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Au pays de Poulit l’Enchanteur

lundi 10 décembre 2012 par Daniel Sango


A force de conférences financées par la CCI ou par son faux nez BAP ( le roi des lobbies de la vitesse et du béton), nos politiques locaux qui sont hélas peu au fait des équations de Poulit, croient, comme il le raconte, que plus on va vite, plus le PIB augmente.

C’est vrai que c’est tout aussi difficile à imaginer que ce que démontrait Einstein (plus on va vite plus le temps ralentit) sauf que lui avait raison.

S’il suffisait de construire des LGV des autoroutes et des aéroports pour atteindre la prospérité, cela se saurait... Il est vrai aussi que ce forcing irresponsable est facile puisque ce ne sont pas nos chantres de la vitesse qui paieront l’addition.

Il existe cependant un pays de cocagne pour les de Stampa, Saubot et autre Oscar.

Ce pays dispose du deuxième plus long réseau de LGV du monde, nettement devant la France ou le Japon (malgré ses 128 millions d’habitants) On peut même dire qu’il est le champion des LGV car le plus long réseau est en Chine, très très loin derrière si on le rapporte à la population ou à la superficie du pays.

Il dispose d’un réseau d’aéroports parmi les plus denses et les plus modernes du monde avec ses 52 aéroports, a comparer avec les 39 aéroports Allemands pour une population quasi double.

Il dispose aussi d’un réseau d’autoroutes et de voies rapides sans doute le plus dense du monde (à fin 2011, 16200 km d’autoroutes et voies rapides). Bref un pays qui satisfait à tous les critères lui permettant d’envisager un avenir économique radieux, un PIB en croissance exponentielle selon les équations de Poulit, un pays que la CCI de Pau et BAP regardent sans doute avec envie.

Ce n’est pourtant pas ce que pense plus de 25% de la population qui y subit un chômage durable, et où les contribuables devront régler cette gabegie durant des décennies. Le pays est en récession, toutes ses infrastructures de la prospérité connaissent un déficit de fonctionnement abyssal et que dire des investissements...à fonds perdus.

La vitesse incontrôlée peut tuer.

L’Espagne se meurt à grande vitesse.

Quelques chiffres en vitesse

Des autoroutes de la prospérité comme notre A 65

L’autoroute à péage Cartagena/Vera prévu pour 7000 v/j atteint péniblement 2000 v/j

Madrid Toledo fréquentation 1800 v/j pour 17 000 v/j prévu. ...etc.

Surestimation des trafics, sous estimation des coûts, crise économique, les autoroutes espagnoles sont dans le rouge, y compris pour les partenariats public/privé :

" El fiasco en las autopistas de peaje, especialmente las radiales, ha generado ya un agujero de 3.800 millones de euros y ha dejado a nueve concesionarias “al borde de la quiebra”. Así figura en la documentacion del Ministerio de Fomento, y lo reconocen las empresas. Estas nueve compañías obtuvieron en 2010 un resultado de explotación de 49,5 millones entre todas, con lo que no pueden ni pagar los intereses de la deuda. El Gobierno busca fórmulas de rescate, después de que hace dos años el Ejecutivo ya les concediera un ventajoso préstamo para que prosiguieran su actividad." El Pais 24/06/2012

LGV : Espagne premier mondial pour son réseau et pour ses pertes

L’Espagne dispose d’un réseau de 2600 km de LGV devant le Japon (2500 km)loin devant la France (1900 km) et l’Allemagne (1300 km). La Chine est première avec seulement 3500 km. En 2008 les lignes à grande vitesse au Japon ont transporté 300 millions de passagers, en France 113 millions alors qu’en Espagne elles transportaient 22,8 millions en 2011 ! (à peu près comme la seule ligne Paris Lyon)

En 2011 la liaison LGV Toledo Cuenca n’a fonctionné que 6 mois elle a été fermée. Elle transportait 16 personnes par jour en moyenne pour un coût de 18 000 euro !

"La sous évaluation considérable des coûts d’infrastructures notamment l’investissement et l’entretien, a permis de faire croire à la rentabilité du système ferroviaire grande vitesse. Aujourd’hui, où les finances publiques ne peuvent plus se permettre de gaspiller avec autant de légèreté, et les fonds européens ont stoppé leurs subventions, l’Espagne se trouve confrontée à la faillite de son système ferroviaire à grande vitesse." Le blog du Huffington Post 23/01/2012

Bien sûr les investissements ne seront pas remboursés et les déficits d’exploitation sont gigantesques. Quand on voit que la SNCF a du mal a équilibrer ses comptes LGV, pourtant elle transporte cinq fois plus de passagers sur un réseau beaucoup plus réduit (73% du réseau espagnol).

Aéroports : Plus fort que Pau !

Dans un rayon de 100km autour de Vitoria on trouve 6 aéroports : Burgos, Logrono, Pamplona, San Sebastian, Bilbao, Santander.

Des investissements pharaoniques pour rien !
-  Aéroport fantôme de Ciudad Real (75 000 habitants, 200 km de Madrid) Piste ultra longue : 4,2 km. Investissement : plus de 500 millions d’euro pour 2,5 millions de passagers/an Après deux ans d’ouverture, une moyenne de deux vols par jour 53 000 passagers en 2010 L’aéroport a été fermé aux lignes commerciales en 2011
-  Aéroport de Castellon (à 40 km de Castellon) Prévu pour 600 000 passagers par an. Investissement 150 millions d’euros. Publicité 30 millions. Statue colossale de C. Fabra, le politique du projet 300 000 eur L’aéroport est terminé, il n’a jamais ouvert, les lapins occupent les pistes. Les habitants l’ont baptisé : "Le premier aéroport piétonnier du monde"
-  Aéroport de Huesca Investissement 40 millions d’euro 5900 passagers en 2010 !!! et fermeture commerciale en 2011
-  Autres calamités aéroportuaires : Lleida, Leon, Albacete, ..etc.

80% des aéroports espagnols sont fortement déficitaires.

"La grande différence entre l’Espagne et d’autres pays d’Europe est que dans ces derniers, on planifie le service, et ici seulement l’infrastructure", déplore Pau Noy, membre de la Fondation pour une mobilité durable et sûre. "Ici, l’important est d’avoir l’AVE, pas de savoir si on en a besoin, s’il coûte cher ou combien de voyageurs il va transporter". El Pais 12/01/2011 Traduit par Courrier International (AVE : Alta Velocidad espanol)

Tiens, cela me rappelle quelque chose...

Après ces faits, il faut espérer que nos élus se mettront à la bonne vitesse pour le Béarn.

Depuis des mois d’ailleurs, je leur suggère de mettre toute leur énergie pour améliorer sensiblement la vitesse autour et dans Pau ce qui est bien plus efficace et moins coûteux que de déblatérer sur une LGV qui ne se fera pas, tout comme une nouvelle route Pau Oloron, et sur trois aéroports dont deux sont inutiles ("Le plan de déplacement urbain fait fausse route !" AP du 3/12/2012).

Mais là c’est une autre paire de manches car il faut réellement se les retrousser...

Daniel Sango


L’aéroport de Castellon et sa statue

Aéroport de Castellon

Aeroport de Ciudad Real

Aéroport de Huesca

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> Au pays de Poulit l’Enchanteur
11 décembre 2012, par Emmanuel Pène  

Je ne suis pas surpris de la position de Daniel Sango, mais plus par le ton qui devient carrément agressif et nervuex. M. Sango serait-il sur la défensive après l’excellente et argumentée conférence de M. Poulit ?

Du calme Daniel, ce n’est pas si grave que ça que le Béarn se développe..

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    11 décembre 2012, par Daniel Sango  

    "devient carrément agressif et nervuex"

    Ah bon, où ça ?

    "M. Sango serait-il sur la défensive après l’excellente et argumentée conférence de M. Poulit ?"

    Poulit l’enchanteur a ses groupies, mais la situation espagnole n’est pas du rêve, c’est une réalité. Et ce que j’écris est factuel.

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    11 décembre 2012, par Daniel Sango  

    Comme M Pene a bien assimilé les conférences de Poulit l’Enchanteur, il n’aura pas de mal à répondre aux interrogations d’AP restées sans réponses et à mes remarques que j’ai faites dans le forum d’un article voisin et que je reproduis ci-après : "Lorsque l’on écoute Monsieur Poulit manipuler les milliards, tout auditeur est surpris des gains fabuleux annoncés.

    Pourtant il faut y regarder d’un peu plus près. Tout d’abord il compare des investissements bien réels, faits à partir de liquidités bien réelles a une augmentation de PIB, comme si les deux choses pouvaient être comparées. Il parle même, suprême manipulation, de durée de retour de l’investissement !!!

    Tout le monde sait que le PIB est un chiffre qui ne représente pas grand chose de concret. Prenon deux exemples. Lors des inondations catastrophiques de la Nouvelle Orléans une grande partie de la ville a été détruite. Pour la remettre en état, les américains on dû dépenser des milliards de dollar. Mettons 100 milliards de dollar pour retrouver une ville identique. Et bien le PIB des USA, par cette opération a augmenté de 100 milliards de dollar. Et pourtant rien n’a changé.

    Autre anecdote. Si deux personnes tondent leur pelouse évidement cela n’a pas d’influence sur le PIB. Mais imaginons que l’un fasse tondre sa pelouse par le voisin moyennant finance et réciproquement. Rien n’aura changé pour les deux personnes mais le PIB aura augmenté...

    Revenons a notre ouvrage.

    Comment expliquer qu’un ouvrage qui produise tant de bienfaits financier ne soit pas plébiscité ? Mais au fait où sont les gagnants qui devraient être les payeurs ?

    S’ils existent alors toute entreprise privée face a une telle aubaine construirait la lgv sur Pau et la route Oloron Pau.

    Bizarre... Et l’Espagne alors... ???

    Il faut croire que l’aspect mathématique a quelques ratées..

    Un des point délicat dans l’approche mathématique sous jacente est le problème de la continuité. Si on peut facilement assimiler la région parisienne a un ensemble continu en terme de densité de population, il n’en est pas du tout de même pour Bordeaux Pau par exemple...

    Pour finir, un point me paraît avant tout majeur, c’est celui de la réalité des coûts du transport, liés a l’energie, dans un contexte d’augmentation durable de ces coûts.

    L’Europe dans ces recommandations souhaite que les Etats aillent de plus en plus vers la réalité des coûts. En France par exemple les TER sont subentionnés à plus de 60% par les régions. Et la tendance lourde est qu’il faudra se déplacer moins et mieux.

    Ce sera la LGV au détriment de l’avion, mais ce sera aussi moins de déplacements de proximité car les coûts en seront élevés (necessité de la densification) Cela va totalement à l’encontre des exemples avancées par Poulit de personnes résidant à Pau et travaillant à Bordeaux.

    Ceci est un mythe tant que l’humanité n’aura pas trouvé une nouvelle source d’énergie peu coûteuse.

    Le Béarn ira de Pau à Dax à bonne vitesse, puis plus loin à grande vitesse.

    Et, en appliquant les équations de Poulit, il sera bien plus intéressant d’aménager le périphérique sud jusqu’à GAN en deux fois deux voies, que de construire une nouvelle route."

    à vous Monsieur Pène.

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    11 décembre 2012, par Emmanuel Pène  

    Eh bien oui, je ne me défile pas :

    Pourtant il faut y regarder d’un peu plus près. Tout d’abord il compare des investissements bien réels, faits à partir de liquidités bien réelles a une augmentation de PIB, comme si les deux choses pouvaient être comparées. Il parle même, suprême manipulation, de durée de retour de l’investissement !!!

    L’investissement entre dans le calcul du PIB ; c’est un fait, et on comprendra bien qu’un tel projet fait travailler des entreprises et des salariés, qui investissent ou consomment à leur tour..

    Le PIB est-il un indicateur viable ? Oui, même s’il a des limites comme tout indicateur. C’est sûr qu’il ne mesure pas le nombre de baba cool dans le pays, mais pour ce qui est de la richesse produite, il tient bien son rôle.

    Votre exemple sur la nouvelle orléans est faux : le PIB ne fait pas qu’augmenter du fait de la reconstruction : il diminue aussi beaucoup du fait des entreprises et autres acteurs qui arrêtent de produire.

    Ce qui entre dans le calcul du PIB, ce n’est pas le chiffre d’affaires, mais la valeur ajoutée produite (donc le CA moins les charges hors salaires). Avec la valeur ajoutée, on paie des salaires, et des dividendes aux actionnaires avec lesquels ceux-ci peuvent investir tandis que les premiers consomment..

    Notez qu’on peut être adepte de la décroissance, mais ce n’est pas avec ça que votre pouvoir d’achat (ou votre retraite) va augmenter..

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    11 décembre 2012, par Daniel Sango  

    "L’investissement entre dans le calcul du PIB ; c’est un fait, et on comprendra bien qu’un tel projet fait travailler des entreprises et des salariés, qui investissent ou consomment à leur tour.."

    Attention, vous n’avez pas dû bien écouter. Ce n’est pas de cela dont on parle.

    "Votre exemple sur la nouvelle orléans est faux : le PIB ne fait pas qu’augmenter du fait de la reconstruction : il diminue aussi beaucoup du fait des entreprises et autres acteurs qui arrêtent de produire."

    Ce que vous dites est exact mais cela ne présente qu’une faible partie. Ce que montre cet exemple c’est que le PIB peut augmenter sans qu’il y ait une concrétisation matérielle.

    Pour terminer, je ne suis pas du tout un adepte de la décroissance, mais d’une croissance et d’investissements adaptés aux besoin de la population locale, et pas plus.

    C’est toute la différence avec un lobby comme BAP (dont vous) qui est prêt à tout.

    Heureusement, la réalité financière est là pour venir conforter mes choix.

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    12 décembre 2012, par Rêveur des villes  
    Emmanuel Pène, expliquez-nous donc le financement possible pour ce (faux) projet de l’excellent Poulit smiley qui ne sert qu’aux politiciens locaux qui font ainsi parler d’eux.

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    12 décembre 2012, par Oscar du Pont  
    La question, c’est d’abord la définition du contenu du GPSO, puis celle de son financement. Pour une fois qu’il y a une vision globale et pas un découpage de projets ne retenant que les projets a priori rentables sans examiner ceux qui le sont probablement moins, faudrait-il s’en plaindre ? C’est exactement la question posée sur le thème de la péréquation des tarifs A65-A63 non ?

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    12 décembre 2012, par Daniel Sango  

    Les LGV du Sud Ouest seront bien sûr traitées séparément en fonction de leur rentabilité et de la possibilité de financement.

    Si quelqu’un dit le contraire c’est qu’il ne veut pas voir la vérité.

    Bordeaux Toulouse se fera d’abord, car Toulouse et Midi Pyrénées poussent beaucoup. Y aura t il un PPP ? quel sera la part de l’Etat ? De toute façon ce sera au forceps.

    Ensuite il y aura la LGV jusqu’à Dax. Et là l’accouchement sera encore plus difficile, car les sources de financement diminuent, ce sera à l’Etat de financer.

    Pour le reste, il y aura obligatoirement la liaison avec l’Espagne, mais c’est pas pour demain ni pour après demain, toujours avec financement de l’Etat

    Et qu’on ne parle pas de Dax Pau les lecteurs d’AP ne le verront pas. Peut être leurs enfants...

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    12 décembre 2012, par Oscar du Pont  

    Les LGV du Sud Ouest seront bien sûr traitées séparément en fonction de leur rentabilité et de la possibilité de financement.

    Peut-être, mais vous avez bien trop de certitudes, M Sango. Le financement lui, fera l’objet de péréquations entre entités territoriales avec l’ Etat et/ou des financeurs privés et évidemment on peut s’attendre à quelques bras de fer. Je ne vois pas pourquoi Pau et le département au prorata, devrait participer au financement d’une ligne Bordeaux-Bayonne par exemple étant entendu qu’une ligne Dax-Orthez-Pau n’a strictement aucun sens. Dans le cas où ne susbsisterait qu’un Bayonne Captieux et un Captieux-Toulouse, il est assez évident que notre région en serait réduite assez vite à l’oubli...Béarn comme Bigorre.

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    12 décembre 2012, par Daniel Sango  

    Une ligne Dax Orthez Pau dans le prolongement de la LGV a beaucoup de sens.

    C’est même le bon sens.

    Gagner quelques minutes pour aller à Bordeaux ou Paris ne changera rien au développement du Béarn. Surtout s’il faut 30 mn ou plus pour se rendre à l’inaccessible gare de Pau...

    Mais tout le monde a le droit de croire au Père Noël

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    12 décembre 2012, par Rêveur des villes  

    DS : "Les LGV du Sud Ouest seront bien sûr traitées séparément en fonction de leur rentabilité et de la possibilité de financement"

    Bien sûr, GPSO n’est qu’un slogan acronoyme de politicien !

    Oscar : Pour une fois qu’il y a une vision globale et pas un découpage de projets ne retenant que les projets a priori rentables sans examiner ceux qui le sont probablement moins, faudrait-il s’en plaindre ?

    Oui car ce projet n’est pas finançable. Il accapare le temps des (ir)responsables politiques qui devraient s’occuper des vraies problématiques et mentent à la population. C’est justement pour cela que ce projet est aussi génial pour les politiciens. Ca leur permet de faire parler d’eux sans s’occuper des problèmes de la ville : ex la rocade (enfin le "sentier périphérique" comme dit DS). Et 1000 autres problèmes d’urbanisme qui rendraient la ville plus agréable et plus attractive.

    L’attractivité d’une ville ne s’arrête pas au temps de trajet en train jusqu’à Paris. La LGV ne changera d’ailleurs rien à l’écart de temps sur Paris entre Bayonne et Pau. Aujourd’hui : Bayonne 4h30, Pau 5h15. Demain (enfin, dans qqes décennies...) Bayonne 3h15, Pau 4h. Toujours un écart de 45 minutes.

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    12 décembre 2012, par Larouture  

    Les dépenses sociales et publiques, la consommation des retraités, voire le tourisme se retrouvent aussi dans le PIB via l’économie domestique.

    Il me semble que toutes ces contributions au PIB ne sont pas équivalentes, notamment au niveau des équilibres des comptes publics et de la balance commerciale.

    Pour justifier une infrastructure, un tri ne serait-il pas à faire ?

  • Vérité en deça, erreur au delà des Pyrénées
    11 décembre 2012, par Oscar du Pont  

    Ceux qui s’interessent véritablement aux infrastructures espagnoles et à leur situation actuelle en effet souvent critique, liront avec intérêt la revue de Presse aragonaise publiée quotidiennement et de manière parfaitement bénévole par un membre de BAP sur le site de cette association d’idiots à la solde du grand capital et des sociétés bétonnantes qui comme on le sait tirent les ficelles à la CCI et s’emploient avec force moyens de disposer de la volonté des élus pour le plus grand malheur du Béarn.

    A ma connaissance cette contribution visant à une meilleure compréhension réciproque entre les deux pays n’a pas d’équivalent dans la région. Car on le sait les comparaisons avec l’ Espagne n’ont de sens que si elles établissent de manière définitive notre supériorité nationale.

    Voici le lien

    Revue de Presse Espagnole BAP

  • > Vérité en deça, erreur au delà des Pyrénées
    11 décembre 2012, par Daniel Sango  

    Oscar, vous qui avez l’air de bien connaître BAP, demandez leur donc de mettre mon article dans cette revue de presse.

    Merci

  • > Vérité en deça, erreur au delà des Pyrénées
    11 décembre 2012, par Oscar du Pont  
    Dès que vous serez publié dans El Diario del Alto Aragón ou dans El Periodico , votre voeu sera certainement exaucé. Vous serez même traduit en français grâce à vos amis de BAP

  • > Vérité en deça, erreur au delà des Pyrénées
    13 décembre 2012, par le coq  
    une honte

    Honte,honte,honte...Je viens de lire la revue de presse citée. La pertinence des analyses et des décisions à venir me paraissent d’excellente facture et méritent le plus grand respect. Il n’en est pas de même de l’approche orgueilleuse sectaire et insultante française (enfin locale). Quant à dire que la France ne conçoit que sa supériorité comme finalité relationnelle je ne le crois pas. Ces propos sont une provocation irresponsable et l’Espagne est en droit de demander des excuses. Vous avez belle mine de vouloir établir un train jusqu’à Canfranc après de tels propos.

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    10 décembre 2012, par MB PAU  

    Je lis avec intérêt le texte de M. Sango. Triste car il tombe dans les travers de la politique actuelle, s’identifiant par ses attaques personnelles et nominatives à tout ce qui déconsidère la chose publique. Le seul paragraphe intelligent est celui qui cite Pau NOY. Le cas de l’Allemagne serait un magnifique contre exemple avec ses autoroute construits il y a bien longtemps. Mais rappeler ceci n’est paut-être pas politiquement correct. Bref, triste de tout dénigrer alors que les faits montrent qu’un plan d’aménagement bien pensé est le facteur principal du développement d’une région et la possibilité pour nos jeunes de revenir au pays. Et qui niera qu’un axe Bordeaux, Pau puis Saragosse est indispensable au développement non seulement du Sud-Ouest mais aussi de Saragosse, comme l’avait anticipé Le Maire de Pau dans les années cinquante avec le jumelage des deux villes, bien vite abandonné au début des années 70. Un homme politique pense à sa réélection alors qu’un homme d’état pense au futur de ses concitoyens. L’auteur de l’article devrait faire de la politique. MB

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    10 décembre 2012, par L’Aquitain  
    Dans les années 50 ...C’est beau comme Charlemagne qui avait déjà fait l’Europe mais le successeur n’a pas suivi ! Je m’égare ... MB Vite des noms ! Qui sont vos hommes d’ETAT ???

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    10 décembre 2012, par Daniel Sango  

    Merci quand même d’avoir lu ce texte non intelligent "avec intérêt".

    Pour le reste vous avez tout faux, mais c’est pas très grave.

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    11 décembre 2012, par pehache  

    Et qui niera qu’un axe Bordeaux, Pau puis Saragosse est indispensable au développement non seulement du Sud-Ouest mais aussi de Saragosse,

    Toute personne sensée le niera, justement. Saragosse c’est 5 fois la taille de Pau, elle n’a aucun besoin d’un confetti comme Pau pour se développer (même si ça doit heurter la fierté paloise).

    Et à qui voulez-vous faire croire que mettre Saragosse à 3 heures de Pau aura un quelconque effet bénéfique pour Pau autre qu’anecdotique, alors que nous sommes incapables d’avoir des synergies avec Tarbes (autouroute 25mn) ou Toulouse (autoroute 1h30) ? Franchement ce fantasme sur l’eldorado espagnol est risible.

  • > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    10 décembre 2012, par Beltof  

    Intéressantes comparaisons...

    > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    10 décembre 2012, par Larouture  

    1. Je serais demandeur d’une réunion, colloque ou autre sur les infrastructures et la création de richesses appliqué au Béarn ou à une autre échelle appropriée.

    J’attendrais surtout des angles de visions différents entre des experts reconnus. L’Audap et l’Université devraient être capables d’organiser une telle réflexion. Les sponsors qui financent déjà les études de M. Poulit devraient suivre.

    Je ne pense pas qu’il soit sain pour le Béarn de laisser à la CCI le monopole idéologique de l’aménagement de notre territoire.

    2. L’Espagne a mis des tuyaux partout mais a oublié qu’il fallait des pompes pour que ça fonctionne.

    L’Europe a arrosé l’Espagne de crédits pensant que la dispersion des investissements (infrastructures de transports) aux quatre coins du pays généraliserait la croissance. Or c’est uniquement les grandes régions (qui ont peut-être reçu le moins d’investissements) qui tirent (ou tiennent) le pays. La tendance serait à concentrer les investissements vers les métropoles (Barcelone, Madrid voire Bilbao).

    En France ce devrait être la même chose.

    > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    10 décembre 2012, par Père Ubu  

    Par ma chandelle verte je vous conseille d’aller écouter la petite flute de notre Bison futé, de notre chasseur de gaspi, en un mot de notre Poulit d’or . Sur YouTube, tapez en recherche : " M. Jean POULIT sur la Pau-Oloron " Et voici en prime, les fortes paroles de son cher Pierre ( Saubot) : " Face à des minoritaires qui font du bruit mal-à propos et qui font de l’intox et de l’intimidation, nous sommes très, très nombreux, heureusement à être suffisamment intelligents pour être totalement solidaires de tous ces projets " . Les minoritaires intimidants se reconnaîtront !

    > Au pays de Poulit l’Enchanteur
    10 décembre 2012, par Rêveur des villes  

    Bravo pour cet article smiley

    Sur les comparaisons entre les LGV au Japon, en France et en Espagne, je reprends vos chiffres.

    Sur 1 km de voie de LGV, nombre de passage de personne par an :

    au Japon : 120 000

    France : 60 000

    Espagne : 9 000 (7 fois moins que la France).

    Je note que la France est en bonne position par rapport au Japon et à sa population.

    Par contre, concernant les aéroports, il serait peu réaliste de demander à un palois d’aller prendre l’avion à Biarritz plutôt qu’à Pau ou Tarbes. En pratique, l’erreur ayant été commise à l’origine et renouvellée il y a 15 ans par Labarrère et son homologue tarbais communiste, on en restera là pour les décennies à venir. Aucune ville ne lachera son aéroport. Le traffic, bien que ne nature différente, est à peu près le même sur l’aéroport de Tarbes-Lourdes et sur celui de Pau (700 000 passagers par an).

       
     
     
     
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    La nouvelle Pau-Bordeaux arrive !
    Péage Pau Bordeaux Pau = 43,80 €. Faisons payer les élus !
    BAP : « Pour l’administration française, Saragosse n’existe plus »
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    IDEcycle, ma chère idée...
    Avec le trésor, certains continuent de rêver...
    Idelis, Idecycle, Idelib, idées fixes !
    Nouveau parc des Expositions, résultat d’un sondage.



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