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Pour un autre renouveau démocratique

lundi 10 décembre 2012 par Eric Thuillier


La manière dont a été enfoui, sous le torrent des informations quotidiennes, selon le destin commun à toutes les informations, le rapport Jospin sur le « renouveau démocratique » augmente le sentiment d’une incapacité à hiérarchiser les questions qui empêchent de les juger sérieusement.

Je souhaite inaugurer ici une réflexion autour de la démocratie. Je n’ai pas compétence pour le faire autre que celle d’avoir vécu 45 ans (je ne compte pas les 15 premières années) avec une conscience de la politique qui n’a pas trouvé moyen de s’inscrire dans l’action. Un empêchement ressenti en lien avec la faiblesse du débat démocratique, sa confiscation par des spécialistes, des carriéristes et des protestataires (peut être l’espèce la plus redoutable), ce qui bien entendu ne me dédouane pas des faiblesses personnelles. Voici quelques pensées sur le sujet, des aiguillons plus que des idées constructives, dont l’approximation ou le ridicule ne doivent pas alarmer. La construction viendra si les échanges la permettent. Le besoin de renouveau est si grand et les chemins qui y conduisent si embroussaillés qu’il serait ridicule de prétendre offrir une image d’un futur possible. Pour l’instant nous ne savons pas si la démocratie agonise, écartelée par ses dérives ou si elle dispose des moyens de se ressaisir et de ressaisir avec elle la citoyenneté.

De n’importe quelle expérience, filtrée par n’importe quelle autre, doit sortir des grains de vérité. L’enjeu du travail démocratique est de savoir les agglomérer, les cristalliser dans un accord social, leur donner du poids sans les rendre pesants, incorporer les hommes tout en les laissant libres. Démarche que devrait faciliter les nouvelles techniques de communication à condition de savoir les utiliser, de ne pas confondre les moyens et la fin, de ne pas ensevelir sous des mètres cubes de bavardages des embryons de projets qui demandent gestation, de ne pas croire cause gagnée sous prétexte que chacun donne son avis. Il ne faut pas confondre clameur et décision.

La manière dont a été enfoui, sous le torrent des informations quotidiennes, selon le destin commun à toutes les informations, le rapport Jospin sur le « renouveau démocratique » augmente le sentiment d’une incapacité à hiérarchiser les questions qui empêchent de les juger sérieusement. Juger consiste à prendre le temps nécessaire pour régler ou au moins éclaircir et affronter un problème important avant de courir en tous sens pour constater, décrire et cautériser mille problèmes secondaires. Cela revient à déployer une énorme énergie pour étancher tous les interstices d’une pièce envahie par l’eau d’un robinet ouvert au lieu d’aller le fermer. Ce que nous ne ferions pas dans notre vie personnelle, nous le faisons dans notre vie collective. Cà pisse, çà perd le sens de partout mais nous avons toujours plus urgent à faire que rechercher la cause de la fuite.

Le rapport Jospin envisage le renouveau démocratique sous le seul aspect de la désignation et de la moralité des élus. Il reste dans la perspective d’une démocratie dont les fondements, à force de s’éloigner de leur source (le peuple, un mot qui fait presque rire) sont bafoués au point qu’il paraît naturel d’édicter des lois dans des domaines où la morale devrait suffire et de confier la responsabilité de leur redressement aux élus qui les ont dévoyés. Rien n’est prévu pour organiser une consultation des citoyens qui devraient réfléchir eux mêmes à la manière de désigner leurs représentants. Ce rapport n’en constitue pas moins une opportunité, une porte entrouverte dans laquelle il faut passer le pied.

La démocratie n’est pas un détail situé dans le tableau général de la société, située dans un coin à gauche ou à droite où elle figure en compagnie de l’école, de la justice, de l’entreprise, et qui aurait à résoudre ses propres problèmes comme chacun des autres figurants. La démocratie, une vraie démocratie vivante, ce n’est pas seulement un mode de fonctionnement, c’est une manière de tout poser sur la table pour faire mieux fonctionner l’école, la justice, l’entreprise. Il est manifeste que tout cela demande réparation et entretien. Le premier travail est de remettre en état les outils qui permettent de réparer.

Plus que l’outil pour réparer, la démocratie est l’outil pour diagnostiquer les pannes, c’est de ce côté qu’elle pèche le plus. Elle devrait nous permettre de faire des constats indiscutables pour commander l’action (le robinet est ouvert), au lieu de quoi, à force de complexification des instances de décisions (chacune chargée de résoudre le problème d’humidité dans son mètre carré de compétence), elle ne sert qu’à contourner les obstacles, ce qui ne serait pas inutile si les obstacles ne courraient pas plus vite que nous pour venir se remettre, avec une belle musculature due à l’exercice, en travers de notre chemin.

La démocratie, plus que le droit de tout dire et de porter tous nos maux au crédit des responsables, des autres, est une question que nous devons nous poser à nous même et à laquelle il n’est pas de réponse définitive. Le dire ainsi semble anticiper un renoncement puisque nous préférons le connu à l’inconnu pour des raisons profondes, quasi biologique. Ce questionnement permanent - pas forcément synonyme d’intellectualisation radicale - ne peut être porté que par un frange assez étroite de la société. Les élus ne peuvent le porter, c’est une affaire de contre-pouvoir. Avec l’alternance, effet positif de la démocratie, il est devenu inconciliable avec la carrière politique. Dans une situation de connivence entre les pouvoirs politique, économique et médiatique, il devient difficile à exercer. C’est un danger pour la démocratie, il ne suffira pas de modifier les modes de scrutin ou le droit des élus pour la défendre et la revitaliser. Nous avons grand besoin d’hommes qui veulent faire de la politique sans viser la carrière.

Projet tristounet pour un individu, surtout s’il a fait constater, au terme de cinq ou sept ans d’études après le bac, que son cerveau est parfaitement apte à réaliser des miracles dans d’autres domaines. Je suis sans doute un fichu sale moine claustré dans la cellule de ses idées mais je crois que rien de ce qui est nécessaire est triste. Et surtout je crois une chose propre à me disqualifier auprès des forts en politique et en économie et de tous ceux qu’ils intoxiquent, je crois qu’il est impossible de faire de la politique - un véritable effort pour être ensemble le mieux possible - sans être nourri de la poésie du monde.

Je vais le dire vite parce que je n’ai plus le temps mais qu’il faut le dire et le répéter de toutes les manières possible. Nous avons besoin de poésie pour laver le langage, pour le rendre apte à rendre compte du réel, pour rendre chaque jour le quotidien à sa nouveauté, afin d’animer un fond de tableau vivant sur lequel les problèmes d’une époque, d’une génération, d’un individu, se détachent à la fois dans leurs exacts contours et leur relativité. Ce que je nomme poésie n’est pas le genre littéraire qui porte ce nom mais le substrat sublime de nos existences. Nous sommes le produit d’un entrelacs de force et de faiblesse, de grandeur et de petitesse. Ce qui donne tenue à ce tissage est autant la poésie que la politique, autant la beauté que la responsabilité. Chacun de nous assemble ces fibres en forme du vase unique qui recueille la pluie des émotions, mais elles viennent toutes de notre destin commun et toutes elles y retournent, ayant puisé en nous le maintien de leurs couleurs. On ne peut pas faire de politique si on ne le sait pas, si on ne le sait plus.

Prenez deux jours dans votre vie pour régler la balance et l’horloge intérieures puis faites affluer dans ce paysage équilibré des flots de réalités. L’idée ne peut pas ne pas vous venir que nous avons autant besoin de poésie que de croissance. 


- par Eric Thuiller


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Votre commentaire



> Pour un autre renouveau démocratique
10 décembre 2012, par le coq  
on porte une santé quand la coupe est pleine, pas quand les poches sont vides.

Monsieur Thuiller, votre réflexion est interrogative comme si refusant l’évidence de léchec de la démocratie vous vous placiez devant un miroir pour chercher l’erreur ! Ce que vous dites relève du meilleur des mondes et nous en sommes loin, ou du développement d’un concept "qualité" qui ne marche pas, ou d’un rêve entre le présent et le passé pour avancer un futur timide. Je suis convaincu qu’il n’y a que deux façons de faire avancer les choses en situation difficile : imposer et imposer : Une première fois, imposer une méthodologie carrée et validée par les faits et les objectifs. Une deuxième fois imposer le SILENCE on arrête de "trouver autre chose, de palabrer, l’amélioration permanente des concepts tue la qualité et bien d’autres choses car trouver deux personnes d’accord sur une méthode c’est impossible. Ne dit-on pas dans les troupes de choc "un pour tous tous pour un ? Ceci veut bien dire qu’il y a un ordre et un chef. Le chef de gare siffle et le train démarre. C’est pareil. Alors la démocratie dans tout cela ? Elle n’est pas faite pour des "râleurs permanents". Vouloir avoir raison est contraire à la logique de l’action au même niveau que chercher un compromis n’aboutit qu’à des palabres. D’où vient ce constat ? Je pense que notre culture "chrétienne" est cause d’échec car elle impose de rechercher toujours un coupable et de punir. Les théories de Confucius , la philosophie Bouddhiste sont des concepts de tolérance qui font leur preuve pour la moitié de la population mondiale. Commençons par apprendre le respect et tout ira bien mieux. Je ne vais pas étaler l’aspect lamentable du spectacle politique Français... du jamais vu !!! Quand on pense que ces gens sortent des plus grandes écoles ça laisse sans voix. Vous comprendrez que la démocratie doit s’imposer pour être validée et pour faire bref "le courage de Jospin, comme celui de Hollande, de Ayrault, les escapades verbales de Montebourg...ne sont que des preuves d’impuissance. je suis certain que François Hollande doit regretter le temps où il se faisait fouetter par sa Colombe. En France en ce moment il faut "une Merckel" ou un "Poutine". Les autres ne sont que des carriéristes sans compétences. Des généraux de salons.

  • > Pour un autre renouveau démocratique
    11 décembre 2012, par Eric Thuiller  
    Merci à vous de prendre le temps d’argumenter contre un texte que vous avez eu bien du mérite, si vous l’avez fait, de lire jusqu’au bout car des les premières phrases il a du vous apparaître comme relevant du registre de ceux auxquels il faudrait imposer silence. Je reconnais avec vous que bien des signes peuvent nous porter à croire que la démocratie est en échec mais comme il me semble qu’elle n’a jamais été réellement expérimentée dans le monde moderne, si cet « échec » est du à quelques remarquables dispositions humaines dont je vous passe l’inventaire, il relève aussi d’une période de tâtonnements. De ce point de vue, la démocratie ne souffre pas d’un excès de palabre, elle en manque. Aussi vrai qu’il n’est pas possible de nourrir notre corps en mangeant une seule fois en quantité suffisante le jour de l’an pour assurer notre survie individuelle, on ne peut pas prendre la démocratie en une prise tous les cinq ans. Notre survie collective demande un travail qui n’est pas moins nécessaire et pas moins déplaisant que celui de manger. Je ne partage pas le mépris commun (et empreint de colonialisme) pour le mot palabre, ni pour le mot espérance, ni même pour le mot illusion : c’est par elle que nous butons sur le réel, par elle que nous progressons dans la connaissance. Sans doute faut il être optimiste pour croire qu’il reste une chance sur mille pour améliorer sérieusement la démocratie mais l’humanité s’est constituée en donnant à ce genre de chance un visage différent des 999 autres vers lequel elle s’est tournée. Impossible maintenant de reprendre point par point vos arguments (peut être aurons nous l’occasion d’y revenir au long cour). Je ne suis pas insensible, tout oxymorique qu’il soit, à votre concept de démocratie autoritaire. La question de l’autorité me paraît centrale et central aussi de ne jamais l’aborder sans la fraternité.

  • > Pour un autre renouveau démocratique
    10 décembre 2012, par JC  

    Merci pour ce texte, dégusté à petites gorgées...

  • > Pour un autre renouveau démocratique
    11 décembre 2012, par Eric Thuiller  
    Je crois que cette appréciation est un peu flatteuse et que ce texte ne mérite pas d’être pris à petites gorgées mais je ne peux vous cacher que, si je devais trouver force et motifs à persister dans l’expression de ces idées, j’aimerais beaucoup savoir les décliner pour donner goût à ne pas les prendre cul sec. Je voudrais y joindre une conception presque matériel du temps (avec lequel nos relations me semble dramatiquement altérées), qui contraigne le lecteur, sous peine d’étouffement, à prendre le temps.

  • > Pour un autre renouveau démocratique
    11 décembre 2012, par le coq  
    poil à gratter

    Fraternité à définir... car sous ce "neuroleptique consensuel" se retrouvent les plus gros hypocrites porteurs de théories du même niveau. Pour ne point être taxé d’oxymorphie, je dirai que "l’arbre à palabres Africain" est plus respectable que "notre chambre des députés" même si la justice d’Hérode ou l’application de la charia en filigrane ne sont pas bien loin. Démocratie silencieuse oblige... L’orgasme est-il "plus fort" sous pratique sexuelle masochiste ou sous l’action de la "langue de biquette" du film bien connu sur les pieds de Fernandel ? C’est là une interrogation qui met en péril vos certitudes et inquiétudes ! A propos de votre texte ci-dessus j’avoue ne pas vous avoir "déchiffré", je ne suis cependant ni occis, ni sous iboga. Parlant du temps et du matériel faites vous allusion au bébé chéri d’Einstein ou plus récemment aux théories sur l’espace et le temps qui remettent en actualité sa si célèbre équation ? Mais je compte sur vous...à plus tard peut-être.

  • > Pour un autre renouveau démocratique
    13 décembre 2012, par Eric Thuiller  
    Vous avez raison. Aucun mot n’échappe au mensonge. Le langage sert à mentir dans des proportions telles qu’il est juste de se demander s’il reste utilisable pour un autre service, ne disons pas pour la vérité (encore un mot à vous faire dresser la crête sur la tête) mais au moins pour le partage d’un sens commun. J’ai employé l’expression « laver le langage » pour signifier le besoin de rendre aux mots leur sens, de les dégoudronner. Il est tout à fait étrange en même temps qu’assez répandu de constater le zèle que mette certaines personnes à ramener tout de suite le souvenir du goudron sur les mots ou les gestes qui voudraient lui échapper. Que voulez vous, il me semble qu’il est encore possible et encore nécessaire d’employer le mot fraternité même s’il est passé les millions de fois par la bouche d’ignobles salauds. Vous avez également raison quant à la clarté de mon propos ci dessus, c’est écrit trop vite, jeté comme çà vient, et me montre que je suis autant qu’un autre victime de ce que je déplore, une relation faussée avec le temps.

  • > Pour un autre renouveau démocratique
    13 décembre 2012, par le coq  
    Et pour rire un peu...on n’a pas de goudron...on a des idées goudronnées ! bonne journée.

  • > Pour un autre renouveau démocratique
    10 décembre 2012, par Georges Vallet  

    Un texte comme on aimerait en lire plus souvent, remarquable aussi bien dans la forme que dans le fond. A lire et à diffuser sans modération !

    Parmi les nombreux sujets évoqués, plusieurs m’ont sensibilisé plus spécialement.

    Vous dénoncer à juste titre plusieurs aspects de la réalité.

    D’abord « le torrent des informations quotidiennes » déversées sans aucun ordre, en quelques minutes, à toute vitesse, par un présentateur poursuivi par le temps. C’est le constat de l’impossibilité de plus en plus grande, comme vous dîtes, de hiérarchiser les valeurs ; on reçoit, sans virgule, à toute allure souvent, la mort d’un enfant, la chute du dollar, le temps qu’il fait, la victoire de l’OM, la magouille des élections, l’exil fiscal de certains....

    C’est le constat que la technologie impose de plus en plus une augmentation de la vitesse du temps ; notre machine biologique ne peut plus suivre, nous ne pouvons plus juger, souvent par manque de temps, de compétence, de l’importance du contenu et de l’opportunité de la réponse à apporter ; d’ailleurs, dans notre démocratie, les experts et les politiques apportent les réponses pour nous ! C’est la raison pour laquelle la politique « court en tous sens pour constater, décrire et cautériser mille problèmes secondaires. »

    « une vraie démocratie vivante, ce n’est pas seulement un mode de fonctionnement, c’est une manière de tout poser sur la table »

    Notre enseignement nous a toujours été diffusé en deux dimensions : le tableau, la page de cahier, la page du livre, la diapo sur l’écran....On pose tout « sur la table » !

    Ceci nous a profondément déformés ; en toute chose, nous ne voyons toujours qu’une surface ; le recto en général, la face lumineuse, rarement le verso dite face cachée ! Le résultat est que nous sommes incapables de visualiser la réalité des choses qui sont toujours en trois dimensions.

    L’étudiant en médecine a beaucoup de mal à visualiser un mouvement avec un muscle orienté en haut, avant en dehors ! Ne parlons pas de la physiologie et du fonctionnement cérébral !

    La thérapeutique officielle traite un mal, pas un individu, dans son contexte social, familial, génétique, professionnel !

    C’est à peu près la même chose en justice car on n’a pas le temps, il faut vite un coupable ! On se plaint d’ailleurs de la lenteur !

    La politique ignore la globalité, elle « rustine » au coup par coup ». Il faut relancer la production des voitures pour redonner de l’emploi, on ne se préoccupe pas de la pollution de l’air, chimiquement et physiquement (particules), donc des pathologies pulmonaires, de la dégradation des terres agricoles....

    Enfin, il faut s’arrêter car je n’ai plus le temps et le lecteur non plus ; chacun sait que dans un journal on ne lit que les titres !

    Je voulais aussi confirmer le dernier argument du texte : « Ce qui donne tenue à ce tissage est autant la poésie que la politique »

    Notre société ne connait plus que les chiffres, le quantitatif ; elle ignore, car ce n’est pas mesurable, le qualitatif. Or, notre organisme est soumis à une infinité de stimulations reçues par un très grand nombre d’organes des sens ; notre réponse est le résultat d’une analyse appréciant l’importance relative de chacun ; la réponse est une synthèse la plus adaptative possible au problème. Nous globalisons et notre réponse est beaucoup plus du ressort de émotions, de l’expérience passée, que de la quantité de messages reçus.

    Nous souffrons d’un manque de reconnaissance, de relations chaleureuses, de contact avec la beauté, la poésie, les couleurs, la musique de la nature, mais pas du nombre de PV que l’on a donné ou de notes que l’on a attribuées !

    Oui, « nous avons autant besoin de poésie que de croissance. »

    Le sociologue le constate, le médecin sait très bien que sa chimie ne fait pas des miracles pour traiter l’isolement des personnes âgées par exemple.

  • > Pour un autre renouveau démocratique
    10 décembre 2012, par Georges Vallet  
    "Bousculé par le temps" ! J’ai osé écrire "vous dénoncer" ! Tant pis, c’est fait !

  • > Pour un autre renouveau démocratique
    11 décembre 2012, par Eric Thuiller  
    En vous lisant, j’ai eu une impression de colère sourde. Colère que je partage souvent, (ce matin encore en découvrant que le Monde était associé à Mc Donald’s pour un colloque sur de développement durable !). Il me semble qu’une vertu de la poésie est de nous extraire de l’instantané, de nous préserver de la colère en la dispersant dans l’immensité qui vient à nous par elle. En même temps nous sommes êtres de chair, y compris de chair mentale et nous réagissons aux coups. Excusez moi de ne pas développer davantage cet écho à votre long et chaleureux commentaire, le temps manque. Si A@P veut bien me faire l’honneur de le publier, je reviendrai dans un autre texte qui partira de la conclusion de celui ci : nous avons autant besoin de poésie que de croissance.

  • > Pour un autre renouveau démocratique
    11 décembre 2012, par Oscar du Pont  

    Je me réjouis qu’un peu de croissance soit tout de même estimée nécessaire, tant à votre point de vue qu’à celui de M Vallet. J ’avais eu un léger doute, pourtant... Me voici donc rassuré. Les soutiers pourront continuer à s’échiner pendant les heures de poésie. On compte sur eux quand-même.

    (je plaisante, votre texte est très interessant sur le plan à la fois sémantique et philosophique)

  • > Pour un autre renouveau démocratique
    14 décembre 2012, par AK Pô  
    La poésie, papa, ça ne se commande pas”

    E. Thuiller :nous avons autant besoin de poésie que de croissance.

    La Poésie est un combat qui n’a jamais perverti les mots, mais au contraire, qui sait, leur a donné le sens de l’humanité, et de l’insignifiance de l’Homme par rapport à lui-même. La Poésie ne prouve rien, n’espère rien, elle se balade toute nue, partout dans le monde, et le monde la tue quand le monde n’est plus LE monde. La Poésie est la maîtresse des hommes amoureux, des vieux des sages et des naïfs, la "croissance" a besoin du mot "poésie", pour mourir, seule et vêtue d’un costume de bureaucrate, de croque-mort.

    Mais la Poésie, mon pote, elle vit la nuit pour éclaircir nos journées laborieuses. C’est ainsi, souvent, parfois, jamais ou tout le temps ! smiley

    La poésie, papa...

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