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Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !

lundi 21 janvier 2013 par Bruno Caline


Commençons par un petit retour en arrière. Lors des Journées du patrimoine en septembre 2008, la nouvelle municipalité avait pris l’excellente initiative de fermer à la circulation automobile la totalité du boulevard des Pyrénées depuis le Palais Beaumont jusqu’aux grilles du Château.

Fort du franc succès de cette opération, au nom de l’association "Pau à Vélo", j’avais adressé un courrier à madame la maire lui suggérant de renouveler la chose une fois par mois. Cette idée fut retenue et désormais, chaque premier dimanche du mois, grâce au "Boulevard en promenade", il est possible de flâner en toute liberté sur le boulevard réservé aux seuls piétons et cyclistes. Quel plaisir alors de profiter pleinement et en toute quiétude, du panorama sur la chaîne des Pyrénées ainsi que de l’ensemble architectural du boulevard lui-même. Aux terrasses des cafés, les conversations ne sont plus interrompues par les accélérations intempestives de certains véhicules. Les enfants sur leur tricycle, leur trottinette ou en roller peuvent à loisir utiliser la chaussée sous le regard apaisé de leurs parents. Bouquinistes, artistes et autres stands ont peu à peu envahi les trottoirs bientôt rejoints par des animations pour petits et grands. L’attrait du boulevard n’a fait qu’augmenter au fil des « Dimanches sans voitures » car l’habitude a vite été prise de déambuler seul ou entre amis sur ce boulevard qui fait l’originalité de la ville. Et pour cela, se déplacer à pied ou en vélo est la meilleure façon d’apprécier et de redécouvrir ce joyau en plein centre de Pau que beaucoup de villes nous envient. Cette évidence s’impose naturellement à tous ceux qui ont eu la chance de vivre cette expérience du "Boulevard en promenade".

Pour concourir au label Grand Site et ensuite à un classement par l’UNESCO, il va de soi que le boulevard se doit d’être piétonnier. Alors pourquoi tergiverser et attendre encore plusieurs années ? Dès maintenant, il est possible de rendre piétonnier cet axe largement emprunté par les automobilistes qui désirent court-circuiter les autres boulevards pour traverser le centre ville d’est en ouest. Il suffirait de peu de choses pour aménager un accès au parking Aragon sans emprunter le boulevard. Un "boulevard en promenade", 365 jours par an est un vœu tout à fait réalisable en 2013. Dans quelques années, nos enfants et petits-enfants souriront en se demandant pourquoi il aura fallu attendre 2013 pour que le boulevard des Pyrénées devienne piétonnier.
 

- par Bruno Caline
 


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> Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
23 janvier 2013, par HB  

Oscar, un bref retour en arrière. Il se trouve que jusqu’à la création de "Pau à Velo", les réflexions concernant la problématique déplacement doux (ou plutôt vifs) lorsque je suis arrivé à Pau était portée par la Sépanso Béarn à laquelle j’ai donc adhéré, avant de créer "Pau à Velo". Pour ce qui est du vocabulaire qui vous tient tant à coeur "...travail, action, rendez-vous, pratique, utile, facile etc... qui sont ceux utilisés généralement par les actifs, les pollueurs et les laborieux", je pense que vous avez peut-être du retard à rattraper. Tout le vocabulaire que vous attribuez si généreusement aux maisons de retraite, dans les pays qui ont le regard porté vers demain et non vers hier, les actifs, pour ne pas dire très actifs se le sont appropriés depuis longtemps. Quand je vois les personnes qui se retrouvent au "café de l’Europe", il ne me semble pas qu’ils soient particulièrement prêts à arriver en ces lieux ; j’imaginerai plutôt cela pour ceux qui se doivent d’arriver en voiture jusqu’à leur bar favori devant lequel ils doivent évidemment pouvoir se garer... même s’il y a un parking à 10m. Si vous reprenez le dossier Pau Centre, vous relirez peut-être les conclusions de la Sépanso concernant le parking Clémenceau, expliquant que si malgrè tout, ce parking devait se faire, l’accès se fasse par le Sud. Conclusion reprise par le Commissaire enquêteur. La nécessité de cet accès me semble faire l’unanimité actuellement, mais le coût semble devenu très, très élevé- mais je n’espère pas rédibitoire même si cela doit me faire mal en tant que contribuable palois.

Pour ce qui est du Boulevard, je pensais que vous aviez compris que le trottoir disparaissait et que les tables des bars s’étendaient pour occuper la plus grande partie de l’espace libéré, vous permettant d’amener vos partenaires dans un lieu magique admirer "la plus belle vue de la terre", ce à quoi, je pense qu’ils seraient très sensibles et probablement prêts à accepter vos plus belles offres car évidemment ils viendraient du monde entier.

Pour ce qui est de mon amour pour le vélo, il s’arrête aux portes de la ville car je l’utilise avant tout parce qu’il est le moyen de transport le plus rapide en milieu urbain dense, qu’il est le seul, avec la marche à pied, qui permette de d’assurer de l’heure d’arrivée et donc d’être présent à la minute prêt à son rendez-vous...et qu’en outre, il participe très largement à l’équilibre des comptes de notre SS et permet des rencontres très riches comme le souligne Larrouture.

  • > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    23 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Si vous êtes un lecteur fidèle d’ AP, vous aurez noté que je suis également un cycliste pratiquant en centre ville et au delà. Que les riches rencontres quil me procure concernent d’avantage mon fessier que mon cerveau, du fait de l’état lamentable des chaussées. Que la piétonisation jusqu’au boutiste conduira également à l’éradication du vélo du fait d’une très hasardeuse cohabitation vélo-piéton. Que j’ai a de multiples occasions posé non seulement la question de l’accès au Parking Aragon, mais celui bien plus prosaique de la circulation à l’intérieur de celui-ci qui est très étriqué, s’il devait communiquer avec le Clémenceau. Que je me pose en général de très bêtes problèmes pratiques avant de mettre en avant la philosophie et les principes. Surtout quand il s’agit de les imposer à tout prix aux autres au nom d’un intérêt général dont je me fais le représentant officiel, parce que moi Monsieur, j’y ai réfléchi plus que vous et que vous êtes c’est certain aveugle et sourd.

    Autre chose, il y a bien d’autres endroits en Béarn où la vue "magique" de nos Pyrénées aurait dû attirer depuis longtemps les touristes du monde entier. Par chance, je peux encore m’y rendre sans être trop gêné par leur présence, ni par celle des piverts urbains accrochés eux à leurs terrasses sur le boulevard.. :-)

  • > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    24 janvier 2013, par HB  

    Oscar, j’ai effectivement noté que vous êtiez un cycliste émérite et vous me l’avez je pense bien répété de vive voix à plusieurs reprises. Sachez simplement qu’il arrive également que les "piverts urbains accrochés à leurs terrasses sur le boulevard" se posent également de très bêtes problèmes pratiques avant de mettre en avant la philosophie et les principes, tout comme les actifs, les pollueurs et les laborieux qui évidemment sont les seuls pour qui les mots, travail, action, rendez-vous, pratique, utile, facile etc... aient un sens. Comme visiblement vous vous êtes procuré les statuts de "Pau à Vélo", vous aurez noté que les piétons, personnes à mobilité réduite ... ont toute leur place dans l’Association. L’éradication du vélo par une foule de piétons déambulants dans une zone piétonne ne saurait donc être un problème pour elle, bien au contraire. La cohabitation se passe toujours bien dans cet espace.

    Même si cela n’a probablement pas été assez souligné, notre but est non d’imposer le vélo comme la solution, mais une solution et de faire accepter pour cela un partage de la voirie par tous les usagers en donnant la priorité au plus faible qui bien évidemment n’est pas le vélo.

    Le vélo n’est donc pas une philosophie, mais une réponse pratique et pragmatique à un problème : comment faire pour se déplacer rapidement, à peu de frais pour le contribuable et le particulier et préserver une ressource qui va devenir de plus en plus rare et chère. Pour ce qui est de l’expertise, si je me réfère à celle que je connais à minima, on arrive fatalement au terme à une querelle d’experts. Faut-il continuer à mettre en avant celle qui a modelé le paysage urbain des années 70 ou faut-il, aussi brillante soit la précédente, s’adapter aux problèmes du XXIème siècle en prenant en compte les problèmes posés par la précédente désormais connus de tous (enfin je le croyais) auquel se superpose un nouveau problème potentiel : la forte augmentation à venir du coût énergétique.

    En dernier lieu, et je terminerai la-dessus. Nous savons tous qu’il existe dans le Béarn des lieux présentant une aussi belle vue sur la chaine que celle du boulevard. Mais aucune ne s’est vu offrir un hommage aussi fort que Pau "Pau est la plus belle vue de terre du monde" par une des plus belles plumes françaises. Je pense que les étrangers qui arrivent actuellement du monde entier sauront l’apprécier à sa valeur à la terrasse d’un bar du boulevard. Il ne fait aucun doute que les touristes suivront.

  • > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    24 janvier 2013, par HB  

    Oscar, j’ai effectivement noté que vous êtiez un cycliste émérite et vous me l’avez je pense bien répété de vive voix à plusieurs reprises. Sachez simplement qu’il arrive également que les "piverts urbains accrochés à leurs terrasses sur le boulevard" se posent également de très bêtes problèmes pratiques avant de mettre en avant la philosophie et les principes, tout comme les actifs, les pollueurs et les laborieux qui évidemment sont les seuls pour qui les mots, travail, action, rendez-vous, pratique, utile, facile etc... aient un sens. Comme visiblement vous vous êtes procuré les statuts de "Pau à Vélo", vous aurez noté que les piétons, personnes à mobilité réduite ... ont toute leur place dans l’Association. L’éradication du vélo par une foule de piétons déambulants dans une zone piétonne ne saurait donc être un problème pour elle, bien au contraire. La cohabitation se passe toujours bien dans cet espace.

    Même si cela n’a probablement pas été assez souligné, notre but est non d’imposer le vélo comme la solution, mais une solution et de faire accepter pour cela un partage de la voirie par tous les usagers en donnant la priorité au plus faible qui bien évidemment n’est pas le vélo.

    Le vélo n’est donc pas une philosophie, mais une réponse pratique et pragmatique à un problème : comment faire pour se déplacer rapidement, à peu de frais pour le contribuable et le particulier et préserver une ressource qui va devenir de plus en plus rare et chère. Pour ce qui est de l’expertise, si je me réfère à celle que je connais à minima, on arrive fatalement au terme à une querelle d’experts. Faut-il continuer à mettre en avant celle qui a modelé le paysage urbain des années 70 ou faut-il, aussi brillante soit la précédente, s’adapter aux problèmes du XXIème siècle en prenant en compte les problèmes posés par la précédente désormais connus de tous (enfin je le croyais) auquel se superpose un nouveau problème potentiel : la forte augmentation à venir du coût énergétique.

    En dernier lieu, et je terminerai la-dessus. Nous savons tous qu’il existe dans le Béarn des lieux présentant une aussi belle vue sur la chaine que celle du boulevard. Mais aucune ne s’est vu offrir un hommage aussi fort que Pau "Pau est la plus belle vue de terre du monde" par une des plus belles plumes françaises. Je pense que les étrangers qui arrivent actuellement du monde entier sauront l’apprécier à sa valeur à la terrasse d’un bar du boulevard. Il ne fait aucun doute que les touristes suivront.

  • > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    22 janvier 2013, par Larouture  

    L’Ecologie urbaine, cela existe. Les rencontres aléatoires que seul un urbain apaisé peut garantir sont aussi, et pour beaucoup, créateurs de richesse.

    > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    22 janvier 2013, par Georges Vallet  

    Les adeptes des affections respiratoires aigües et chroniques sont parmi nous !

    « C’est un bien inutile combat que vous nous proposez là, M Caline, même s’il vous vaut l’ évident soutien de BB. »

    Vous n’aurez pas que l’évident soutien de BB et ce n’est pas un inutile combat. Heureusement qu’il y a des gens qui le livrent. C’est une question de santé et un choix de vie. Si certain trouve que les trottoirs sont assez larges parfois, il n’en est pas de même partout en ville où leur surface est réduite systématiquement pour permettre aux voitures de se garer. Leur largeur devient telle que deux piétons ne peuvent plus se croiser, l’un devant descendre en risquant soit de se faire éclabousser, les jours humides, par une voiture, soit de se faire heurter, la voiture étant dans son droit car le piéton n’avait rien à faire sur la chaussée ! Par contre, le stationnement facilite les inhalations combien nocives des gaz d’échappement des véhicules qui se garent ou démarrent !

    Haut lieu de promenade des palois quand il fait beau, haut lieu de tourisme en hiver quand la chaîne est enneigée et dès la fin du printemps, faire évoluer le boulevard des Pyrénées vers un site sans voiture où la chaussée serait réservée aux vélos me semble un objectif à atteindre le plus vite possible.

    « Et il vous faudra vous battre pour être autorisés à circuler dans les secteurs piétonniers autrement qu’en tenant votre vélo à la main. »

    C’est normal dans un secteur piétonnier de ne pas rouler à vélo ; il y a des chaussées ou des pistes réservées, sans piéton cette fois !

    Quant à l’état de la chaussée dont beaucoup se plaignent ; avec beaucoup moins de véhicules motorisés, de 4X4 en particulier, le revêtement se dégraderait bien moins vite ; c’est sans doute ce que voulait faire, sans le dire( !), les municipalités précédentes car elles n’avaient pas assuré l’entretien nécessaire ! Ceux qui se plaignent des travaux qui gênent la circulation devraient y réfléchir, il faut bien que quelqu’un rattrape le temps perdu !

    Strasbourg était évoqué. Avec près de 600.000 vélos pour 750.000 habitants, Amsterdam est la ville où la petite reine porte le mieux son nom en Europe. Il parait qu’ elle est une des villes avec une qualité de vie hors du commun. Une des principales raisons réside dans l’usage de la bicyclette, utilisée par pratiquement tout le monde à Amsterdam. La municipalité y est aussi pour quelque chose. Dans cette ville, les ordres de priorité sont simples : tout d’abord le vélo, ensuite le piéton, et seulement après arrive la voiture. On surnomme la bicyclette la « petite reine » parce que la reine des Pays-Bas est une fervente utilisatrice dece destrier à deux roues ! Les néerlandais sont du coup plus sveltes en moyenne que les populations non pratiquantes de vélo, en meilleure santé, la ville, débarrassée de son trafic routier automobile est moins polluée et moins bruyante.

    Stockholm : 1 million d’habitants. Un péage urbain voté par référendum dès 2007, a permis de réduire la pollution atmosphérique et de développer les transports en commun non polluants.

    Ajoutons une taxe carbone significative et le problème de la circulation automobile en ville deviendrait moins aigu.

  • > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    22 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Aborder la question de la piétonnisation du Boulevard des Pyrénées à Pau sous l’angle de la pollution atmosphérique et mieux encore des destructions de la chaussée par les 4X4 n’est pas seulement du sectarisme pivert, c’est aussi tout bêtement inepte.

    Là vous m’épatez M Vallet

  • > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    22 janvier 2013, par Georges Vallet  

    c’est aussi tout bêtement inepte."

    C’est dommage, je vois que vous vous énervez car le ton monte ; le qualificatif vous dépasse surement.

    Vous ne pouvez pas me convaincre que les 4X4 en particulier et les voitures en général ne polluent pas et ne participent pas à l’usure de la chaussée, y compris le boulevard des Pyrénées, surtout si vous envisagez cette artère comme le trajet principal de ceux qui traversent Pau d’Est en Ouest et inversement.

  • > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    22 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Je ne m’emballe pas, je m’adresse à un scientifique

    1) la circulation automobile sur le BDP est tres faible. L’influence du trafic de voitures modernes en faible nombre dans un endroit aussi ouvert et aéré est négligeable. C’est d’ailleurs le cas en général à Pau et je m’en réjouis

    2) les chaussées sauf erreur n’ont pas été inventées et mises en oeuvre pour des piétons. Dire que les voitures les usent est tautologique. Brandir l’exemple bateau des 4X4 qui ne les usent d’ailleurs ni plus ni moins est comment dirais-je ... ? Allons...

    3) dire qu’une voie traversante est nécessairement un trajet principal est en plus un abus de langage

    Je ne vous félicite pas Georges

  • > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    21 janvier 2013, par HB  

    Le Boulevard piéton a été proposé pour la première fois au niveau Associatif en 2001 par un groupe de travail de la Sepanso Béarn. Ce groupe de travail proposait la création d’un centre piéton et d’une zone à circulation apaisée tout autour entre le Boulevard des Pyrénées et le Boulevard d’Alsace Lorraine. La Sépanso envisageait en même temps la piétonnisation du Boulevard des Pyrénées.

    Cette réflexion, reprise à la création de "Pau à Vélo" en 2002 n’a pu être formalisée.Il s’agissait de permettre aux piétons et cyclistes de se déplacer en sécurité dans la zone à circulation apaisée et de redynamiser le Commerce du Centre Ville en offrant un périmètre calme pour se promener en famille au milieu de la rue et faire du lèche vitrine. Les commerces de Centre Ville ne peuvent rivaliser avec les Centres Commerciaux de la périphérie pour faire des courses en voiture. Il faut donc proposer d’autres attraits comme cela s"est fait dans les pays nordiques dès les années 60 et fut initié en France en 1971 lorsque Jean Lecanuet transforma à Rouen la grande Rue de l’Horloge en rue piétonne. Dans la majorité des villes où ces aménagements ont été réalisés, ils ont suscités au début une forte opposition des commerçants qui pensaient qu’ils porteraient préjudice à leur activité. Dans la totalité des cas, c’est l’effet inverse qui s’est produit.

    Les deux sites phares de Pau, pour les palois comme pour les personnes extérieures, restent le chêteau et le Boulevard des Pyrénées. Limiter la circulation automobile sur ce Boulevard ne peut être justifié seulement pour permettre aux piétons et aux cyclistes de se déplacer tranquillement car cela resterait un simple rendez-vous dominical.

    Bien qu’orienté Nord, à l’ombre, la terrasse du "café de l’Europe" place Clémenceau, attire chaque jour, beaucoup de clients qui trouvent là, dans une zone piétonne, un espace calme et convivial. Il est probable, que si ce même espace était offert sur le Boulevard des Pyrénées avec son magnifique panorama, ce lieu pourrait rapidement devenir un point de rencontre quotidien. Le Boulevard piéton, s’impose donc pour offrir un espace de quiétude et de sérénité où profiter chaque jour après une journée de travail de "la plus belle vue de la terre".

    Au-delà des palois, le Boulevard serait un plus pour les touristes, surtout présents en été à l’heure actuelle, mais qui viendront nombreux en toute saison quand le projet de reconnaissance par l’Unesco aura été porté et aura abouti.

    Une ville du Sud-Ouest : Albi, a connu cette évolution.La démarche fut initiée par Michel Castel élu en 1977 qui sauva de la destruction programmée tout le "vieil Alby" autour de la cathédrale, et eut le courage de faire face à l’opposition des commerçants. La transformation et la piétonnisation du Centre Ville se sont poursuivis après le changement de la Municipalité et la ville, désormais inscrite au patrimoine de l’Unesco, voit affluer les touristes même en hiver. J’entends souvent les palois dire que Pau n’a pas de quartier historique justifiant une telle démarche. C’est vite oublier que durant tout le XIXème siècle, la ville attirait l’Europe entière et que les plus grands s’y croisaient : Vigny, Lamartine, Litz...

    Redonnons cette image de la ville, faisons en sorte qu’elle sache séduire au XXIème Siècle les touristes du monde entier et offre aux palois une qualité de vie supérieure.

  • > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    22 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    Très intéressant. Voyons, la Sepanso ? Je me renseigne. La Société pour l’ étude, la Protection et l’ Aménagement de la Nature dans le SO serait donc compétente pour nous indiquer quel usage les palois doivent faire de leur boulevard ? Je regarde sa présentation et j’y lis que « Depuis plus de 40 ans déjà, elle suit l’évolution des milieux naturels en Aquitaine, elle étudie et surveille les risques et les conséquences des activités de l’homme sur la nature » C’est un peu comme si je demandais à mes amis de BAP de nous proposer des solutions pour que les écrevisses à pattes blanches puissent se promener sur le boulevard des Pyrénées..Vous plaisantez cher HB ?

    Votre texte est agréable et doux comme du sirop d’orgeat. On se sent guéri rien qu’en le lisant de tous les méfaits de notre vie trépidante. Les mots comme « circulation apaisée, périmètre calme , se déplacer tranquillement ,terrasse de café, calme, convivial, point de rencontre quotidien, magnifique panorama , espace de quiétude et de sérénité, séduire les touristes (du monde entier...), sont autant d’agréables festons à apposer aux fenêtres des maisons de retraite et au guidon de nos vélos d’oisifs. Aucune mention dans votre vocabulaire étudié mais très connoté quand-même, des mots, travail, action, rendez-vous, pratique, utile, facile etc... qui sont ceux utilisés généralement par les actifs, les pollueurs et les laborieux.

    Le boulevard des Pyrénées est la dernière artère traversante qui dessert un centre ville, dont personnellement, je ne me suis jamais plaint de la piétonisation partielle. Les urbanistes probablement plus qualifiés que les naturalistes de la Sepanso en matière d’organisation de réseaux urbains vous confirmeront qu’un centre de ville doit rester ouvert, afin qu’il ne soit pas une destination en soit, un cul de sac. Mais qu’il soit au contraire un endroit où on passe si on veut en démontrer l’attractivité. Fermer la dernière artère qui a encore ce rôle pour la remplacer par un désert urbain peuplé de punks à chiens et autres promeneurs bizarres que l’on voit proliférer partout, lorsque la ville se désertifie, n’a strictement aucun sens. D’autant que les frais considérables que nos élus se dépêcheront d’engager pour justifier d’un bien improbable label Unesco, le seul au monde à être garanti par le Sernam, pourraient bien plus valablement, si vous aimez vraiment le vélo, être dépensés pour améliorer et sécuriser de vraies pistes cyclables en ville.

  • > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    22 janvier 2013, par Rêveur des villes  

    Un zone 30 avec des ralentisseurs qui empêchent de rouler plus vite me paraît suffisante pour la quiétude des personnes aux terrasses des cafés.

    Concernant un classement du Bd, celui-ci est d’abord à rénover, mais tout le paysage à remodeler également, et là, il y en a pour 20 ans, le temps que les arbres poussent pour masquer les zones moches.

    Enfin, je décernerais (sans ironie) un oscar à lui-même pour la qualité de la prose dans cette réponse.

  • > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    22 janvier 2013, par Georges Vallet  

    " un désert urbain peuplé de punks à chiens et autres promeneurs bizarres que l’on voit proliférer partout"

    Merci pour les palois qui déambulent en famille !

    Au point où vous en êtes, je pense que vous devriez militer pour clôturer le boulevard des Pyrénées comme "La Résidence de France" . Pour y rentrer, faire un code, sésame par exemple, et la porte du paradis s’ouvrira !

  • > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    21 janvier 2013, par Oscar du Pont  

    (La vérité) est une notion si transcendentalement claire, qu’il est impossible de l’ignorer Descartes

    C’est à ce titre que la vérité est tellement évidente qu’il est inutile d’essayer d’en démontrer la réalité. Et c’est avec ce genre d’argument que les meilleures des intentions se trouvent imposées par des minorités agissantes à une majorité passive. On en connait plein d’autres. Je vais généralement à vélo dans le centre ville lorsque le temps le permet. Je passe avec plaisir par le boulevard, sans jamais être gêné véritablement par les voitures. En semaine, les larges trottoirs y sont déserts et les quelques promeneurs qui y déambulent ne semblent pas gênés par un trafic de faible densité, même si, comme partout ailleurs, on peut une fois ou l’autre déplorer tel ou tel comportement imbécile. On a récemment encouragé le déploiement de terrasses supplémentaires sur la chaussée, comme pour garantir qu’un accident (ou un second) donne à tous les promoteurs de l’évidence, des raisons objectives d’en interdire l’accès aux voitures. C’est un bien inutile combat que vous nous proposez là, M Caline, même s’il vous vaut l’ évident soutien de BB. Autant, on peut en comprendre l’intérêt le dimanche, pourquoi pas, autant il ne pourra qu’être compris que comme une exclusion inutile de la voiture du centre ville en semaine obtenue "pour le principe" par des fondamentalistes de la pédale douce, qui déserviront ainsi leurs propres objectifs. Il y a bien d’autres combats pour défendre le vélo en ville que celui-là. Chaussées défoncées, pistes cyclables protégées par un trait de peinture, carrefours ralentisseurs qui ne laissent pas la possibilité à une voiture et à un vélo de circuler de front, dangerosité des ronds-points etc.. Le jour viendra, Monsieur Caline où, comme c’est déjà le cas dans des villes comme Strasbourg où la prolifération du vélo a été encouragée très largement au delà de ce que nous voyons à Pau, où ce sont les vélos qui seront considérés par quelques rares automobilistes survivants et une grande majorité de piétons, comme une véritable nuisance urbaine. Comportements inciviques et massification seront vos vrais ennemis. Et il vous faudra vous battre pour être autorisés à circuler dans les secteurs piétonniers autrement qu’en tenant votre vélo à la main. Alors réléchissez bien à ne pas faire d’un mode de déplacement agréable mais minoritaire ou plutôt très agréable parce que très minoritaire dans une ville encore assez peu adaptée, un mode de déplacement universel qui après avoir imposé sa loi au nom de l’évidence, finirait par se voir rejeté par ceux qui en définitive préfèrent faire confiance à leurs jambes qu’à des roues.

  • > Pau - Le boulevard des Pyrénées piétonnier : une telle évidence !
    21 janvier 2013, par Don Diego  
    Ben tout à fait d’accord avec M Oscar ! Pourquoi interdire le passage des voitures sur le boulevard. Les trottoirs y sont déja très larges et je pense qu’il y a peu d’endroits en ville où le pieton a autant de place. PAU A VELO devrait se battre pour que les revetements de chaussée soit refait. Je circule dans Pau bcp à vélo et en voiture c’est une catastrophe. Pour ne citéer que quelques exemples que j’emprunte la rue du 18eme RI, une des rues qui descend de Verdun a Gramont, autour des Halles, etc etc... Il ne faut pas se contenter de repasser une couche il faut enlever ce qu’il y a et refaire un enrobé propre et net.

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