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Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques

lundi 11 février 2013 par Courrier


La Médiathèque André Labarrère, la MIAL, serait-elle le premier symbole de la renaissance du centre ville de Pau et de son attractivité ?
Entre juin et décembre 2012, près de 19.000 personnes s’y sont inscrites. Un réel succès et un rythme deux fois supérieur à la normale selon les statistiques nationales. Si à cela, on ajoute que 42% des inscriptions sont faites avec les personnes résidant hors de l’agglomération, force est de constater la "dimension régionale" de ce nouvel outil et son attractivité.
S’il est trop tôt pour mesurer les retombées de la MIAL pour le centre-ville, les porteurs du projet ne peuvent qu’être encouragés par ces premiers chiffres. Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques, fait le point, avec A@P, sur les premiers pas de la Médiathèque André Labarrère. Une réussite qui vient de loin et qu’elle tient à dédier à ses équipes.

A@P - Pouvez-vous nous donner quelques chiffres relatifs à la fréquentation de la Médiathèque Intercommunale André Labarrère (MIAL) et son évolution depuis l’ouverture ?
Marie Carrega - Depuis le 19 juin, date de l’ouverture, jusqu’à la fin de l’année 2012, nous avons eu 18.983 inscrits à la médiathèque et réalisé 179.296 prêts. Nous avons largement dépassé nos objectifs. Il faut savoir qu’au niveau national une nouvelle médiathèque double ses inscrits en un an. Ici à Pau, nous avions 7.000 inscrits à la bibliothèque du Square Paul Lafon et 6 mois plus tard, le chiffre a plus que doublé à la MIAL.
Parmi les 18.983 inscrits, 49% sont de nouveaux inscrits. Pour l’ensemble du réseau des médiathèques, les chiffres au 31 décembre, ne sont pas arrêtés mais nous devrions approcher les 30 à 35.000 inscrits ce qui est bien.

A@P - La médiathèque est un investissement communautaire, avez-vous une idée de la répartition entre visiteurs palois, visiteurs de l’agglomération et visiteur extérieurs à l’agglomération ? 

Marie Carrega - Fin septembre, sur les 14.475 personnes déjà inscrites, nous avions 6.778 palois (47%), 6.037 résidents hors agglomération (42%) et 1.660 (11%) dans l’agglomération. Ces chiffres montrent un réel succès d’attractivité de la médiathèque en dehors de l’agglomération. Nous ne nous y attendions pas. Nous avons crée une nouvelle attractivité pour le centre-ville de Pau. La dimension régionale de la MIAL joue pleinement. Il nous reste à affiner les statistiques sur l’origine de ces 6.037 visiteurs et l’impact qu’ils représentent pour le quartier. Une analyse est en cours.
Par contre, ces chiffres montrent que pour l’agglomération elle-même, les utilisateurs ont continué à aller vers leurs bibliothèques habituelles. Les maires de l’agglomération peuvent se satisfaire de ce que leurs médiathèques sont suffisamment attractives pour avoir conservé leur public.

A@P - Une réorganisation de l’ensemble du réseau est-elle prévue ?

Marie Carrega - Une bonne chose d’abord, l’ensemble des médiathèques continue à enregistrer des inscriptions. Pour mieux les "asseoir", chacune développe actuellement une spécialisation. La Pépinière développe un fond sur le cinéma italien et la littérature espagnole, Lons un sur le handicap, Lescar un sur les Chemins de Compostelle et un autre sur le cirque, Arbizon (quartier Saragosse) un sur le Western et la littérature espagnole et la future médiathèque "Trait d’union", située au quartier du Hameau, aura une spécialisation emploi et formation et pense s’ouvrir à l’actualité du monde.

A@P - Où en est-on du projet d’extension des horaires d’ouverture de la MIAL ? Ressentez-vous une attente précise de la part des utilisateurs ? Pourquoi ne pas ouvrir le dimanche après-midi afin d’inscrire la médiathèque dans le circuit des sorties dominicales des palois ?

Marie Carrega - Depuis le début, nous aimerions pouvoir ouvrir autant que l’ancienne bibliothèque, malheureusement nous n’avons pas atteint les "effectifs ciblés" prévus. Tout cela mis en adéquation, a pour conséquence une contrainte en termes de ressources humaines, qui ne nous a pas permis d’ouvrir plus. C’est un de nos objectifs qui sera atteint quand nous auront réglé ce problème.
Actuellement, 48 personnes, pour 43 équivalents temps-plein, travaillent sur les sites de la Médiathèque André Labarrère et de l’Usine de Tram (ndlr ex : PILPA )

Nous aimerions répondre à la demande du public qui souhaite que la médiathèque soit ouverte à 10h et à la pause méridienne. Nous travaillons actuellement sur ce dossier Nous avions gagné beaucoup de lecteurs dans l’ancienne médiathèque lors de la méridienne avec des gens de l’extérieur de Pau qui travaillent dans la ville et ne retournaient pas chez eux pour déjeuner. Aujourd’hui la salle d’actualité, ouverte le mercredi à midi, ne désemplit pas. C’est un nouveau public captif.


Ouvrir le dimanche demanderait une négociation très pointue avec les agents et les syndicats. Travailler le dimanche ce n’est pas si simple.

A@P - Avez-vous informations permettant de savoir les préférences des utilisateurs ?

Marie Carrega - Ce qui sort le mieux ce sont tout d’abord les DVD et ensuite les romans ; suivent les documentaires en vie pratique et sciences et techniques. Les sorties sont en droite ligne avec les statistiques habituelles des médiathèques.

Tous les professionnels se posent la question du numérique et du téléchargement. Nous avons fait le choix, sachant que l’on ne peut pas concurrencer internet, de continuer à acheter des CD notamment pour le public "fan" de musique classique et de jazz qui ne se retrouve pas toujours sur internet.

A@P - Est-il possible de faire des donations à la Médiathèque de Pau ?

Marie Carrega - Bien sur. Nous avons une convention qui nous permet d’accepter des dons et des legs. Ces derniers sont souvent patrimoniaux et vont à l’Usine de Tramway. Les dons sont triés et mis en rayons dans ce qui correspond aux grands axes d’acquisition de la médiathèque. On se garde le droit de les mettre en collections intermédiaires s’il s’agit d’ouvrages pas suffisamment récents mais intéressants.



A@P - Que reste-t-il à aménager pour la MIAL ? Quand cela sera-t-il réalisé ?

Marie Carrega - Il reste le jardin qui est à l’état de terrain vague. Cela devrait être "budgété" en 2013. Les travaux ne sont pas sous notre autorité et dépendent du Pôle 5 qui traite de l’urbanisme. Un chef de projet travaille là-dessus. Les dessins sont avancés. Reste à financer les travaux.

A@P - Dans la pratique, l’espace réservé aux enfants tourne parfois à l’ambiance cours de récréation résonnant dans les autres étages et, l’utilisation des PC est quelquefois sans limite pour certains. Comment remédier à cela ?

Marie Carrega - Le plateau 1 est un lieu vivant et la configuration du bâtiment fait que, malgré des coussins acoustiques que l’on a fait mettre dans le faux-plafond, cela ne règle pas totalement le problème. Il y a beaucoup d’enfants le mercredi avec des animations pour eux. Il n’y a pas beaucoup de solutions. L’ambiance est sous la responsabilité des parents et/ou des accompagnateurs.

Pour ce qui est de l’informatique, 55 postes sont disponibles. Ils ne sont pas occupés en permanence. C’est pourquoi ils sont en libre consultation. Si cela s’avérait nécessaire, les écrans sont paramétrables pour une consultation plus réduite dans le temps.

A@P - Quel est le pourcentage de livres, CDs et DVDs qui ne seront jamais restitués à la Médiathèque après emprunt ? 

Marie Carrega - Il est très faible : 0,5%. Il peut y avoir des retards dans les retours mais dès le premier rappel le gros rentre. Nous allons rarement jusqu’à une injonction de payer le trésor public.

A@P - Contente du travail accompli... 

Marie Carrega - Nous venons de loin. Souvenons-nous des polémiques du temps du projet Zaha Hadid. Je suis fière des résultats. C’est aux équipes que nous le devons. Ce sont elles qui ont fait le travail.

- propos recueillis par Robert Contrucci et Bernard Boutin


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> Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
11 février 2013, par Bernard Boutin  

La médiathèque est là. Elle est ouverte et a un gros public qui vient souvent de l’extérieur de l’agglo.

Il n’y a pas une personne dans le forum pour s’en féliciter et essayer d’imaginer comment rebondir là-dessus pour aller plus loin.

En faisant cette interview, nous avons voulu positiver. Ce n’est pas la base d’eaux-vives ou le Zénith. C’est un truc populaire avec son public (quand elle est ouverte !) et situé au coeur de la ville.

Croyez-vous que les 19.000 inscrits, s’ils prenaient la parole sur le forum, réagirait comme lui ?

Cassons-nous donc la tête pour voir comment faire de l’attractivité sur Pau avec la MIAL plutôt que de (systématiquement) critiquer ?

Cassons-nous donc la tête aussi pour voir comment la "rentabiliser" où faire en sorte qu’elle moins cher ? Au sondage, j’ai voté pour facturer ce service...

Un forum : rrrronnnn zzzzz.

19.000 inscrits en 6 mois, c’est nouveau dans l’actualité locale du centre ville. Cela vous parait peu ?

PS : J’étais contre la MDIR, mais elle est là !

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    11 février 2013, par Daniel Sango  

    La question n’est pas d’être contre la MIDR, effectivement elle est là.

    Tout d’abord les chiffres donnés ne veulent pas dire grand chose.

    Inscrits, inscrits seulement dans la médiathèque, inscrits actifs, il existe toute une série d’inscrits. Sachant que les inscrits actifs le sont dans plusieurs médiathèques.

    Ce qui compte c’est la fréquentation quotidienne après passage des six premiers mois, et la tendance

    Combien ?

    Ce qui compte c’est le dimensionnement global de la fonction lecture.

    Surdimensionné.

    Ce qui compte c’est : Que va t on faire ?

    plus de 4 millions d’euro/an de masse salariale et les syndicats veulent 15 postes de plus.

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    11 février 2013, par Oscar du Pont  

    Dès lors que 40% des adhérents résidents hors agglo s’interessent aux prestations d’un équipement dont ils n’ont pas financé le premier €, on peut légitimement continuer à s’interroger sur la mobilisation d’autant de fonds publics pour prêter des DVD et autres substituts "culturels" téléchargeables.

    On peut doublement s’interroger sur les moyens de tenter de le rentabiliser au moins en partie en captant cette clientèle à qui justement cet équipement n’était pas destiné. Et s’étonner de cette réponse administrative où on met en avant des "dossiers" et des "négociations pointues" pour ne rien faire.

    Et en conclure qu’un projet redondant et globalement surdimensionné restera sous-exploité du fait de l’incurie de ceux qui en ont décidé. Quelle que soit la bonne volonté de Mme Carrega que je ne mets pas personnellement en doute.

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    11 février 2013, par Oscar du Pont  

    Cassons-nous donc la tête pour voir comment faire de l’attractivité sur Pau avec la MIAL plutôt que de (systématiquement) critiquer ?

    Organiser la journée continue et faire payer le juste prix d’un équipement dont ils n’ont pas payés le premier sou au 40% des adhérents hors agglo qui le fréquentent. C’est pas si compliqué ? Dès lors que des élus ont décidés de consacrer de l’argent public au prêt de DVD et autres substituts culturels dans des ensembles immobiliers palaciaux élevés au grade d’oeuvres d’art, faut-il en plus nous bassiner avec des histoires de "dossiers" sur lesquels on travaille et de "négociations pointues" avec du personnel protégé par son statut ?

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    11 février 2013, par Oscar du Pont  
    Désolé pour la redite mais mon post précédent est subitement réapparu alors que je pensais qu’il n’avait pas été enregistré..

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    11 février 2013, par Daniel Sango  

    Attention, comme son nom l’indique (MIDR) cette médiathèque a reçu de fortes subventions des collectivités et de l’Etat. C’est d’ailleurs cette subvention qui avait poussé Labarrère à la faire, et c’est la dernière de la série en France.

    Elle n’a pas été financée par les seuls résidants de l’agglo.

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    11 février 2013, par pehache  

    Elle n’a pas été financée par les seuls résidants de l’agglo.

    Exact. Par contre le budget de fonctionnement est quant à lui à la charge exclusive des habitants de l’agglo, je suppose ?

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    12 février 2013, par Daniel Sango  

    Bien sûr les coûts de fonctionnement sont à la charge de l’agglo, mais il faut remarquer que Pau ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Pau construit une Médiathèque à dimension régionale (donc pour attirer des gens de toute la région) et la place dans l’endroit le plus inaccessible pour revitaliser son centre historique délabré et attirer du monde aux Halles et dans ses commerces. Cet avantage doit être financé par l’agglo en fait seule la ville de Pau devrait payer).

    Evidement les dindons sont toujours les autres villes de l’agglo qui profitent moins de cet établissement et qui financent, un peu comme la stupide ligne à Haut niveau de service, exclusivement paloise alors que l’axe No1 de déplacement qui touche toute l’agglo est EST OUEST.

    Le fonctionnement de l’agglo n’est pas équitable, ce n’est pas pour rien que personne ne veut y venir. Sans compter qu’il n’y a ni pilote ni programme...

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    12 février 2013, par pehache  

    Bien sûr les coûts de fonctionnement sont à la charge de l’agglo, mais il faut remarquer que Pau ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

    En fait c’est à vérifier, mais je crois me souvenir que les charges de personnel de la MIDR sont à la charge de la ville de Pau uniquement. Chaque commune de l’agglo gère son propre personnel pour les médiathèques je crois.

    Evidement les dindons sont toujours les autres villes de l’agglo qui profitent moins de cet établissement et qui financent, [...] Le fonctionnement de l’agglo n’est pas équitable,

    Pendant des années, voire des décennies, la ville de Pau a financé seule des équipements et des activités dont toutes les communes périphériques ont profité quoi qu’elles en disent. Et c’est encore le cas avec le nouveau Stade Nautique par exemple.

    Donc même si sur la médiathèque Pau profite un peu plus que les autres de cet équipement payé par tous, c’est encore loin de compenser tout le reste et dire que c’est "non équitable" est totalement hors des réalité.

    Quant à l’accès de la MIDR depuis les autres communes il faut arrêter d’exagérer aussi : ce n’est pas plus long d’aller à la MIDR même depuis Lescar que d’aller à la médiathèque centrale de Toulouse depuis un quartier périphérique de cette ville, sans parler depuis une commune de la banlieue toulousaine. Le même raisonnement peut être fait dans n’importe quelle ville.

    ce n’est pas pour rien que personne ne veut y venir. Sans compter qu’il n’y a ni pilote ni programme...

    Jolie prétexte mais ce n’est qu’un prétexte, car si des communes comme Serres-Castet ne veulent pas y venir, c’est avant tout pour continuer à bénéficier des équipements et services de cette agglo toute proche, sans y mettre un seul kopek.

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    12 février 2013, par mael  

    En fait c’est à vérifier, mais je crois me souvenir que les charges de personnel de la MIDR sont à la charge de la ville de Pau uniquement. Chaque commune de l’agglo gère son propre personnel pour les médiathèques je crois.

    Je ne suis pas sur de cela, j’ai vu du personnel de la médiathèque de trait d’union travaillé à la médiathèque de Lons.

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    12 février 2013, par Daniel Sango  

    Les coûts de la fonction lecture dépendent de l’agglo et pas des communes.

    L’investissement également. Par exemple, la médiathèque de Lons aurait du être payé par l’agglo. La ville de Lons a préféré en assurer le financement seul de manière a en rester le seul propriétaire.

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    12 février 2013, par pehache  
    Oui enfin ça ne veut pas dire que le personnel est forcément communautaire. Mais ce n’est pas sur les pages du site de l’agglo qu’on trouvera des infos fiables, puisque la MIDR n’y existe pas et qu’elles font toujours référence à la bibliothèque du square Paul Lafond, fermée depuis 2 ans !

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    12 février 2013, par Daniel Sango  

    Concernant la transparence, j’ai beaucoup travaillé avec la médiathèque de REIMS

    Allez voir son site. Transparence parfaite, tous les chiffres y sont.

    Comique : la médiathèque de Pau utilise le même type de site avec la même architecture : aucun chiffre.

    Messieurs les contribuables, payez et taissez vous !

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    12 février 2013, par Daniel Sango  

    Je maintiens, le personnel est communautaire.

    Quant à la transparence ça c’est autre chose...

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    11 février 2013, par pehache  

    Croyez-vous que les 19.000 inscrits, s’ils prenaient la parole sur le forum, réagirait comme lui ?

    Personnellement je fais partie des 19000 inscrits en question (mes enfants aussi, donc ça fait 3 inscrits).

    Ca ne m’empêche pas d’avoir un regard critique dessus.

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    11 février 2013, par Rêveur des villes  

    BB : "PS : J’étais contre la MDIR, mais elle est là !"

    MLC m’avait répondu une fois la même chose à propos du stade de kayak et du complexe de pelote "de toutes façons, ils sont là". Et oui, ils sont là, les gouffres financiers, et vous pouvez aller vous faire... voir. Donc, une proposition : fermer le stade de kayak, fermer le complexe de pelote et fermer la médiathèque car ces structures sont largement sur-dimensionnées et donc ruineuses.

    Certains finissent par accepter les aberrations à force de les voir et même, de les accepter comme des choses pas si mauvaises. Pendant ce temps, les restos du coeur croulent sous la demande, manquent de moyens. Pendant ce temps, pléthores de rues restent dans un état de délabrement avancé.

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    12 février 2013, par Bernard Boutin  
    1910 visiteurs samedi dernier entre 10 h et 18 h : N’est-ce pas de l’attractivité cela ?

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    12 février 2013, par Daniel Sango  

    Avant de vouloir porter un jugement, il faut avoir des repères.

    Ci dessous copie d’un mail envoyé, à l’époque, par le directeur de la médiathèque de Reims qui a la particularité comme celle de Pau d’être située en centre ville (a côté de la cathédrale)

    Cher Monsieur,

    Voici les réponses à ces deux questions :

    1) on compte environ 24 000 abonnés actifs à la Bibliothèque municipale de Reims, dont l’inscription a été prise ou renouvelée à la médiathèque Cathédrale ; toutefois, comme vous le savez la carte est une carte "réseau" et, à la limite on peut imaginer quelqu’un faisant établir sa carte chez nous pour ensuite ne fréquenter que sa bibliothèque de quartier, ou l’inverse... Mais c’est sûrement rarissime.

    2) là, nos chiffres sont sans ambiguïté : la moyenne de fréquentation quotidienne à la médiathèque Cathédrale tourne autour de 2 300 personnes depuis notre ouverture il y a deux ans. Les records sont : Minimum : 1236 entrées le vendredi 27 juin 2003 Maximum : 3898 entrées, le mardi 18 novembre 2003. Mais en dehors de ces cas exceptionnels, nous tournons quotidiennement entre 2 000 et 3 000 personnes. Lesquelles ont, entre autres activités, l’emprunt et le retour de documents, mais c’est une autre question. Cordialement.

    Bref vraiment pas terrible pour Pau...et surtout, pas de quoi se pâmer.

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    12 février 2013, par pehache  
    D’un autre côté Reims c’est 2 fois la taille de Pau, et l’agglo de Reims c’est 1,5 fois la taille de l’agglo de Pau, ce qui relativise la différence sur les entrées. Tant qu’à donner des chiffres, c’est mieux de tous les donner.

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    13 février 2013, par Rêveur des villes  

    Et les halles avec leurs alentours insalubres, et les rues défoncées, combien de milliers de gens y passent chaque jour ? Combien de milliers de gens sont gênés par les déjections canines en ville faute de personnel (et de moyens de répression) ? Combien de milliers de gens aux restos du coeur ?

    Pau pourrait créer un Disney World en périphérie, nul doute qu’il y aurait des milliers de gens tous les jours. Quant au coût, ne surtout pas en parler.

    Enfin, quelle attractivité ? Un toulousain, un parisien (ou ce que l’on veut) ne va pas venir à Pau pour voir une médiathèque. Non, il viendra pour voir ce qu’il y a de particulier, d’exceptionnel : la promenade du Bd.

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    13 février 2013, par Rêveur des villes  

    http://www.alternatives-paloises.com/article.php3 ?id_article=854

    Une interview à mettre en parallèle avec la médiathèque sur-dimensionnée et autres grands gaspillages...

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    13 février 2013, par Rêveur des villes  
    apparemment, le lien de marche pas, donc taper sur google "alternatives paloises restos du coeur" pour obtenir une interview de 2007, de la responsable des restos du coeur de Pau. La situation s’est encore fortement dégradée depuis.

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    11 février 2013, par pehache  

    rrrronnnn zzzzz

    Ah si quand même j’ai soulevé une paupière à la lecture de grand moment de langue de bois technocratique :

    "Depuis le début, nous aimerions pouvoir ouvrir autant que l’ancienne bibliothèque, malheureusement nous n’avons pas atteint les "effectifs ciblés" prévus. Tout cela mis en adéquation, a pour conséquence une contrainte en termes de ressources humaines, qui ne nous a pas permis d’ouvrir plus. C’est un de nos objectifs qui sera atteint quand nous auront réglé ce problème."

    C’est quand même mieux que :

    "Il n’y a plus un rond dans les caisses pour assurer des horaires d’ouvertures simplement normaux, parce que personne n’a pensé au budget de fonctionnement du truc"

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    12 février 2013, par Valérie  
    Péhache, que devient votre blog ? Je suis impatiente !

  • > Pau - Rencontre avec Marie Carrega, directrice du réseau des médiathèques
    11 février 2013, par Oscar du Pont  

    Nous aimerions répondre à la demande du public qui souhaite que la médiathèque soit ouverte à 10h et à la pause méridienne. Nous travaillons actuellement sur ce dossier

    Parler plutôt de pause méridienne que de pause midi, ça rend nécessairement le "dossier" plus obscur et les négociations plus "pointues". D’où la nécessité de travailler d’arrache-pied car ce n’est pas simple.

    J’aime beaucoup la conception élargie du "travail sur dossier" dans l’administration publique. Une entreprise privée, face à son marché (6037 inscrits hors agglo) mettrait très rapidement en place la journée continue afin d’y répondre sans s’emberlificoter dans des mots creux. A moins qu’en limitant l’accès de la médiathèque aux 8443 inscrits résidents de l’agglo qui en portent 100% du coût, on puisse se satisfaire d’horaires favorisant lors de la méridienne, des pauses post-prandiales

    On se bouge !

    > Le Livre d’or
    11 février 2013, par Daniel Sango  
    LE LIVRE D’OR

    Quel joli conte pour enfants !

    Publié dans AP le 6 août 2012 "Le livre d’or" pose quelques questions de fond sur le fonctionnement de la fonction lecture dans l’agglo de Pau. Surdimensionnement général, effectifs pléthoriques, coûts exhorbitants.

    Ceci dans un contexte général de décroissance de toutes les médiathèques en France.

    Tout va bien à Pau, le personnel réclame 15 postes supplémentaires alors qu’il y en a 26 de trop...

    Après le rayon des livres pour enfant, si on passait à l’actualité locale ?

  • > Le Livre d’or
    11 février 2013, par Rêveur des villes  

    Evidemment, toujours aucune idée de "combien ça coûte ?", et encore moins par rapport aux autres villes, même si les effectifs donnent un ordre de grandeur de la masse salariale (2 M€)...

    Posez la question à un politicien ou aux syndicats, ils vous rient au nez.

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