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Billère : deux de chute !

jeudi 20 mars 2008


On a quand même du mal à comprendre certains candidats et certains électeurs

Se souvient-on de la ville de Billère quand Jean Arriau accéda à la Mairie ? En bas une route nationale et une voie ferrée presque infranchissables, coupant la zone en quartiers très distincts dont des friches industrielles. En haut, un grand secteur résidentiel, fait de quartiers juxtaposés sans lien entre eux, un collège en ruine, aucune infrastructure pour les Billérois et surtout sans lien avec la ville basse .

Le temps des réalisations
Nul n’aurait parié sur la double victoire aux Municipales et aux Cantonales, du jeune prof d’université déjà élu au Conseil régional. A l’issue de deux dures campagnes, il l’emporta brillamment et se mit au boulot, fermement décidé à transformer cette banlieue sans personnalité en véritable deuxième ville du Béarn qui compterait dans la future agglomération paloise que l’on distinguait encore mal. Grands et petits chantiers se succédèrent, qu’ils fussent mis en œuvre par la puissance publique ou par le privé mais toujours sous la vigilance du premier Magistrat. La réalisation la plus visible fut la liaison ville haute-ville basse par l’escalier monumental, entre résidences et administrations, grandes surfaces et petits commerces et au milieu château et médiathèque. Le Sporting d’Este et le collège complètent la réussite architecturale et d’urbanisme de ce balcon face aux Pyrénées. En 2001, le retour de Raymond Delourme, faute de personnalité forte à Gauche, se solda par un très cinglant échec : double preuve de la réussite de Jean Arriau.

Le temps des trahisons
Alors ? Eh bien, avant même ce mois de mars 2008, Jean Arriau essuya deux affronts : à la présidence du Conseil général qu’il pouvait à juste titre revendiquer et à l’élection législative de 2002. Ces deux candidatures étaient parfaitement légitimes par son rayonnement personnel et le travail accompli. Premières trahisons, dans les deux cas, Gougy patron du RPR, le cassa comme il cassait quiconque eût pu faire de l’ombre à sa pâle figure. Jean Arriau brillant, gagnant, montant : désormais nul ne lui ferait de cadeau.
Et moins que quiconque un homme issu de sa majorité, ayant travaillé avec lui à de nombreuses réalisations. A moins que, on revient malheureusement à une constante de ces municipales 2008... à moins qu’il ne fût un vague ami de Monsieur Bayrou. Nouvelles trahisons. Faire chuter pour faire chuter ville et canton à Gauche, puisqu’il était dès le départ écrit que ce Chauteau ne pourrait rien gagner.

On a de l’estime et de l’affection pour Jean Arriau, on ne le cache pas. Mais ce n’est pas cela qui compte. Ce qui compte c’est cette lancinante question : pourquoi les Billérois se sont-ils désormais privés de celui qui fut probablement leur meilleur maire et qui aurait pu les servir encore ?


- par Jacques Saury


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> Billère : deux de chute !
24 mars 2008, par Chrysanthème  
Cet échec est plus que logique

Monsieur SAURY est fidèle en amitié et c’est tout à son honneur.

Cependant, d’une part, il ne connaît pas ce qui s’est passé à Billère et, d’autre part, les billérois sont majeurs pour faire des choix et assumer des décisions.

Donc ses propos sont ceux dictés par l’amitié mais certainement pas le fruit d’une analyse politique.

La perte de Billère par la "droite municipale" est la conséquence logique de plusieurs facteurs :

-  Un échec personnel du maire sortant dont il ne peut qu’assumer, lui et lui seul, l’entière responsabilité. Il a été sanctionné par une double défaite qui confirme bien ce phénomènede rejet.

D’une part, cela tient aux projets qu’il n’a pas mené à terme (la place de la mairie, ..) ou sur lesquels il a voulu passer en force (le projet de piscine - qui lui a été fatal).

D’autre part, c’était une personnalité "brillante" mais "cassante". Que ce soit à Bordeaux (Agence nouvelle Communication avec un clash avec la directrice), à Pau (SEPA avec la mise en place d’une vague de licenciements ; OREP avec une destabilisation "de facto" de la structure suivie d’une vague de licenciements qu’a dû assumer son successeur), il s’est fait, au fil du temps, de très nombreux ennemis. Ce sont aussi les rencontres informelles, les dîners en ville où l’on "habille untel ou untel pour l’hiver" et dont l’intéressé est, bien entendu, tenu informé par des indiscrétions (cela doit peut être rappeler des souvenirs à Monsieur SAURY ), son attitude considérée "méprisante" par de nombreuses personnes (et comme relevé par un des intervenants sur ce blog), n’ont fait qu’amplifier ce ressentiment. Et la sanction est arrivée aux dernières élections. Il n’en est pour preuve que le maintien de la liste dite "dissidente" menée par deux de ses anciens adjoints à la mairie et soutenue - en sous - main - par plusieurs autres anciens élus qui ont été "remerciés" au fil des mandats. Ce furent aussi - semble t il - les maladresses de l’entre deux - tour envers l’initiateur de la liste dite "dissidente". Il est donc évident que de nombreuses personnes avaient la volonté de voir chuter Jean ARRIAU et ont mené leur entreprise à terme.

Enfin, c’est son positionnement politique "à géométrie variable" qui a exaspéré tout le monde. Monsieur ARRIAU était RPR (puis UMP) et devait donc respecter la discipline du rassemblement (ou de l’Union) comme tout un chacun. Jean GOUGY, en ses qualités de secrétaire départemental (puis de Président), n’a fait que rappeler la discipline de la formation. On ne peut pas toujours avoir un pied dedans et hors de sa formation d’appartenance. Faire le choix de Français BAYROU était parfaitement honorable mais, à ce moment là, il fallait en tirer les conséquences logiques et rejoindre l’UDF. De plus (mais ici ce ne sont que des rumeurs - qui semblent néanmoins fondées)à plusieurs reprises, il s’est - par ignorance du rôle réél de ses interlocuteurs - opposé à des "agents" de la tendance que l’on pourrait baptiser de "foccardienne". Ceux - ci auraient alors lancé un véritable "contrat" politique contre lui et attendu le moment de déclencher les représailles. A cette fin, ils se seraient signalés dès la législative qui l’avait opposé en vain avec MLC et intéréssés de très près à un certain nombre de faits, collectés des informations, ... Mais ceci n’est qu’une rumeur. En fait la mairie de Billère a été perdu dès cette législative.

Mais ce qui aura le plus exaspéré le "quidam moyen" ce sera le ton professoral (voire considéré comme hautain par certains). Beaucoup de ces contradicteurs se sont sentis humiliés à l’issue d’entretiens.Cela se dit et finit par représenter un nombre important de bulletins de votes.

-  le positionnement dans la "majorité départementale" dont on sait qu’elle ne travaille qu’au profit du seul Pays Basque. Le label était mauvais et s’est d’ailleurs traduit par une " branlée mémorable" (notamment en Béarn). Il est vrai que Jean CASTAINGS sera un président parfaitement honorable pour cette nouvelle assemblée (et que l’on ne peut que lui adresser des voeux sincères de pleine réussite pour redresser la barre de l’institution départementale qui en a grand besoin et mettre "au pas" un certaine nomenklatura qui n’a rien à envier à celle qui sévissait en URSS). Mais que dire de l’attitude du nouveau président délégué (et ex président) qui est pour le moins pitoyable. Un peu de dignité et de décence ne nuit pas à la fonction politique et ne fait que la crédibiliser. Enfin, cette majorité n’existe que par la présence de deux socialistes "retournées" mais qui n’offrent aucun critère de fiabilité ( qui dit qu’elles ne rebasculeront pas de l’autre côté ? la trahison est une démarche intellectuelle et il n’y a que la première fois qu’il en coûte). La situation qui se présente ici est la pire qui puisse être notamment en terme de cohérence et de fiabilité pour le département.

-  l’usure de la majorité municipale avec la présence permanente d’un même triumvirat qui a ,à son corps défendant, fini par excéder les gens et susciter un phénomène de rejet. Certes celui -ci est parfois infondé et suggestif mais il est cependant réél.

Alors demain ? Avec près de 54 % des voix, la "droite et le centre" sont localement majoritaires et représentés par deux groupes disincts d’élus :

-  l’un constitué de gens désavoués par l’électorat et qui pourront très difficilement créer une dynamique de rassemblement.

-  l’autre constitué par des personnes battues certes mais qui ont pour elles d’être relativement "neuves" et qui n’ont pas été usées par une multiplication de mandats successifs. D’autre part, ce second groupe dispose d’un leader de grande qualité et qui, au cours de cette dernière campagne -galop d’essai ?- a prouvé ses capacités de leader, d’animateur et su proposer un programme politique "cohérent".

Rien n’est à écrit dans le marc de café. Mais cependant, une certitude : les billérois souhaitent une longue retraite politique à Jean ARRIAU.

> Billère : deux de chute !
20 mars 2008, par démocratia  
Petite mise au point

Monsieur, connaissez-vous si bien la ville de Billère et son histoire ? Revenez en arrière et vous vous apercevrez que le "superbe" escalier monumental (pas du goût des Billérois, personne ne l’emprunte) est la réalisation de M. Delourme. Et cela donc avant 1989 année de passation des pouvoirs de maire de ce dernier à Monsieur Arriau. Je vous rappelle que le CES du Bois d’Amour était un collège de type Pailleron, dont la construction hors norme devait être impérativement sécurisée, ce qui fut fait entièrement par le Conseil Général, seul compétent en la matière. Rendons à César ce qui lui appartient. Vous dégagez dans vos propos beaucoup d’admiration pour cette personne mais nous Billérois le connaissions bien et je vous rappelle que les électeurs se sont exprimés malgré les appels au vote de certains candidats à la mairie de Pau...

  • > Billère : deux de chute !
    20 mars 2008, par J-P.  

    l’escalier et tout ce qui l’entoure date de bien après 89.

    quant au CES, c’est bien le conseil général et le conseiller général de Billère, c’était Arriau. c’est lui qui s’est occupé du projet.

  • > Billère : deux de chute !
    22 mars 2008  

    cher Jp, l’escalier, l’amenagement de l’ensemble du domaine du chateau d’este a fait partie du plan Banlieue 89, préparé dés la victoire de la gauche comme une des premières réponses a la crise des banlieues. C’est même mitterand himself qui a imosé l’architecte gagnant, souvenez vous un peu quoi !

    Arriau n’y est tellement pour rien qu’a son arrivée a la mairie il atenté de faire annuler le proget d’escalier, le trouvant a juste titre assez ridicule, mais les pertes de subventions étaient telles qu’il a reculé. Que la réalisation du projet (d’ailleurs inachevé) ait pris des années est une autre affaire.

    Par contre Arriau a perdu a l’époque une possibilité de fiancement lourd pour trouver une solutiona la saignée de la route de bayonne. Perdu en route, rien en dix neuf ans, bizarre.

  • > Billère : deux de chute !
    20 mars 2008, par DF  

    Pourquoi ???

    Avez-vous déjà eu l’occasion de discuter avec cette personne ? Il ne savait répondre que de façon méprisante et hautaine si vous osiez critiquer sa politique, sa réponse la plus classique était : " si vous n’êtes pas content, vous n’avez qu’à déménager à Pau " ... et bien non, Mr Arriau, je n’ai pas déménagé par contre, vous smiley

    ps : de plus, je ne trouve aucun intérêt à l’argument " Se souvient-on de la ville de Billère quand Jean Arriau accéda à la Mairie" sachant qu’il a été maire pendant 20ans ... c’est sur qu’en 20 ans la ville a évolué comme partout ailleurs.

  • > Billère : deux de chute !
    20 mars 2008, par J-P.  
    Non, justement ! Des villes n’évoluent pas quand les maires ne sont pas dynamiques et volontaires... Tiens, pas loin de Billère : en quoi Pau a-t-elle évolué ? TOUS les candidats étaient ok pour dire qu’il fallait changer un système catastrophique.

  • > Billère : deux de chute !
    20 mars 2008, par DF  
    Je vous signale que l’argumentation principale de Mr Saury pour dire de Mr Arriau que c’était un bon maire ce sont les réalisations ( sporting d’Este, collège).Par conséquent, en suivant son raisonnement, à Pau, avec un Zénith, un palais des sport, un magnifique centre ville ... on peut dire que la ville a eu un excellent maire durant ces 20 dernières années.

  • > Billère : deux de chute !
    20 mars 2008, par Tsih  

    Eh bien moi, je vous signale que vous êtes de mauvaise foi.

    Mr Saury dit :

    La réalisation la plus visible fut la liaison ville haute-ville basse par l’escalier monumental, entre résidences et administrations, grandes surfaces et petits commerces et au milieu château et médiathèque. Le Sporting d’Este et le collège complètent la réussite architecturale et d’urbanisme de ce balcon face aux Pyrénées.

    Mais bon ! on ne lit que ce que l’on veut lire.

  • > Billère : deux de chute !
    20 mars 2008, par DF  
    J e ne vois pas où est la mauvaise fois ? Votre citation ne parle bien que de réalisation architecturale.

  • > Billère : deux de chute !
    20 mars 2008, par Tsih  

    Parce que commerce et culture par exemple, ne sont qu’architecture pour vous ?...

    Le contenu du contenant ne compterait donc pas ? Tiens !.... smiley

  • > Billère : deux de chute !
    20 mars 2008  
    Sûrement parce qu’il n’y a aucun contenu.

  • > Billère : deux de chute !
    21 mars 2008, par DF  

    "Mais bon ! on ne lit que ce que l’on veut lire."

    "Le contenu du contenant ne compterait donc pas ? Tiens !"

    Quelle répartie smiley ça manque juste d’argument expliquant en quoi la partie "définition d’un grand maire" de cet article ne s’applique pas à des centaines de maire ayant exercé leur fonction pendant 20 ans genre Mr Labarrere.

  • > Billère : deux de chute !
    22 mars 2008  
    Arriau n’est pour RIEN dans l’ensemble du projet chateau d’este liaison de ville. préparé de 86 a 89 et soutenu par mitterand : plan banlieue 89, cabinet castro. Incroyable de naïveté ce baratin sur un quartier qu’il détestait surtout pour l’arrivéee d’HLMs donc d’éléecteurs de gauche a son gout...

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