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Le livre d’or

lundi 6 août 2012 par Daniel Sango


L’agglomération paloise se couvre de médiathèques, après Billère et Lons, la MIDR (Médiathèque Intercommunale à Dimension Régionale) André Labarrère (les palois l’appellent MIAL) est ouverte. La médiathèque Trait d’Union (Ousse des Bois), attend ses nouveaux locaux en cours de construction (voir photo du projet). Il faut rajouter à ces équipements, les établissements plus anciens ( Arbizon, la Pépinière, P. Lafon) et ceux des autres communes de l’agglomération Pau Pyrénées (Lescar et Jurançon.)

Tout ceci est il justifié ?

Et tout d’abord, combien cela coûte-t-il ?

Les réalisations de fonctionnement 2011 de la "lecture" à l’agglomération Pau Pyrénées ont été de 5,35 M€ en 2011 (dont 4,1 M€ de masse salariale). La Direction de la Culture serait très satisfaite des performances de 2011 avec 803 000 prêts réalisés... A ces coûts, il faut rajouter les amortissements des investissements (bâtiments entre autres) faits ou en cours. Prenons 40 M€ sur 20 ans donnant ainsi un coût de 7,35 M€/an pour la fonction lecture.

C’est énorme !

Un rapide calcul nous indique que chaque fois que vous empruntez un livre ou une BD ou un CD il en coûte 9,2 euro au contribuable. Il serait bon que l’usager en soit informé. On pourrait placer au dessus des lieux d’enregistrement des prêts un panneau ainsi libellé :

"Pour chaque ouvrage emprunté, un contribuable paye 10 euro "

Une autre approche consiste à regarder comment se situe Pau par rapport à d’autres villes de taille similaire.

J’ai choisi Reims, qui a, elle aussi depuis quelques années, une BMVR en centre ville.

L’agglomération de Reims compte 220 000 habitants, la ville de Reims, 191 400 habitantsK. Elle a aussi un gros avantage, la transparence existe à Reims (ce qui n’est pas encore le cas à Pau). Sur le site des Bibliothèques de Reims, vous pourrez trouver tous les chiffres du fonctionnement des médiathèques et bibliothèques. Ils n’étaient pas à jour lorsque je l’ai consulté, et, en ayant informé la Directrice par courriel, le jour suivant, l’année 2011 était sur le site...avec un mot de remerciements de sa part.

Pau, pourtant, utilise la même architecture de site Internet, il suffirait d’y rajouter comme à Reims "les médiathèques en chiffres"...

Bien utile pour la transparence et les NPM (Nouvelles Pratiques Municipales)

Reims dispose donc de :
-  la BMVR (elle s’appelle Jean Falala, le Labarrère local, elle est située face à la cathédrale, ouverte en 2003)
-  la médiathèque Croix Rouge (ouverte en 2003)
-  la médiathèque Laon Zola (réaménagée en 2005)
-  la bibliothèque Carnegie (livres anciens et patrimoniaux)
-  des bibliothèques de quartier (Holden, Saint-Rémi, Chemin-vert)
-  3 bibliobus
-  etc... (www.bm-reims.fr)

Les statistiques de Reims pour 2011 sont les suivantes : Coûts de fonctionnement 5,36 M€ dont 3,98 M€ de coût total du personnel (permanent et temporaire) correspondant à 104 temps pleins. Nombre de prêts 1 018 000. Si on rapporte ces chiffres à l’agglomération paloise (en ne prenant pour base que la population de la seule ville de Reims)

2011Reims   Pau iso Reims  Pau aujourd’hui
Coût du Personnel

3,98 M

 3,1 M

4,1 M

Nombre d’emplois 104 81,5 107

Il faut rajouter que la Médiathèque centrale de Reims est ouverte 35h par semaine plus un dimanche après midi par mois. A Pau ouverture 32h/semaine.

A Pau il a été évoqué qu’il manquerait actuellement 12 postes ( !!!) alors qu’en fait pour être comparable à Reims il y en a 26 en trop.

Les financiers de l’agglomération doivent être un peu conscients du problème puisque, malgré la contestation des employés, ils ont reporté toute décision à la rentrée, d’où des horaires d’ouverture limités de la MIAL.

La suite sera donc intéressante...

Il est évident qu’il existe un problème de fonctionnement dans l’agglomération Pau Pyrénées ("Gabegie à gogo à l’agglo" AP du 9 juillet 2012) et bien évidement dans la Direction de la Culture.

Il est clair que la collectivité ne peut supporter des coûts aussi élevés, alors qu’à l’évidence on peut faire beaucoup mieux. Ces organisations doivent être revues avec des critères réalistes qui privilégient l’efficience, en commençant par se poser la question du dimensionnement global de la fonction lecture.

Répartition différente des horaires d’ouverture, suppression d’établissements peu efficients, optimisation des postes, ...etc., les remèdes sont nombreux et faciles à mettre en œuvre.

On est ahuri de voir toujours plus de personnel dans cette activité alors que partout la productivité augmente. D’ailleurs Pau s’est doté du plus gros robot de tri de France pour récupérer les ouvrages empruntés. L’informatique a fait des progrès gigantesques, les ouvrages sont équipés de puces électroniques qui permettent des suivis des ouvrages sans intervention. Mais il faudrait toujours plus de personnel...il y a donc bien un problème d’organisation.

En terme d’efficacité, on doit s’interroger sur l’offre des médiathèques. Le taux de pénétration sur l’agglomération, avant l’ouverture de la MIAL est élevé, et c’est logique puisque depuis plusieurs années, la Bibliothèque Municipale (puis la médiathèque délocalisée aux allées de Morlaas), Billère, Trait d’Union, puis Lons offrent de nombreuses possibilités aux lecteurs de l’agglomération paloise. Il est probable que l’ouverture de la MIAL n’augmentera pas sensiblement le taux de pénétration, il y aura simplement un transfert des usagers de ces médiathèques vers la MIAL. Aujourd’hui 18 000 emprunteurs réguliers et 35 000 inscrits (taux de 23 % ce qui paraît très important).

Quant à son rôle régional, son accès pour les habitants des villages hors agglomération n’est pas facile. Elle aura bien du mal à jouer ce rôle, une fois la première curiosité passée.

Ces investissements sont trop nombreux, trop importants. On aurait sans doute pu économiser la médiathèque de Lons et/ou les nouveaux locaux de Trait d’Union, la MIAL est aussi trop grande (nous verrons dans quelques mois les chiffres de la fréquentation journalière) D’autre part, ils arrivent sans doute trop tard car l’utilisation généralisée d’Internet vient en concurrence directe et la tendance des fréquentations est à la baisse :

"Plus de la moitié des équipements qui enregistrent le nombre d’entrées depuis 2004 ou 2005 ont connu une baisse significative de ce chiffre. La tendance est donc bien à une érosion de cette forme de fréquentation. Cette tendance n’est pas propre aux bibliothèques municipales car on la retrouve ailleurs. Entre 2004 et 2008, le nombre moyen de visites par jour d’ouverture a baissé de 18 % au haut-de-jardin de la Bibliothèque nationale de France et de 16 % à la Bibliothèque publique d’information entre 2004 et 2009. Le détail de ces résultats interroge aussi, car la baisse est particulièrement forte dans les établissements de grande taille. Ce sont les trois quarts des bibliothèques centrales de communes de plus de 50 000 habitants qui sont frappés par une baisse de leur fréquentation. Les établissements qui représentent la lecture publique par des bâtiments d’envergure sont encore plus touchés que les autres. Même des réalisations récentes, qui ont fait la fierté de la profession, sont délaissées par les citoyens : Vénissieux (- 31 %), Évreux (- 30 %), Orléans (- 28 %), Villeurbanne (- 24 %), Nice (- 23 %), Poitiers (- 22 %), Châlons-en-Champagne (- 20 %), Limoges (- 20 %), Blois (- 17 %), La Rochelle (- 17 %), Chambéry (- 16 %), Reims (- 16 %), Toulouse (- 10 %), Montpellier (- 9 %). Bibliothèques municipales à vocation régionale (BMVR), établissements construits par des architectes qui ont fait briller l’étoile des bibliothèques, aucun de ces équipements n’échappe à cette désaffection."

(Source : Bulletin des Bibliothèques de France, Claude Poissenot Université de Nancy 2)

Les collectivités locales doivent comprendre dans quel contexte nous sommes. Il est vrai que les premières mesures prises par le PS au pouvoir évitent le cœur du problème français : l’obésité de la dépense publique. Jusqu’à quand ?

Pourtant, il n’y a aucune raison pour que Pau ne fasse pas mieux que Reims ! Car, en plus, à Reims aussi on doit trouver des marges de progrès très importantes.

Adeline Hazan, Maire de Reims est une personnalité du PS. Elle pourra utilement conseiller les élus palois pour cette indispensable première cure d’amaigrissement.

On attend donc avec impatience que la CDAPP se mette enfin à l’heure de l’efficience en faisant fonctionner ses médiathèques très vite avec 30% de personnel en moins. Car maintenant ce sont les dépenses qui doivent s’adapter aux recettes, et non l’inverse comme cela est le cas depuis des décennies. La justice, ce n’est pas augmenter toujours plus les impôts.

Daniel Sango


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Votre commentaire



> Le livre d’or
8 août 2012, par Françoise Idelovici  

Zut mon message est parti avec des fautes mauvaise manip, il faut que j’aille au cyberspace prendre des cours s’ils existent toujours, peut-être que cela coute trop cher

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par Daniel Sango  
    Attention, si vous vous mettez à Internet vous n’irez plus dans les médiathèques...

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par Père Ubu  

    Cornegidouille mon message est passé à la trappe. Je disais donc que je me réjouissais de voir que 77% des votants pensent qu’il y a trop de médiathèques dans l’agglomération paloise . Nos gouvernants pourront continuer à régner sur un peuple de décervelés !

  • > Le livre d’or
    7 août 2012, par pehache  
    Comme la plupart des "sondages" d’A@P, la question est posée de but en blanc sans analyse préalable de la situation, juste à la suite d’un article qui dit que les médiathèque coûtent chers. Le but est ici de remplir une colonne, rien d’autre. Pas très sérieux.

  • > Le livre d’or
    7 août 2012, par Daniel Sango  

    Comme la plupart des "sondages" d’A@P, la question est posée de but en blanc sans analyse préalable

    Un sondage est un sondage, alors que vous terminez votre fromage vous recevez un coup de fil de SOFRES et on vous demande si vous pensez qu’il faut plus de salle de cinéma dans votre ville ou si vous pensez que les finances de la France vont s’améliorer avec une réponse dans la seconde.

    Au moins là vous avez tout le temps de réfléchir à la question en lisant un article et l’avis d’autres lecteurs.

    Très sérieux

  • > Le livre d’or
    7 août 2012, par pehache  

    Très drôle, D.Sango...

    En 24h une centaine de réponse. Combien d’après vous ont réfléchi plus de 10 secondes à la question posée avant de cliquer ? Combien ont pris le temps de se documenter sur ce sujet -ce qui implique quand même quelques recherches personnelles-, de se forger une opinion argumentée, etc ? Combien ont-ils même seulement lu votre article d’un bout à l’autre ? A moins d’être naïf ou de mauvaise foi, la réponse risque d’être sévère...

    De plus, même si il apporte des éléments de réflexion, votre article est très partiel, il n’expose que votre thèse (et aucune antithèse), et en fait n’aborde la question du nombre de médiathèques qu’à la marge et uniquement sous l’angle du coût. On sait très bien que souvent c’est le dernier qui a parlé qui a raison et que les indécis, après avoir lu votre article, vont cliquer sur "Oui". Rédigez un article vantant les médiathèques publiques et demandez si il faut maintenir les médiathèques existantes, et vous aurez une majorité de oui aussi. Bref, votre article, en ne présentant qu’une facette et qu’une opinion, oriente fortement le résultat du sondage. Et c’est pareil pour tous les sondages de ce genre, qui n’ont aucune valeur.

    D’ailleurs quand vous parlez de trop de médiathèques, de quoi parlez-vous ? Des petites ? Des grosses ? Des centrales ? Des annexes de quartiers ? On ne sait pas... Donc finalement on ne sait même pas ce que les gens ont répondu tellement la question est imprécise.

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par Françoise Idelovici  
    J’avais répondu en expliquant l’importance des bibliothèques de quartier mais mon message n’est pas paru, je récidive donc.

  • > Le livre d’or
    8 août 2012, par Françoise Idelovici  
    trop de médiathèques et elles coutent trop cheres

    Et oui, on peut faire dire à peu près n’importe quoi aux sondages. De toutes façons ceux qui ne vont pas aux courses trouveront qu’on dépense trop pour l’hippodrome, ceux qui ne savent pas nager que l’on dépense trop pour les piscines, ceux qui ne vont jamais au concert que l’on dépense trop pour l’orchestre Pau-Béarn et ainsi de suite.

  • > Le livre d’or
    8 août 2012, par AK Pô  

    Propos bien rafraîchissants, merci FI !

    on pourrait rajouter que ceux qui ne paient pas l’ardoise du gaz GDF canal de Suez peuvent aimablement fracturer le schiste en toute opacité sondagière. Les diamants ne sont que pur carbone. Et l’homme, une copie conforme de son temps perdu.

  • > Le livre d’or
    8 août 2012, par pehache  

    De toutes façons ceux qui ne vont pas aux courses trouveront qu’on dépense trop pour l’hippodrome, ceux qui ne savent pas nager que l’on dépense trop pour les piscines, ceux qui ne vont jamais au concert que l’on dépense trop pour l’orchestre Pau-Béarn et ainsi de suite.

    Les politiques doivent néanmoins avoir des repères pour décider quelles sommes peuvent être consacrées à quelles activités, car on ne peut pas non plus mettre des M€ dans tout.

    Un des repères peut être le prix de revient unitaire (par spectateur pour un spectacle/concert, par entrée pour un piscine, par prêt dans une bibliothèque, etc...). Et bien sûr par souci de transparence ce prix de revient devrait être connu du public.

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par Maximo  
    Il y a d’autres critères moins sonnant et trébuchant : c’est l’effort que déploie l’organisme pour diffuser le plus largement au-delà de son étiage habituel. Le développement du sport amateur est un objectif moins quantifiable que le prix des places mais demeure analysable et c’est un critère. Quand l’orchestre fait un gros concert de vulgarisation au zénith (1e de l’an, juin) ou va jouer à Berlioz avec des jeunes du quartier après une année de travail en commun, il atteint parfaitement son objectif qui est bien autre que celui des seuls concerts mensuels de Beaumont. Je ne vais ni au concert ni au stade, mais je peux juger de l’intérêt collectif de ces entreprises. L’orchestre, c’est bien. Le sport pro, c’est nul et où sont les autres ? Que fera la médiathèque ? Où est le contrat avec l’éducation nationale, l’université, des MJC, qui sais-je encore ? Ce devrait déjà être enclenché. Demain sera déjà un jour perdu de trop.

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par Maximo  
    Il y a d’autres critères moins sonnants et trébuchants : c’est l’effort que déploie l’organisme pour diffuser le plus largement au-delà de son étiage habituel. Le développement du sport amateur est un objectif moins quantifiable que le prix des places/spectateur mais demeure analysable et c’est un critère. Quand l’orchestre fait un gros concert de vulgarisation au zénith (1e de l’an, juin) ou va jouer à Berlioz avec des jeunes du quartier après une année de travail en commun, il atteint parfaitement son objectif qui est bien autre que celui des seuls concerts mensuels de Beaumont. Je ne vais ni au concert ni au stade, mais je peux juger de l’intérêt collectif de ces entreprises. L’orchestre, c’est bien. Le sport pro, c’est nul et où sont les autres ? Que fera la médiathèque ? Où est le contrat avec l’éducation nationale, l’université, des MJC, qui sais-je encore ? Ce devrait déjà être enclenché. Demain sera déjà un jour perdu de trop.

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par pehache  

    L’orchestre, c’est bien. Le sport pro, c’est nul

    Oui enfin, rien ne doit être tabou, pas plus l’OPPB que le reste. Ce n’est pas parce que l’OPPB fait des actions dans les quartiers ou autres que le reste ne doit pas être regardé. Sinon, on justifie aussi les subventions à l’Elan parce que l’Elan fait "des actions dans les quartiers".

    La subvention par place de concert de l’OPPB (je parle des concerts mensuels) est élevée, et c’est d’autant plus discutable que 95% des auditeurs sont des abonnés, donc au final ça fait peu de monde qui bénéficient d’une très grosse subvention par personne et par an. Si l’objectif est de démocratiser les concerts de "musique classique" il faudrait peut-être commencer par réduire le contingent d’abonnés pour permettre aux non-habitués d’assister ponctuellement à un ou deux concerts par an, ce qui n’est pratiquement pas possible aujourd’hui : les concerts mensuels sont de fait réservés à un public restreints d’initiés.

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par Maximo  
    Rien n’est tabou. Ma phrase lapidaire ne se voulait pas une généralité mais dire juste ce que je vois ici sur Pau où, même avec des défauts l’OPPB remplit sa mission quand le sport pro reste, si je puis dire, sur la touche. Ne sors pas ma phrase de son contexte PH stp, elle en devient idiote et bêtement provocatrice et, pis que tout, contraire à tout ce que je pense

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par Françoise Idelovici  
    Un critère facile pour faire des économies, certes, un nageur en piscine coûtent horriblement plus cher qu’un "joggeur" qui courent sur un trottoir mais au vu du nombre de noyés cette année n’est-il pas judicieux que tout le monde apprenne à nager ?

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par pehache  

    Un critère facile pour faire des économies, certes,

    Non, un indicateur indispensable -parmi d’autres- pour permettre aux politiques de faire des choix, ce qui est leur rôle. Indicateur à mettre en balance avec l’utilité sociale de l’activité subventionnée.

    Si on ne fait pas cela, c’est la porte ouverte à toutes les dérives.

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par Père Ubu  

    Cornegidouille, je me réjouis de voir que 77% de votants pensent qu’il y a trop de médiathèques sur l’agglomération paloise ! Nos gouvernants pourront continuer à régner tranquillement sur un peuple de décervelés !

    > Le livre d’or
    6 août 2012, par Larouture  

    Quelques éléments modérateurs :

    N’y a-t-il pas, avec ce type d’équipement public, un effet multiplicateur sur l’activité en ville ?

    N’est-ce pas un investissement d’avenir que de miser sur la culture ?

    Un objectif « rentable » ne serait-il pas d’arriver à faire de de la place de la République (élargie) une centralité ?

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par Daniel Sango  

    Je ne remets pas en question ni la culture ni les investissements qui l’accompagnent.

    Simplement il y a l’impérative nécessité d’être efficient, avec les investissements les plus judicieux et un fonctionnement performant.

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par Françoise Idelovici  
    Et qu’est ce que c’est pour vous les investissements les plus judicieux ? Mon message a été tronqué, s’ils vous plait essayez de le citer en entier. J’expliquai l’importance des petites médiathèques comme "Arbizon" "Trait d’Union", "La Pépinière" .... Lorsque j’étais enseignante à l’Ousse des bois, J’ai inscrit mes élèves à la bibliothèque Trait d’union, les animations y attirent aussi les enfants,et ils peuvent y aller seuls, cela aurait été impossible si je les avais inscrits à celle du "Square Laffond". Je vois aussi dans ces médiathèques de quartier des gens âgés qui viennent lire les journaux, s’ils devaient prendre le bus, ils ne sortiraient pas de chez eux.

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par Daniel Sango  

    Cet article a pour but de montrer quels sont les coûts de la fonction lecture pour le contribuable et comment ils se situent par rapport a une autre ville de taille similaire. Avec une indication forte et toujours négligée par nos politiques : les coûts de fonctionnement sont beaucoup plus importants que les investissements qui sont souvent mis en avant.

    La conclusion est que la fonction lecture est surdimensionnée dans l’agglo de Pau et donc qu’elle doit se rationnaliser.

    Tout ceci n’est que bon sens et évidences.

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par pehache  

    J’expliquai l’importance des petites médiathèques comme "Arbizon" "Trait d’Union", "La Pépinière" ....

    Je suis assez d’accord. Mais la construction et le fonctionnement d’une médiathèque centrale surdimentionnée va à l’encontre de cela. Comme je l’ai déjà écrit, et vu que les caisses sont vides, la tentation va être grande à un moment de déshabiller les annexes de quartier pour faire fonctionner la médiathèque centrale.

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par L’ OURS du Bois  

    le mode de fonctionnement futur des médiathèques de quartier est très simple.

    vous sélectionnerez par internet les ouvrages désiré (de chez vous ou de l’accueil des médiathèques de quartier. vous prendrez vos ouvrages sélectionné a J+1 et les retournerez à la médiathèque de votre choix.

    un service navette est prévus(accès par le parking de la république)

    donc , sauf l’usine, toutes les médiathèques aurons le même "fond commun, une gestion centralisée

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par pehache  
    Quel rapport avec la choucroute ?

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par L’ OURS du Bois  
    les annexes ne seront que des coquilles vides. smiley

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par L’ OURS du Bois  
    certaines associations réfléchissent au (x) moyen technique de faire du portage a domicile

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par pehache  

    Article bien documenté, et édifiant...

    Après les palais des sports, de la musique, de la pelote, du kayak, Pau s’est offert son palais du livre. Sans regarder à la dépense.

    Une réserve toutefois :

    Je vous l’avais déjà dit (sans que vous en teniez compte), D.Sango, mais diviser le budget de fonctionnement par le nombre de prêts pour obtenir un coût par prêt, c’est spectaculaire mais ça n’a aucun sens : c’est ignorer toutes les autres fonctions d’un réseau de médiathèques :
    -  consultation sur place
    -  animations de toutes sortes
    -  archivage et conservation

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par Daniel Sango  

    On peut tout discuter bien sûr, mais le prêt doit représenter plus de 90% de l’activité de service d’une médiathèque et 100% de celui d’une bibliothèque.

    Je pense que cela a un sens, ne serait ce que pour que les citoyens ait une idée de l’ordre de grandeur.

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par pehache  
    Non, là vous balancez un chiffre (90%) qui ne repose sur absolument rien.

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par Maximo  
    +1 pehache : et la popularisation et vulgarisation du livre : s’il y avait eu plus de bibliothèques bien animées et bien dirigées, il y aurait aujourd’hui encore, plus de libraires

  • > Le livre d’or
    9 août 2012, par Françoise Idelovici  
    "Doit représenter" est-ce votre opinion personnelle ou est-ce une évaluation que vous faites ? Je ne suis pas sûre des pourcentages que vous avancez, vous oubliez ce qui n’est pas quantifiable, rôle d’information culturelle et autres, salle d’études, , lien social,expositions, lecture su place .Fréquentez vous assidument les bibliothèques ( presque toutes des médiathèques maintenant)vous mêmes pour pouvoir vous prononcer aussi catégoriquement ?

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par paysaa  

    Si on devait vous suivre sur le terrain de cette froide "logique" mathématique on pourrait vous demander si vous avez calculé combien vous coûtez, vous, à la collectivité, et si il ne vous est pas possible de réaliser quelques gains de productivité sur votre personne..

    Je ne pense pas que vous vous rendiez compte de l’inhumanité de votre dérive technocratique (pour rester aimable) et que nous sommes en train de subir une crise économique qui est directement liée à la généralisation de cette aberration...

    Nous sommes en train de crever à force de technocratie. Ce sont des "technos" dix mille fois plus "compétents" que vous et moi qui ont pondu les modèles mathématico-informatiques ultra sophistiqués qui régissent le monde de la finance actuel au milliardième de seconde près.

    Et pourtant, nous sommes face à une crise économique sans précédent...

    Cherchez l’erreur !

    Cela fait des années que des "supers spécialistes" sont aux manettes de notre économie et qu’ils nous bassinent, comme vous, avec des chiffres et des calculs "savants"...

    Et pourtant, ces mêmes "pseudo-spécialistes" n’ont rien vu venir, pas même l’arnaque des "subprimes"...

    Et pourtant ils nous ont "savamment" menés dans le mur d’une crise qu’ils continuent d’aggraver tout aussi "savamment" à force d’intégrisme arithmétique et d’aveuglement idéologique.

    Et si encore ils la fermaient, mais non !

    Ils nous prennent en plus pour des c..s en nous expliquant comment ils vont nous en sortir !?!?

    Alors, de grâce, ne les imitez pas !

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par Daniel Sango  

    Vous mélangez tout Paysan et vous ne répondez en rien au problème posé.

    La crise, elle est celle de pays sur endettés qui ont vécu depuis trente ans a crédit. C’est d’une simplicité que vous devriez comprendre. Ce qui est étonnant c’est qu’il ait fallu attendre 30 ans pour que "la crise" soit d’actualité. Et ceci n’est pas dû aux technocrates, mais exclusivement à nos politiques, dont le souçi principal a été de se faire ré élire en passant la patate chaude de la dette au suivant.

    Aucun n’a eu le courage de vraiment affronter la réalité.

    La réalité c’est 10 points de PIB de dépenses publiques en France de plus qu’en Allemagne, soit 200 milliards d’euro par an.

    Et dans cet océan, un petit ruiseau, celui de la dépense de l’agglo de Pau avec ses médiathèques (entre autres)...

    Un rien, et beaucoup à la fois.

    Mais au lieu de vous en prendre à on ne sait quels technocrates, dites nous un peu ce qu’il faut faire selon vous, en commençant par la les médiathèques de l’agglo.

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par paysaa  

    La crise actuelle a été déclenchée par les "subprimes made in US", l’auriez vous oublié cher "spécialiste" ???? Et les "subprimes", d’où viennent-ils d’après vous sinon "d’immenses tritureurs de chiffres" et de "grands spécialistes" de la finance comme vous ???

    C’est fou ce que vous pouvez être amnésiques à propos de cette crise et on peut le comprendre car elle est votre cette crise, celle d’un modèle économique décadent qui est le votre...

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par Oscar du Pont  
    La crise de l’€ est une crise générée par des politiques publiques dispendieuses et n’a strictement rien à voir avec l’affaire des subprimes à laquelle vous ne comprenez visiblement rien non plus, paysaa. Le monde est bien plus compliqué que la bande dessinée des années trente que vous persistez à nous présenter comme votre doctrine économique. Vos glapissements ne pouront pas y changer grand chose non plus. Je préfère quand vous nous parlez de vos baignades dans le Gave. Ça sonne moins faux.

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par pehache  
    Mais oui bien sûr paysaa, c’est la faute des grands méchants financiers si les collectivités publiques, et notamment locales, dépensent à tour de bras.

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par paysaa  

    Cela vous arrange bien d’être amnésiques, n’est-ce pas ? Comme ça vous pouvez ronger votre "nonos" anti-MLC en toute tranquillité.

    Ainsi donc la crise bancaire de 2008 n’aurait jamais existé sur votre planète A@P ?!?

    Quelle tristesse Messieurs, quelle tristesse !...

    Heureusement que vous n’avez jamais rien gouverné mis à part, peut-être, quelques trésoreries de patronages.

    Vous rendez vous compte ce que serait Pau, aujourd’hui, si ses dirigeants successifs avaient appliqué vos recettes de "ronds de cuir" à la petite semaine...

    Pas de boulevard des Pyrénées, ni de Parc Beaumont, ni de Parc Lawrance, ni de hippisme...

    Pas de Tour de France, pas de Palais des Sports, ni de Zénith, etc, etc..

    Rien que le nécessaire, l’utile...

    Pau n’existerait pas et l’homme serait encore singe.

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par L’Aquitain  
    Ouvrez les yeux comme dit justement Paysaa , Pau n’existerait pas.... Pas de Paysaa non plus ...

  • > Le livre d’or
    7 août 2012, par pehache  

    Comme d’habitude paysaa noit le poisson et joue la victimisation. Et évite soigneusement de répondre à la question : en quoi la crise bancaire débutée en 2008 est-elle responsable des excès de dépenses des collectivités locales pour des futilités ?

    Ensuite, il nous dit sans rire que le bd des Pyrénées ou le parc Beaumont ne sont pas utiles. Comme si l’urbanisme dans une ville était une futilité et pouvait se comparer à un palais des sports et un zénith surdimentionnés (comme tous les palais de Pau).

    Je crois que là c’est la meilleure de l’année. Le boulevard et le parc "pas utile". Merci paysaa de nous faire rire.

  • > Le livre d’or
    8 août 2012, par paysaa  

    Je n’avais pas l’intention de vous faire pleurer mais simplement de vous mettre le nez dans votre pas joli caca de "savants" casse-pieds, d’"érudits" emmerdeurs, de "doctes" enquiquineurs, de "nazis" de la précision dont tout le monde se fout, d’"ayatollahs" de l’arithmétique, de "chieurs" du sujet dont vous vous croyez porteurs de l’exclusive, etc, etc..

    Mais surtout d’arnaqueurs de l’info car, derrière votre façade de "technicos-spécialistes colo-colo" et malgré la présence de deux ou trois "socialos" à la Besson/Kouchner dans vos rang, votre fond de commerce c’est d’abord de taper sur la municipalité de gauche et surtout sur sa chef de file...

    Ah au fait ! Si il y a quelqu’un qui rigole, ici, c’est bien moi... surtout quand je lis vos "apprentis économistes" qui confondent faire des économies et faire de l’économie... Un peu comme les "spécialistes" qui sont en train de "suicider" l’Italie et l’Espagne..

    Adishatz gouyat

  • > Le livre d’or
    8 août 2012, par pehache  

    "nazis" de la précision dont tout le monde se fout

    Et hop, paysaa franchit le point Godwin smiley . Quand on n’a plus d’argument il n’y a que ça à faire en effet...

    De même, quand on n’a pas d’argument on n’aime pas la précision. C’est compréhensible, car elle met à nu le manque d’argument, justement.

    et malgré la présence de deux ou trois "socialos" à la Besson/Kouchner dans vos rang

    Et votre courant c’est quoi ? Social-Traître ? Gauche caviar ? Ca doit être ça...

    Toujours vos petites cases simplistes qui vous servent à interpréter le monde. Ca vous évite de devoir réfléchir sur le fond. Mais ce qui est marrant c’est de voir à quel point vous êtes à côté de la plaque même dans cet exercice : si vous connaissiez mes votes...

    votre fond de commerce c’est d’abord de taper sur la municipalité de gauche et surtout sur sa chef de file...

    Mais oui mais oui... Quand vous aurez fini votre numéro de Caliméro vous pourrez peut-être enfin répondre à la question :

    "en quoi la crise bancaire débutée en 2008 est-elle responsable des excès de dépenses des collectivités locales pour des futilités ?"

    Mais pour quelqu’un affirme sans rire que le bd des Pyrénées ou le parc Beaumont sont inutiles, je crais que ce soit une question beaucoup trop compliquée.

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par Rêveur des villes  

    Bravo pour cet article qui met en évidence une fois de plus l’incompétence extrême de nos édiles.

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par Rêveur des villes  

    cette médiathèque, comme nombre de services de la ville et de l’agglo n’est qu’un réservoir de clientélisme permettant d’octroyer des emplois en grande partie fictif encore et encore aux amis, fils, fille de M Untel, qui est bien avec...

    Nos édiles s’acharnent à tout faire pour ruiner la ville (kayak, pelote, médiathèque géante etc) ! Allez, encore un petit effort, vous allez y arriver. Qui peut souhaiter la réélection de ces gens-là, à part ceux qui sont payés par eux directement ou indirectement ?

  • > Le livre d’or
    6 août 2012, par Maximo  

    "Il est évident qu’il existe un problème de fonctionnement dans l’agglomération Pau Pyrénées (...) et bien évidement dans la Direction de la Culture"
    On ne va pas demander son avis à l’actuel directicule plutôt que directeur de la culture qui est, au mieux, un mouton de panurge. Il ne pourrait donner ce qu’il n’a pas. En revanche, à Franz Delplanque, le précédent, dont on ne sait trop les conditions du départ il y a un an, on devrait !

       
     
     
     
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