Abonnement à la newsletter d'A@P

Votre email :

Valider
 

 

Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?

lundi 21 janvier 2013 par Georges Vallet


L’énergie nucléaire suscite espoir pour les uns, désespoir pour les autres. Comme pour le cholestérol, il y a du bon et du mauvais. Soyons réaliste, à part l’énergie gravitationnelle(pesanteur, marée), les énergies sont, de près ou de loin, nucléaires :

a) Les unes sont liées au soleil :

• L’énergie nucléaire ancienne : charbon , pétrole, gaz (conventionnels ou pas)
• L’énergie nucléaire récente : biomasse, hydraulique, éolienne, photovoltaïque et thermique.
b) D’autres sont liées à la planète :
• géothermie
• énergies liées à la fission ou la fusion de la matière.
Baisser la consommation globale d’énergie(le cholestérol) est essentiel ; il est aussi important, pour les besoins dits incontournables, de remplacer les énergies très polluantes (mauvais cholestérol) : énergie nucléaire ancienne, énergie de la fission obtenue actuellement, par de l’énergie plus propre (bon cholestérol) : énergie nucléaire récente, géothermie, peut-être fission de nouvelle génération.
Si les énergies nucléaires récentes et la géothermie, dites énergies renouvelables, ont le moins de retombées négatives sur notre environnement, pour G.Charpak et Carlo Rubbia, prix Nobel de physique de 1984, la seule source massive d’énergie ne dégageant pas de gaz carbonique est la fission, à partir de centrales dites « à sels fondus » utilisant du thorium, élément abondant posant bien moins de problèmes que la filière actuelle. Il est vrai que l’extraction du minerai est une atteinte souvent lourde pour les hommes et l’environnement, mais toute production d’énergie est destructrice quelque part ! Notre addiction énergétique étant sévère, choisissons le moindre mal, tout en soignant le plus activement possible cette dépendance !
Depuis 50 ans, la pensée unique impose une seule manière d’exploiter la fission. Le bilan est peu brillant : fusion d’un réacteur à Three Mile Island, en 1979 ; explosion d’un réacteur à Tchernobyl en 1986, perte de 3 réacteurs à Fukushima, des tonnes de déchets radioactifs ! Plus de1% des réacteurs, en 10 ans, ont connu un crash !
Pour J. Repussard directeur de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) « Le nucléaire montre là un risque inacceptable »
Les usines à fission d’aujourd’hui cachent un lourd secret, un secret historique, originel même : la technologie ne cherchait pas, au départ, la sécurité ! Il fallait du plutonium pour la bombe, des piles à uranium pour les sous marins nucléaires afin de rivaliser très vite avec l’URSS. Quand on a décidé de produire de l’électricité avec un réacteur civil on a utilisé celui qui était déjà prêt, y compris ses défauts.
Urgence, précipitation même, ont marqué au fer rouge l’histoire de l’atome. Malgré l’opposition de scientifiques à ce choix, ils n’avaient plus voix au chapitre. Industrie, finance, politiques, comme maintenant dans d’autres domaines, refusent la connaissance et décident de leur intérêt à court terme. Des progrès ont été réalisés depuis dans la sécurité, mais pas dans l’architecture fondamentale des réacteurs.
Les Réacteurs à eau sous pression qui équipent, sauf phénix, toutes nos centrales, sont, d’après les spécialistes et les Autorités de sûreté nucléaire, des machines aux lacunes évidentes, largement décriées mais imposées au monde. Mêmes les nouveaux réacteurs tel le dernier né français, l’EPR, malgré tous ses atouts de la nouveauté, ne sont que les derniers rejetons de cette lignée. Pour J.Repussard encore : « Le nucléaire a cessé de réfléchir depuis longtemps !  ». « Additionner des pansements sur un réacteur d’ancienne génération, c’est accumulé des rustines sur un pneu usager !  » Dan Ingersoll, génie nucléaire, Université de l’Illinois.
La filière ne peut pas tirer d’enseignements des accidents précédents, ils sont toujours différents, il faudrait prévoir l’imprévisible ! La sécurité sera plus grande quand on s’attaquera au vrai sujet : les caractéristiques fondamentales des réacteurs, sujet que les discours officiels n’abordent jamais et verrouillent !
Frank Carré, directeur du CEA : « A l’heure où les industriels vendaient les premiers exemplaires de nos réacteurs imparfaits, les plus brillants cerveaux de la fission militaient pour ces machines à sels fondus et au thorium » ; « ils cochent toutes les cases de garanties de sûreté » estime Victor Ignatiev, institut Kuchatov à Moscou. Les chercheurs d’Oak Ridge, lançaient en 1965 un prototype ; il a tourné 13000 heures sans incidents majeurs : une réussite ! Le succès semblait assuré quand, sans motif, les financements ont été coupés : la puissance des lobbies ! Pourtant :
1. Les ressources de thorium sont suffisantes pour assurer les besoins énergétiques de l’humanité pendant des milliers d’années. Pays producteurs : Chine, Inde, Russie, Brésil, Malaisie, USA, la France et la lune même !
2. Le minerai est entièrement utilisable ; l’isotope de l’uranium 235 ne représente que 0,7% de l’uranium extrait ! Ici : rendement 40% contre 33% !
3. Le cœur ne peut pas s’emballer, la quantité de combustible est ajustée au fur et à mesure. Les réacteurs actuels concentrent près de 100 tonnes de matière !
4. Les risques de dégradation ou d’explosion sont écartés. Le circuit à sels fondus est à pression ambiante ; les réacteurs actuels fonctionnent sous forte pression, la moindre brèche laisse échapper à grande vitesse le liquide de refroidissement et des produits radioactifs, l’enceinte risque de céder.
5. La question du refroidissement en cas de panne est résolue. En cas d’urgence le combustible liquide est vidangé par gravité dans des réservoirs assurant l’évacuation de la chaleur. C’est impossible dans les réacteurs actuels dont les crayons d’uranium continuent d’émettre. Si les pompes électriques tombent en panne nos réacteurs entrent en fusion.
6. Le caractère « surgénérateur » permet de réutiliser les déchets, ceux des réacteurs actuels et de brûler le plutonium militaire !
7. Les menaces de prolifération sont réduites car la construction de la bombe devient presque impossible.
8. Avec des unités de taille moyenne (100 à 500Mw), sans danger près des villes, on peut fournir, à bas coût, des effluents thermiques pour un chauffage urbain.
9. La filière au thorium est rentable :vingt fois moins onéreuse que les réacteurs type Creys-Malville. Très sure, il n’y a pas besoin d’équipements annexes, d’épaisse enceinte de confinement, de cuverie haute pression, etc.
Avec un réacteur au thorium : Three Mile Island n’aurait pas fondu, Tchernobyl n’aurait pas explosé, Fukushima ne serait pas devenue incontrôlable ! Les Chinois, pragmatiques, ont lancé un programme de 250 millions de dollars sur ce concept. Outre atlantique la recherche s’intensifie. En France ?? Même si ce n’est pas idéal, la sécurité pour tous serait incomparable. Décidons vite la reconversion car elle demanderait encore des années de recherche ! Stimulons, en parallèle, l’économie énergétique, la diversification des énergies renouvelables, accessibles plus rapidement et pour plus tard, peut-être, la fusion froide :
https://www.youtube.com/watch ?feature=player_embedded&v=Cu8H1JNJLa0
A l’heure où le danger est permanent, où les coupes drastiques dans les budgets publics touchent les activités fondamentales de l’Etat, où des milliers de gens sont sans abri, où le déficit public et du commerce extérieur est abyssal, le service public finance 73,03% de cette électricité nucléaire, véritable tonneau des Danaïdes pour la dette. Il s’ajoute la fusion expérimentale ; ITER ne produira jamais d’électricité mais 110 millions seront à la charge des contribuables départementaux et nationaux !
Avec ces nouvelles centrales, plus de bombe !! Est-elle vraiment nécessaire ? Vu le nombre utilisé, il doit nous en rester encore !! D’autres signes de puissance sont apparus, notamment la puissance économique ; l’Allemagne l’a compris. Entre nous et l’Allemagne, notre modèle, le déséquilibre n’est pas lié seulement au coût du travail !

- par Georges Vallet

Crédit photo : agora-erasmus.be


[ Imprimer cet article ] [ Haut ]
 
 
 
Votre commentaire



> Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
22 janvier 2013, par Larouture  

Depuis le temps que le nombre d’agriculteurs diminue, il me semble qu’on peut déplorer leur disparition sans faire des écologistes les responsables. Il me semble lire du Jean Lassalle.

A partir du moment où l’alimentation des vaches laitières est faite avec des produits importés, il semble logique que la proximité des ports soit une localisation pour des élevages laitiers à caractère industriel. D’ailleurs des usines à lait regroupant plusieurs milliers de vaches existent déjà.

La prospective pour la France indique que la production laitière sera essentiellement regroupée dans l’Ouest. Les laiteries locales sont en train d’être remplacées par des centres d’embouteillage. Je me demande d’ailleurs ce que les citernes ramèneront dans l’autre sens. C’est aussi un question que je me pose pour Lindt qui va déjà chercher son lait dans l’Ouest.

Le prix de la viande de vache laitière est certainement faible mais celui de la vache à viande encore davantage. La demande se porterait sur des morceaux de faible qualité.

Que deviendront nos campagnes ? Je ne sais pas. Dans mon village, il ne reste plus que 2 exploitations viables mais la population ne cesse d’augmenter. Peut-être reverra-t-on des vaches blanches et noires dans les champs. Actuellement je ne voie que des boules d’ensilage de ces mêmes couleurs.

A propos, un article dans Le Sillon de Marie Claude Mareaux de la Chambre d’Agriculture « Faciliter l’usage quotidien des prairies des vaches laitières » m’a intéressé.

Cela dit, en lisant l’article de M. Vallet, j’ai cru comprendre qu’il n’y avait pas de crise de l’énergie.

> Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
21 janvier 2013, par Oscar du Pont  

En voilà de bonnes nouvelles cher Georges. Je ne peux que me réjouir de vous voir vous interroger sur des alternatives aux impasses du tout renouvelable en matière d’énergie. Enfin ! Pour peu que Science et Vie nous sorte un numéro spécial sur de nouvelles méthodes d’extraction du gaz de schiste, comme celui sur le thorium (nov 2011) à partir duquel vous nous proposez cet intéressant sujet, et vous nous ouvrirez des horizons magnifiques !

Bon, il y a bien votre conclusion qui elle vous est tout à fait personnelle et nous ramène à votre vision manichéenne habituelle. Elle n’est pas d’ailleurs sans quelques contradictions que nous avions relevées déjà du fait du biais politique qui n’est jamais bien loin derrière vos impeccables arguments scientifiques. Comme par exemple avec les agriculteurs de Notre Dame des Landes, dont vous vous êtes fait l’allié opportuniste, sans aller toutefois vous associer à leurs revendications lorsqu’il s’agit des récentes mesures anti-nitrates qui leur sont imposées.

Cette fois ce serait la puissance économique de l’ Allemagne qui "vaudrait" bien plus que notre puissance nucléaire. On en voit d’ailleurs la traduction dans les faits au Mali aujourd’hui.Nos amis nous ont proposé deux antiques Transall..Mais les Grünen veillent.

Bref, Georges...

Pour revenir à votre très interessant sujet dont je vous remercie cepnedant, j’aurais préféré que vous laissiez un peu de place quand-même à l’avis du CEA sur la filière thorium qui, comme on s’en doute est certes intéressante mais ne saurait constituer selon eux une solution universelle, tant qu’il restera de l’uranium. Ne serait-ce que semble-t-il parce qu’il faut du plutonium pour amorcer un réacteur thorium..

Les fondus du nucléaire (...pardon Georges) liront avec intérêt cet article du CEA sur le cycle thorium, afin de ne pas se voir opposer sans arguments, le thème classique du complot Areva-CEA-Défense

http://nucleaire.cea.fr/fr/nucleaire_futur/autres_voies.htm

  • > Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
    21 janvier 2013, par Georges Vallet  

    Oscar,

    "sans aller toutefois vous associer à leurs revendications lorsqu’il s’agit des récentes mesures anti-nitrates qui leur sont imposées."

    Je vois que vous ne connaissez pas bien les avis sur ce point de agriculteurs de la région, les vrais j’entends, pas les industriels, eux ils se moquent des algues vertes ! Votre propos sur ce point illustrent bien votre niveau de réflexion sur la qualité de la production alimentaire et la qualité de vie ! Je vous conseille d’aller vous baigner cet été en Bretagne, si toute fois, la plage est autorisée ! Demandez aux hôteliers ce qu’ils pensent de cette loi.

    "il faut du plutonium pour amorcer un réacteur thorium"

    1°) je n’ai jamais dit que c’était l’idéal, je pense que c’est moins dangereux pour les multiples raisons indiquées ; notre engagement au Mali vient une fois de plus confirmer la nécessité de trouver des sources d’énergie ailleurs qu’au Maghreb ; c’est le cas avec le thorium.

    2°) "ne saurait constituer selon eux une solution universelle"

    Je n’ai jamais parlé de solution universelle, bien au contraire puisque je ne cesse de revendiquer l’utilisation la plus diversifiée possible des sources d’énergie, suivant les spécificités des régions et des besoins.

    3°) Je n’ignore pas qu’il faut amorcer, c’est un inconvénient, mais avons- nous besoins d’autant de centrales pour amorcer ? .

    4°) J’évoquais l’Allemagne car le matraquage quotidien veut nous en faire un modèle à suivre ; on s’aperçoit en effet que la vente des armes ( 3ème mondial), l’arrêt des centrales, la vente de leur savoir faire dans l’utilisation des énergies renouvelables....en fait le pays qui réussit le mieux en Europe ! Il n’y a pas que les Grünen pour ne pas souhaiter une aide consistante !

    4°) Quant à l’avis du CEA !!!! J’ai des doutes sur l’objectivité !!!!!

  • > Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
    21 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Je vois que vous ne connaissez pas bien les avis sur ce point de agriculteurs de la région, les vrais j’entends, pas les industriels, eux ils se moquent des algues vertes ! Votre propos sur ce point illustrent bien votre niveau de réflexion sur la qualité de la production alimentaire et la qualité de vie !

    Je ne sais pas si je les connais, mais j’en vois surtout les conséquences autour de moi. Les élevages laitiers familiaux ferment les uns derrière les autres dans ma campagne béarnaise natale. Une vache laitière se brade à 7,20 € le kg en ce moment au grand desespoir de leurs éleveurs qui avaient mis tant de temps et de passion â constituer leurs troupeaux. On en mesurera les conséquences bientôt sur l’emploi dans les laiteries et fromageries de la région ,avant d’en vérifier celui sur les plages. Et les piverts auront une fois de plus gagné. Les vaches seront entassées dans des élevages industriels filtrés, dépollués et auto nettoyés où elles croupiront en batteries. On enfouira leur gaz dans les pièges à CO2 et on les recyclera en chaussures de marche. Des fonds de retraite américains investiront dans ce fructueux créneau générateur de somptueux profits. Merci bis les piverts.

    Leur viande devenue immangeable sera incinérée pour chauffer nos logements. Quant à leur fromage, je vous le laisserai volontiers.

  • > Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
    23 janvier 2013, par HB  

    "Je vois que vous ne connaissez pas bien les avis sur ce point de agriculteurs de la région, les vrais j’entends, pas les industriels, eux ils se moquent des algues vertes ! Votre propos sur ce point illustrent bien votre niveau de réflexion sur la qualité de la production alimentaire et la qualité de vie !" : Oscar, pourriez vous préciser votre pensée car je ne vois pas trop le sens de vos propos si ce n’est au travers de la réponse de Larrouture. Je connais par contre des éleveurs laitiers, à la tête de troupeaux relativement importants, qui ont pris le virage de la production Bio et qui ont rapidement vu arriver une clientèle locale et leur a aggrandi les portes de la vente directe.

    " se brade à 7,20 € le kg" : à ce prix là, morte ou vive, je pense que tout agriculteur est prêt à vendre son troupeau ( ?)

  • > Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
    23 janvier 2013, par Oscar du Pont  
    Le prix des laitières sur pied à abattre n’a pas changé depuis des années. Ce que je constate, c’est la fin accélérée des élevages familiaux du fait de l’incapacité qu’ont les éleveurs de réaliser les investissements désormais obligatoires, avec les revenus de leur exploitation. Ils se sont adaptés à des normes toujours plus contraignates, toujours plus onéreuses et toujours plus restrictives qui n’ont eu aucun effet positif sur la qualité de leurs produits, au contraire. Aujourd’hui et comme pour beaucoup d’autres activités touchées par la fonctionnarisation technocratique de l’écologie normative et le principe de précaution, ils laissent tomber. Fini, over, ras le bol. Voilà ce que j’entends de ces gens qui ont consacré leur vie à se lever à 5 heures pour traire leurs vaches. On verra bien ce qu’il adviendra lorsque comme le suggère M Larrouture, les élevages en batteries viendront prendre la place des raffineries dans nos ports délaissés.

  • > Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
    23 janvier 2013, par pehache  

    Comme bien souvent à partir d’une réalité (la disparition des petits producteurs laitiers) vous extrapolez et en tirez des conclusions toutes personnelles sans rien démontrer.

    Je me targue comme vous de connaître quelques petits producteurs laitiers (quoique pas du tout dans la région). Leurs difficultés remontent à bien loin et ne sont pour l’essentiel absolument pas causées par les piverts, comme vous aimez les nommer.

    L’origine de ces difficultés tout le monde les connait, c’est la concurrence des exploitation industrielles (de France et d’Europe) et la voracité de la grande distribution. Ce ne sont pas les piverts qui sont responsables de cela, pas plus qu’ils ne sont responsables si les consommateurs prennent dans les rayons des supermarchés les briques de lait à 50cts plutôt que le lait frais local à 1€.

    Alors oui les normes sanitaires s’imposant aux producteurs de lait se sont renforcées au fil des ans, tout comme elles se sont renforcées dans le reste de l’agriculture et dans le reste de l’industrie agroalimentaire. Même si ponctuellement on peut sûrement revéler une aberration ou une autre, en moyenne et sur le fond qui s’en plaindra ? Vous préférez l’époque où on pouvait attraper la tuberculose en buvant du lait frais ?

    Je note par ailleurs que sur les quelques que je connais, ceux qui s’en tirent le moins mal sont ceux qui à un moment donné ont fait des efforts d’investissement pour moderniser leurs installations, leur permettant au passage de se conformer plus facilement aujourd’hui aux différentes règlementations.

    Sur la question des nitrates, vous serez bien gentils de ne pas réduire ça à la question des algues vertes sur les plages. Dans certaines régions ce sont les nappes phréatiques entières qui dépassent les taux de nitrates admissibles, posant un gros problème de santé publique. Et il faudrait ne rien faire ?

  • > Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
    23 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Comme bien souvent à partir d’une réalité (la disparition des petits producteurs laitiers) vous extrapolez et en tirez des conclusions toutes personnelles sans rien démontrer.

    Je ne démontre rien, je constate. Comme vous quand vous me parlez de tuberculose pour argumenter sur des reglementations qui ne laissent de place qu’aux élevages industriels, le paradoxe d’une logique piverte, lorsque les coûts de becs finissent par mettre les arbres par terre

  • > Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
    23 janvier 2013, par pehache  

    Encore une fois vous répondez à côté. Ce dont on parle finalement ce sont des réglementations sanitaires (genre stocker le lait dans une cuve réfrigérée, etc, etc...), et les piverts n’en sont absolument pas à l’origine.

    Les règlementations environnementales ont un impact et une responsabilité minime dans les difficultés de la petite agriculture. Et vous évitez soigneusement de répondre : faut-il ne rien faire pour la pollution des nappes par les nitrates ?

    Les petits agriculteurs vivent ce qu’ont vécu plein d’artisans face à l’indutrialisation : achetez-vous vos chaussures à un cordonnier qui les fabrique lui-même ? Achetez-vous vos chemises chez un tailleur local ?

    Vos a priori vous conduisent à des amalgames stupides. J’achète l’essentiel de ma nourriture, du moins concernant les produits frais, à des producteurs locaux (en bio quand c’est possible). Et c’est à ma connaissance assez souvent le cas parmi les piverts. Alors je pense n’avoir pas de leçon à recevoir de vous sur ce sujet.

  • > Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
    23 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Et bien non péhache on ne parle pas de reglementations sanitaires qui ont été acceptées et se sont traduites par de lourds investissements. Vous en êtes resté à la guerre de 14. mon sujet c’est celui de l’ extension radicale des zones vulnerables dont en comprend la logique mais sui ne s’est accompagnée d’aucune mesure susceptible d’en rendre le coût supportable et a donc signé l’arrêt de mort brutal des élevages petits et moyens. Comme on le dit ailleurs, à l’évidence, ce progrès écologique sera payé très cher par les consommateurs, en qualité et en coût et on verra bien si le solde "social" de ces décisions est effectivement positif.

    Ça vous ca comme ça ?

  • > Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
    23 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    J’oubliais..Bien sûr après avoir tué nos petits éleveurs, nous importeront du lait et de la viande en provenance de pays à la législation souple qui pourront garantir a nos distributeurs les belles marges dont ils s’empiffrent en satisfaisant les besoins insatiables des consommateurs pour des produits dégueulasses et pas chers. Merci qui ?

    Quant à nos bassins aquifères, ils garderont leurs nitrates pour un moment

  • > Quand les piverts tuent les pie-noires
    23 janvier 2013, par Oscar du Pont  
    Comme vous l’aurez remarqué, avec un Iphone, les conjugaisons sont automatiques. Mais là force est de reconnaître que les piverts n’y sont pour rien

  • > Quand les piverts tuent les pie-noires
    23 janvier 2013, par AK Pô  
    po po, dis !

    O du Pont :Comme vous l’aurez remarqué, avec un Iphone, les conjugaisons sont automatiques. Mais là force est de reconnaître que les piverts n’y sont pour rien

    c’est pas dit : http://www.zazzle.fr/une_descente_des_piverts_%C3%A9tui_speck-176085723131390151

    Il aurait-il quelques vers, quelque friture sous l’écorce de l’Iphone ?

    On écrit que le pic vert est solitaire. J’ai observé le 09 septembre dans l’Aisne un groupe de 4 pic vert dont 1 juvénile. Il y a peut être d’autres jeunes parmi ces 4 mais je n’ai pas pu le constater. Les jeunes peuvent ils être encore avec leurs parents à cette époque de l’année ? Et les parents peuvent ils être encore ensemble ?

    Bon, là, on change de sujet ! smiley

    Vive les pie- noirs et les idées claires !

  • > Quand les piverts tuent les pie-noirs
    23 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Ak vous me troublez car d’un bec acéré

    Vous m’avez planté là en plein dans mon Iphone

    Des précisions subtiles que mon Dieu j’ignorais

    M’obligeant à me taire en devenant aphone

    (J’en connais plein ici qui vont s’en réjouir .)

     smiley

  • > Quand les piverts tuent les pie-noires
    24 janvier 2013, par L’ OURS du Bois  

    A.K.

    quand la pie n’est pas épaisse, ont dit qu’elle est "pelette" merci Eugene

  • > Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
    4 février 2013, par pehache  

    Encore une fois, Oscar, les difficultés des éleveurs laitiers ne datent pas d’hier et la part des réglementations environnementales dans ces difficultés est mineure.

    Concernant les zones vulnérables et la pollution aux nitrates, vous n’avez toujours pas dit si vous pensiez qu’il fallait faire quelque chose ou pas. La pollution aux nitrates n’est pas juste un problème écologique posé par des gens qui planent en dehors des réalités, c’est aussi un problème de santé publique quand l’eau du robinet dépasse les normes admissibles.

  • > Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
    23 janvier 2013, par Oscar du Pont  
    Oui vous avez raison, je me suis trompé dans la conversion. Car les maquignons continuent à parler en FF. Soit 23F le kg pour une laitière à abattre, la rémunération d’années de patience et d’efforts pour des éleveurs passionnés et définitivement écoeurés.

  • > Une électricité nucléaire « sans peur et sans reproche » ?
    23 janvier 2013, par pehache  

    Le cycle du thorium et la possibilité de l’exploiter dans des centrales présentant des avantages par rapport aux centrales à l’uranium est connu depuis longtemps. Mais justement : le fait que cette filière ne se soit jamais développée tend à montrer que tout n’est pas si parfait dans cette technique et que certains des inconvénients sont probablement majeurs.

    L’explication du besoin militaire de plutonium ne suffit à expliquer l’exclusivité de la filière uranium, car il suffirait de peu de centrales à uranium pour produire le plutonium nécessaire.

  •    
     
     
     
    Les rubriques d’A@P
    Citoyenneté
    A compte d’auteurs
    "Arpenteurs sans limites"
    "Les sorties de Michou"
    "Un samedi par semaine - tome 2"
    "Un samedi par semaine - tome I"
    Au ras du bitume
    Enquêtes
    Evasion
    Maréchaussée Paloise
    A@P.com
    Courrier d’e-lecteurs
    Hommes et femmes d’ici !
    Opinion
    Portraits, Entretiens
    Tribune Libre
    Humeurs
    La Charte d’A@P
    Le défouloir !
    Les cartons
    Les cartons mi-figues mi-raisins
    Les cartons rouges
    Les cartons verts
    Les Nouvelles Pratiques Municipales (NPM)
    Vu dans la presse
    ”Les Causeries d’A@P”
    Détente
    Loisirs
    Spectacles
    Economie
    Aéroport Pau-Pyrénées
    Enjeux
    Enjeux environnementaux
    Enjeux européens
    Enjeux sociétaux
    Grand Pau
    Lescar
    Billère
    Gan
    Gelos
    Idron
    Jurançon
    La CDA Pau-Pyrénées
    Lons
    Point de vue
    Grands projets
    "LGV des Pyrénées" : la desserte du Béarn et de la Bigorre
    BHNS (Bus à Haut Niveau de Services)
    Le "Pau-Canfranc", la Traversée Centrale des Pyrénées
    Nouveau complexe aquatique de Pau
    Nouvelle voie routière Pau-Oloron
    Nouvelles Halles de Pau
    Pau
    Du Côté des Quartiers
    La vie
    Une idée pour la ville
    UPPA
    Politique
    Forums des Partis
    Politique locale
    Politique régionale et nationale
    Territoires
    Aragon
    Béarn
    Bigorre
    Espagne
    Europe, Monde
    Pays Basque, Euskadi
    Pyrénées
     
       
     
      Envoyer à un ami
    Destinataire  :
    (entrez l'email du destinataire)

    De la part de 
    (entrez votre nom)

    (entrez votre email)



    [ Imprimer cet article ]
     


     
    Autres articles

    Dur, dur... durable
    Réflexions sur l’évolution des rapports de l’homme avec son environnement.
    L’homme, pendant des siècles, a suivi une bonne étoile...
    Pau : Square des Prémontrés
    Notre-Dame des Landes ? Des cabanes dans des arbres qui cachent la forêt.
    Gaz de schiste, le vent tourne !
    Les inondations de Lourdes, Sandy et nous
    Il faut sauver Zilbeti, forêt enchantée des Pyrénées !!
    Faune sauvage et route, le travail de "STOP IMPACT !"
    L’Amicale des Foreurs met les points sur les "i" !
    Il y a des priorités « prioritaires » !
    Les foreurs : Les gaz de schiste et le redressement productif !
    Notre environnement est-il entre de bonnes mains ?
    Complainte d’un foreur repenti
    Gaz de schistes : Echanges entre Corinne Lepage et les "Foreurs"
    Droit de réponse pour les blaireaux
    Gaz et huiles de schiste : N’en faisons pas une nouvelle affaire DREYFUS
    Energie : courage fuyons !
    Gaz de Schiste : Les foreurs interpellent Delphine Batho
    Un autre cumul à combattre : celui des atteintes à notre qualité de vie



    [ Haut ]
     

    Vous pouvez afficher les publications de Altern@tives-P@loises sur votre site.

    Site mis en ligne avec SPIP | Squelette GNU/GPL disponible sur © bloOg | © Altern@tives-P@loises