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Je suis partout... un media à part

lundi 8 avril 2013 par Oscar du Pont


Certes Jérôme Cahuzac a très gravement fauté et à plus d’un titre. Inutile d’en rajouter, il est en face de ses propres responsabilités et elles doivent être lourdes à porter. Mais au moins pour ce qui me concerne, la question ne se pose plus vraiment sous l’angle de la fraude fiscale, les faits en sont prescrits depuis longtemps.

Toute question morale mise à part, la fraude fiscale n’est-elle pas d’ailleurs que la contrepartie illégitime des excès légaux de la fiscalité, lorsqu’elle devient insupportable ? Une forme de résistance individuelle qui comporte des risques assumés ou non. Aux gendarmes de faire leur métier, y compris quand le coupable est leur chef, c’est la règle et elle ne mérite pas de commentaires. Au fraudeur d’en supporter les conséquences ou de partir s’il ne souhaite pas s’y exposer. Trop d’impôt tue l’impôt, il le savait bien Cahuzac.

Là où les choses prennent une tournure bien plus désagréable, à mon point de vue, c’est lorsque la vérité des faits n’apparaît pas suite à une enquête de spécialistes, mais qu’elle est le fruit, appelons les choses par leur nom, d’une abominable délation. Voilà un acte qui sent bien mauvais et qui n’est pas nouveau chez nous, mille fois hélas. C’est même une part de notre culture nationale. A cet égard, la jouissance à peine contrôlée d’un Edwy Plenel triomphant et auto-proclamé grand curateur des auges de la République, m’apparait encore plus révulsante que le parjure de Cahuzac. Qu’il le veuille ou non, Mediapart n’est que le support servile d’une vengeance personnelle et mérite sa place dans le caniveau mediatique. Comme cela avait été également le cas lors de la publication des enregistrements audio des conversations entre Liliane Bettancourt et son majordome. On s’amusera de rappeler et c’est un comble, que le financement de ce support numérique privé a été pour une partie importante couvert par un fonds ISF. C’est à dire par des citoyens aisés et taxés sur la fortune, désireux de profiter des déductions fiscales qui leur étaient offertes en contrepartie de leur investissement dans des sociétés commerciales. Y compris nauséabondes.

Quant à Jérôme Cahuzac... Comment s’étonner vraiment que cet homme efficace et engagé dans son action, à une période cruciale n’ait pu que s’enfoncer dans son mensonge, lorsqu’il fut assailli de coups nettement sous la ceinture. Outre la faute originelle... mais là encore qui pouvait douter vraiment qu’un chirurgien haut de gamme et à la mode opérant à Paris dans l’implant capillaire, ne l’ait fait que pour des considérations esthétiques sinon éthiques. Et qu’il ne se soit pas fait de temps à autre et plus ou moins volontiers rémunérer discrètement par de riches clients étrangers. C’est très répréhensible pourtant, me dit mon plombier... En effet. Mais son erreur ne fut-elle pas surtout de prendre le risque des conséquences de son action lorsqu’il accepta la Présidence de la commission des finances que lui avait offerte comme un baiser mortel... le Président Sarkozy et qui le révéla en homme habile et indispensable au sein d’un parti déserté par ses talents. La suite était écrite.

Enfin, cette affaire est une nouvelle fois révélatrice de l’incurie de la gauche française oscillant dans un balancement douteux, entre ce qu’il est convenu d’appeler une bien naïve ignorance et la tentation de plonger ses doigts dans la confiture, dès qu’on lui confie un peu de pouvoir. A cet égard, c’est un reproche qu’on ne saurait faire à Jérôme Cahuzac, dont le seul tort dans le fond, est d’avoir voulu mettre son talent d’entrepreneur au service de son parti au risque de subir le martyre de Saint Sebastien sous les flèches de cristal de ses anciens amis. Il aurait pu choisir de continuer l’exercice fructueux de sa profession au même endroit que son magot, comme bien d’autres avant lui. Et cette erreur là, personne ne le félicitera de ne pas l’avoir faite. Et il sera bien le seul à se le reprocher.

Sois courageux Jérôme, je t’aime bien, finalement...


- par Oscar du Pont


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Votre commentaire



> Je suis partout... un media à part
19 avril 2013, par pehache  

Avec un peu de recul je reviens sur ce sujet.

Non, je ne suis pas non plus adepte des lynchages médiatiques (ni des lynchages tout court d’ailleurs !).

D’autant plus qu’ici il s’agit apparemment d’un délit concernant sa vie privée et non pas directement son activité politique.

Pour autant Mediapart devait-il s’abstenir sur le sujet ? A mon avis non, pour deux raisons :

-  on ne peut pas savoir a priori quel est l’usage de ce compte en Suisse (ou d’autres comptes non mentionnés), qui pouvait tout aussi servir à des malversations d’ordre politico-économiques, de par la position et de fonction du détenteur. C’est sans doute juste un cas "banal" de fraude fiscale d’un particulier, mais ça pouvait très bien cacher plus que cela (et l’histoire n’est pas terminée, d’ailleurs).

-  même si il s’agit d’une "banale" fraude fiscale d’un particulier, il est sain quelque part que celle-ci soit dévoilée, à partir du moment où ce particulier prônait la rigueur et les efforts budgétaire pour tous, et la lutte contre la fraude fiscale. L’hypocrisie a ses limites.

C’est comme les affaires de moeurs : perso je m’en fiche de savoir que tel ministre a une maîtresse ou va voir des prostituées. Par contre si c’est quelqu’un dont le fond de commerce habituel est le respect des valeurs familiales "traditionnelles", la dénonciation de la décadence morale de la société, etc, c’est plutôt bien que cela se sache. Non pas par voyeurisme, mais pour démonter les discours qui ne sont que des instruments de pouvoir.

  • > Je suis partout... un media à part
    19 avril 2013, par AK Pô  
    Goya est mort à Bordeaux, Pehache en reculant d’un mot.

    Prendre du recul, c’est mesurer la distance entre un coup de fusil et un corps collé au mur. El très de Mayo n’est pas loin. Pehache, mets ta chemise blanche ! smiley

  • > Je suis partout... un media à part
    20 avril 2013, par Oscar du Pont  

    Je serais plutôt d’accord avec vous. Mais je continuerai à penser que la faute était indiscutable, mais qu’elle fut commise il y a 20 ans. Que Cahuzac fut emporté par son ambition parce su’il ne sut pas résister à la sollicitation ardente de ses amis qui ne pouvaient ignorer ce passé mais qui connaissaient aussi son expertise et sa force de caractère. Qu’il a été l’objet d’un règlement de compte par voie de presse avec la complicité active d’un media qui finira un jour, à force de vouloir donner des leçons de moralité publique, par commettre une erreur irréparable.

    C’est d’abord contre celà que j’ai voulu m’élever. Quant au bilan de cette affaire, il est à l’évidence magistralement désastreux et je ne me satisfais pas vraiment à l’idée que seul M Plenel en ait véritablement tiré gloire et profits alors que nous en paierons collectivement le prix.

  • > Je suis partout... un media à part
    9 avril 2013, par Rêveur des villes  

    Tiens, un peu d’ouverture... à l’international, milediou...

    http://www.lefigaro.fr/international/2013/04/09/01003-20130409ARTFIG00284-normal-comme-un-ministre-suedois.php

  • > Je suis partout... un media à part
    9 avril 2013, par pehache  
    Un véritable peuple de jalous et d’envieux, ces suédois !

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Georges Vallet  

    Réaction à chaud, spontanée, pour manifester un certain ras le bol !

    C’est une situation abradacabrante !

    Publication du patrimoine des élus :

    voyeurisme plus que malsain, Cahuzac aurait publié sans problème. Vérification grâce à des fonctionnaires qu’il faudra nommer, sinon c’est de la poudre aux yeux !! Est-ce en générant des courses aux sorcières qu’on va brûler en place publique que cela apaisera les esprits et fera diminuer le chômage ? Pourquoi limiter les contrôles aux élus et pas à bien d’autres qui seraient trop long à lister, plus dangereux encore peut-être !

    L’opinion publique raffole de cela, elle est friande des scandales, elle allait assister aux éxécutions avec délectation. Merci Cahuzac, disent au fond les médias. Exemple : la densité des échanges sur le forum !

    Ce n’est pas l’argent qui est l’ennemi, c’est comment on s’en sert ! C’est la grande hypocrisie car on enfonce des portes ouvertes ; cela fait éclater la tolérance d’un réel voilé bien connu de tous, élus ou pas, depuis bien des décennies.

    Cette cascade d’info, ce matraquage de rumeurs, de soupçons, sans vérification, saturent l’opinion publique et vont conduire rapidement à une lassitude, un désinterressement généralisé, avec un effet inverse de celui souhaité : abstention massive aux élections et montée des extrêmes.

    Ne serait-ce pas le résultat d’une situation politique qui nécessite des sommes de plus considérables pour se faire élire, fréquenter les cercles, les réunions, se faire connaître.... ?

    Et puis, au fond, chacun cherche à contourner le fisc à hauteur de ses possibilités : déclaration d’une femme de ménage, paiement d’heures au noir... cela commence à l’école , astuces aux examens(portables)....C’est un sport national !

    Heureusement, certains matchs de foot se font à guichet fermé ; ce n’est pas encore la grande dépression !

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  
    Merci Georges (sur ce coup là, vous m’épatez)

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Jean Paul Penot  

    Oscar, il serait bon d’expliquer le choix de votre titre et de votre illustration.

    "Je suis partout" est un journal qui peut être considéré comme le modèle même de la délation, de l’antisémitisme et du fascisme. Comme l’écrit Wikipedia,

    " Au départ, le journal n’est ni d’extrême droite, ni antisémite, ni même politiquement uniforme. Mais le noyau dur des rédacteurs clairement imprégnés de maurrassisme l’emporte assez rapidement."

    Espérons qu’AP ne prendra pas la même direction...Et que Médiapart ne publiera que des informations solides et recoupées. Il serait bon d’en savoir plus sur ce media. Le fait que Plenel ait dû quitter "Le Monde" n’est pas totalement probant, un grand quotidien ne pouvant pas prendre de risques.

    Cependant, avec de nombreux autres journaux et 85 journalistes dans le monde, la dénonciation par ICIJ du scandale des paradis fiscaux et des sociétés véreuses me semble d’une toute autre nature que "Je suis partout". D’abord par la qualité et la sophistication du travail d’investigation. Ensuite parce que lorsqu’elle conduit à mettre en cause 130.000 personnes et met en lumière le fait que 1.250 milliards d’euros échappent au fisc cela a un caractère citoyen bien éloigné de la vengeance personnelle.

    Comme vous, j’apprécie qu’A@P n’ait pas reproduit des noms de personnes ou d’entreprises ; cependant, parmi les noms cités figurent des chaînes de magasins présents dans nos villes. Mais comme l’écrit l’auteur de l’article "La curée et l’incurie", il faudra peut-être aller plus loin si rien n’est fait pour moraliser la vie publique.

    A@P prone la transparence. Elle a sans doute ses limites (A@P en a fait l’amère expérience). Mais de grâce, n’inversons pas les responsabilités.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  

    Cependant, avec de nombreux autres journaux et 85 journalistes dans le monde, la dénonciation par ICIJ du scandale des paradis fiscaux et des sociétés véreuses me semble d’une toute autre nature que "Je suis partout".

    Certes et je ne mets absolument pas ces informations sur le même plan, même si je ne crois pas qu’il en ressorte des faits réellement probants autres que ceux qui sont notoires. En particulier sur le rôle des paradis fiscaux dans des opérations de blanchiement dont l’origine est hélas sous notre nez, mais aussi dans des opérations complexes où la transparence est strictement impossible à mettre en oeuvre. Enfin dans un contexte où pour certains pays, la compétitivité fiscale tient lieu d’unique ressource dans un monde globalisé.

    Concernant le sulfureux Edwy Plenel, vous lirez sans doute avec intérêt ce Wiki à propos du bouquin de Péan et Cohen (un véritable travail d’investigation cette fois) De quoi rester au moins méfiant et continuer à pratiquer quoi qu’il arrive et qu’en pensent les garants de la probité citoyenne qui me montrent du doigt, la pensée parallèle comme un moyen d’élever le débat.

    La Face cachée du Monde

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par pehache  

    Je lis dans votre lien, Oscar :

    "« Plenel est expert en dialectique. Mis en accusation, [...] Sa réaction est celle de l’homme politique confronté à un travail journalistique gênant. Son premier réflexe consiste à essayer de discréditer l’auteur de l’écrit »"

    Mais que faites-vous au juste, dans cette discussion ? N’essayez-vous pas de discréditer sinon l’auteur du moins le garant de cette enquête (E.Plenel) ? Vous utilisez donc les mêmes méthodes qu’un ancien trotskiste ? C’est du beau !

  • Dénoncer un crime n’est pas un crime.
    8 avril 2013, par Autochtone palois  

    Oscar écrit "...j’ai également le coupable penchant, je l’avoue, de détester plus encore les délateurs, les procureurs auto-proclamés et les experts médiatiques en mains propres surtout quand ils en font un métier rémunéré."

    Oscar, si vous aviez écouté Edwy Plenel, vous sauriez qu’il ne demande qu’une chose, c’est que la justice, à partir d’informations apportées par Mediapart, fasse son travail. Le journalisme d’investigation, reconnu d’utilité publique dans toute démocratie, vous défrise. Pour qualifier ce travail d’assainissement, vous préférez le mot "délation", jouant finement, jésuitiquement, sur l’ambiguïté historique, laissant croire que le traître est celui qui dénonce la traîtrise. Non il ne s’agit pas de délation, mais de dénonciation saine !

    "La délation est une dénonciation méprisable et honteuse. Elle consiste à fournir des informations concernant un individu, en général à l’insu de ce dernier, souvent inspiré par un motif contraire à la morale ou à l’éthique et donc honteuse. Tournée contre un individu ou un groupe d’individus, la délation est faite par un délateur, individu ou groupe de personnes, pour son gain propre (s’enrichir et accaparer les biens d’autrui) ou pour lui nuire de manière malveillante (jalousie, envie, haine). Le délateur peut être rémunéré par un pouvoir qui cherche à obtenir des renseignements contre ses adversaires ou ses ennemis. C’est une forme de trahison et d’opportunisme que l’on retrouve de manière récurrente dans l’histoire et dans grand nombre de civilisations."

    Vous confondez, ce qui est étonnant pour quelqu’un qui soigne son texte, délation et dénonciation.

    "Dénoncer : Faire connaître publiquement en s’élevant contre (un acte répréhensible)."

    C’est ce que fait avec talent Mediapart. Dénoncer un crime n’a jamais été un crime, ni une faute, sauf pour ceux qui ont quelque chose à se reprocher. Un conseil : abonnez-vous à Mediapart, vous aurez des informations de première main, qui vous éviteront de vous comporter en Michel Apathie, qui lui, a fini par s’excuser d’avoir accusé Médiapart de tous les mots/maux.

    Auriez-vous un compte en Suisse ? Nous pourrions l’imaginer en lisant votre prose.

  • > Dénoncer un crime n’est pas un crime.
    8 avril 2013, par pehache  
    Attention, Autochtone : les détenteurs de comptes en Suisse sont des résistants, nin plus ni moins. Et ceux qui les dénoncent sont des collabos de l’infâme dictature socialo-communissss’ sous le joug de laquelle nous vivons.

  • > Dénoncer un crime n’est pas un crime.
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  

    Auriez-vous un compte en Suisse ? Nous pourrions l’imaginer en lisant votre prose.

    Déambulator s’y était risqué et voici qu’un autre justicier de garde apparait pour enfoncer un clou à moins que ce ne fut une porte ouverte et s’apprête à répandre sa probité courroucée sur celui qui préfère ne pas se mêler à la meute des aboyeurs de justice. Et déjà on me montre du doigt, on s’apprête à informer la Rue d’ Orléans, le Palais de Justice et tous les commissariats. Je m’y attendais évidemment en rédigeant cette note, mais les bras m’en tombent quand-même.

    Voyez-vous Monsieur l’ Autochtone , votre définition de la délation correspond parfaitement à l’acte commis par Monsieur XX (n’étant pas moi-même dans cette catégorie citoyenne, je me refuse à rappeler son nom) et publié sur la simple foi d’un enregistrement numérique par un relais d’information que je continuerai à considérer comme indigne d’autre chose que d’un caniveau et de l’intérêt des égoûtiers de l’information, du fait même de la fragilité de ce témoignage et de l’absence totale d’investigation qui en a résulté. Même chose avec l’enregistrement des conversations des Bettancourt.

    Dès lors que la démocratie s’appuie sur ce genre de comportement citoyen, c’est évidemment le totalitarisme qui nous guette et avec lui ses indicateurs et ses milices d’informateurs rémunérés. Je n’ai jamais prétendu que le crime devait resté impuni. Je me suis simplement élevé contre des méthodes avilissantes, contre un besoin imbécile de transparence appliqué&e aux autres plutôt qu’à soi-même comme si la faiblesse humaine n’était pas universellement partagée. Et voici qu’on m’accuse ?

    Je n’avais aucune sympathie particulière pour Monsieur Cahuzac, Député PS. J’en ai encore beaucoup moins pour ceux qui l’ont piétiné après l’ avoir jeté aux chiens surtout quand ils tentent de s’en dédouaner, la haine aux lèvres, au nom de la morale publique. Cà ne vous rappelle rien l’ Autochtone ?

  • > Dénoncer un crime n’est pas un crime.
    8 avril 2013, par Autochtone palois  
    Oscar, nous ne devons pas avoir les mêmes valeurs, qu’elles soient républicaines ou en €.

  • > Dénoncer un crime n’est pas un crime.
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  
    En effet même si le cours du venin, du fiel et de la bîle sont au plus haut, je ne spécule pas sur ces matières premières d’origine française. Vous devriez en revanche vous enrichir rapidement. Je sais que vous penserez à déclarer soigneusement vos plus values à qui de droit. Ou de gauche. Car vous êtes un homme de valeurs.

  • > Dénoncer un crime n’est pas un crime.
    8 avril 2013, par Autochtone palois  

    Oscar, Wikipedia nous dit : " Une dénonciation est un acte destiné à alerter la communauté de faits jugés ou ressentis comme répréhensibles, abus , délits ou crimes.

    "On peut dénoncer celui qui nous nuit comme celui qui nuit à des tiers. Dans ce dernier cas, il s’agit d’un témoignage à charge.

    "Comme le témoignage, la dénonciation est un acte ambivalent et qui en appelle à la responsabilité du dénonciateur. En effet, une dénonciation peut être directement calomnieuse pour se réduire à la délation. Comme le témoignage, la dénonciation pose une question d’éthique.

    "La dénonciation peut aussi correspondre à un devoir civique dans le but d’alerter la collectivité contre les abus ou les crimes d’individus ou de groupes d’individus. Des militants ou des groupes de pression, associations ou ONG dénoncent ou participent régulièrement à des actes de dénonciation honorables.

    "La dénonciation peut se faire par voie de divers médias : presse, radio, télévision, Internet, etc. ou directement au pénal. (Wikipedia)

    Mediapart, pour aller au bout de sa démarche, avait écrit au procureur pour DENONCER les pratiques de votre ami Jérôme. Nous voyons aujourd’hui qu’il ne s’agissait pas de "dénonciation calomnieuse" (assimilable à une délation) comme vous tendez à nous le faire croire.

    L’ordre des médecins a convoqué Cahuzac. Pour l’encourager, comme vous ?

  • > Dénoncer un crime ?
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  

    Dénoncer un crime ? Cahuzac serait un criminel ? Il l’aurait été avant même d’avouer sa faute ? Et sa faute d’ailleurs prescrite en droit fiscal serait un crime alors qu’à ma connaissance il s’agit d’un délit ? Une fois encore, je ne conteste pas la réalité des faits, je m’élève contre le principe même de la délation par voie de presse, car c’en est une et le déchaînement de haine et de démagogie qui en a suivi, qui démontre bien à quel point une certaine gauche française réactionnaire en voulait à celui qui s’é tait incarné en père fouettard budgétaire.

    L’avenir nous dira qui a manipulé qui. Je précise que ma note a été écrite le 3 avril sur la base des informations disponibles à cette date et qu’à l’évidence, si des soupçons de corruption balancés à tout vent s’avéraient exacts , mon jugement s’en trouverait considérablement modifié. Mais jusqu’à plus ample informé, l’enquête "en profondeur" de Mediapart ne nous en a rien révélé à ce titre. Mais déjà les gargouilles vomissent.

  • > Dénoncer un crime ?
    8 avril 2013, par Autochtone palois  

    Oscar, vous persistez à utiliser le mot "délation", alors qu’il s’agit de "dénonciation", faisant croire à une "dénonciation calomnieuse" de la part de Mediapart.

    Votre fine comparaison, dans le titre de votre article, de Mediapart à "Je suis partout", journal raciste, antisémite et d’extrême-droite d’avant-guerre, ne vous honore pas. Et c’est vous qui parlez de gargouilles vomissantes...

  • > Dénoncer un crime ?
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  

    Auriez-vous un compte en Suisse ? Nous pourrions l’imaginer en lisant votre prose

    ...et ça c’est quoi ? Une fine allusion ? Un propos jésuitique ? Une illumination soudaine ? Une révélation étayée par un aveu volé ? L ’éructation d’une gorge profonde ? Ou le début d’une dénonciation calomnieuse ?

    Si vos analyses sémantiques vous mettent la conscience en paix, soit. Continuez donc à payer votre abonnement à Mediapart, c’est en soi une signature. La votre l’ Autochtone, juste en dessous de celle de votre idole Edwy Plenel, prince dévoyé d’ un "journalisme" qu’en effet j’aurais préféré oublier à jamais. Car il ne déshonore pas que moi.

  • Mediapart et l’Oscar du "journalisme"
    9 avril 2013, par Autochtone palois  

    Oscar, il faudra que vous expliquiez à François Bayrou et autres personnalités aussi peu respectables, qu’ils soutiennent ce journalisme d’investigation que vous exécrez, plus encore que les délits ou crimes qu’il dénonce. En effet F.Bayrou soutient depuis le début la démarche de Mediapart.

    Ce que vous appelez "journalisme" avec des guillemets (en vous bouchant le nez ?), d’autres, comme le New York Times, l’appelle bien journalisme d’investigation.

    Citation : "Le New York Times souligne que Mediapart propose un journalisme d’investigation que les médias dominants ne proposent plus guère en France."

  • > Les investigations autochtones
    9 avril 2013, par Oscar du Pont  

    Oui, vous avez raison d’aimer tous ces parangons d’honnêteté républicaine, que bien d’autres pays nous envient, même s’il vous faut désormais les recruter un peu plus loin que chez vos amis habituels.

    L ’impeccable Bayrou aussi. D’autant qu’il nous a déjà expliqué dans un souci d’extrême transparence, ne pas être assujetti à l’ ISF, car ses chevaux de course (grand bien lui fasse d’avoir une passion), ne lui appartenaient pas, mais appartenaient à une société agricole dont il détenait les parts. Et que bien entendu cette société constituant son "outil de travail" il n’avait ni à en réévaluer les actifs , ni à en déclarer les valeurs à l’ ISF, ce qui est parfaitement légal sinon légitime. Comme Hollande d’ailleurs qui a pris grand soin en ne se mariant pas, de ne pas cumuler son patrimoine avec celui de sa compagne, afin de ne pas être soumis à la stigmatisation publique de l’impôt sur la fortune, qu’il a par contre déplafonné pour ceux qui en voient avec inquiétude la charge dépasser le niveau de leurs revenus. Vous voyez, foin de délation, foin de dénonciation, juste le constat du strict respect par des hommes de pouvoir de la légalité républicaine telle qu’elle doit être comprise. Et vous voudriez que je continue mes investigations sans me boucher le nez ?

    Tout ce discours, on le connait. La mascarade déclarative inouïe qui se prépare nous en annonce d’autres. La presse spécialisée et ses fidèles lecteurs voyeurs demanderont des doses de révélations toujours plus fortes et paieront toujours plus cher pour obtenir des informations toujours plus intimes et toujours plus privatrices de liberté qui briseront des hommes de valeur afin de nous laisser les dirigeants que nous méritons, les plus médiocres ou les plus menteurs, avant de devoir subir les plus autoritaires. C’est ce que j’ai voulu dire à propos de cette affaire Cahuzac, sans intérêt, mais qui a mis à jour les plus sombres penchants de notre nature profonde. C’ est toujours le même trio infernal : jalousie, envie, mépris.

    Pour ce qui me concerne , je continuerai à m’acquitter avec scrupule de mes impôts de toute nature, sur mes revenus, et sur mon patrimoine , à des niveaux actuellement inégalés dans le monde, car j’ ai décidé de rester dans le pays où je suis né quoiqu’il m’en coûte, quitte, ne vous en déplaise à devoir partager, le ciel de la vallée d’ Ossau avec vous, l’ Autochtone . Vous pourrez vous en boucher le nez si ça vous chante en me regardant passer.

    Point final, passons à autre chose

  • Point final "."
    9 avril 2013, par Autochtone palois  

    Sur la "mascarade déclarative", nous serons d’accord si elle n’est pas suivie d’un contrôle. Mis je crains encore que ce dernier mot ne vous déplaise. Pour le reste, je vous laisserai respirer tranquillement l’air des Pyrénées, ce qui vous rendra peut-être moins agressif.

    Vous voulez le dernier mot, mais vous oubliez le point final dans votre dernière phrase. Je vous l’offre : "."

  • > Les investigations autochtones
    9 avril 2013, par pehache  

    ...l’impôt sur la fortune, qu’il a par contre déplafonné pour ceux qui en voient avec inquiétude la charge dépasser le niveau de leurs revenus

    Ce doit être angoissant, c’est certain. C’est terrible cette vie de galère qui est celle d’une fraction de la population française. Parfois ce sont nos voisins, et nous sommes indifférents à cette souffrance silencieuse.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Déambulator  

    "Toute question morale mise à part, la fraude fiscale n’est-elle pas d’ailleurs que la contrepartie illégitime des excès légaux de la fiscalité, lorsqu’elle devient insupportable ? Une forme de résistance individuelle qui comporte des risques assumés ou non"

    Il y va fort Oscar . Comparez les deux phrases suivantes : "Oui mon client a tué dit l’avocat, mais il a beaucoup souffert dans son enfance" "Oui mon client a fraudé dit l’avocat fiscaliste", mais il était en butte à la violence fiscale de l’Etat"

    On sait maintenant que l’essentiel de la fraude vient des milieux notables de privince : attention de ne pas trouver Oscar sur un fichier UBS !

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  
    Soyez bien aimable de me prévenir anonymement dès que vous aurez vu mon nom, Déambulator, bien entendu après en avoir avisé les autorités compétentes, contre une légitime rémunération en liquide bien entendu.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Emmanuel Pène  

    Toutes les fraudes fiscales sont répréhensibles, que ce soit par les riches ou par les pauvres, par des français ou par des étrangers, par des élus ou par des simples citoyens. C’est la loi, et nous devons respecter la loi, tant que nous résidons dans ce pays.

    Ou alors partir sous d’autres cieux avec d’autres lois.

    pour ceux qui ne sont pas d’accord avec les lois mais qui veulent rester : ne fraudez pas, mais battez vous, et faites changer les lois si elles vous semblent injustes !

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Emmanuel Pène  

    Bien d’accord avec Oscar.

    La droite française a autant de cadavres dans les plaquards que la gauche, mais ce qui est insupportable, ce sont les leçons de moralité que nous assène celle-ci à longueur d’année. "je n’aime pas les riches, mais je suis entouré de riches.." "mon ennemi c’est la finance, mais mes amis ont des comptes dans les parasis fiscaux.."

    Bref "Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais.."

    Et quand on passe que c’est grâce à des boniments de cette sorte que François Hollande a été élu.

    Les français sont encore une fois cocus, mais cette fois-ci pardonneront-ils ?

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par pehache  

    "je n’aime pas les riches, mais je suis entouré de riches.."

    N’importe quoi. Au PS tout au moins il y a bien longtemps que ce discours "je n’aime pas les riches" n’a plus cours. Par contre qu’ils doivent être imposés à la hauteur de leurs richesse, oui. Ce qui n’a rien à voir.

    Il y a des gens qui sont "riches" et qui ne se plaignent pas de payer des impôts, figurez-vous. C’est interdit ?

    "mon ennemi c’est la finance, mais mes amis ont des comptes dans les parasis fiscaux.." Bref "Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais.."

    C’est vrai que jamais on ne verra un homme de droite mettre ses actes privés en contradiction avec son discours public. Non, pensez-vous, ça n’existe pas !

    Le monde selon Pene : les bisounours à droite, les vilains à gauche.

    C’est vous qui parlez de boniments ?

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Maximo  
    Au PS tout au moins il y a bien longtemps que ce discours "je n’aime pas les riches" n’a plus cours
    Tu as la mémoire vraiment très très très courte, Pehache

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par L’ OURS du Bois  

    un certain président a dit" on est riche a 4500€ de revenus mensuel"

    un ministre émarge a environ 8000, (plus les frais ?

    alors c’est quoi ???? smiley smiley smiley

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par pehache  
    Non Maximo. Que des membres du PS aient dit cela ou le disent encore cela doit sûrement se trouver sans problème, mais il y a quand même un moment que le PS a abandonné le discours anti-riches dans sa doctrine "officielle".

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Emmanuel Pène  
    Il y a des bisounours et des vilains partout cher Pehache, mais la particularité de l’équipe gouvernementale actuelle, c’est quand même qu’elle a bati son discours sur la dénonciation de la finance et sur la république exemplaire.. Je ne l’ai pas inventé ça !

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par pehache  

    Vous voudrez bien m’excusez, EP, mais juste avant la "République exemplaire" de Hollande, il y avait la "République irréprochable" de Sarkozy.

    Je n’ai pas le souvenir qu’elle l’ait été tant que ça de la part de ceux qui la prônait.

    Donc vous serez bien gentil d’arrêter de poser ce débat en termes droite/gauche.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Emmanuel Pène  
    On est d’accord qu’il y a beaucoup à faire des deux côtés, à commencer par mettre fin au cuuml des mandats dans l’espace et dans le temps !

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par pehache  

    Oscar fait semblant de découvrir la Lune : à savoir que 99% des affaires sortent grâce à l’aide de sources qui décident un jour de balancer ce qu’elles savent à la presse ou bien directement aux autorités. Parfois parce qu’elles réprouvent ce qu’elles savent, parfois pour nuire à un "concurrent" dans une lutte de pouvoir, parfois par vengeance, parfois un peu de tout ça... les motivations sont diverses.

    Et alors ? A partir du moment où Mediapart avait ces informations, quelles que soient les motivations de la source, il était dans son rôle de presse indépendante en enquêtant et en publiant.

    Oscar préfère sans doute la presse copain-copain avec les politiques, voire les politiciens patrons de presse : ça donne des démocraties exemplaires, la preuve il n’y a jamais d’affaires dans les journaux ! Et Viva Berlusconi !

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  
    Lorsque la démocratie ne doit sa survie qu’à la dénonciation publique par voie de presse , elle est à mon point de vue, gravement en danger. Surtout si ladite presse se présente en gardienne d’un ordre moral qui n’avoue pas son nom mais dont vous dénoncez à juste titre par ailleurs l’ombre lugubre, péhache.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par pehache  

    Lorsque la démocratie ne doit sa survie qu’à la dénonciation publique par voie de presse , elle est à mon point de vue, gravement en danger.

    Très drôle, vraiment.

    Le scandale était certes d’une toute autre ampleur, mais rappelez-nous comment les journalistes du watergate avaient leurs informations ?

    Surtout si ladite presse se présente en gardienne d’un ordre moral qui n’avoue pas son nom

    Je ne vois pas le rapport entre l’ordre moral et un délit de fraude fiscale.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  
    Sur le thème de la dénonciation publique et de la délation, nous avons déjà eu d’intéressants échanges, cher péhache qui m’ont montré que nous ne placions pas les définitions de la morale dans le même ordre. J’ai peu de considération pour les escrocs, mais j’ai également le coupable penchant, je l’avoue, de détester plus encore les délateurs, les procureurs auto-proclamés et les experts médiatiques en mains propres surtout quand ils en font un métier rémunéré. Basta cosi.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par pehache  

    Vous devez donc avoir le même dégoût, si vous êtes cohérent avec vous-même, pour la révélation du scadale du Watergate : il y a avait au moins un informateur (délateur ?), ainsi que des procureurs auto-proclamés (les journalistes).

    Je n’aime pas non plus les lynchages médiatiques ni ceux qui y participent. Et on peut dire que Cahuzac, comme d’autres avant lui, est aujourd’hui lynché médiatiquement. Pour autant ce n’est pas le problème de MediaPart, qui a été parfaitement dans son rôle -utile à la démocratie- en sortant cette affaire.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  
    La crise du Monde

    Mediapart a besoin d’audience payante et doit par conséquent aligner des scoops régulièrement. Y compris en fouillant dans les poubelles les moins ragoutantes. Certaines révélations sont justifiées, d’autres beaucoup moins, mais il faut bien constater qu’elles font bien plus de dommages qu’elles n’apportent de vraies remèdes à la faiblesse humaine. Par ailleurs, instruits de ces bonnes recettes , ses concurrents n’ont pas manqué de s’y mettre mais pas nécessairement avec le même talent. Voir les révélations invraisemblables publiées par Libé strictement sans aucun début de preuve à propos de la "vraie fortune de Cahuac". Puis le déballage opportun d’un CD Rom par un journaliste australien relayé par une chaîne de vertu de la presse internationale dont je suis prêt à parier qu’il ne sortira rien de compréhensible au commun des mortels. Et puis les fines allusions contre Fabius, qui n’en finira plus de porter sa fortune familiale comme un fardeau éternel, puisqu’il est socialiste et donc supposé pauvre et vertueux. Tout ça pue la France des jaloux, des odieux, des cafteurs, des ambigus et des pères la morale. Vous n’avez rien à faire là-dedans Péhache, moi non plus, quitte à laisser passer un watergate. La vérité finit bien par transpirer toute seule sans avoir besoin de ses suppôts mediatiques aux arrière pensées révolutionnaires plus ou moins avouées. Plenel (anciennement Joseph Krasny, journaliste à Rouge, organe de la LCR) s’est fait virer du Monde par ses camarades de la rédaction. Il devait bien y avoir de bonnes raisons.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Rêveur des villes  

    Je rentre pas dans le détail de vos échanges, mais je ne vois pas ce qu’il y a de choquant à ce qu’un journal fasse du journalisme d’investigation qui conduise certaines personnes à être confondues pour infraction à la loi.

    "Délation" est un terme très péjoratif, il me semble, "dénonciation" me paraît plus juste dans ce cas.

    "Délation" garde la connotation de la collaboration au nazisme et de personnes ayant livré des juifs, homosexuels et tziganes aux nazis. Une horreur qui n’a rien à voir avec de la dénonciation de fraude fiscale...

    Je ne vois même pas de pb à dénoncer une personne qui laisserait un étron de son chien dans la rue ou une voiture garée sur un passage cloutée. Cela se passe dans certains pays d’ailleurs, comme en Corée du Sud.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  

    Je ne vois même pas de pb à dénoncer une personne qui laisserait un étron de son chien dans la rue ou une voiture garée sur un passage cloutée

    Moi si. Je préfère lui en faire la remarque directement. Et ne me parlez pas de journalisme d’investigation en l’occurrence. Il n’y avait qu’un malheureux enregistrement magnétique pieusement conservé 10 ans par un salaud (je cite Mélanchon, pardon) dans le but exclusif de nuire à un rival. De quelle investigation parlez-vous ? Savez-vous qu’aux Etats-Unis, il ne peut être produit de preuve qui émane d’un accusé et qui soit à charge contre lui-même ? Quant à considérer la dénonciation comme un acte citoyen, c’est en effet l’avis de nombreux français, les boîtes aux lettres des commissariats et des services douaniers ou fiscaux en sont pleines. Tant mieux si ça vous aide de ne pas appeler celà de la délation. Que voulez-vous j’ai toujours préféré être du côté des tondues que des tondeurs, du pendu que des pendeurs, du lynché que des lyncheurs. Une question d’éducation sans doute.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par pehache  

    Moi si. Je préfère lui en faire la remarque directement.

    Sans doute, mais quand on constate que cela revient à pisser dans un violon on fait quoi ?

    Il n’y avait qu’un malheureux enregistrement magnétique pieusement conservé 10 ans par un salaud (je cite Mélanchon, pardon) dans le but exclusif de nuire à un rival. De quelle investigation parlez-vous ?

    Vous n’allez tout de même pas sérieusement faire croire que Mediapart a publié cette affaire sur la base de ce seul enregistrement, si ? Si c’était le cas, ils seraient totalement inconscients, tant le risque de manipulation et de bidonnage est élevé à partir d’une simple bande audio.

    Savez-vous qu’aux Etats-Unis, il ne peut être produit de preuve qui émane d’un accusé et qui soit à charge contre lui-même ?

    Et ?

    Quant à considérer la dénonciation comme un acte citoyen, c’est en effet l’avis de nombreux français,

    Ca aussi c’est amusant... Car la "culture" de la dénonciation est bien plus présente dans les pays anglo-saxons qu’en France. Aux Etats-Unis par exemple, puisque vous en parlez.

    Tant mieux si ça vous aide de ne pas appeler celà de la délation. Que voulez-vous j’ai toujours préféré être du côté des tondues que des tondeurs, du pendu que des pendeurs, du lynché que des lyncheurs. Une question d’éducation sans doute.

    Allons Oscar... Si vous apprenez par exemple que votre voisin bat sa femme, ou bien qu’il trafique de la drogue, vous faites quoi ? Vous le gardez pour vous, conformément à votre éducation ?

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par pehache  

    Mediapart a besoin d’audience payante et doit par conséquent aligner des scoops régulièrement. Y compris en fouillant dans les poubelles les moins ragoutantes.

    Quelle idée stupide, aussi, de prétendre faire un journal financé par ses lecteurs ! Alors que la pub veut notre bien et est prête à tout nous fournir gratuitement !

    Il est certain que pour vendre des Rolex, les annonceurs n’ont pas besoin d’un support qui sort des sccops : un bon robinet d’eau tiède pour CSP++ suffit.

    La vérité finit bien par transpirer toute seule sans avoir besoin de ses suppôts mediatiques aux arrière pensées révolutionnaires plus ou moins avouées. Plenel (anciennement Joseph Krasny, journaliste à Rouge, organe de la LCR)

    Ah ça y est j’ai compris l’origine de votre haine pour Mediapart !! Suis-je bête, j’aurais dû y penser plus tôt :-) !

    s’est fait virer du Monde par ses camarades de la rédaction. Il devait bien y avoir de bonnes raisons.

    A condition de prendre le Monde comme la référence ultime du journalisme, peut-être.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  

    Tout ça pue la France des jaloux, des odieux, des cafteurs, des ambigus et des pères la morale. Vous n’avez rien à faire là-dedans Péhache, moi non plus, quitte à laisser passer un watergate.

    Pardon, Péhache, je vous ai sous-estimé.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Rêveur des villes  

    Oscar le provocateur...

    Quelle histoire tout ça... Un ministre est confondu pour fraude fiscale, eh bien, "on" le vire et c’est tout. Parler de "moralisation" n’est qu’une hypocrisie de plus des politiciens dans un monde politique qui est principalement de l’ordre de l’art du mensonge.

    Par contre, "on" commence enfin à parler des paradis fiscaux. Et là, c’est surtout grâce à une enquête d’une grande ampleur, de journalistes américains.

    La France est cernée de paradis fiscaux. Sans doute le pays qui en compte le plus à ses frontières... Combien de centaines de milliers de gens y ont-ils un compte ? Il y a un grand grand ménage à faire depuis très très longtemps, ce que n’ont jamais fait les politiques probablement parce que eux-mêmes y ont de l’argent placé. Interdire à un français de posséder un compte à Monaco (qui ne soit pas le fruit d’un travail réalisé sur place). Avec des sanctions dissuasives évidemment (sinon, la simple interdiction ou dite moralisation ne servent à rien) comme la perte de l’intégralité des sommes placées + une amende importante.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  
    Les paradis fiscaux n’existent que parce qu’il y a des enfers fiscaux. La France est donc entourée de paradis fiscaux.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Rêveur des villes  

    Soyez plus précis...

    Vous qualifiez la France "d’enfer fiscal". Pourquoi pas, mais dans ce cas, dites-nous quelles dépenses de l’Etat doivent être diminuées ou quelle fiscalité différente vous souhaiteriez.

    Personnellement, je n’ai pas de réponse complète pour toute la France, mais pour Pau, on connaît toutes les dépenses somptuaires et en sur-effectifs.

    Enfin, les écarts de revenus dans la société n’ont jamais été aussi grands et quand on voit certaines maisons et le nombre de BMW et Mercedès qui circulent, il doit bien rester une certaine somme aux "riches" après les prélèvements fiscaux qu’ils subissent !

    Mais il y a riche légitime et riche non-légitime. La différence entre un chirurgien ou directeur de PME industrielle et un vulgaire agent immobilier qui toucheraient le même salaire...

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  
    Même les Rolls Royce sont fabriquées par des ouvriers, Rêveur..Et ils sont certainement contents que des gens les achètent quitte à se faire rayer leurs portes par des justiciers de trottoirs. Comme les yachts, les hotels de luxe ou d’autres fariboles qui vous font rêver. Mais quoi que vous en pensiez, il n’y a pas de légitimité supérieure à tel ou tel métier par rapport à un autre pour justifier de différences de revenus. Il n’y a que la rareté des talents et les priorités qu’on se donne dans la vie, étant entend que l’ argent n’est une fin en soi que pour ceux qui n’en ont pas, généralement et qui ne pensent et ne parlent que de ça. Ce qu’on peut d’ailleurs comprendre. Quant aux économies d’argent public, je me garderai d’en citer d’avantage que vous. Vous êtes un expert et ce n’est pas le débat du jour.. Mais à l’évidence, c’est dans les budgets sociaux qu’il faudra bien se résoudre à aller les chercher un jour, de gré ou de force, une fois que les poches des riches auront été définitivement vidées, ou que lassés de ce cirque, ils se seront décidés à tout quitter. Tiens, un chiffre non révélé par Médiapart. Un grand Golf haut de gamme de la région parisienne a perdu 50 de ses sociétaires depuis 6 mois. Les grands appartements bien placés fleurissent dans les agences immobilières sans trouver preneurs et les vendeurs de BMW et de Mercedes font de drôles de têtes. Ce sont pourtant d’excellentes nouvelles.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par pehache  

    Les paradis fiscaux n’existent que parce qu’il y a des enfers fiscaux. La France est donc entourée de paradis fiscaux.

    Que voulez-vous, Oscar, pour financer votre Grand Prix de Pau il faut bien des impôts...

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  
    tsss..tsss

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par pehache  
    Non non Oscar, je constate juste une fois de plus que la dépense publique que vous pourfendez, vous pose beaucoup moins de problèmes lorsqu’elle finance vos plaisirs et loisirs.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Emmanuel Pène  

    C’est notre problème français : nous avons un taux de prélèvement fiscal parmi les plus élevés, et on voudrait que ce soit la norme internationale à laquelle tout le monde devrait se conformer. Tous ceux qui prélèvent moins que nous seraient des paradis fiscaux ? on ne se pose pas la question de savoir si ces pays, moins fiscalisés, ne sont tout simplement pas moins dépensiers..

    pourquoi voudriez-vous que les autres pays aient moins raison que nous ? Parce que nous avons eu Pascal et Montaigne ?

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Rêveur des villes  

    Oscar : "Mais quoi que vous en pensiez, il n’y a pas de légitimité supérieure à tel ou tel métier par rapport à un autre pour justifier de différences de revenus."

    Je vois une différence entre le chirurgien et le directeur de PME industrielle, qui possèdent effectivement une compétence rare et importante et les "petits malins" d’intermédiaires financiers, commerciaux, immobilier etc dont la société pourrait aisément se passer et qui constituent davantage un "impôt" qu’une création de valeur.

  • > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par L’ OURS du Bois  

    tout ça c’est un peut capilotracté, et comme me dit mon coiffeur,

    "les faux tifs ne sont pas toujours coupable"

    > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par pehache  

    Avec Oscar, la moralisation de la vie politique n’est pas pour demain !

    > Je suis partout... un media à part
    8 avril 2013, par Oscar du Pont  

    * vérification faite, ce n’est pas Sarkozy qui a nommé Cahuzac. Ce sont les socialistes qui ont confié à Cahuzac la Présidence de la commission des finances qui avait été attribuée à l’opposition dans le cadre de la politique d’ouverture voulue par la majorité précédente.

       
     
     
     
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