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Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?

lundi 3 décembre 2012 par Emmanuel Pène


La patronne du Medef a violemment réagi à l’annonce que le gouvernement envisageait la possibilité de nationaliser le site sidérurgique de Florange. Au-delà de la défense d’intérêts corporatistes, cela pose le problème de la position du Medef sur cette question : « Où s’arrête le libéralisme et où commence l’intérêt national ? »

Mittal : la stratégie d’un groupe mondial
Le groupe Mittal répond aux logiques économiques mondiales, et aux intérêts de ses propriétaires, la famille Mittal. Les industries consommatrices d’acier en Europe, et au premier plan l’industrie automobile, étant grandement en crise, l’industriel cherche à rationaliser ses sites de productions et à réduire ses coûts. Le site de Florange en fait les frais, pour des raisons probablement multiples comme la situation géographique, la vétusté des installations, le cout du travail ou encore le climat social que l’on sait conflictuel dans notre pays, et qui peuvent rebuter un investisseur qui a le choix de se développer dans des pays qu’il juge plus accueillants. Cette logique est connue et il est difficile, dans un futur proche de la contrer, car la mondialisation est un processus certes faisant débat, mais sur lequel la très grande majorité des états mondiaux s’accordent.

La France et ses industries stratégiques
Dans ce grand jeu mondial, qui s’est accentué suite à la fin de la guerre froide, chaque état s’interroge sur ce qui est important pour lui, en d’autres termes sur son intérêt stratégique. Si des pans entiers de notre industrie ont disparu, au premier titre les industries manufacturières telles que le textile, le cuir, etc.., et d’autres comme les biens de consommation sont devenues la quasi exclusivité de la Chine, la France doit s’interroger dès qu’une de ses industries est en phase de déclin prononcé, comme l’automobile, ou prête à disparaitre, comme la sidérurgie. Ces industries sont en effet non seulement pourvoyeuses d’emploi (l’automobile), mais la rupture de leur approvisionnement (l’acier) aurait pour effet d’accroitre notre dépendance vis-à-vis de pays tiers, et de réduire encore plus l’attractivité de la France pour des industries d’équipement dont la matière première principale serait soumise aux aléas de la géopolitique mondiale. Les opposants à ce raisonnement diront qu’en temps de paix les approvisionnements sont assurés. Certes, cela est vrai, mais n’oublions pas que c’est en temps de paix que la Russie a coupé les robinets du gaz aux ukrainiens, les plongeant depuis dans un vasselage qui ne dit pas son nom. les guerres ne se font toujours les armes à la main..

Que défend le MEDEF ?
Dès lors, la réponse virulente de Mme Parisot à la proposition de nationalisation de Montebourg, indépendamment de la viabilité technique de celle-ci, pose une question : Que défend le Medef ? La réponse est évidente : le Medef a choisi de prendre fait et cause pour l’industriel indien et sa logique purement économique, et contre l’intérêt national de la France qui est bien de garder sur son sol ces industries stratégiques. Le Medef aurait pu essayer de concilier les deux logiques, promouvoir avec Mittal ou d’autres l’idée qu’une solution devait être trouvée pour garder une capacité productrice sur le sol national, mais au lieu de cela, elle accepte la conséquence des décisions de Mittal, à savoir la fermeture définitive de ces installations. Ce faisant, le Medef par la voix de sa présidente, a montré qu’il plaçait l’idéal libéral au-dessus de l’intérêt national et continue ainsi à entretenir dans la population l’image d’un monde économique libéral et financier sans morale ni idéal, alors même que les entrepreneurs français sont largement favorables à ce que nos industries puissent rester et se développer, et à ce que toutes les classes sociales de notre pays, unies, en profitent.


- par Emmanuel Pène


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> Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
3 décembre 2012, par Oscar du Pont  

Aux bonnes intentions, il faudrait sans doute ajouter un brin de réalisme.En quoi les hauts foruneaux de Florange devraient-ils être considérés comme stratégiques ? Ils sont anciens, obsolètes et produisent des produits semi-finis sans grande valeur ajoutée, des brames d’acier, non compétitifs en termes de prix.Les maintenir en activité à titre de démonstrateurs du procédé Ulcos de récupération de CO2 ne les sauvera pas. Pour ce qui concerne les produits aval qui eux ont un marché, celui de l’automobile européenne, il n’a jamais été dans l’intention de Mittal d’en fermer les unités de production. L ’accord conclu entre Mittal et le gouvernement ne fait donc qu’entériner des décisions de bon sens en reculant simplement un peu l’échéance de la fermeture définitive d’un haut fourneau utilisé dans l’expérimentation Ulcos, mais avec de l’argent public et probablement en pure perte pour nos intérêts nationaux qui ne sont plus dans l’acier, réveillons nous...

Pour ce qui concerne le plan social, il est probable qu’il aurait de toute façon pu être évité compte-tenu de l’âge des ouvriers de la filière chaude et au prix des subventions qui permettront de maintenir les hauts fourneaux sous cocon en attendant...très longtemps.

Dans cette affaire, des syndicalistes actifs et inventifs ont fait leur job et mis les politiques dans les cordes jusqu’ au délire montebourien..

Ce qui nous amène à la position du Medef. Inutile à mon point de vue de ressortir les arguments du grand complot du capitalisme libéral et d’un Medef pro-Mittal, comme on parlerait de supporters pro-PSG ou Pro-Marseille..Le Medef a également fait son job en rappelant les bases élémentaires sur lesquelles nous avons construit notre démocratie, et la première d’entre elles, le droit de propriété. A quel titre nous arrogerions nous le droit d’expulser un propriétaire, qui plus est employeur de 20000 personnes en France aux fins de sauver 2 hauts fourneaux obsolètes, avec comme prétexte un pseudo investisseur qui ne serait intéressé, en bon rapace que par la partie profitable , les tôles à froid et de larges subventions. A cet égard, reprendre sans vergogne l’exemple de la nationalisation des banques anglaises pour justifier celle-ci est une escroquerie. Il y a en effet bien des différences entre l’action de l ’état qui nationalise une structure en faillite avant de la recapitaliser et celle qui consisterait à spolier des investisseurs qui souhaiteraient simplement restructurer leurs actifs et séparer de ceux qui ont un avenir, ceux qui sont définitivement condamnés. On notera qu’il n’est venu à personne l’idée de reprendre les hauts-fourneaux de Florange seuls..

Bref, le gouvernement a su récupérer un dossier très mal engagé avec bon sens et personnellement, je lui en sais gré.

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    3 décembre 2012, par Emmanuel Pène  

    Votre vision est assez caricaturale. C’est ainsi que la France (et l’Europe !) ont perdu depuis 30 ans de nombreuses industries et savoir-faire.

    Au delà du cas de Florange, il est important que nos politiques travaillent rééllement à l’avènement d’une politique industrielle et donc d’une stratégie sur plusieurs années. Quelle est notre vision industrielle à 10 ans ? Croit-on qu’on pourra se contenter du secteur tertiaire et de quelques industries de pointe, qui seront elles-mêmes un jour menacées ? Ou est-ce qu’on définit les industries stratégiques (celles qui spont nécessaires à l’indépendance de l’Europe et donc de la France) et on travaille à ce que leur environnement socio-économique soit plus favorable ? Cela inclut inévitablement des protections aux frontières européennes, comme le font aussi les USA, et la Chine. En disant cela, je ne suis nullement anti-libéral, car le système peut être libre à l’intérieur et protégé un minimum du dumping social extérieur. La nationalisation est un cas extrême, mais l’histoire a montré que dans certains cas (et De Gaulle l’a lui-même mis en oeuvre), ce principe était salvateur pour les états et la population.

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    3 décembre 2012, par Oscar du Pont  

    Votre vision est assez caricaturale

    Je ne vois pas en quoi..

    Pourquoi voudriez vous confier aux politiques (65% de fonctionnaires, le reste issus des professions libérales ou du monde associatif) le soin de définir "une politique industrielle et donc une stratégie sur plusieurs années".. ? Laissez aux entreprises le soin de définir leur stratégie. Ce n’est déjà pas si simple quand on est compétent alors imaginez quand on ne l’est pas.. Laissez aux politiques le soin d’arbitrer avec les outils dont ils disposent, la fiscalité, la règlementation et la politique sociale en général, entre différentes options possibles dont certaines peuvent effectivement être préjudiciables à l’intérêt national. Ce n’est déjà pas si mal. Ils peuvent aussi choisir et ne s’en sont pas privés, des solutions décourageantes pour les entrepreneurs et spoliatrices pour les actionnaires, pouquoi pas ?

    Pour le reste, je ne suis ni voyant ni prophète et si des solutions faciles à mettre en oeuvre et réalistes au plan économiques existaient, elles seraient sans doute appliquées. Je pense profondément qu’elles restent à trouver, qu’elles sont trouvables et que des esprits entreprenants et créatifs les développeront si on les laisse faire avec le moins d’interventions possibles autres que celles qui visent à permettre aux jeunes entreprises de se financer et d’opérer avec le moins de contraintes possibles sur un marché mondialisé le plus tôt possible. Une priorité devant être mise sur un de nos maillons les plus faibles en France, la coopération entre les grands groupes et les PME.

    Aucun salut ne passera par la main mise de la puissance publique sur la propriété privée ou sur l’entreprise en général si nous voulons rester en démocratie. Quant aux caricatures, souvenons-nous du Credit Lyonnais.

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    3 décembre 2012, par Emmanuel Pène  

    "Pourquoi voudriez vous confier aux politiques (65% de fonctionnaires, le reste issus des professions libérales ou du monde associatif) le soin de définir "une politique industrielle et donc une stratégie sur plusieurs années".. ? Laissez aux entreprises le soin de définir leur stratégie"

    La composition sociologique des politiques est c’est vrai un vrai problème. Il faudrait plus de personnes de la société civile et des entreprises privées.

    Ceci dit, vous ne pouvez pas attendre des entreprises qu’elles définissent la stratégie industrielle de la France, car les objectifs collectifs sont toujours différents des objectifs individuels.

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    4 décembre 2012, par Bertrand  
    M. Pene, d’ou sortent vos statistiques sur les "politiques" ? Et que définissez vous comme "politique" ?

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    5 décembre 2012, par Emmanuel Pène  
    C’est Oscar Dupont qui donne ces chiffres (je ne fais que le citer). A lui de répondre

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    5 décembre 2012, par Autochtone palois  

    C’est Oscar Dupont qui donne ces chiffres (je ne fais que le citer). A lui de répondre

    Oscar Dupont, ces chiffres viennent de chez Poulit, le traficoteur bien connu ?

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    6 décembre 2012, par Oscar du Pont  

    http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/cat_soc_prof.asp ?legislature=14

    OU

    http://www.cevipof.com/fichier/p_publication/829/publication_pdf_cahier_55.3_jp.pdf

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    6 décembre 2012, par le coq  
    tout se paie un jour...

    En France la compétence se justifie par un diplôme acquis entre 20 et 30 ans. Ainsi son détenteur s’autorise à toutes les fantaisies et contre-productivité jusqu’à 75 ans s’il devient "élu" ou choisi...Dans d’autres pays, la compétence vient par la preuve matérielle des résultats obtenus. C’est un peu mieux car les dividendes versés alimentent le social. En France on connait la réactivité syndicale fortement politisée souvent bornée pour justifier de leur solidarité vis à vis des idées folles et hors la loi. ( les dockers de marseille ...distribution du courrier, les transports au moment des départs en vacances et les services...)Il est impératif que la logique des fonctions soit en rapport avec la logique des compétences reconnues et non avec l’appartenance sectaire politique. Donner une bonne image de la France avec De Gaulle est bien loin. Nous avons la médaille olympique des "ratés" - députés, ministres, droit du travail, respect des accords, ...et même les femmes des présidents. La France consomme trop d’énergie inutile par manque de courage. L’avenir négatif en est la conséquence. Les "patrons" ne sont pas FOUS quitter la France devient une nécessité citoyenne s’il veulent survivre. Délocaliser les sièges sociaux préservent la paix sociale. Et puis ces étrangers qui viennent "manger le pain des Français"...vous connaissez ? Tout ce qui nous arrive de négatif vient des décisions des élus corporatifs et protégés qui se moquent allègrement de la solidarité citoyenne trop occupés . C’est ainsi qu’il faut comprendre les valeurs de la France et ce ne sont pas les exemples -Montebourg, Duflo, Hollande,Ayrault, Aubry, Royal,... Mélenchon, ... qui changeront notre image nationale et internationale.

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    6 décembre 2012, par Bertrand  
    "une nécessité citoyenne" smiley En quoi se barrer à l’étranger pour payer moins d’impots est une necessité "citoyenne" ?...

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    6 décembre 2012, par Oscar du Pont  

    En quoi se barrer à l’étranger pour payer moins d’impots est une necessité "citoyenne" ?...

    J ’en vois deux pour ce qui me concerne

    1) mettre les centres de décision sous des cieux plus favorables à l’entreprise, c’est la préserver à long terme en garantissant des recrutements de meilleure qualité et un environnement financier qui est indispensable pour ses investissements. Tout en l’installant au coeur de son marché, la France n’étant pas le centre du monde

    2) dans un contexte où les revenus les plus faibles tendent à devenir majoritaires, la pression fiscale tend à devenir infinie. C ’est la loi de la démocratie. Mais c’est suicidaire. Il est donc de l’intérêt du pays que ceux qui le quittent adressent en même temps à tous un signal et leurs rappellent qu’appauvrir les riches ne saurait être une solution efficace pour enrichir les pauvres. Surtout quand ils sont partis. Ils participent ainsi à un rééquilibrage indispensable et paradoxalement, même s’ils ne le vivent pas comme celà, je l’admets, ils nous rendent service. Ceux qui restent aussi, d’ailleurs, j’en conviens également.. smiley

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    6 décembre 2012, par le coq  
    Un exemple avec EADS qui annonce aujourd’hui (voir 20 minutes) la refonte de son conseil d’administration et de la constitution de son capital pour retrouver une indépendance vis à vis des gouvernements. Il y avait déjà pour faire simple : Renault (plus de grève depuis des années) Total.....CQFD

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    3 décembre 2012, par Bertrand  

    Je ne supporte pas Laurence Parisot et ses positions souvent caricaturales. Mais... L’avenir de l’acier, et surtout des hauts fourneaux est plus que compromis. A la limite, les sites comme ceux de Fos (combien de lorrains exilés là-bas après des combats qui furent déjà, à l’époque, complétement vains), installés sur une proximité portuaire, donc moins couteuse, ont de l’avenir. Cela dit, il reste à développer autre chose que les fours électriques, eux aussi amenés à fermer à plus ou moins long terme. Mais cela ne se fera pas en Lorraine. On peut le regretter. Mais il faut surtout aider la Lorraine à finir une reconversion engagée dans les années 70 et démarrée à Fensh Vallée. La France n’est que le 11ème producteur d’acier. Et sa production ne représente même pas le dixième de ce que produit la CHine. Maintenir cette production est inutile. Mais il faut focaliser sur la recherche, reconvertir les salariés, voire les mettre à l’abri du besoin pour les plus âgés (ça c’est de la solidarité), et miser sur de nouvelles technologies. En Lorraine ce serait bien, pour capitaliser sur une expérience et des savoir-faires évidents.

    > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    3 décembre 2012, par Daniel Sango  

    la France doit s’interroger dès qu’une de ses industries est en phase de déclin prononcé, comme l’automobile, ou prête à disparaitre, comme la sidérurgie. Ces industries sont en effet non seulement pourvoyeuses d’emploi (l’automobile), mais la rupture de leur approvisionnement (l’acier) aurait pour effet d’accroitre notre dépendance vis-à-vis de pays tiers, et de réduire encore plus l’attractivité de la France pour des industries d’équipement dont la matière première principale serait soumise aux aléas de la géopolitique mondiale

    De nombreuses erreurs qui peuvent fausser l’appréciation des differents choix possibles.

    Tout d’abord ce n’est pas le marché français qu’il faut considérer mais le marché européen. Et il y règne une surcapacité de production.

    D’autre part le marché automobile doit lui aussi être considéré au niveau européen et l’industrie automobile française n’est pas en déclin "prononcé"

    Enfin l’industrie sidérurgique n’est pas prête à disparaître, ce serait oublier les sites de Fos sur mer et Dunkerque.

    Pour terminer, mais avant tout, le problème de Florange n’est pas nouveau, il existait déjàn AVANT que Mittal n’achète Arcelor. Sa situation n’est pas compétitive, les acièries sont beaucoup plus performantes dans un port pour le transport et les manipulations des matières premières. Arcelor voulait déjà fermer Florange avant son rachat.

    Tout ceci pour dire que même Hollande sur son pédalo s’est rendu compte que la nationalisation de Florange est une ânerie

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    3 décembre 2012, par Emmanuel Pène  

    "Tout d’abord ce n’est pas le marché français qu’il faut considérer mais le marché européen."

    Y a-t-il une politique industrielle au niveau de l’Europe, pour définir par exemple les industries stratégiques et les protéger ? A ma connaissance non.

    De plus, que tous les emplois aillent en Allemagne ou en Republique Tchèque n’est pas non plus à mon avis une solution. La France doit retrouver sa compétitivité vis à vis de l’Europe.

    "l’industrie automobile française n’est pas en déclin "prononcé""

    A bon ? Quand un site comme Aulnay s’apprête à fermer, comment appelle-t-on cela ?

    "Enfin l’industrie sidérurgique n’est pas prête à disparaître, ce serait oublier les sites de Fos sur mer et Dunkerque"

    Il ne reste donc pas grand chose, et jusqu’à quand ?

    "Tout ceci pour dire que même Hollande sur son pédalo s’est rendu compte que la nationalisation de Florange est une ânerie"

    Ce n’était peut être pas la meilleure solution technique j’en conviens, mais il faut bien trouver des moyens de garder nos industries soumises à la concurrence mondiale. C’est notre avenir et notre indépendance nationale qui sont en jeu.

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    3 décembre 2012, par Louis H  

    Les industries stratégiques, oui. Encore faut-il considérer TOUT le dossier. D’où sort ce pré-supposé d’anticiper sur une pénurie d’acier qui nous menacerait ?

    Le problème actuel en Europe trouve sa principale origine dans la chute des achats de DEUX DOMAINES INDUSTRIELS, ses acheteurs principaux d’acier : le BTP (fers à béton et poutrelles) et l’automobile (tôles d’acier à hautes caractéristiques).

    La France et l’Europe sont en SURCAPACITÉ DE PRODUCTION de plus de 25% . D’un point de vue opérationnel ce serait un non-sens absolu que l’Etat français interfère sur la façon de repartir la baisse de production entre les sites industriels français.

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    3 décembre 2012, par paysaa  

    Juste un détail Sangon... Le pédalo Hollande à tout de même envoyé par le fond le porte-avion Sarkozy, léger détail de l’histoire..

    Et pan dans le Rump ou le Fion, au choix !

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    3 décembre 2012, par pehache  
    Vous voudriez pas plutôt plutôt aller faire des commentaires sur les forums de Yahoo Sports, paysaa ? Dans les débats PSG-OM, Real-Barça, etc, votre âme de supporter s’épanouirait grandement.

  • > Laurence Parisot et le Medef pour la fin de l’acier en France ?
    6 décembre 2012, par le coq  
    petit petit

    Une satisfaction de catacombe !!! Est-ce que la mort du "Christ" sur la croix a supprimé les guerres de religions ? Non, au contraire les mafias confessionnelles sont nées. Alors votre satisfaction est au niveau des égouts dans les rues de villes au 19ème siècle.

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