteurs qui ne sont pas touchées par la crise. Son eloignement ou son "enclavement" ne lui permettent pas d’esperer grand chose de plus tant que tout ira bien pour elles. Et en particulier d’en attirer de nouvelles de taille significative. Ce n’est pas si mal, certes mais c’est tout de même fragile.

  • > Normal, oui, normal !
    16 avril 2013, par Jean Paul Penot  
    Je reconnais bien volontiers avoir mal traduit ce passage. L. Davezie a effectivement dit que l’éloignement de Pau a favorisé le maintien de la qualité de son environnement. Mais il me semble qu’il n’a pas affirmé que cet éloignement est une chance pour le piémont pyrénéen. Au contraire, il a cité Rennes comme l’exemple même d’une ville d’un grand dynamisme économique. On peut penser que le fait qu’elle soit à deux heures de Paris n’y est pas pour rien.

  • > Normal, oui, normal !
    16 avril 2013, par Autochtone palois  

    Avec la carte isochrone depuis Paris, Laurent Davezies démontre que le paramètre temps/proximité ne joue pas sur le développement d’une ville.

    Sur le dynamisme économique de Rennes : "On peut penser que le fait qu’elle soit à deux heures de Paris n’y est pas pour rien." On peut le penser, bien sûr, mais Laurent Davezies dit que ce n’est pas la réalité, qu’il n’y a pas de relation de cause à effet !

  • > Normal, oui, normal !
    17 avril 2013, par Oscar du Pont  

    "Avec la carte isochrone depuis Paris, Laurent Davezies démontre que le paramètre temps/proximité ne joue pas sur le développement d’une ville".

    C’est votre conclusion il me semble. La seule chose que l’on puisse déduire d’une carte isochrone, c’est que la proximité de la région par rapport au pôle toulousain grâce en particulier à l’ A64 a permis le maintien et le développement d’une industrie de sous-traitance mécanique aéronautique. La relative autonomie économique du Béarn est pour l’essentiel liée à des facteurs endogènes exceptionnels. Son maïs et son gaz. Pas vraiment des sujets influencés par notre centralisme national.

    Si on compare Béarn et Alsace, autre région naturellement et historiquement enclavée, mais bien moins éloignée de Paris que la notre, son développement n’a été pour l’essentiel rendu possible que par sa proximité avec des pôles économiques..allemands et suisses auquels elle était particulièrement bien reliée par le réseau autoroutier allemand, ainsi que par une activité touristique intense, sur laquelle nous pourrions d’ailleurs prendre référence, car nous avons fondamentalement les m^mes atouts. L’ouverture d’une ligne LGV qui place Strasbourg à un peu plus de 2 heures de Paris est sur ce dernier point au moins un bonus très important, de même que pour son autre activité très importante et qui repose sur les institutions européennes.

    Quant à Rennes, ce fut la volonté politique du Général de Gaulle de faire de la capitale de la Bretagne un pôle économique puissant ex nihilo. Autour de deux pôles, l’automobile et les télécoms. A ce point de vue, il sera intéressant d’observer la mutation de ces industries entrées dans une phase de déclin sur l’équilibre général de la région, qui elle aussi reste fortement ancrée sur ses industries agricoles et alimentaires. Mais Rennes gardera un pôle universitaire et de services pour lequel sa proximité avec Paris restera un avantage essentiel.

  • > Normal, oui, normal !
    17 avril 2013, par Autochtone palois  

    Laurent Davezies résume d’une phrase la situation économique de la France actuelle : " La fracture, aujourd’hui, est sociale, elle n’est pas territoriale." Il est pourtant le spécialiste de l’analyse économique territoriale.

    (Voir sur YouTube la dernière phrase de son intervention chez Mollat, lors de la présentation de son dernier livre " La crise qui vient...")

  • > Normal, oui, normal !
    17 avril 2013, par Dudule  

    "Béarn et Alsace, autre région naturellement et historiquement enclavée".

    l’Alsace région enclavée !...moi qui pensait qu’elle était éloignée de Paris, comme le Béarn. Le mot enclave doit avoir un sens particulier à l’académie du Béarn , j’ai beau consulter mes dicos, je ne comprends pas.

  • > Normal, oui, normal !
    17 avril 2013, par Oscar du Pont  
    Dans le cas particulier de l’ Alsace, qui n’est éloignée de Paris que de 450 km, il s’agissait de la barrière naturelle du Rhin et de celle des Vosges que l’ A4 ne vint franchir facilement que dans les années 80. Une autoroute d’ailleurs déserte très longtemps, avant que de nouveaux flux ne s’établissent. La LGV est venue accélérer le processus. Oui, l’ Alsace fut longtemps prisonnière de son environnement, de son éloignement et de sa culture qualifiée localement de "particularisme alsacien", si vous préférez. Au point d’ailleurs que les Alsaciens aiment à parler de la France "de l’intérieur". Difficile de trouver plus enclavé. Mais, je sais tout cela est assez contrariant, quant les tabous du vocabulaire tiennent lieu de "prêt-à-penser".

  • > Normal, oui, normal !
    17 avril 2013, par Larouture  

    " La fracture, aujourd’hui, est sociale, elle n’est pas territoriale." Je pense qu’il conclut ainsi parce que depuis 30 ans, on a eu une baisse des inégalités territoriales (certainement difficile à admettre) et un accroissement des inégalités sociales (10 à 15% de la population en grande difficulté).

    Compte tenu de la crise de la dette, cette période est derrière nous. Il faudrait inverser la tendance. Rompre avec le sacro-saint principe de l’égalité des territoires (« le territoire n’est pas une personne ; ce qui compte ce sont les gens ») et miser sur l’efficacité des territoires (il y a des territoires qui marchent. C’est la somme qui pose problème).

    Un tel changement de cap devrait privilégier la production en s’appuyant sur les métropoles, sans pour autant voir tous les mécanismes de solidarité disparaitre et risquer une dislocation de la France. La France (grâce à Louis XI et autres) n’est pas la Belgique, l’Espagne ou l’Italie.

    A noter, entre autre, qu’il préconise aussi la facilitation des conditions de mobilité (géographique) et pressent de nouvelles formes de solidarités.

    En fait, cet expert me parait inclassable, difficilement récupérable, voire subversif... Je vois mal MM. Lasserre ou Lassalle acquiescer. Mme Lignières-Cassou ou M. Habib ne peuvent que rester sur une prudente réserve. Au niveau national, les discours continueront à globaliser tous les problèmes.

    Même A@P pourrait émettre des réserves. M. Davezies considère que le cumul des mandats « constitue pourtant un des rares mécanismes confrontant nos élus au caractère multiscalaire et complexe des enjeux économiques et sociaux du pays ». Mais en disant : « cela dans un contexte dans lequel le gouvernement central, par sa posture de seul garant de l’intérêt national et de la « cohésion territoriale », affranchit de ces impératifs les collectivités territoriales qui n’ont donc à s’occuper que de leurs intérêts particuliers. »

    Je serais tenté de suivre vos précédents commentaires mais je pense que c’est prématuré (vous l’avez d’ailleurs implicitement noté dans une première réponse). Le temps de l’analyse me parait loin d’être terminé. M. Davezies présente le territoire sous un angle inhabituel. Les exemples qu’il donne devraient interpeler. La réflexion devrait en être enrichie et la vision du territoire améliorée. A condition toutefois de le vouloir...

    En tout cas merci à l’Audap et à l’agglo pour le suivi de ce travail et sa poursuite.

    Enfin, le compte rendu de M. Penot, m’a paru suffisamment clair et objectif, comme celui de M. Cadillac d’ailleurs, pour que la plupart des opinions y trouvent leur compte.

  • > Normal, oui, normal !
    17 avril 2013, par Autochtone palois  

    M.Larouture, nous sommes d’accord, il serait temps de commencer à écouter d’autres sons de cloches que ceux des cloches de l’ultra-libéralisme doctrinaire. Cela viendra forcément. L.Davezies et d’autres comme P.Larrouturou ("l’un des cinq économistes qui avaient annoncé la crise financière", selon Marianne) proposent des diagnostics non formatés.

    Aujourd’hui, surprise, on nous annonce que la Hollande tournait spectaculairement le dos à la doctrine Merkel, qu’elle a pratiquée jusqu’à constater qu’elle ne mène qu’à la récession.

    Par ailleurs il est surprenant d’apprendre comment l’Allemagne pratique l’égalité des territoires : les régions riches aident les moins riches.

  • > Normal, oui, normal !
    18 avril 2013, par Oscar du Pont  

    Quelques remarques. La vision de Davezies est authentiquement libérale même si elle ne dit pas son nom. Elle nous ouvre les yeux sur les limites du principe d’égalité en matière territoriale et c’est un bon point pour ne pas dire une évidence. Reste à régler son compte au principe d’égalité tout court qui n’est hélas plus finançable si tant est qu’il soit souhaitable. Tant qu’on considèrera en France que l’impôt est d’abord redistributif avant d’être une source de financement des services publics, on installera le provisoire (l’aide au plus démunis) dans le définitif (l’assistanat addictif)

    Enfin, si les inégalités sociales se sont accrues, c’est exclusivement du fait de l’accroissement plus rapide des revenus les plus élevés, ce qui ne veut pas dire que les revenus les moins élevés ne se soient pas accrus également. Le pouvoir d’achat des ménages a progressé de 60% depuis 1990.

    http://gribeco.free.fr/images/pouvoir%20d’achat%20insee.jpg

  • > Normal, oui, normal !
    18 avril 2013, par Larouture  

    J’ai vécu en Alsace 5 ans au milieu des années 70. Je n’ai jamais eu le sentiment d’une région enclavée. Ce serait plutôt le contraire. Mais j’étais bien jeune en cette période et pas encore sujet au « syndrome de l’enclave ».

    Les liaisons avec Paris ont certainement été un plus. Mais le positionnement de l’Alsace dans le couloir Rhénan est un facteur beaucoup plus important : Voir banane bleue.

    Suivant ce que j’ai compris, la LGV Est est une décision politique. La LGV Atlantique aurait été prioritaire d’un point de vue économique.

    En Alsace je faisais effectivement partie des « Français de l’intérieur » mais aussi, je venais de la « vieille France ». Ce qui est plus positif...

    A cette époque les Alsaciens disaient (de mémoire pour les chiffres) : Nous avons 1000 km d’autoroute dont 10 en France.

    Un détail m’avait frappé. Signe d’ouverture, plus que d’enclavement : Le multilinguisme. Non seulement Français et Allemand (et Alsacien bien sûr, y compris en plein centre de Strasbourg) mais aussi Anglais ; y compris pour les chauffeurs de bus.

    La transformation de Strasbourg sous l’impulsion de Mme Trautmann est aussi à souligner comme facteur d’attractivité essentiel. C’est ce type de transformation que le Béarn devrait mettre en priorité. Mais je m’égare...

  • > Normal, oui, normal !
    18 avril 2013, par Oscar du Pont  

    Pour avoir fait mes études et avoir vécu une vingtaine d’années à Strasbourg puis y être revenu plus tard de manière non permanente pour mes activités professionnelles, j’ai pu comme vous, apprécier les mutations de la région mais probablement avec un oeil un peu plus critique. En particulier pour ce qui concerne les transformations de l’époque Trautmann..dont la ville ne se relève que péniblement et essentiellement du fait de son haut niveau de fréquentation touristique. Quant à son isolement, puisque c’est vrai, il y a des mots qui fâchent, nous disons la même chose. Jusqu’à l’ouverture de l’ A4 puis de la LGV, l’ Alsace regardait vers l’ Allemagne, y envoyait ses travailleurs frontaliers et recevait les investissements de PME allemandes séduites par le bilinguisme local. Avec Paris à 2H30, les choses ont profondément changé à ce point de vue, même si les entreprises alsaciennes ont toujours autant de difficultés à faire venir des cadres de "l’intérieur". Comme ici d’ailleurs..

    Enfin, je suis heureux d’apprendre que les chauffeurs de la CTS parlent anglais, ce détail m’avait échappé jusqu’à présent. Quant à l’ Alsacien, je crains qu’il ne soit moins parlé aujourd’hui à Strasbourg que le Turc...

  • > Normal, oui, normal !
    15 avril 2013, par pehache  

    Je n’entends pas grand monde clamer contre le niveau de l’ IR en France. Si l’on met de côté la pathétique affaire des 75%, son niveau est dans la moyenne. En revanche, j’entends beaucoup de commentateurs oublier régulièrement d’y associer la CSG, l’ISF et autres taxes locales qui évidemment nous propulsent au sommet de la pyramide des pays les plus taxés..

    l’ISF est quasi symbolique dans le total des prélèvement en France. Les taxes locales ne sont pas non plus particulièrement élevées par rapport aux autres pays. La seule chose qui fasse vraiment la différence en France sur l’ensemble des prélèvements obligatoires, ce sont les charges sociales sur les salaires. Mais jusqu’à preuve du contraire elles correspondent à des services réellement rendus : santé, retraites, etc... alors que dans d’autres pays avec des charges sociales moins élevés, il faut avoir recours plus qu’en France à des assurances privées.

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