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Jaurès ! Où es-tu ?

lundi 28 janvier 2013 par Eric Thuillier


Il y a longtemps que la gauche me met en colère, curieuse colère qui connaît mal ce qui la motive, qui peut dire ce qu’est la gauche ? Accident heureux ou malheureux, je ne sais pas, la gauche est ma famille. C’est par elle, elle que portait l’entourage de mon enfance que la conscience du monde est venue. C’est bien connu on choisi ses amis, pas sa famille, et on accepte plus volontiers un comportement criminel de ses amis que de sa famille. Ma colère prend un galon supplémentaire avec le spectacle de la connivence et du renoncement qui me semble atteindre un niveau record avec l’intervention au Mali.

Je ne juge pas sur le fond, c’était sans doute incontournable, mais sur la manière. Comment s’illustre un président de gauche qui est face à une situation sociale difficile et porteuse de plus de difficultés encore ? En faisant front à ces difficultés ? Non ! en portant la guerre ! Président de gauche, contraint par le sens de l’histoire et de l’Etat à cette nécessité, il pourrait le faire avec regret, user de la force avec regret. Au lieu de cela il accompagne la chose de déclarations fracassantes et laisse les commentateurs politiques évoquer avec indécence les avantages qu’il peut en attendre dans l’opinion. J’en ai entendu se projeter d’avance dans une future et probable cérémonie aux invalides, ils attendent avec gourmandise les cercueils couleur caramel comme autant de bombons médiatiques.

Ainsi pour faire un « vrai » président il fallait qu’il enfile des rangers ! Ainsi la gauche obtient la légitimité quand elle exerce le pouvoir en conformité avec les lois éternelles du pouvoir alors que, dans mon esprit mais il semble que l’égarement est de mon coté, elle était faite pour les combattre. Elle se range maintenant derrière le pouvoir militaire après s’être rangée derrière le pouvoir économique. Je ne dis pas que ces différents pouvoirs doivent être combattus en vue de leur destructions mais qu’ils doivent être équilibrés et contrôlés par des contre-pouvoirs.

Un président de gauche qui sort d’HEC et qui déclare la guerre (qui sort l’HEC de guerre). On ne regrette pas d’avoir vécu jusqu’en 2013 pour voir çà ! Ce n’est évidement pas un crime de sortir d’HEC, c’est un symbole. D’autant plus fort qu’il a paru utile de ne pas trop l’afficher pendant la campagne électorale. C’est comme si on attirait un poulet dans un élevage industriel en lui montrant les photos d’une campagne riante prises depuis le bâtiment en évitant de mettre les silos à granulés dans le champ de l’appareil.

Cette image ne me vient pas par hasard. Pour nourrir les corps on est allé assez loin dans l’industrialisation, pour les esprits on est dans l’élevage, c’est fait avec des granulés, de bonnes grosses idées bien massives injectées par gavage. Cà porte le joli nom de communication et c’est fait pour extraire de la population une opinion publique. Les élites, comme toutes les élites de tous les temps, proportionnent leur prestige au nombre de leur sujets et par conséquent ne peuvent exister sans la quantité, sans l’élevage. Autrefois elles instrumentalisaient la religion, maintenant elles disposent des statistiques et des sondages, elles soumettent trois ou quatre fois la semaine un échantillon de population à des questions qu’elle ne se posait pas afin de lui faire savoir ce qu’elle pense.

Le plus admirable est de faire procéder à des sondages qui révèlent une répugnance pour les élites. Quand on a bien ridiculisé le peuple en lui collant chaque jour sous le nez la volatilité des ses opinions - il déteste aujourd’hui ce qu’il adorait hier - on supporte sans dommage qu’il ne vous aime pas, c’est une preuve supplémentaire de supériorité. Elle s’ajoute à l’inépuisable ressource de la comparaison des données chiffrées fournies par ses sujets à ceux des pays voisins afin d’en tirer toutes les conclusions utiles. Finalement, ce n’est pas de l’élevage, c’est du traitement de la population. Le peuple plutôt légume que poulet car si l’élevage industriel des animaux visent à ce qu’ils expriment le plus possible et dans les plus courts délais leur nature de poulet ou de cochon, celui des hommes visent à ce qu’ils étouffent la leur.

Colère stérile mais çà soulage. Le mot élevage est un excès qui témoigne aussi d’un mépris pour le peuple ? Prenez quand même la peine d’observer, d’établir une liste de phénomènes et de cocher la case qui lui convient le mieux : élevage ou élévation. Demandez vous s’il est normal que ces deux registres parfaitement repérables ne provoquent pas de clivages politiques. Prenez la peine d’entendre la constance avec laquelle on évoque les questions humaines à partir de données statistiques, de moyennes, sans oublier cet exemple fameux : Durant trompe sa femme 2 fois par semaine, Dupont ne la trompe pas, en moyenne Durant et Dupont trompent leurs femmes une fois par semaine. Les trois quart de nos raisonnements et de nos décisions sont étayés par des vérités de ce genre.

J’avais commencé à rédiger cette bafouille il y a quelques jours, puis gagné par l’àquoibonisme j’avais laissé tomber. Hier j’ai discuté avec une vieille dame qui à connu la guerre d’Espagne, dont la famille républicaine a été décimée. Quand ces temps d’espérance et d’énormes souffrances viennent à nous par des bouches vivantes, par des yeux qui témoignent encore de l’effroi à l’évocation des 22 salves qui donnaient la mort à 22 hommes d’un village dont tous les habitants étaient à l’écoute, debout dans les jardins, je me demande comme je me suis souvent demandé, mais avec une peine un peu plus vive : en quelle mains est tombée l’espérance ? 


- par Eric Thuillier


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Votre commentaire



> Jaurès ! Où es-tu ?
31 janvier 2013, par Eric Thuillier  

Je me permets de répondre sur le dessus de la pile plutôt que dans le corps du forum car il devient difficile de s’y retrouver et il me semble qu’avec les dernières interventions de le coq et de Oscar du Pont à la suite de celle de HB, on entre dans le vif du sujet. On ne va pas l’épuiser maintenant puisque c’est un grand débat qui se poursuit depuis longtemps entre une multitude de gens et qui, de mon point de vue (celui d’un indécrottable conciliateur), fabrique le mur de la séparation plus qu’il ne se heurte à sa réalité préexistante. Je n’ai pas le temps de m’expliquer maintenant, nous aurons l’occasion de reparler de tout cela et je pourrai dire mon désaccord avec le coq qui voudrait laisser tomber le passé comme s’il avait été jeter (le coq) dans le monde par une crue du Gave ou, pour faire plus moderne, par un croisement de SMS, comme s’il n’y avait rien à apprendre des mésaventures des idées généreuses, avec Oscar du Pont qui fait mine d’ignorer qu’un horizon fuyant ouvre quand même le regard et pointe une destination, avec mael qui veut plafonner la richesse alors que le vrai scandale n’est pas d’avoir cent mille fois de quoi manger mais de ne pas en avoir une et qu’affirmer le lien entre les deux phénomènes est un moyen commode de fuir le problème tout en ayant l’air de le prendre à bras le corps, dispositif O combien repérable et actif dans la petite bourgeoisie de gauche...etc..etc.. On peut encore parler longtemps de la droite et la gauche et il faut en parler parce que le mur cité plus haut fait des crachats solidifiés jetés les uns contre les autres (et pas fait seulement de çà bien sûr) passe aussi en travers de nos têtes, pollue incroyablement nos relations au monde et aux êtres.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    31 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Là je vous retrouve, cher Eric !

    Je ne nie pas l’imporatance de l’horizon pour garder un cap et diriger son pas, la tête haute et le regard clair. Mais vous admettrez aussi qu’on peut aussi bien se guider en regardant le chemin devant et les fossés de part et d’autre. Mieux même si je peux me permettre. Ça évite de marcher dans les bouses... Il faut juste ne pas se tromper au croisement !

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    1 février 2013, par Eric Thuillier  
    Eh bien, cher Oscar, restons dans les images et les chemins creux ! Pour moi un idéal est une spiritualité, une exigence envers soi. Certes j’ai de toutes ces notions, droite, gauche, idéal, spiritualité une conception flottante mais qui flotte autour d’une idée fixe : pour marcher comme un homme et pas comme un animal nous avons besoin de deux jambes, une matérielle et une spirituelle, une dans l’espace, une dans le temps pour prendre un raccourci. A force de faire enfler la jambe matérielle et d’amoindrir l’autre, nous marchons à cloche pied et roulons au fossé à la moindre glissade. Encore que selon une expression commune nous « marchons sur la tête » ce qui rend nos jambes inutiles. Du coup les bouses nous les prenons dans les yeux.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    1 février 2013, par Oscar du Pont  

    La spiritualité relève de l’intime. Elle porte un idéal, des valeurs, des croyances ou pas d’ailleurs. Dès lors qu’elle devient publique et qu’elle est mise en avant, elle tend à se poser en religion, en parangon de vertu, en illumination intérieure et donc à susciter défiance, hostilité, refus et conflits. Mon ami Philippe Lukacs, ethnologue et HEC (si..si..), aime à souligner que si on avait regardé la personnalité de Mittal sous l’angle de sa spiritualité, on aurait découvert qu’il était Mharvan. Or les Mharvan ont donné à l’ Inde des lignées de commerçants et de prêteurs. "Leur dharma, leur devoir, leur « vocation » est de s’enrichir, quels que soient les moyens utilisés." Il est évident qu’une telle philosophie s’accorde mal à nos idéaux socialo-judéo-chrétiens et à la philosophie bizounoursienne dont nous nous sommes tous faits aujourd’hui, les ardents prophètes.

    Ce n’est pas marcher à cloche-pied que de la mettre de côté lorsqu’il s’agit de gouverner, surtout en période de tempête.

  • > Jaurès ! Où es-tu ? Ph Lukacs
    3 février 2013, par Larouture  

    Il me semble que les thèses de Philippe Lukacs sont à l’opposé des vôtres. j’ai lu en diagonale et j’ai trouvé très intéressant. Vous devriez pouvoir en dire davantage.

    Dans mon passé professionnel, des collègues considéraient que les scandinaves, en dignes descendants des Vikings, n’avaient qu’une idée : Vous fendre le crane pour y boire l’hydromel. Un autre collègue s’était installé consultant pour expliquer les différences culturelles entre pays d’Europe.

    Ce que nous avons vécu avec la construction de l’Europe et ses différences culturelles ou ce qui est certainement vécu lors des sommets Européens, l’aurions-nous oublié à l’heure de la mondialisation ?

    Il faut dire aussi que nous l’avons oublié à l’échelle de la France. Par exemple le béarnais n’est pas qu’un dialecte...

  • > Jaurès ! Où es-tu ? Ph Lukacs
    3 février 2013, par Oscar du Pont  
    Ah bon ? En quoi les theses de Lukacs sont elles à l’opposé des miennes, lorsque je le prends en exemple pour illustrer les limites et les dangers des ideaux lorsqu’il s’agit de management ou de politique ?

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    3 février 2013, par Larouture  

    Mieux vaut tourner autour du pot... de confiture. En y trempant le doigt, il y a le risque de l’avaler (cf.René de Obaldia).

    Et merci à M. Thuillier pour ses deux derniers articles et commentaires.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    31 janvier 2013, par Hélène Lafon  

    Ayant un problème de connexion, Jean Cluchague a demandé à A@P de mettre en ligne le commentaire que vous trouverez ci-dessous :

    Puisque le sujet porte sur Jean Jaurès, voici par curiosité un texte paru le 26 mai 1890 dans « La Dépêche de Toulouse » et repris dans « LES ECHOS le 1.12.1980 »

    « II n’y a de classe dirigeante que courageuse. A toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui, volontairement, accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en prenant pour soi les dangers.

    "Le courage, pour l’entrepreneur, c’est l’esprit de l’entreprise et le refus de recourir à l’Etat ; pour le technicien, c’est le refus de transiger avec la qualité ; pour le directeur du personnel ou le directeur d’usine, c’est la défense de la maison ; c’est, dans la maison, la défense de l’autorité et, avec elle, celle de la discipline et de l’ordre.

    « Dans la moyenne industrie, il y a beaucoup de patrons qui sont à eux-mêmes, au moins dans une large mesure, leur caissier, leur comptable, leur dessinateur, leur contremaître ; et ils ont, avec la fatigue du corps, le souci de l’esprit que les ouvriers n’ont que par intervalles. Ils vivent dans un monde de lutte où la solidarité est inconnue. Jusqu’ici, dans aucun pays, les patrons n’ont pu se concerter pour se mettre à l’abri, au moins dans une large mesure, contre les faillites qui peuvent détruire en un jour la fortune et le crédit d’un industriel.

    « Entre tous les producteurs, c’est la lutte sans merci pour se disputer la clientèle, ils abaissaient jusqu’à la dernière limite, dans les années de crise, les prix de vente des marchandises ; ils descendent même au-dessous des prix de revient. Ils sont obligés d’accorder des délais de paiement démesurés, qui sont pour leurs acheteurs une marge ouverte à la faillite et, s’il leur survient le moindre revers, le banquier aux aguets veut être payé dans les vingt-quatre heures.

    « Lorsque les ouvriers accusent les patrons d’être des jouisseurs qui veulent gagner beaucoup d’argent pour s’amuser, ils ne comprennent pas bien l’âme patronale. Sans doute il y a des patrons qui s’amusent, mais ce qu’ils veulent avant tout, quand ils sont vraiment des patrons, c’est gagner la bataille. Il y en a beaucoup qui, en grossissant leur fortune, ne se donneront pas une jouissance de plus ; en tout cas, ce n’est point surtout à cela qu’ils songent. Ils sont heureux, quand ils font un bel inventaire, de se dire que leur peine ardente n’est pas perdue, qu’il y a un résultat positif, palpable, que de tous les hasards il est sorti quelque chose et que leur puissance d’action s’est accrue.

    « Non, en vérité, le patronat, tel que Ia société actuelle le fait, n’est pas une condition enviable. Et ce n’est pas avec les sentiments de colère ou de convoitise que les hommes devraient se regarder les uns les autres, mais avec une sorte de pitié réciproque qui serait peut-être le prélude de la justice ! »

    Jean Jaurès

    Hollande, un nouveau Jaurès ???

    Quel chemin parcouru entre temps...On croit rêver

    Jean Cluchague

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    31 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Voir

    Trop riches les patrons ?

    Juin 2012

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    31 janvier 2013, par mael  

    Arnaud, 40 milliards d’€

    Bettencout, 25 milliards d’€

    Pinaut, fortune de 15 milliards d’€

    Ces patrons méritent sans aucun doute d’être « riches » mais on peut se questionner sur le gigantisme des fortunes amassées (légalement et honnêtement), est ce qu’il moral, utile (...) d’avoir autant de richesse ?

    Surtout si l’on compare ces fortunes avec quelques budgets de l’état Français pour 60 millions de personnes : 44 milliards pour rembourser les intérêts de la dette, 37 milliards pour la défense, 11 milliards pour les missions « travail et emplois », 6 milliards pour la justice,

    Une loi devrait « plafonner » la richesse d’un individu, il ne s’agit pas d’aimer ou d’haïr les riches/les patrons ou de jalousie entre les gentils pauvres et les méchants riches mais de répartir de manière juste la richesse entre les salariés, dirigeants, actionnaires et l’état.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    31 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Maël, j’ai peur que vous ne vous trompiez sur les instruments de mesure. Même si elle s’exprime en € ou en $ ce qui la rend comparable à votre revenu et qu’ elle vous apparait donc stratosphérique, cette "richesse" n’est qu’une virtualité. Elle représente pour l’essentiel la valeur boursière des actions détenues par ces entrepreneurs dans leurs entreprises et pas des tas de lingots ou de billets. Ces entreprises, ils les ont crées, développées. Elles ont grandi, ont créé des milliers d’emploi. Elles vivent et mourront un jour. Que signifie réellement la propriété d’actions dont la valeur est largement dépendante de celui qui les détient, de son génie ou de ses erreurs ? Et quels sont les termes réels de la comparaison entre ces valeurs "de marché" et votre salaire ? Et faut-il en limiter la taille ? Non bien sûr. Le revenu que ces entreprises génère Pour leurs propriétaires est lui limité par l’impôt, ce qui est acceptable tant que ce juste prélèvement n’est pas ressenti comme confiscatoire.

    Moi ce qui m’a toujours fait avancer dans la vie, ce n’est pas de rêver de devenir riche , mais de tenter de créer des richesses. C’est aussi une maniere de partager.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    31 janvier 2013, par AK Pô  
    Avaleurs de marchés et enfants du ballon , toujours des ronds !

    OdP : Maël, j’ai peur que vous ne vous trompiez sur les instruments de mesure.

    En effet, le meilleur instrument de mesure, en ces temps difficiles pour certains et compliqués pour d’autres, c’est le pied.

    Un exemple significatif : David Beckham (pas Arthur Rackham, ni Rackham le Rouge), un anglais bon teint, vient de signer au PSG un contrat en affirmant haut et fort que son salaire (800000e/mois il y a quelques années) serait reversé aux assos pour les minots parigots smiley . Secret de Polichinelle, cette signature servira pour alimenter une campagne publicitaire ( smiley ) au profit du Qatar et, en produits dérivés, la vente de sacs Vuitton et de foulards Hermès couvrant superbement l’intégralité des visages féminins, campagne publicitaire d’une durée de cinq mois, temps suffisant pour enturlupiner les foules (déjà conditionnées dans la décérébration des stades) au nom des grands principes altruistes, qui sont, comme chacun sait, la traduction exacte des parcs pour les princes (quand l’hippodrome d’Ascot, comté du Bershire, n’est pas fréquenté par la Gentry).

    OdP : Moi ce qui m’a toujours fait avancer dans la vie, ce n’est pas de rêver de devenir riche , mais de tenter de créer des richesses. C’est aussi une maniere de partager.

    Dans ce contexte, je ne peux que m’incliner, maître Oscar !

     smiley

    PS : moi, ce qui m’a toujours fait avancer dans la vie, c’est mon incapacité à reculer face la mort. Raison pour laquelle Elle me tourne le dos, depuis tant d’années...

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    31 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Mieux vaut Quatar que jamais, dear Akey !

    Vous n’allez tout de même pas nous inventer la jalousie d’état maintenant, you damned French ?

  • La catharsis qatari, ou la rencontre fortuite d’une jalousie et d’un moucharabieh
    31 janvier 2013, par AK Pô  
    Qatar, Qatar, Qatarsis ?  smiley smiley

  • A chacun ces instruments de mesure
    1 février 2013, par mael  

    Mince le figaro en a même écrit un article http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/09/12/20002-20120912ARTFIG00577-les-riches-toujours-plus-riches-l-onu-sonne-l-alarme.php

    Les inégalités se creusent par le haut sans que la redistribution sociale et fiscale change quoi que ce soit ou alors à la marge (celle qui permet de justifier le bazard), le système actuel est juteux pour les plus riches et se fait au détriment des pauvres. L’impôt n’a jamais été confiscatoire sinon comment amasser des patrimoines aussi stratosphériques, voir irréels et en face, il y a une réalité/des réalités, chez nous augmentation de la pauvreté, de la précarité et plus loin les mêmes difficultés la faim, la maladie en sus... Enfin bref, tout cela manque d’éthique, de redistribution, de partage.

    Le patrimoine d’Arnaud c’est :

    • le double du déficit de la sécu d’un pays de 60 millions de personnes,

    • 28 millions de Smic brut,

    • 1.2 millions de personnes payés au Smic sur une année, • 6 fois le patrimoine le budget annuel du Congo (75 millions d’habitants),

    • C’est juste ignoble que l’on puisse laisser une personne concentrer autant de richesse.

    Les (sales) types comme Arnaud sont des malfrats (pour rester poli) !

  • > Je crie très fort pour me convaincre moi-même
    1 février 2013, par Oscar du Pont  
    Vous auriez dû naître en 1918 à Saint Petersbourg cher Maël. Pas de bol .

  • > Je crie très fort pour me convaincre moi-même
    1 février 2013, par mael  
    Quel est le rapport ?

  • > Je crie très fort pour me convaincre moi-même
    1 février 2013, par mael  
    Je traverse la vie avec mes oeillères et en bouchant le nez !

    Quel est le rapport !

  • > Je crie très fort pour me convaincre moi-même
    2 février 2013, par Rêveur des villes  

    Je crois que Pinaud ou Arnaud n’ont rien inventé. Il me semble qu’ils sont partis d’une entreprise familiale et ont grossi principalement en rachetant d’autres entreprises. Certes, ils ont probablement bien géré les entreprises qu’ils ont rachetées et ce n’est pas une chose facile. Mais je ne sais pas dans quelle mesure ils ont véritablement créé des emplois et de la richesse.

    Il n’y a pas de correspondance salaire - valeur ajoutée dans la société. Et aucun parti politique à ma connaissance ne s’intéresse à cette question. Je pose la question notamment du salaire des agents immobiliers, sportifs de haut niveau, commissaires aux comptes, traders, conseillers financiers divers, avocats, radiologues, pharmaciens, intermédiaires commerciaux. Une part importante de leur salaire correspond à mon avis à un prélèvement sur la société sans contre partie de valeur ajoutée.

    J’en dirai autant des sur-effectifs dans les collectivités locales !

    Pendant ce temps, l’industrie, celle qui maintient l’emploi et l’économie, car un emploi industriel, c’est 4 emplois indirects, diminue chaque année en France.

    Chercher l’erreur.

  • > A chacun ces instruments de mesure
    2 février 2013, par le coq  
    Pour moi ce qui est "ignoble" c’est de constater le DEFICIT de la France à la suite de la gestion des GROS CONS que vous semblez soutenir. Et si ces grands "patrons" n’existaient pas on voit les limites des corrompus d’autres pays et ce n’est pas mieux. J’aurai bien voulu avoir un capital et avoir créé des milliers d’emplois...mais je n’ai pas pu ! Alors je respecte ceux qui donnent un emploi à mes enfants. Va râler sur ton tas de fumier !

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    2 février 2013, par Larouture  

    1 emploi industriel= 4 emplois indirects. Je ne suis pas sûr que cette correspondance soit juste sauf, peut-être, à comptabiliser le coiffeur, le boucher le boulanger, etc... J’aimerais connaitre des références d’études sur ce sujet.

    Cela dit, assez d’accord avec le commentaire sur Pinaut et Arnault même s’ils ont fait preuve de savoir-faire. Je me souviens vaguement de démêlés juridiques qui avaient permis à M. Arnaut de mettre la main sur LVMH.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    2 février 2013, par Oscar du Pont  

    Le monde de l’entreprise n’est pas un monde de petits saints, on s’en doute.Il est même féroce car il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus et qu’il faut jouer des coudes pour survivre et surtout prendre beaucoup de risques et travailler énormément. Mais je ne pense pas que les commentateurs qui s’expriment dans ces colonnes, aient en main les élements susceptibles de leur permettre de porter un jugement sur MM Arnault et Pinault et sur la nature exacte de leur enrichissement ainsi que sur leur contribution à la prospérité nationale.

    On peut les détester, comme on déteste généralement dans notre pays, ceux qui sont sortis du rang et ont réussi, pour ce qu’ils représentent dans nos fantasmes ou sans doute parce qu’ils nous renvoient l’image de notre propre médiocrité . On n’a pas le droit ni de les insulter, ni de les mépriser.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    2 février 2013, par AK Pô  
    Edouard, Edouard, sais-tu où sont mes lunettes ?

    Je viens de voir ce gars (Felix Marquardt) sur Canal+, émission (très good) "le Supplément", en clair. Je pense que cela s’approche du propos que vous tenez, OdP (de Nemours) : http://www.liberation.fr/societe/2012/11/05/felix-marquardt-l-art-de-l-entre-gens_858251

    Mince ! c’est paru dans Libération ! pas grave, j’ai des lunettes Rothschild dans mon cabinet de lecture smiley

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    2 février 2013, par mael  

    Oscar, je tiens à m’excuser, je ne pensais pas que vous étiez aussi sensible, on casse 2-3 sucres sur le dos de votre idole et c’est le drame, au début ce sont de chaudes larmes de midinette, puis viennent les insultes et le mépris...

    Quand vous aurez fini de chouiner, vous pourrez m’expliquer le rapport entre mon post et 1918...

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    2 février 2013, par Rêveur des villes  

    L’intérêt quand même, lorsqu’un grand groupe appartient au PDG (ou que celui-ci est le principal actionnaire) est que ce groupe est à mon avis mieux géré qu’il ne l’est par un PDG qui, dans le pire des cas touchera un parachute doré astronomique suite à ses erreurs stratégiques.

    Je crois que c’est la même chose avec le "nouveau mandarin" en Chine.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    3 février 2013, par Oscar du Pont  

    @ maël

    D’une part je ne m’adressais pas à vous, J’ai essayé de dialoguer avec vous de bonne foi, mais votre réponse pré-imprimée me laisse à penser que c’est inutile. D’autre part, je suis assez ahuri qu’à 3 reprises vous me demandiez de préciser ce à quoi je fais référence pour faire suite à la brutalité de vos propos que je rappelle ici. N’hésitez pas à relever mes insultes dans les miens, il se peut que je sois comme vous sans m’en rendre compte.

    "C’est juste ignoble que l’on puisse laisser une personne concentrer autant de richesse. Les (sales) types comme Arnaud sont des malfrats (pour rester poli) !"

    Petrograd 1918 : célébrer la révolution (Terrain, Revue d’ ethnologie de l’ Europe - Boris Chichlo)

    A cette époque, la désagrégation du pays ne faisait que s’aggraver. Industrie et commerce connaissaient une totale désorganisation. A la campagne, les bolcheviks en étaient venus à des réquisitions forcées de blé. La guerre civile faisait rage. Le 17 juillet 1918, à Ekaterinbourg (Sverdlovsk), eut lieu le massacre du tsar et de toute sa famille. Le 30 août, à Petrograd, Fanny Kaplan, une socialiste-révolutionnaire, tentait d’assassiner Lénine, à la suite de quoi le Conseil des commissaires du peuple instaurait la « terreur rouge » et décidait d’appliquer le système des otages, répondant à chaque assassinat de bolcheviks par l’exécution en masse de citoyens, le plus souvent innocents. Voici le témoignage de Gorki : « A Petrograd, la faim a surgi et croît avec une force terrible. Presque chaque jour, dans les rues, on ramasse des gens tombés d’inanition : ici, c’est un charretier, là, un général-major ; ailleurs c’est un officier qui vendait des journaux qu’on a ramassé, ou encore une modiste. Mais il y a peut-être pis encore que la mort physique par sous-alimentation : il y a l’inanition spirituelle, que l’on observe de plus en plus (...). Petrograd meurt comme ville et comme centre de la vie spirituelle. Et, dans ce processus de dépérissement, on sent la terrible soumission au destin, l’attitude passive des Russes face à la vie » (Gorki 1975 : 198).

    C ’était bien non ? Plus de patrons, plus de riches et que du partage de rien, avec une guerre civile en prime.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    3 février 2013, par Oscar du Pont  

    Cher Dékapo

    Réjouissons-nous ensemble que Rotschild ait investi dans Libé. La preuve s’il en fallait des vertus de l’économie de marché. Sans cet authentique et richissime capitaliste, vous ne pourriez vous libérer de manière aussi pratique chaque jour des forces du mal. Et si vous voulez vous remettre des élucubrations du jeune homme à la mode dont vous nous parlez et que je ne connais pas (vous pensez bien que Libé + Canal c’est satan pour moi), vous pouvez apprécier tous les soirs son négatif exact sur FR3. Et c’est gratuit, mais tout aussi pénible. Merci qui ?

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    3 février 2013, par mael  

    """""N’hésitez pas à relever mes insultes dans les miens, il se peut que je sois comme vous sans m’en rendre compte.""""""

    """"""qu’ils nous renvoient l’image de notre propre médiocrité."""""

    Ok, c’est quoi sinon de la mauvaise foi...

    De plus, si je vous ai demandé 3 fois de préciser votre pensée c’est juste parce qu’il suffit que l’on parle de partage/redistribution pour être de suite classé « bolchévique adepte de la collectivisation, du sovkhoze, du goulag et de la déportation » si ce n’est pas de l’insulte c’est quoi ...non je me trompe ?

    De la même manière, dès que quelqu’un ne va pas dans votre sens sur « le rapport à l’environnement » vous utilisez bien volontiers « khmer vert », si ce n’est pas de l’insulte c’est quoi...non je me trompe ?

    """""Plus de patrons, plus de riches et que du partage de rien, avec une guerre civile en prime.""""""

    A quel moment, j’ai parlé de supprimer les riches (vous vous faîtes des films) ? Mieux partager, mieux redistribuer, c’est quand même différent, non ?

    Vous devriez arrêter de faire votre caliméro...

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    3 février 2013, par Oscar du Pont  

    Précisez votre pensée alors au lieu de vous livrer à des incantations sur le partage et la justice entrecoupées de divers noms d’oiseaux et de commentaires . Je vous ai simplement mis en face de réalités historiques qu’il vous a fallu 3 jours pour identifier. Mais ce n’est sans doute pas de votre faute.

    Vous voulez partager/redistribuer quoi exactement puisque vous faites référence à la fortune de Bernard Arnault ? Des actions LVMH pour tous c’est ça ? L’or que M Arnault entasse dans sa cave ? Ses voitures ? Son avion ? Son yacht s’il en a un ? Et quel sera le résultat de cette redistribution ? Pensez-vous sérieusement qu’en comparant la capitalisation boursière de LVMH au déficit de la sécurité sociale ou à une somme de Smics, vous présentez une argumentation qui ait du sens ? Si oui, lequel ?

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    4 février 2013, par mael  

    Oscar a dit : """"""""Je vous ai simplement mis en face de réalités historiques qu’il vous a fallu 3 jours pour identifier."""""""""

    Merci j’avais bien compris mais je souhaitais vous voir écrire noir sur blanc ce que vous suggériez, des raccourcis un peu « con con », comme-ci j’écrivais pour vous « Mon cher Oscar, vous auriez pris votre pied en 1722 sur l’île de Gorée. Pas de bol ». Vous n’êtes pas esclavagiste, pas plus que je ne suis un adepte du totalitarisme.

    Oscar a dit : """"entrecoupées de divers noms d’oiseaux"""

    Si c’est valable pour moi, c’est valable pour vous aussi (voir ci-dessus), ou alors arrêter de chouiner.

    Oscar a dit : """""Des actions LVMH pour tous c’est ça ? L’or que M Arnault entasse dans sa cave ? Ses voitures ? Son avion ? Son yacht s’il en a un ?""""

    Oui, bien sûr, et on ira plus loin encore, on le fera travailler l’usine jusqu’à ce que mort s’ensuive...c’est bon je suis dans mon rôle ?

    Je ne vais pas expliquer à quoi sert la redistribution, juste copier/coller la première phrase de l’article de ces gauchistes du figaro « Les inégalités de revenu ne cessent de se creuser dans le monde et freinent la croissance alors qu’elles ne « sont pas une fatalité », affirme la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) dans son rapport 2012 rendu public mercredi. »

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    7 mars 2013, par mael  

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/03/07/97002-20130307FILWWW00588-salaires-maximum-83-pour-une-loi.php

    83% des personnes interrogées dans le cadre de cette étude se sont dites favorables à une loi instaurant un "salaire maximum " pour les dirigeants d’entreprises privées...

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    3 février 2013, par Rêveur des villes  

    @ Larouture

    Il me semblait avoir lu ce chiffre plusieurs fois, mais il est peut-être exagéré en effet.

    Ca dépend sans doute du niveau auquel se situe cet emploi dans la chaîne industrielle. Ex : si Airbus embauche un employé (car son carnet de commandes augmente), cela entraîne davantage d’activités pour tous les sous-traitants, fournisseurs et prestataires de services chez Airbus et dans les entreprises en amont.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    3 février 2013, par Larouture  

    J’ai réagi à cette histoire de 1 sur 4 car elle est servie, par les décideurs, comme une évidence ; comme l’égalité des territoires, l’enclavement, etc...

    En fait, je pense que les emplois industriels (directs et indirects) sont relativement faibles. Je dirais 20% (voire 30% en intégrant des activités tertiaires). Ce qui signifie que plus des deux tiers des emplois sont d’une autre nature (social, public, tourisme, par exemple).

    C’est certainement un problème (en plus les emplois industriels n’augmenteront pas) mais aussi une opportunité qui contribue très fortement à l’égalité des territoires (on vit mieux en Béarn, y compris en vallée d’Aspe, qu’à Paris, Lille ou Metz).

    Pour revenir près du Rubicon, j’ajouterais que la compétition/ rivalité Pinaut/Arnault a certainement un coût. L’épisode Gucci par exemple n’est pas triste. L’histoire Printemps/Bon marché/Samaritaine n’est pas terminée.

    L’histoire de l’industrie du luxe est passionnante mais son futur est aussi soumis aux évolutions de goût des pays émergeants. C’est aussi sur ce point que la tâche des Pinault/Arnault n’est pas terminée. A mon avis elle a peu à voir avec la fiscalité.

    Pour continuer dans la rubrique « carnet » je voudrais aussi signaler la disparition de M. Jean-René Sautier, membre du Directoire d’Elf et créateur (avec M. Dehecq) de Sanofi. Certainement un grand Monsieur et une belle histoire industrielle.

    Enfin quand un pays a été la fille ainée de l’église, on peut penser que ses enfants (pas seulement de cœur) aient des problèmes entre la morale chrétienne (plus précisément catholique) et la réalité de la vie. M. Thuillier pourrait nous raconter cela tout comme il pourrait nous parler de Machiavel, Michel Audiard et bien d’autres choses.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    3 février 2013, par Rêveur des villes  

    Un pays désindustrialisé ne va plus aller bien loin à mon avis. Pendant un certain temps, la perte d’emplois industriels a été compensée par le gain d’emplois dans les services sans que l’équilibre général de l’économie ne soit menacé. Mais cette règle n’est plus vraie aujourd’hui, à mon avis.

    Je crois que c’est l’industrie qui sauve l’Allemagne par rapport à la France (l’Allemage ayant été mieux gérée, les activités industrielles y sont davantage restées).

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/03/22/20002-20120322ARTFIG00766-la-france-marque-par-la-desindustrialisation.php

    Chiffres européens en 2006, les écarts s’étant encore accentués depuis : http://www.robert-schuman.eu/doc/questions_europe/qe-82-fr.pdf

    Les pays économiquement avancés et les plus solides sont ceux qui possèdent le plus d’industrie... (Allemange, Suède, Finlande). Pas un hasard à mon avis. La France compense un peu par le tourisme mais dégringole quand même.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    3 février 2013, par Rêveur des villes  

    Enfin, (je wikipède...) et pense que s’il a des conneries sur Wikipedia, ce n’est pas toujours le cas.

    "Ce secteur, même s’il représente une part relativement modeste du PIB des pays développés (par exemple 20,6 % en France en 2006[2]), est considéré comme stratégique ; il fournit des emplois d’ingénieur et fournit du travail de recherche et développement à des entreprises du secteur tertiaire."

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    3 février 2013, par Rêveur des villes  

    Larouture : Ce qui signifie que plus des deux tiers des emplois sont d’une autre nature (social, public, tourisme, par exemple).

    Ben, justement : le public... cf sur-effectifs dans les collectivités locales qui pèsent sur l’équilibre économique.

    le social : il n’y en aurait pas besoin d’autant s’il y avait davantage d’emplois industriels.

    Cette logique tend à la doctrine (comme celle de droite) de gauche, dont une partie est un mensonge pour camoufler le clientélisme.

  • > Jaurès ! Où es-tu ? Rêveur des villes
    3 février 2013, par Larouture  

    Je me permets de compléter votre analyse.

    Il semble effectivement que les distributions d’emplois par types, sont équivalentes dans l’ensemble des pays développés. Nous souffrons davantage d’un manque de création d’emploi que d’une destruction car cette destruction serait continue depuis des années.

    L’activité industrielle ne pousse pas comme des champignons, de manière homogène sur tout le territoire. Elle se développerait préférentiellement et de manière plus profitable pour chaque pays dans quelques zones déjà bien développées (Pour la France zones métropolitaines comme Paris, Lyon voire Toulouse ou Marseille).

    Ce sont ces zones qui seraient la clé du développement industriel de la France dans le contexte mondialisé actuel.

    Le débat sur la réforme régionale montrera si nos élus choisissent l’efficacité avec le renforcement du développement des quelques zones capables de s’imposer dans le contexte mondialisé ou s’ils confirment les choix précédents de l’égalité des territoires (saupoudrage), quitte à pénaliser encore les zones métropolitaines citées et donc le commerce extérieur.

    La redistribution des revenus (cette fois vraiment réels et non produits par un accroissement de la dette) rétablira avantageusement l’égalité des territoires. Evidemment des économies, comme vous le suggérez, sont à rechercher partout.

    C’est aussi pourquoi je pense que le débat sur les infrastructures de transport s’inscrit dans cette démarche. Je ne suis donc pas convaincu par la nécessité et la priorité de telles infrastructures en Béarn. Mais je me répète.

    Je note enfin que les pays nordiques sont, à la fois, les plus avancés et les plus solides économiquement et les plus en pointe dans la protection de l’environnement.

  • > Jaurès ! Où es-tu ? Rêveur des villes
    3 février 2013, par Rêveur des villes  

    Larouture : "Il semble effectivement que les distributions d’emplois par types, sont équivalentes dans l’ensemble des pays développés."

    Ben non, c’est l’inverse qui est flagrant dans le document en référence.

  • > Jaurès ! Où es-tu ? Rêveur des villes
    3 février 2013, par Oscar du Pont  

    Je note enfin que les pays nordiques sont, à la fois, les plus avancés et les plus solides économiquement et les plus en pointe dans la protection de l’environnement.

    C’est une grande découverte que vous nous présentez là. J’ai moi-même trouvé tout seul que les pays les plus pauvres étaient plutôt en retard en matière de protection de l’environnement. Curieuse coïncidence tout de même...

  • > Jaurès ! Où es-tu ? Rêveur des villes
    8 février 2013, par pehache  
    Même si il y a une corrélation entre la richesse d’un pays et son souci de protection de l’environnement, cette corrélation est loin d’être absolue. Il existe des pays riches qui s’en préoccupent peu, et des pays moins riches qui s’en préoccupent plus.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    31 janvier 2013, par HB  

    "Je n’ai jamais été de gauche, sans doute parce que j’ai toujours essayé de confronter un projet politique avec ce qui me paraissait devoir être réalisable. Evidemment ça en limite la portée et ce n’est pas très glorieux"

    Oscar, peut-être êtes-vous un jaurésien qui s’ignore ? La phrase de Jaurès qui résume le mieux toute sa réflexion politique est celle qu’il prononça dans son discours à la jeunesse devant les élèves du Lycée d’Albi « Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel (pour aller à l’idéal) ».

    Ce qui à vos yeux semble résumer toute la pensée de gauche "Etre de gauche m’a toujours semblé être précisément le contraire. Se fixer des objectifs et des priorités incontestables et accepter ensuite compromis et frustrations , puis déviances et reculades, avant de constater l’échec" je l’attribuerai plutôt à son principal rival dans la gauche des années 1900 : Jules Guesdes. Cette dualité et cette opposition a toujours suivi la gauche française jusqu’à aujourd’hui.

    Au-delà de cela peut-être vous reconnaitrez vous dans l’idéal de Jaurès qui me parait très bien synthétisé par deux phrases :

    " Quel que soit l’être de chair et de sang qui vient à la vie, s’il a figure d’homme, il porte en lui le droit humain"

    " Je porte en mon cœur un rêve de fraternité et de justice, et je veux travailler jusqu’au bout à le réaliser"

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    31 janvier 2013, par le coq  
    Un "berger allemand" peut-il avoir un permis de séjour en France ?

    IL Y EN A ASSEZ !!! Ne pensez-vous pas que le monde d’aujourd’hui a suffisamment évolué et changé pour ne pas arrêter de faire référence à des auteurs et acteurs qui n’ont rien connu de tels ? Il serait plus instructif de se pencher sur ce que nous vivons pour trouver autre chose que les absurdités intellectuelles que vous nous proposez ! Suivez seulement ce qui se passe dans le monde pour voir quelle est notre place ! Regardez vos amis de gauche qui ont eu plus de cent ans pour essayer de comprendre comment évoluer dans les idées, les sciences, la culture, la mondialisation et qui sont figés dans des principes utopiques, débiles et parasites. Bientôt ils vont créer un permis de séjour "pour les chiens bergers allemands" qui refusent la nationalité française !! Il y en a vraiment assez de vos CONNERIES A GRANDE ECHELLE. Nous sommes la RISEE du Monde.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    31 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    " Je porte en mon cœur un rêve de fraternité et de justice, et je veux travailler jusqu’au bout à le réaliser"

    Il me semble que les difficultés commencent lorsqu’on fait de la politique en s’abritant derrière des idéaux, des héros passés, des saints ou des religions. La politique c’est l’art de gérer la Cité. Il n’est ni moral ni immoral et ne peut être que le résultat d’un compromis, le plus grand commun dénominateur entre un objectif et des contraintes. A ce point de vue, lorsque les politiciens mettent en avant un idéal dont ils savent pertinemment qu’il est inaccessible, pour être élus par des citoyens désespérés, crédules ou ignorants, ils commettent un crime contre la démocratie et devraient en rendre compte devant la Haute Cour de la République.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    3 février 2013, par mael  
    D’accord et que fais t’on de ceux qui nous gouvernent depuis des décennies et qui visiblement nous ont tranquillement envoyés dans le mur ? Ils ne se sont pas non plus adressés à des citoyens crédules ou ignorants ?

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    29 janvier 2013, par AK Pô  

    La meilleure stratégie pour anéantir, voire béatifier les forumers d’A&P naquit de cette phrase : J’ai regretté mon jugement à l’emporte pièce, à peine l’avais-je écrit (O du Pont). Ainsi, se passa un mardi silencieux, blanc de poulet, dans les colonnes apiennes. Certes, les banlieusards ébahis de ne pas avoir à activer leurs essuie-glaces, les ménagères leur éventail pare soleil et les enfants de coeur coller en douce leurs chewing-gums sous la table de la cuisine, ne comprirent rien de cette alerte confession passant en vérité sous les couverts matutinaux d’un jugement dernier. Pourquoi ont-ils tué Oscar ? Urieta sera-t-il présent à l’enterrement, Valérie portera-t-elle une jupe en crépon de Chignon ?

    Là, en vérité, (zé vous le dis), la véritable question est la suivante : qui sait, sur ce forum, s’il y a une avenue Jean Jaurès, à Pau ? (réponse : oui, mais savez-vous où elle se situe -sans tricher- ?

    J’ai regretté ma devinette à l’emporte pièce, à peine l’avais-je écrite ! smiley

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    30 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Je me suis également rendu compte de l’effet catastrophique de cette prise de conscience et l’ai également immédiatement regrettée bien sûr. Ah si la fonction "edit" était accessible aux commentateurs, combien de fotes d’ortographe, de propos mal placés et de pièces emportées pourraient être corrigées !

    (La seule avenue Jeanjo que je connaisse est à BB . Je veux dire Boulogne Billancourt)

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    30 janvier 2013, par Eric Thuillier  
    Dois-je à mon tour m’excuser, et regretter tout aussitôt de le faire, d’avoir contribué à placer Oscar sous le feu nourri d’Ak Po ( un vrai chef de guerre de l’humour qui veut détruire l’ennemi) qui m’a vraiment fait rire. Sous une telle surveillance, on ne regrette pas d’être maladroit mais je n’aurai pas besoin de me forcer. Merci aussi pour Rimbaud, il n’est jamais de trop. Tiens je me suis wikipédié, savez vous que Jaurès et Rimbaud ont vécus ensemble de 1859 à 1891 ?

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    30 janvier 2013, par Oscar du Pont  
    Et voilà que je découvre le Jaurès pour tous. smiley

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par Larouture  

    Les discours et les programmes politiques s’adressent aux indécis car ce sont eux qui feront la décision.

    Personnellement je constate, depuis de très longues années, le manque de contre- pouvoirs. Que peut faire un gouvernement de gauche sans l’existence de contre-pouvoirs ? A mon avis pas plus que ce qu’il fait.

    La France n’est pas intervenue en Espagne en 1936. Aurait-elle dû le faire ?

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par Oscar du Pont  
    Mais la gauche française est pourtant la somme algébrique de ses propres contre-pouvoirs, un jeu à somme nulle, comme on le sait. Et si on ne le savait pas, comme on le voit hélas.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par Emmanuel Pène  

    Non ! en portant la guerre ! Président de gauche, contraint par le sens de l’histoire et de l’Etat à cette nécessité, il pourrait le faire avec regret

    Ainsi, il faudrait regretter d’intervenir ; s’excuser en quelque sorte.. Croyez-vous que les djihadistes s’excusent avant de se faire sauter, ou en exécutant nos otages ? Etre de gauche n’implique pas il me semble être naïf, ou manquer d’autorité. La fonction de Président de la République française implique d’autres devoirs plus importants que la simple défense d’une moralité partisane : c’est une responsabilité face à l’histoire, et c’est le devoir de défendre notre nation et nos ressortissants.

    Les djihadistes ne comprennent pas votre discours pacifique de gauche (d’ailleurs, la notion de gauche est occidentale). Quoi que vous disiez, vous n’êtes pour eux qu’un mécréant qui mérite la mort ou la conversion. Face à cela, nous devons assumer nos valeurs, notre histoire, et réagir partout où il faut quand il faut, avec détermination.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par Eric Thuillier  

    L’autorité peut parfaitement s’exprimer avec tempérance, c’est même un gage de sa légitimité, trépigner n’a jamais fait avancer les choses.

    Vous aurez noté que je ne parle pas en spécialiste, je ne suis pas capable de juger du bien fondé ou non de cette intervention, je me contente de m’attrister qu’une France de gauche n’ait pas mieux à proposer au monde qu’une image guerrière, sachant qu’il est très probable que quand nous retirerons nos troupes le djaïnisme, dont je ne crois nullement, en accord avec vous, qu’il soit accessible au pacifisme, aura sans doute pris des vitamines.

    Chacun, je crois, sent confusément que les difficultés qui s’annoncent risquent de déboucher un jour sur de grands affrontements et que les pouvoirs en place, à mesure qu’ils seront confrontés à la confluence des problèmes sociaux et environnementaux, seront tentés par la guerre. Je m’attriste qu’un pouvoir de gauche avance vers cette option du même pas qu’un pouvoir de droite. Je me permets de vous informer au passage que je suis aussi résolument de gauche que de droite, aussi convaincu du besoin d’autorité que du besoin de fraternité. Il y a, comme vous dites, des devoirs pour un président de la république, il y en a aussi pour une pensée de gauche qui garde un œil sur son fondement, sur une certaine idée du partage.

    Pour prévenir éventuellement les grandes confrontations dont nous avons les prémices sous les yeux, est-ce qu’une France de gauche, par ailleurs ridiculement jalouse de sa vocation universelle, ne ferait pas infiniment plus en essayant de réfléchir sérieusement (pas dans le style Mélanchon) à un renouvellement social et en offrant des perspectives exemplaires. Il faudrait pour cela consentir à un effort pour la paix comparable à ceux dont nous sommes capables pour la guerre. Ce serait autant, et même infiniment plus pour notre sécurité que la lutte contre le terrorisme.

    La comptabilité des morts est grotesque mais je l’emploies quand même, c’est un langage connu : je ne sais pas combien le terrorisme a tué de Français en 2012. Je ne sais pas non plus combien le chômage en a tué, je ne vais pas risquer ici une estimation relative. Je sais, comme tout le monde sait, que 50 000 personnes meurent chaque jour de faim dans le monde, 50 000 il n’y pas d’erreur dans les 0, chaque jour vous lisez bien et je dis, je ne dis que cela, je ne me mêle pas des affaires des militaires, je leur souhaite de grand cœur succès et faible perte, je dis qu’une France de gauche dans un tel monde a d’autres message à envoyer que sa puissance armée et que, si elle se trouve dans l’obligation de le faire elle peut, sans nuire à son prestige, le faire avec regret.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    il y en a aussi pour une pensée de gauche qui garde un œil sur son fondement, sur une certaine idée du partage

    Ah la pensée de gauche cher Eric, quelle belle inspiration ! Partageons les caisses vides et l’argent de notre vosin, regardons nous le nombril avec compassion et humilité et pleurons ensemble sur ce monde injuste contre lequel il nous faut nous défendre à regrets avec nos soldats et nos corps expéditionnaires. Comme en Indochine, à Suez, en Algérie...Vous avez raison de nous le rappeler ce tropisme belliqueux si caractéristique de la gauche française.

    Mais évidemment être "né de gauche" n’aide pas à comprendre le monde d’aujourd’hui, c’est une circonstance agravante. Mais il va bientôt être temps de réaliser que celà n’autorise pas non plus à lui donner des leçons de bonne conscience. Dormez en paix Jaurès.

    Vous étiez meilleur la semaine dernière, je trouve...

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par mael  

    Alors qu’avec la droite c’est beaucoup plus clair, quand tout va bien, on privatise les bénéfices et quand tout va mal, on nationalise les pertes ...je caricature mais comme vous aussi !

    Et quelle dommage, que Sarkozy "né de droite" n’ait pas eut le temps de nous faire gagner plus...pourtant de temps en temps, il enfilait son habit de gaucho, à un moment il a même proposé de répartir les bénéf, 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour ’entreprise et 1/3 pour les employés...ah le théâtre politique !

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Alors qu’avec la droite c’est beaucoup plus clair

    Si vous parlez de droite libérale, je ne me souviens pas de l’avoir vue au pouvoir en France. Ce doit être à peu près impossible d’ailleurs. En tout cas avant qu’il nous en cuise vraiment.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par Georges Vallet  

    Cher Oscar

    « Ah la pensée de gauche cher Eric, quelle belle inspiration ! Partageons les caisses vides.. »

    Je poursuis le texte que vous auriez du avoir l’honnête d’écrire : « que la droite a participé largement à vider, laissant même, au successeur des dettes supplémentaires à rembourser.

    « Mais évidemment être "né de gauche" n’aide pas à comprendre le monde d’aujourd’hui »

    Tout à fait inexact, bien au contraire ; le constat de la situation actuelle permet de comprendre et d’agir contre ce qu’il ne faut surtout pas faire !

    « ce tropisme belliqueux si caractéristique de la gauche française. »

    Je crois, si mes souvenirs sont bons, que nous sortons d’une législature où la gauche n’était pas au pouvoir et on ne peut pas dire que la façon de gérer les guerres afghanes et libyennes a été un modèle. L’islamisme et sa charia sont au pouvoir partout, en AFN, et les armes de Kadhafi, laissées à la disposition des islamistes, par l’incurie de la droite française et anglaise, sont maintenant au Mali.

    « Vous étiez meilleur la semaine dernière, je trouve. »

    Impression personnelle qui n’est pas partagée par tous.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    En AFN ??

    J’ai failli m’étrangler Georges !

    "les armes de Kadhafi laissées aux islamistes par l’incurie de la droite...". Là j’ai dû appeler le Samu.

    Vous êtes quand même extraordinaire. Vous ne pouvez jamais vous empêcher de conclure vos interventions par de grosses âneries qui ruinent tout vos arguments. M’enfin Georges !

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par Eric Thuillier  

    Moi personnellement, Oscar, je vous trouve toujours très bon, j’aime beaucoup vos manières de dire. Si bien que j’avais un doute sur vos compliments de la semaine dernière, ne sachant si je devais ou non les porter au compte de la moquerie. De mon coté c’est plus irrégulier, je fais avec les moyens du bord, çà tangue un peu.

    Je vous rassure je ne suis pas « né de gauche ». Naître est capital pour exister sans pour autant faire de vous un marxiste. Ce texte est de nature impulsive, si j’ai pris la peine de décliner cette enfance de gauche, c’est pour indiquer une fragilité. Nous sommes traversés d’idées que nous n’avons pas choisi, nous sommes plus chahuté que pensant. Pour moi la gauche c’était le respect de l’humain. En fréquentant la gauche je n’ai pas trouvé ce respect, j’ai même trouvé tout le contraire, mais j’ai continué à assimiler ce respect à la gauche. J’ai de la gauche, ainsi que de la droite, une définition toute personnelle, ce qui n’aurait aucun intérêt pour personne d’autre que moi si cette gauche et cette droite n’étaient pas fourvoyé dans la même impasse en se reprochant mutuellement de ne pas savoir trouver la sortie et en faisant croire au peuple que leur querelles à pour but de la chercher alors qu’elle n’est qu’alibi à l’impotence intellectuelle et morale.

    Bon , il ne faut pas que je dévide la pelote, nous y serions encore demain. Oscar, faites moi la grâce de ne pas croire que quand j’emploie le mot partage, je veux puiser dans des caisses vides. Je veux dire que le devoir de la gauche est d’imaginer, de proposer ,d’impulser, d’expérimenter, des rapports humains constructifs qui ne soient pas entièrement dépendant de la finance. Après les réalités et la nature humaine se chargeront de recadrer tout çà, mais il faut se remuer les méninges, il faut se mettre en mouvement, c’est çà que j’appelle la gauche.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    J’ai regretté mon jugement à l’emporte pièce, à peine l’avais-je écrit. Mais ce qui me gêne souvent et me fait réagir à ras du béret, c’est quand la gauche s’approprie l’exclusivité de notions aussi élémentaires que le partage ou la solidarité, comme si ces valeurs là justement n’étaient pas universelles.. En tous cas, les politiques de gauche ne se distinguent des politiques de droite qu’au niveau des symboles, ressentis d’ailleurs de part et d’autres comme autant de provocations, tant elles sont contraintes par le chemin critique de la décision, que la crise l’ Europe et la mondialisation ont rendu de plus en plus étroit. D’où votre légitime déception et votre colère quand ce chemin tend à rejoindre le main stream supposé être de droite.

    Je dirais que les politiques de droite subissent les mêmes aleas. Conçues comme moins régulatrices et contraignantes pour l’économie, elles finissent par renoncer à une vision libérale pour devenir de plus en plus interventionnistes, régulatrices castratrices et sociales, avant d’être rejetées par tous pour des raisons symétriquement opposées. Elues sur des promesses irréalistes et non finançables, les politiques de gauche finissent par s’adapter aux contraintes de l’économie au point parfois de devenir très libérales au contraire, et de susciter rancoeur et déception de ceux à qui on a menti cyniquement.

    Alors revenir aux fondements vertueux du socialisme ? C’est possible à condition de ne pas avoir à gouverner, donc à choisir. Je n’ai jamais été de gauche, sans doute parce que j’ai toujours essayé de confronter un projet politique avec ce qui me paraissait devoir être réalisable. Evidemment ça en limite la portée et ce n’est pas très glorieux. Etre de gauche m’a toujours semblé être précisémentble le contraire. Se fixer des objectifs et des priorités incontestables et accepter ensuite compromis et frustrations , puis déviances et reculades, avant de constater l’échec. Je ne m’y résigne pas, car ce n’est pas efficace.

  • Jaurès ? Non ! Mollet, oui !
    28 janvier 2013, par Maximo  

    Pour ceux qui voyaient en Hollande un nouveau Jaurès, en effet, il y a de quoi être fâché. Mais rien ne laissait envisager un tel profil.

    On s’attendait plutôt à un autre Guy Mollet. Et là, on n’est pas déçu...

    > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par Rêveur des villes  

    Accident heureux ou malheureux, je ne sais pas, la gauche est ma famille. C’est par elle, elle que portait l’entourage de mon enfance que la conscience du monde est venue. C’est bien connu on choisi ses amis, pas sa famille, et on accepte plus volontiers un comportement criminel de ses amis que de sa famille.

    C’est bien de reconnaître cela ! Le dépasser serait encore mieux ! A ceux qui votent toujours pour la même étiquette politique qqe soient les candidats (et parfois, aussi catastrophique que soit leur bilan), le droit de vote me paraît inutile.

    Les grands hommes du passé et dits "de gauche" (Jaurès, Blum et bien d’autres, ajoutez même Roosvelt et Victor Hugo si vous voulez), qui avaient le soucis des pauvres, mais aussi celui de l’intérêt général, seraient répugnés aujourd’hui par les tartufes dits de gauche (mais c’est pareil à droite) et qui se réclament d’eux, qui nous gouvernent, de même qu’ils seraient répugnés par une population qui ne vote que pour une étiquette et incapable de juger le bilan d’un politique.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par Hélène Lafon  

    A ceux qui votent toujours pour la même étiquette politique qqe soient les candidats (et parfois, aussi catastrophique que soit leur bilan), le droit de vote me paraît inutile.

    Comment un démocrate peut-il écrire qu’il est inutile de donner le droit de vote à certains citoyens ! Heureusement les citoyens visés par le propos sont aussi bien ceux de droite que ceux de gauche ! Et plus heureusement encore, à gauche parmi les politiques méritant respect et vote parce qu’ayant « le souci des pauvres, mais aussi celui de l’intérêt général », deux sont nommés et d’autres évoqués. A droite, j’ai beau chercher, je ne trouve que Charles de Gaulle.

    Hélène Lafon

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    28 janvier 2013, par Valérie  
    En effet nous ne vivons pas dans un monde de bisounours. La nostalgie n’est plus ce qu’elle était. Visiblement la Gauche est devenue pragmatique. Qui aurait imaginé François Hollande en chef de guerre ? Il a fait le métier. comme Sarkozy l’aurait fait certainement. Trop d’intérêts sont en jeu. La différence Droite/Gauche ne se pose jamais en termes de politique extérieure.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    29 janvier 2013, par Rêveur des villes  

    HL : "Comment un démocrate peut-il écrire qu’il est inutile de donner le droit de vote à certains citoyens !"

    Le droit de vote est accordé aux personnes de plus de 18 ans pour qu’elles soient raisonnables, éclairées, qu’elles aient une certaine expérience de la vie. Par ailleurs, la démocratie doit conduire à élire le meilleur candidat, du moins essayer.

    Voter, dans une élection locale où la fonction de maire est à 10% une question de gauche/droite (et encore) : plus ou moins d’argent pour la culture et le social, et à 90% une question de compétence / incompétence, de bonne gestion, uniquement pour une étiquette politique n’a pas de sens.

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    29 janvier 2013, par AK Pô  
    invitation à se balader sous les tilleuls de Verdun, pour ceux et celles qui n’ont pas le droit de vote...

    RDV : Le droit de vote est accordé aux personnes de plus de 18 ans pour qu’elles soient raisonnables, éclairées, qu’elles aient une certaine expérience de la vie :

    Relisez Rimbaud, RdV :

    On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
    -  Un beau soir, foin des bocks et de la limonade, Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
    -  On va sous les tilleuls verts de la promenade.

    Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ; Le vent chargé de bruits - la ville n’est pas loin - A des parfums de vigne et des parfums de bière....

    II

    -  Voilà qu’on aperçoit un tout petit chiffon D’azur sombre, encadré d’une petite branche, Piqué d’une mauvaise étoile, qui se fond Avec de doux frissons, petite et toute blanche...

    Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête... On divague ; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite là, comme une petite bête....

    III

    Le coeur fou Robinsonne à travers les romans, Lorsque, dans la clarté d’un pâle réverbère, Passe une demoiselle aux petits airs charmants, Sous l’ombre du faux col effrayant de son père...

    Et, comme elle vous trouve immensément naïf, Tout en faisant trotter ses petites bottines, Elle se tourne, alerte et d’un mouvement vif....
    -  Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...

    IV

    Vous êtes amoureux. Loué jusqu’au mois d’août. Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire. Tous vos amis s’en vont, vous êtes mauvais goût.
    -  Puis l’adorée, un soir, a daigné vous écrire... !

    -  Ce soir-là,... - vous rentrez aux cafés éclatants, Vous demandez des bocks ou de la limonade..
    -  On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans Et qu’on a des tilleuls verts sur la promenade.

    29 sept. (18) 70 Arthur Rimbaud

  • > Jaurès ! Où es-tu ?
    29 janvier 2013, par Rêveur des villes  

    plutôt 5% que 10 !

    Seulement nombre de gens votent uniquement pour le parti qui favorise à peine un peu plus que l’autre leurs intérêts personnels.

    Ce qui, même dans cette logique égoïste nuisible est idiot au niveau local où la différence gauche / droite est très faible. Cela conduit en l’occurence à Pau, le bon socialiste aux nobles convictions à se retrouver d’un côté avec le stade de kayak le plus cher du monde, un complexe de pelote qui doit pas en être loin, des clubs de sport pro qui touchent 2 fois comme ailleurs et d’un autre côté pléthore de nids de poules de tous les côtés, un urbanisme très en retard et des impôts locaux très élevés.

    Donc, le bon socialiste local, qui se focalise sur les 5% de gauche / droite au lieu des 95% de compétence / incompétence, y perd beaucoup, dans ses impôts locaux, dans la qualité de l’urbanisme, ce qui affecte fortement sa qualité de vie de tous les jours. Il y perd comme presque tous les autres.

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