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Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?

lundi 8 avril 2013 par Georges Vallet


En France on compte 10 000 morts par suicide, chaque année, soit un toutes les 50 minutes : chiffres sous-estimés de 20% selon le Haut Comité de la Santé Publique.
  • Agriculteurs exploitants 400 suicidés, soit en moyenne plus d’un par jour.
  • Ministère Ecologie et Equipement : 200 tentatives, 15 à 25 décès par an.
  • Impôts et Douanes:1872 en état de souffrance, 35 suicides, en 2008, cinq sur le lieu de travail.
  • Education Nationale : 39 cas par an pour 100 000 enseignants.
  • 40 à 55 policiers, par an, entre 2005 et 2010 ont mis fin à leurs jours ; 53% avecl’arme de service (Sud Ouest : 26/03) ; 31 et 58 tentatives, pour les personnels militaires et civils de la Gendarmerie, 17 Gardiens de prison en 2009.
  • Pour les personnels hospitaliers, on parle de « burn-out », syndrome d’épuisement professionnel. 492 décès chez les médecins en 5 ans. Ne revenons pas sur Renault, France telecom, GDF, les petits patrons.. !
Quelles sont les causes ? Incontestablement multiples ; on peut distinguer :
  • Un facteur individuel : instabilité psycho-pathologique, d’ordre génétique ou pas, ainsi qu’une sensibilité différenciée suivant les individus face au stress.
  • Un facteur environnemental : relations humaines, solitude, chômage, faible niveau de revenu, pressions fiscales et économiques....
La dépression, l’addiction (alcool ou substances diverses) sont à placer dans l’une et l’autre des catégories.
Le stress joue un rôle important dans le monde du travail, source du besoin de croissance et de compétitivité : le sujet évoqué. C’est la réponse de l’organisme à des conditions de vie contraignantes de la part du milieu, professionnel ou pas.

Face à cette situation, le corps se met en état d’alarme pour activer ses forces défensives. On note une secrétion hormonale : les catécholamines ; la pression artérielle, la température du corps, le rythme cardiaque, augmentent.

Après l’alarme, l’organisme rentre en phase de résistance. De nouvelles hormones, les glucocorticoïdes, sont secrétées. Elles augmentent le taux de sucre dans le sang pour fournir de l’énergie au cerveau, au cœur, et aux muscles. Cette réaction est régulée par des récepteurs du système nerveux central qui ramènent l’organisme à son niveau d’activité normale, si la situation considérée comme stressante disparaît.

En revanche, si le stress intense se prolonge ou se répète, les récepteurs du système nerveux central sont débordés ; l’organisme passe du stress aigu au stress chronique. Le taux de glucocorticoïdes continue d’augmenter, saturant le système de régulation qui sera alors incapable de contrôler cette production d’hormones. Sollicité en continu, l’organisme s’installe dans une phase finale d’épuisement. Ces mécanismes vont faire apparaître des symptomes :

  • physiques : douleurs, troubles du sommeil, de l’appétit....
  • physiologiques : cardiopathies, maladies vasculaires cérébrales, hypertension artérielle, dépressions, troubles ostéo-articulaires cou et épaule, lombalgie...
  • émotionnels : nervosité, angoisse, excitation..
  • intellectuels : difficulté de concentration, erreurs, oublis...
  • comportementaux : agressivité, isolement social, consommation de produits calmants ou excitants( alcool, tabac, drogues diverses)....
« Propos désobligeants, insultes, actes violents ou à connotation sexuelle... Le harcèlement moral toucherait plus d’un salarié sur cinq en France » (figaro.fr économie.)
Management « offensif » vexatoire, irrespectueux, mise du salarié sous la subordination d’un autre salarié de même qualification, tels sont les comportements que certains considèrent comme indispensables à la croissance et à la compétitivité !!
La psychanalyste Marie Pezé dans son livre « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » témoigne de la cruauté des rapports sociaux, de la dissolution des solidarités traditionnelles dans l’entreprise et de la nocivité de certaines formes de management. Elle y fait état de la violence sociale dont sont victimes « des abîmés de l’évaluation individualisée des performances, des fracassés du harcèlement. »
 

Le suicide est-il donc devenu le mal nécessaire au salut de la France ?

Il serait intéressant de faire la balance financière entre les gains pour les entreprises et les actionnaires, d’une meilleure compétitivité et croissance obtenues de cette manière, et les coûts pour les salariés et la collectivité du stress qui en résulte !
Quels sont ces coûts ?

  • Les coûts directs : prise en charge de la maladie : consultations avec dépassements d’honoraires fréquents, consommation de médicaments, coûts d’hospitalisation (courts ou longs séjours), coûts de transport. L’assureur social supporte les effets immédiats. Les soins secondaires sont à la charge du patient et/ou de son entourage (mutuelles) : déplacement pour des contrôles, aménagements parfois indispensables de l’environnement de vie : maison, véhicule..., temps pour s’occuper du patient, perte d’une ressource indisponible pour un autre travail de l’entourage.
  • Les coûts indirects :
1. Les coûts tangibles : absentéisme au travail, cessation prématurée d’activité, décès prématurés, présentéisme avec activité réduite, coût de remplacement du salarié, coût administratif du remplacement....
2. Les coûts intangibles : préjudice moral, souffrance de l’individu, temps perdu par les proches, réduction d’espérance de vie, divorce, mal-être des enfants.
 Il y a aussi les coûts inhérents aux retombées de la cessation d’activité obligée des artisans, paysans, petits patrons (pression financière des banques, etc.), commerçants, du fait de la concurrence des grandes surfaces, des délocalisations, des expropriations de terres cultivables pour les constructions de routes, autoroutes, voies ferrées.. Certaines études(1) évaluent ces coûts entre 2 et 9 milliards d’euros par an.
Pour le Bureau international du travail (BIT), 3 %à 4 % du PIB des pays industrialisés est le coût économique du stress, soit pour la France « quelque 60 milliards d’euros ». Pourquoi ces différences ? Les études ci-dessus n’ont pris en compte qu’un seul facteur de stress, le
« job strain », ou situation de travail tendue : forte pression subie (taches effectuées à cadences rapides et soumises à des échéances serrées) et absence d’autonomie dans la réalisation du travail. Or, ce « job strain » représente moins d’un tiers des situations de travail fortement stressantes ! Il ne compte que trois types de pathologies associées et pas les coûts pour l’individu, ce qui est loin de la réalité !

Les profits des entreprises augmentent du fait d’une meilleure croissance et productivité. En contrepartie la collectivité et le salarié ont une charge supplémentaire bien proche de 60 milliards par an. Cela revient à un transfert financier au profit des entreprises. Et cela ne suffit pas !

De combien de vies ont-elles encore besoin ?

La compétence créative, la frilosité dans les prises de risques, la recherche de marchés à l’étranger, la carence du savoir-faire commercial, contrairement à beaucoup de concurrents étrangers, est-ce à l’Etat, donc à la collectivité, d’y pourvoir aussi ?

- par Georges Vallet



(1) Evaluation économique du stress au travail : Editions Quae 2013

Crédit photos : fondation-copernic.org


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> Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
10 avril 2013, par Oscar du Pont  

Pour rendre à ces constats utiles un contenu objectif dépourvu de considérations et d’appréciations approximatives et teintées d’un a-priori qui n’étonnera pas les fidèles lecteur de G Vallet, je vous invite à parcourir un document de recherche particulièrement intéressant et certainement plus objectif, même s’il date un peu (76-2002)

Suicide et activité professionnelle en France : premières exploitations de données disponibles

Institut de veille sanitaire

On y constate que ce sont les personnes non salariées qui se suicident le plus. Suivies par les personnels de santé, tandis que les employés de l’administration tiennent un rang élevé dans ce pénible classement.

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    11 avril 2013, par Georges Vallet  

    « considérations et d’appréciations approximatives et teintées d’un a-priori qui n’étonnera pas les fidèles lecteur de G Vallet »

    Merci pour ces jugements de valeurs qui entretiennent l’amitié et qui n’engagent que vous.

    « On y constate que ce sont les personnes non salariées qui se suicident le plus. Suivies par les personnels de santé, tandis que les employés de l’administration tiennent un rang élevé dans ce pénible classement. »

    Je n’ai pas cherché à établir un classement malsain comme celui des patrimoines ! J’ai voulu résumer la progression des dégradations individuelles liées au stress, quelqu’en soient les causes, puis dénoncer une situation absolument immorale en m’appuyant sur des chiffres à ma disposition.

    Le fait que les non salariés soient les plus atteints ne me surprend absolument pas, d’abord par ce qu’ils sont plus nombreux sans doute, plus fragilisés car sans défense, syndicale par exemple, contre l’évolution du monde économique.

    Je n’ai pas de chiffres mais le nombre est sans doute impressionnant des petits commerçants, d’artisans, d’agriculteurs, de petits patrons,etc., poussés à la dernière extrémité par la pression des grands groupes : Hypermarchés, urbanisation, expropriations pour diverses constructions sous la pression des « aménageurs », croissance et compétitivité obligent !.

    Quant aux aux médecins de campagne, ils sont surmenés face aux problèmes dus au manque de « confrères »volontaires pour les rejoindre, aux difficultés pour traiter les personnes âgées dont la proportion augmente du fait du départ des jeunes.

    Les médecins généralistes de ville, ceux qui prennent le temps d’écoûter et d’accompagner les patients, ils sont confrontés de plus en plus à l’agressivité due à l’alcool et la drogue, à la dépression, aux troubles psychopathologiques dont on trouvera les causes en relisant mon texte,etc. Beaucoup croient encore à leur rôle social incomparable, beaucoup, partis de la maison à 8h du matin sont encore au chevet de la souffrance à 21h le soir, avec un sandwitch dans l’estomac ; certains tiennent, d’autres non !

    Ce ne sont pas les salariés ni les fonctionnaires que je veux défendre, je veux dénoncer un système néolibéral basé sur le culte de l’individualisme et le mépris, allant jusqu’à l’immoralité, d’une collectivité affaiblie.

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    10 avril 2013, par Georges Vallet  

    Actualisation et conclusion de mon texte ci-dessus.

    Peu importe les causes, les justifications ou pas, raisonnons en être humain.

    En cette période, éphémère sans doute, où la morale remplit, avec juste raison, l’espace politique et médiatique, il serait particulièrement justifié, si l’actualité nous laisse le temps de réfléchir, de répandre aussi, sans modération, l’existence de cette atteinte à la morale qui sévit dans l’espace public et privé.

    Elle consiste, de la part de décideurs et d’exécutants, de profiter, par leur position dominante, de la fragilité psychologique et physiologique de tous les êtres humains, face aux énormes difficultés de la vie sociale, professionnelle et familiale, pour détruire, jusqu’au suicide, des collaborateurs, des voisins peut-être, des pères et des mères comme eux.

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    10 avril 2013, par Oscar du Pont  

    Elle consiste, de la part de décideurs et d’exécutants, de profiter, par leur position dominante, de la fragilité psychologique et physiologique de tous les êtres humains, face aux énormes difficultés de la vie sociale, professionnelle et familiale, pour détruire, jusqu’au suicide, des collaborateurs, des voisins peut-être, des pères et des mères comme eux.

    Ce phénomène se constaterait-il également dans la police qui connait une très inquiétante progression des suicides parmi ses membres ?

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    8 avril 2013, par Daniel Sango  

    L’article commence bien avec une quatification des dégats du stress dans la fonction publique.

    Je me dis que c’est sur ce thème absolument majeur et parfaitement connu de l’auteur que nous allons avoir des informations de première main.

    Mais non, on ne sait plus si on s’occupe du stress des fonctionnaires ou bien de ceux de l’industrie et des grandes entreprises... Et la conclusion ne condamne que ces dernières.

    Bizarre.

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    9 avril 2013, par Georges Vallet  

    Cher Monsieur,

    « Mais non, on ne sait plus si on s’occupe du stress des fonctionnaires ou bien de ceux de l’industrie et des grandes entreprises... »

    Je me suis sans doute mal exprimé car l’article portait sur les suicides et les conséquences dans tous les secteurs d’activité, salariés ou pas.

    « L’article commence bien avec une quatification des dégats du stress dans la fonction publique. »

    Non, pas seulement, je parle des agriculteurs, de Renault, France Télécom, GDF, les petits patrons, les médecins, et plus loin des artisans, commerçants.

    « Et la conclusion ne condamne que ces dernières. »

    Pas vraiment. Ce n’est pas franchement une conclusion ; c’est une chute.

    Non , ce n’est pas bizarre.

    Comme la cause généralement reconnue des difficultés des entreprises provient de l’existence de charges considérables dont l’Etat serait seul responsable, j’ai imaginé que la dynamique entrepreneuriale pouvait être également mise en cause. Je me souviens des cortèges de patrons de grosses entreprises qui accompagnent toujours les Présidents lors de leur voyage à l’étranger ; ce n’est pas pour faire du tourisme !

    Il existe heureusement dans notre région par exemple, de nombreuses entreprises qui s’en sortent très bien, même avec les charges et sans l’aide de l’Etat pour trouver des marchés. Il me vient juste à l’esprit les miels Michaud, Turboméca bien sûr...

    J’espère, en tout cas, même si l’origine des causes nous séparent, que vous ne trouvez pas bizarre d’avoir voulu insister sur un sujet qui me semble de la plus haute importance et qu’il faudrait résoudre en priorité.

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    9 avril 2013, par Oscar du Pont  

    Cher Georges,

    L ’état n’est pas responsable des "charges considérables". Il est en revanche responsable d’une politique qui peut en déterminer le niveau et par tant modifier la compétitivité-coûts des entreprises dans un monde globalisé. En agissant sur ce curseur, il peut créer de la croissance ou de la décroissance qu’il me semble que vous appelez de vos voeux. Dans ce dernier cas, les charges ne peuvent que progresser en proportion de la diminution du volume de cotisations, ce qui précipite la perte des entreprises survivantes. C’est la raison pour laquelle les conditions d’une décroissance organisée n’ont jamais été ni démontrées ni vérifiées. Et qu’à mon point de vue, elle ne peut résulter que d’un cataclysme violent. Tant mieux si les miels Michaud vont bien. Pour ce qui concerne Turbomeca, la décroissance attendue et qui doit vous réjouir des budgets militaires en Europe, ne manquera pas d’avoir assez vite de l’impact. A suivre.

    Sur le fonds : les entreprises placées en état de stress parce qu’elles ne sont plus compétitives et que leur survie n’est pas assurée, peuvent en effet exercer des pressions difficiles à supporter par certains salariés les plus fragiles. Mais c’est hélas plus généralement la perspective de perdre leur emploi qui aggrave les difficultés de ces derniers, d’avantage que que leur stress au travail. Même si l’existence de "petits chefs" au comportement inacceptable ou de patrons voyous n’est pas à exclure, dans le privé comme dans l’administration, avec son cortège de mesquineries et de vexations.

    Quant à résoudre ce problème, il me semble que ce n’est pas par le bout "entreprise" qu’il faudra l’attaquer en priorité. Mais je ne suis pas sociologue.

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    9 avril 2013, par Larouture  

    Je voudrais bien que « diminution de charges » correspondent à « croissance ». Mais, même avec des baisses significatives de charges, je crains que nous soyons réduits à une croissance faible pour pas mal d’années encore.

    Comme cette croissance sera inégalement répartie sur le territoire, il en résultera des disparités territoriales importantes : Des territoires seront gagnants, d’autres seront en (grandes) difficultés (c’est d’ailleurs déjà le cas).

    L’intervention de l’Etat (redistribution par l’injection de revenus publics ou sociaux) sera donc toujours nécessaire dans les territoires en difficultés. Il faudra donc toujours des impôts et autres prélèvements.

    Concernant les conditions de travail, je voudrais apporter mon témoignage sur des changements vécus depuis les années 60, changements (mutations, transitions) qui indiquent aussi que les charges financières ne sont pas le seul paramètre à considérer.

    J’ai commencé ma carrière avec le TELEX ; J’ai terminé avec Internet et les réseaux sociaux. J’ai connu les hiérarchies rigides. Puis j’ai vu la simplification des niveaux hiérarchiques, la prise de contrôle des « business unit » et l’arrivée du « coaching ». J’ai vu apparaitre les fonctionnements en réseaux (interdépendance et autonomie).

    Ces modifications font que les hiérarchies directes ne connaissent plus le contenu du travail des subordonnés. Ceux-ci, fonctionnant (plus ou moins bien) de manière autonome, doivent régulièrement justifier leur utilité. Ces modifications changent également les rapports avec l’entreprise, notamment une diminution de l’attachement des jeunes générations à une entreprise. Ces évolutions sont aussi très rapides.

    Il n’est donc pas étonnant que des salariés soient perturbés par tous ces changements.

    D’ailleurs il n’est pas sûr que les nouveaux modes de fonctionnement correspondent bien à la Société Française, attachée à la hiérarchie et à la « logique taylorienne » de séparation des tâches. Une « révolution » culturelle parait nécessaire. A cause de cela, j’émettrais aussi un doute sur les contrats de génération.

    Parmi les publications sur le sujet, je citerai Pierre Veltz (La grande transition -Seuil- 2008)

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    10 avril 2013, par Daniel Sango  

    je crains que nous soyons réduits à une croissance faible pour pas mal d’années encore.

    Je suis bien d’accord avec cela. Et hélas aucun politique ne veut dire la vérité au français. En conséquence personne n’explique comment on peut redresser la France avec une croissance nulle ou faible durable.

    Car la France possède un handicap majeur : une fonction publique hypertrophiée (et donc des dépenses publiques idem) Même avec une relance modérée (evidement comme dab par la dette ou la planche à billet) la France sera le pays pour lequel l’impact sera le plus faible. Et ne parlons pas du déficit de la balance du commerce extérieur...

    Il est donc obligatoire et majeur que cette tare structurelle soit réparée.

    Et hélas ce n’est pas le cas : Hollande attend une hypothétique relance

    Les élus du PS réclament a cor et a cri une relance (comme Montebourg ou Hamon ce matin...) Evidement ceci n’est pas une position cohérente, c’est uniquement pour une visée électoral, les municipales s’annonçant comme une déroute..

    Seule l’Europe dira dans peu de temps la vérité aux français...attendons donc.

    Dormez citoyens dormez...

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    10 avril 2013, par Rêveur des villes  

    DS : "handicap majeur : une fonction publique hypertrophiée"

    A vue de nez, c’est surtout dans les collectivités locales. Je me suis rendu qqes fois à la préfecture, aux impôts ou à la sécu, le personnel... travaillait ! Je me suis rendu à la mairie de Pau... et connaît bien d’autres cas d’emplois semi-fictifs. Ce sont d’ailleurs, il me semble dans les municipalités, les agglos, les conseils généraux et régionaux que le personnel a fortement augmenté, sans raison valable.

    Au niveau de la police, pas la peine de payer des flics si c’est pour que la Justice remette immédiatement en liberté un grand nombre des délinquants arrêtés, ou si le montant des amendes qu’ils distribuent n’est pas dissuasif (déjections canines, conduite en état d’ivresse etc).

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    11 avril 2013, par pehache  

    Au niveau de la police, pas la peine de payer des flics si c’est pour que la Justice remette immédiatement en liberté un grand nombre des délinquants arrêtés, ...

    http://www.rue89.com/2011/02/28/la-justice-est-laxiste-pour-en-finir-avec-le-populisme-penal-192470

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    11 avril 2013, par Rêveur des villes  

    Je ne vois pas de contradiction dans ce lien avec ce que je dis.

    Il suffit de voir les faits divers sur la presse locale, ces multirécidivistes en liberté qui ont déjà 50 condamnations... qu’est-ce qu’ils font en liberté ?

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    12 avril 2013, par Rêveur des villes  

    Et ce n’est pas le seul problème de la Justice (un domaine laissé à lui-même par les dirigeants du pays, comme le reste : la sphère financière par exemple).

    Les mêmes infractions, dans les mêmes conditions peuvent être punies très différemment d’un juge à l’autre. Exemple : la conduite en état d’ivresse. La loi indique simplement ce que l’on risque au-delà de 0,8g, sans aucune grille, sans différence entre celui qui a 1g et celui qui a 3g, sans tenir compte de l’effet multiplicatif sur le risque d’accident lorsque l’alcoolémie est combinée à la vitesse. Tout est à l’appréciation du juge... Et bien sûr, chaque juge n’apprécie pas les choses de la même manière.

    http://www.quelpermis.com/Permis-a-points-et-sanctions/retrait-points-etat-divresse.html

    Et par ailleurs, des situations comme dans le cas du meurtre de Nay où les meurtriers sont en liberté pendant des années en attente d’un jugement sont évidemment absurdes.

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    11 avril 2013, par Autochtone palois  

    DS écrit "En conséquence personne n’explique comment on peut redresser la France avec une croissance nulle ou faible durable."

    Non, DS, certains proposent un diagnostic et des solutions : vous devriez lire ce que proposent Pierre Larrouturou et Roosevelt2102. Je ne suis pas économiste, mais elles me paraissent sensées. J’attends la critique objective de ces propositions dont on ne parle pas suffisamment.

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    12 avril 2013, par Daniel Sango  

    Je connais bien ce que propose Larrouturou, Melenchon et les autres.

    In fine cela revient a continuer la course à l’endettement et/ou la planche à billet.

    Mais jusqu’à quand ?

    Peut on continuer cette fuite en avant sans mettre en péril le système monétaire planétaire ? Non, c’est mathématique.

    Et les USA dont la banque centrale rachète sa dette au rythme de plus de 40 milliards de dollar par mois, ou la Chine qui maintien artificiellement un niveau bas du Yuan, ou le Japon, qui vient d’entrer dans cette course à la dévaluation compétitive en laissant baisser artificiellement le yen de 20% nous amènent au bord de gouffre.

    Oui l’Europe pourrait faire pareil, mais alors le système mondial s’effondrera. Ceci dit parti comme c’est on est au bord du gouffre...

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    12 avril 2013, par Rêveur des villes  

    Une situation économique et sociale dégradée, oui, un effondrement, ça m’étonnerait.

    In fine, la dette peut être réduite par une dévaluation (ou par l’inflation, ce qui revient au même). Les épargnants y perdront une partie de leurs économies et n’auront plus confiance. Mais de toutes manières, ils sont bien obligés de placer leur argent quelque part. Ils placent déjà (via des fonds) leur argent dans de la dette allemande à un taux négatif à 6 mois !

  • > Suicides durables pour compétitivité et croissance durables. Est-ce soutenable ?
    8 avril 2013, par Emmanuel Pène  

    « Quelles sont les causes ? Incontestablement multiples »

    Beaucoup de choses ont été écrites en sociologie sur le sujet, à commencer par "Le suicide" d’Emile Durkheim, qui a prouvé que la probabilité qu’un individu avait à se suicider dépendait de facteurs essentiellement sociaux, et donc sociétaux. Certains groupes sociaux en effet se suicident plus que d’autres..

       
     
     
     
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