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Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau

lundi 12 novembre 2012


J’ai quitté le Béarn à l’époque des chocs pétroliers. Ma carrière professionnelle s’est déroulée sur fond d’évolution profonde de l’industrie, avec notamment la chute des emplois.

De retour au pays je pouvais craindre le pire. Ce n’est pas le cas. Pendant que ma fille galère en région parisienne entre son trois pièces, ses nourrices et son boulot, ses cousins restés au pays habitent de beaux pavillons avec des séjours de 40 m2. Le sentiment qui domine est celui d’un pays prospère, voire en plein essor.

Lorsque je parcours ma campagne, je vois des pavillons dans tous les coins. La circulation, y compris des poids-lourds, est intense sur toutes les routes et pas forcément les plus importantes.

Des rocades, des déviations, des centres commerciaux et des zones d’activités ont été ouverts, s’ouvrent ou sont en projet un peu partout.
Dans mon village 5 pavillons sont actuellement en construction et cette dynamique dure depuis plus de dix ans.
L’économie résidentielle semble exploser. La fin du gisement de Lacq ou le départ de Célanèse apparaissent comme des problèmes localisés.

Mais, pratiquement les deux tiers des ménages de mon village sont non imposables. Selon le PACT du Béarn, la quasi-totalité des demandeurs de logements aux alentours sont éligibles aux aides sociales.
La motivation principale des nouveaux arrivants est le prix bas des terrains. Même l’insécurité progresse. Les cambriolages sont fréquents. La gendarmerie d’Orthez a été investie par des experts armés de logiciels pour traquer les malfrats. Un hélicoptère a longtemps survolé la campagne les jours de marché.

La RD 549 (Lescar-Sault de Navailles) qui me conduit à Pau, ouverte par d’Etigny et pratiquement déserte il y a une trentaine d’années, est maintenant bien chargée. Lorsque je faisais de l’auto-stop à la fin des années 60, c’était galère. Récemment j’ai découvert, depuis mon coteau qui domine cette route, le souffle du trafic :
- Près de 5000 véhicules/jours au départ (dont près de 600 Poids-Lourds).
- Plus de 8000 à l’entrée de la rocade de Pau ; sans compter les tracteurs agricoles.
Maintenant, la rocade est saturée aux heures de pointe. Il faudrait la doubler par endroit et ouvrir un diffuseur à Berlanne.
Lorsque ces travaux seront réalisés mon village se rapprochera de Pau.

Pour la grande majorité de la population et des élus nés avant les années 70, tels M. Labazée ou M.Lasserre, ces évolutions sont dans l’ordre des choses.
Ces évolutions correspondraient aux vœux des électeurs. M. Cassou, maire de Pardies-Piétat, le précisait ainsi dans son intervention comme représentant du Président de l’Association des Maires du Département, à la conférence sur la consommation de terres agricoles à Aiciritz en décembre 2011. Le Sous-Préfet de Bayonne répondit que l’intérêt général est aussi affaire des élus.
Lors des réunions annuelles des maires avec le Préfet ; ce dernier est régulièrement interpellé au sujet des freins mis par l’administration pour limiter la dispersion des permis de construire.
Lors de la Conférence sur la Mobilité en juin 2011 à Pau, M. Ithury expliquait que la périphérie était le lieu où un jeune ménage démarrait son ascension sociale. Apparemment cela aurait été son cas. C’est aussi le mien.
J’avais emprunté sur 15 ans et pas sur 30 ans. Je n’ai pas connu de situations de chômage ou de problèmes familiaux.
Voyant mon trouble devant la situation immobilière dans les campagnes, mon notaire a essayé de me rassurer.
Les pavillons d’une trentaine d’années sont très demandés par les jeunes ménages aux revenus modestes. Les vendeurs peuvent acheter un petit appartement en ville pour passer leur retraite.
Ces évolutions ne sont pas tenables ; pas durables.

- par Larouture.


Ne manquez pas de participer à notre sondage de la semaine : Faut-il stopper l’urbanisation de nos campagnes ?

Quelques données sur l’étalement urbain
 
1. L’étalement urbain consomme des espaces naturels et agricoles. Les surfaces artificialisées représentent 8% de la surface de la France Alors que le rythme d’artificialisation était déjà, avant 2006, d’un département tous les 10 ans, il s’est accéléré au rythme d’un département tous les sept ans. (www.agreste.agriculture.gouv.fr) Au niveau du département, 2 à 3 ha de terres agricoles sont artificialisées par jour. (Assises du foncier agricole à Aiciritz -64- nov. 2011)

2. L’étalement urbain, ségrége la population en fonction des revenus. Les plus forts revenus se situent en première couronne autour de la ville de Pau. Les plus bas revenus se situent au Centre et en périphérie lointaine. (cf. cartes thématiques INSEE). Les nouveaux arrivants en périphérie lointaine sont surtout attirés par le prix bas du foncier L’insécurité gagne aussi les campagnes et les cambriolages sont fréquents.

3. L’étalement urbain affecte la création de richesse. Selon une étude de l’« Association des Maires des Grandes villes de France » près de 50 % de la valeur ajoutée en France est réalisée sur le territoire des grandes agglomérations.

4. L’étalement urbain accroit la consommation d’énergie. Le surcoût de la facture énergétique des 20 dernières années du à l’étalement urbain est estimé à environ 10% (L.Calvet, F. Marical, S. Merceron et M. Theulière, France portrait social- édition 2010).

5. L’étalement urbain accroit la saturation des infrastructures. Un pavillon construit en périphérie met de l’ordre de 1,3 à 1,6 voitures sur la route (soit 2 ,6 à 3,2 véhicules/jour sur la route) contre 1 voiture par ménage dans une ville de plus de 200.000 habitants. (S. Merceron, M. Theulière, INSEE Première, N° 1315 ; Octobre 2010).

Crédit photo : NASA/JPL-Caltech


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Votre commentaire



> Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
17 novembre 2012, par Valérie  

L ’habitat périphérique est un choix... Se plaindre de la difficulté d’accès au centre-ville en est une conséquence.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    18 novembre 2012, par Daniel Sango  

    L’habitat périphérique est un choix.

    Se plaindre de la difficulté d’accès au centre historique est la conséquence de la stupidité des Maires de Pau qui se sont succédés.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    18 novembre 2012, par AK Pô  
    Vive l’habitat urbain ! http://www.youtube.com/watch ?v=neMUXtCfYmA smiley

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    18 novembre 2012, par Valérie  
    Sango Aucune ville équivalente n’offre autant de places de stationnement gratuites ou peu chères.. C’est la stupidité des maires successifs qui a fait perdurer cela en effet. La place de Verdun est squattée à la journée par des banlieusards au détriment du commerce de centre ville. Croyez vous que cela puisse durer ?

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    12 novembre 2012, par le coq  

    Je préfère cette lecture de la région éclairée par du réalisme économique à celle faite par le visionnaire du millésime 2030.

    > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    12 novembre 2012, par Rêveur des villes  

    Ceux qui achètent une maison dans la périphérie lointaine et qui travaillent en ville en seront pour leurs frais dans qqes années s’ils veulent la revendre à cause de la hausse du coût de l’énergie. A moins que la gauche écolo bien pensante n’abaisse encore les taxes sur les carburants !

    Ces pollueurs, qui pourraient vivre dans un appartement à Pau, mais qui préfèrent aller vivre loin de la ville dans un pavillon tranquille paieront...

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    12 novembre 2012, par Rêveur des villes  

    "L’étalement urbain accroit la consommation d’énergie. Le surcoût de la facture énergétique des 20 dernières années du à l’étalement urbain est estimé à environ 10%"

    10% seulement (et pas beaucoup plus) parce que la plupart des gens qui habitent en ville vont travailler en ville... en voiture consommant gaiement 5 litres de carburant à l’heure de voiture en milieu urbain ! alors qu’ils pourraient utiliser le bus ou le vélo.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    14 novembre 2012, par Bertrand  
    Ca me gonfle ce genre de réflexion. "Qu’à prendre le bus ou le vélo"... J’habite à 20 km de Pau. Pas de liaison ferrée. Il y a le bus. A 7 heures du mat. J’embauche à 8h30. Ce bus arrive à 7h35 à Pau, rue Barbanègre, et donc je dois encore prendre un bus de ville. Mais le vrai souci, c’est que j’ai un enfant en bas âge, et que je n’ai aucune nounou pour le garder si tôt. Et bonjour la facture si c’était possible. C’est vraiment des réflexions d’égoïste ce genre de commentaire. Yaka, faukon... N’importe quoi.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    14 novembre 2012, par Rêveur des villes  

    "J’habite à 20 km de Pau"

    Il y en a dont le lieu de résidence est le centre de gravité entre les lieux de travail des 2 conjoints, et dans ce cas, il est logique que celui qui habite à Pau réside en dehors de la ville et prenne sa voiture pour ses déplacements.

    Il y en a aussi qui choisissent d’habiter loin de la ville alors qu’ils pourraient s’en rapprocher.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    14 novembre 2012, par Bertrand  
    Il y en a aussi qui n’ont pas les moyens de payer une taxe d’habitation délirante.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    14 novembre 2012, par pehache  

    20km * 2 trajets par jour = 40km * 200 jours ouvrés dans l’année (à la louche) = 8000km *0.15€ de coût au km pour une petite voiture = 1200€

    ça paye une bonne taxe d’habitation, déjà.

    Et au pire, la TH délirante c’est à Pau même, pas dans les autres communes de l’agglo (pour l’instant).

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par le coq  
    Allons Bertrand, il y a toujours des "bien-pensants" qui trouveront des solutions technico-économiques excellentes pour les autres. Ce sont en général nos "élites". Moi je pense que dans la même logique - tu devrais trouver une "nana" qui travaille, ainsi plus besoin de se lever tôt, plus de nounou, ce serait toi, plus de problème de cantine, pas besoin de travailler avec les aides sociales et les réductions d’impôts, bref le bonheur ! Papa au foyer ça existe, il faut être moderne ! de plus comme ta copine rentrerait à la maison fatiguée, elle n’aurait pas besoin de simuler pour refuser le "sport intrusif" donc autorisation d’aller ailleurs....le "bonheur". Merci la taxe de Pau.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par Bertrand  

    Et merde, me suis trompé de "nana"... Pfff... C’est pourtant simple. Bon je vire celle-là et j’en trouve une autre. Mais je garde mon p’tit bonhomme, sa mère l’a bien résussi...

    Joke mis à part ; je suis perplexe devant les commentaires et les "solutions" proposées. C’est donc aux individus de s’adapter au système et non l’inverse. Ouais, super réflexion de fond ça. C’est même un poil totalitaire, mais bon, j’en ai déjà vu d’autres sur ce site. Et quant au fait que de nombreuses familles repeuplent les villages des environs, qui sans cela ne seraient plus que des hospices, bien sûr, ça n’a aucun intérêt. SI on veut qu’un équilibre existe, il faut tenir compte de toutes les composantes, et mesurer l’intérêt de chaque positionnement. Et même plus basiquement, on peut aussi avoir le droit de choisir la campagne sans devoir subir des commentaires stupides. Perso, je m’en fous, je suis motard, et rouler sur les routes des coteaux est un plaisir. Mais ci quelqu’un d’un peu plus ouvert d’esprit chez nos élites et nos techniciens avaient l’idée d’améliorer les liaisons bus, aménager des parkings périphèriques, favoriser le co-voiturage, et bien je réfléchirai avec attention pour aller dans le sens commun et améliorer la qualité de vie et préserver les finances familiales. Mais sans cela...

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par mael  

    Bertrand, ma petite famille et loi, on est en passe de faire comme vous, par goût des petits villages et aussi pour fuir des impots locaux monstrueux (surtout quand ceux-ci sont en lien direct avec des dépenses dignes de pharaons !).

    Et puis pour l’aspect pécunier, le calcul ne tient pas que sur la taxe d’habitation, il faut aussi regarder les frais réels au niveau des impôts sur le revenu et également le prix des terrains nettement plus abordable en périphérie de Pau.

    Et pour ma part, j’ai une voiture qui consomme peu 4l au 100 donc pour 8000km cela me revient à 512 €/an de pétrole (320 litres à 1€60), par rapport au 1 200 €/an, ça fait un peu de marge pour changer les pneus...et puis je suis très ouvert sur le covoiturage, le bus.

    Et quand le pétrole sera à 2 € me direz vous et bien cela poussera vers le covoiturage, le bus...

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par Bertrand  
    D’accord. Mais pour la conclusion, comme j’aurai changé de nana... Ca devrait aller mieux. smiley

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par Bertrand  
    Au fait, à propos de la taxe paloise... J’ai habité Lons la première année de mon arrivée en Béarn. C’était aussi délirant que Pau. Presque 1000 euros pour une appart avec garage.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par AK Pô  
    Pour ma part, la TH (Pau centrum) équivalait à 14 mois de loyer annuel. Du coup, je suis allé m’installer à Tarbes (sur les conseils de RDV). Le problème, c’est que je bosse à Pau. Mais plus pour longtemps (licenciement économique probable, du coup ça fera un pauvre en moins à Pau !) smiley

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par pehache  

    Le coût au km d’une voiture est loin de se limiter à l’essence et aux pneus. 0,15€ / km (la base que j’ai prise pour mon calcul) est loin d’être irréaliste même pour une petite voiture.

    Et concernant le repeuplement des villages, c’est un argument tarte à la crême : les lotissements péri-urbains n’ont plus rien à voir avec la ruralité et la vie des village.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par Bertrand  
    Pehache, vous êtes vraiment bouffi de pré supposés erronés. J’ai racheté une maison de village, quasiment au pied de l’église. C’est très lottiseement péri-urbain... Et je viens d’accepter des fonctions d’administrateurs dans une petite association locale qui cherche à dynamiser le village et sa ruralité... smiley

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par pehache  
    Et ? Qu’est-ce que votre vie a à voir avec la ruralité ? Dans les villages proches des grands centres urbains ce mot ne veut plus rien dire.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par Bertrand  

    Ola ola l’aigri... smiley

    Ma commune est rurale parce selon l’INSEE 80% de la production y est agricole. Maïs, raisins... Elle est rurale parce que plus de la moitié de sa population y est installée depuis plus de dix ans, et vu les noms, je peux affirmer que ce sont des natifs. Ce qui se vérifie en croisant ces chiffres avec ceux des propriétaires de logements. Elle est rurale parce que le rythme de sa vie se fait en fonction des saisons. ET elle est rurale parce la grande majorité des gens que j’y croise se sentent ruraux. Mais bon, vous avez la vérité avec vous, je ne peux pas lutter. smiley

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par mael  

    Le coût au km d’une voiture est loin de se limiter à l’essence et aux pneus. 0,15€ / km (la base que j’ai prise pour mon calcul) est loin d’être irréaliste même pour une petite voiture.

    On ne va pas pinailler mais pour un citroen saxo, par exemple, on est loin des 0.15 € / km sauf pour un modèle sportif. http://www.entretien-auto.com/statistiques_membres_modele.php ?constructeur=3&nom=Saxo

    Et concernant le repeuplement des villages, c’est un argument tarte à la crême : les lotissements péri-urbains n’ont plus rien à voir avec la ruralité et la vie des village.

    Bein moi, je vois quand même des différences entre des villages comme Sauvagnon ou Arudy et des villages comme Idron qui ressemble plus à un dortoir.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par Bertrand  

    Maël, enfin, vous n’êtes pas sérieux. Arudy dispose de Distributeurs Automatiques de Billets. C’est terriblement urbain ça... Nan nan, ça fait grande banlieue de Pau, rien de rural dans les banques. M’enfin...

    Dans mon village, il n’y a même pas de DAB. Faut dire qu’il y a de moins en moins de commerces aussi...

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par mael  
    Je pensais plus au bistrot ;)

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par pehache  

    Euh, c’est n’importe quoi ce site... Qu’est-ce qu’ils comptent dans "entretien", au juste ? Juste le liquide du lave-glace ?

    Si je regarde ma voiture (une 406) ils annoncent 0.025€/km, alors que de mon côté si j’enlève tous les frais fixe (amortissement, assurance...) j’arrive à 0.10€/km, plus l’essence 0.10€/km aussi, soit 0,20€/km. Si je compte les frais fixes ça monte à 0,30€/km !

    Alors pour une saxo je veux bien que 0.15€/km soit au-dessus de la réalité, mais ça ne ne descend sûrement pas en-dessous de 0.10-0.12€/km hors frais fixe, et 0.15-0.20€/km tout compris.

    Concernant Idron, ce n’est plus un village : il est presque totalement intégré au tissu urbain palois maintenant.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par pehache  

    C’est toujours amusant les urbains qui jouent aux (néo-)ruraux. Et comme souvent, c’est les plus récents convertis qui sont les plus forcenés smiley

    80% de la production y est agricole, la belle affaire : ça prouve quoi, au juste ? Que 2 ou 3 agriculteurs locaux font l’essentiel de l’activité de la commune et que 95% de la population travaille ailleurs. C’est donc plutôt le signe d’une péri-urbanité.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par mael  
    Pour ma part Ph, je suis plutôt néo-urbain et un forcené de la campagne.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par Rêveur des villes  

    une remarque sur les coûts énoncés par pehache.

    Pour celui qui habite à 20 km de Pau, calculer un coût de carburant de 5 litres au 100 km à 1,5 € le litre soit 7,5 € pour 100 km est sous-estimé. Car une partie de ces 20 km a lieu en ville. Disons la moitié, 10 km. Et là, c’est 5 litres... à l’heure (et l’on fait beaucoup moins de 100 km en 1 heure en milieu urbain).

    Ensuite, il faut compter amortissement du prix d’achat du véhicule (plus frais financier si emprunt), entretien-réparation... En gros, on peut multiplier par 2 le coût du carburant pour avoir le coût total du véhicule.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par Rêveur des villes  
    j’oubliais l’assurance... qui n’est pas pour rien... même avec un coef de 0,5...

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par Bertrand  

    Pehache, décidément... Vous osez tout, c’est d’ailleurs à ça que l’on vous reconnait...

    Encore une fois tout faux, je ne suis pas un néo-rural, désolé. J’ai même fait une partie de ma carrière dans les campagnes bourguignonnes et champenoises.

    "80% de la production y est agricole, ça prouve quoi ?" smiley smiley smiley Trop fort ce Pehache ! Allez rien que pour vous, je le dis, j’habite Lasseube. C’est très péri-urbain smiley et pas du tout agricole. Déjà Bourdieu dans le Bal des célibataires faisait ce constat.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    15 novembre 2012, par pehache  

    Désolé, mais je crois ne pas m’être fait bien comprendre. Le fait de n’avoir quasiment pas d’activité économique locale autre qu’agricole n’est pas une marque de ruralité, et je dirais même que c’est le contraire. C’est en effet typique des villages péri-urbains d’avoir une petite poignée d’agriculteurs, et pour le reste l’essentiel des actifs qui vont travailler ailleurs. Dans la vraie ruralité les activités économiques locales sont plus diversifiés, avec gens qui vivent ET travaillent sur place. Mais la vraie ruralité n’existe plus beaucoup, malgré les assoces qui veulent défendre le bon-vieux-temps-que-c-était-mieux-avant.

    Quoi qu’il en soit, travailler en ville en habitant à la campagne j’appelle ça néo-rural. D’ailleurs la motivation première que vous avez vous-même donnée pour habiter à la campagne était en négatif par rapport à la ville (impôts trop élevé) et non pas en positif par rapport à la campagne.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    16 novembre 2012, par Rêveur des villes  

    pehache :"20km * 2 trajets par jour = 40km * 200 jours ouvrés dans l’année (à la louche) = 8000km *0.15€ de coût au km pour une petite voiture = 1200€"

    Je trouve, en carburant : 10 km en milieu rural = 0,075 € le km + 10 km en milieu urbain (disons 12 minutes, si ce n’est beaucoup plus...) à 7,5 € de l’heure = 1,5 € Total par jour : 1,5 + 0,75 = 2,25... x2 = 4,5 € * 200 jours = 900 € et un coût moyen au km en carburant de 0,11 €

    en comptant l’assurance, l’amortissement de l’achat et les frais financiers éventuels, la vidange annuelle, les pneus et les réparations (qui chiffrent très vite), on est à mon avis bien au-delà des 0,15 € le km pour une petite voiture en milieu mixte rural / urbain.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    16 novembre 2012, par le coq  
    Le ridicule ne tue pas !!! De tels développements sont une excellente information de crédibilité de leurs auteurs. A titre indicatif les impôts acceptent une valeur de déduction de 0,33€/km...et ils savent calculer EUX. Décidément on comprend pourquoi les budgets ne sont jamais tenus, que le gouvernement refuse la règle d’or, etc... Vraiment déçu.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    16 novembre 2012, par Bertrand  
    Ben non, c’est un choix de vivre en campagne, et ce depuis très longtemps. Néo veut dire nouveau... Vous vous trompez de sens, mieux vaudrait parler de rurbain. Je bosse en ville actuellement, mais encore une fois j’ai souvent travaillé in situ des villages où je vivais. Et ici, je me tourne plus souvent vers Oloron et les vallées que vers Pau. Et je sais ne pas être le seul. La moitié des gens que je croise sur Lasseube et plus exactement chez Massaly, bar/boucherie (terriblement urbain ça aussi...), vivent et bossent sur le village. Arrêtez de coller des images toutes faites et accepter d’autres vérités que celles que vous voulez assener.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    16 novembre 2012, par le coq  
    Je n’ai jamais prétendu MOI détenir la vérité tout au plus une autre vue des problèmes, et je revendique ma liberté de parole face à quiconque ne vous en déplaise. Alors pour le cas concret, je prétends que le fisc QUI SAIT COMPTER permet une déduction de 0,33€/km, dont acte. Pour info au prix de l’heure de M.O. charges comprises le plus cher est le km à pieds vient ensuite le km à vélo....

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    17 novembre 2012, par mael  
    i

    Cocq, Bertrand ne s’adressait pas à vous mais à Ph...

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    17 novembre 2012, par Rêveur des villes  

    Habiter à Lasseube et travailler à Pau... D’abord, je reconnais que Lasseube est un très beau village et donc un lieu où il fait sans doute bon vivre, avec sa tranquillité et ses petits commerces, loin de la pollution automobile, des endroits délabrés, de la concentration d’incivilités que l’on trouve en ville...

    Faut-il supprimer les villages pour mettre tout le monde (sauf les agriculteurs) en ville à se déplacer à vélo et en bus ? Je n’irais pas jusque là !

    Je pense néanmoins que chaque personne a une responsabilité sur le changement climatique. Chacun devrait effectuer son bilan carbone et en tirer les conclusions. (Moyenne française 2,8 tonnes par personne par an. Niveau soutenable : 0,8 tonne par personne par an). Certains appeleront cela du terrorisme intellectuel, personnellement, je l’appelerai "responsabilité".

    Une solution intermédiaire pour les habitants de Lasseube travaillant à Pau : le co-voiturage...

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    17 novembre 2012, par Rêveur des villes  
    Dès lors qu’un village est d’une certaine taille, le co-voiturage est possible. Sur les 1700 habitants de celui-ci, il y en bien un certain nombre qui ont des horaires de travail proches, dans un lieu proche, et des caractères compatibles au moins pour le temps d’un trajet en voiture. Il y a également ceux qui habitent sur le trajet Lasseube-Pau.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    17 novembre 2012, par Larouture  

    La problématique de la "rurbanité" et du développement durable est complexe.

    Il y a les deux situations contraires, voire extrêmes, discutées dans les commentaires :

    -  Poursuite de la rurbanisation entamée avec le développement de l’automobile et toujours à l’œuvre.

    -  Réaction de retour vers les centres villes entamé avec la crise énergétique.

    Mais le rurbain existe et ne va pas disparaître. D’autres scénarios complémentaires se dessinent :

    -  Autour d’intermittences cycliques avec une forte attractivité des espaces naturels ou agricoles, des initiatives pour conforter l’attractivité des paysages,

    -  Ou autour d’un réseau de bourgs et projets de territoires.

    Des réflexions sont en cours pour le rural comme pour la ville, notamment coordonnées par l’INRA. C’est encore flou pour moi.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    26 novembre 2012, par pehache  

    Bon OK Bertrand, j’aime bien me faire l’avocat du diable, vous l’avez remarqué !

    Mais vous l’avez un peu cherché, Mael et vous, en évoquant initialement comme motivation le fait de payer moins d’impôts locaux à a campagne : ça ne fait pas trop amour sincère de la campagne, présenté ainsi.

    Ca m’amène quand même à plusieurs réflexions :

    1) la "fuite" des villes pour payer moins d’impôts reste une solution individuelle (même si elle concerne pas mal de monde au final). La population globale étant ce qu’elle est, les grands centres urbains sont inévitables et la majorité de la population ne peut pas y échapper. Sauf, comme disait l’autre, à construire les villes à la campagne. *

    Du point de vue de l’intérêt général, l’enjeu est donc de rendre les villes vivables (à tous points de vues), pas de faire la promotion de la fuite à la "campagne"

    2) la vrai ruralité et les vrais ruraux de nos jours sont aussi rares que le desman... Les modes de vie à la campagne n’ont plus rien à voir avec ce qu’ils étaient. Les enfants de la campagne n’arrêtent plus l’école à la fin du primaire, ils vont au collège et au lycée, donc à la ville. Même à Lasseube je ne pense pas qu’il y ait encore grand monde qui ne fasse pas régulièrement ses courses dans les grandes surfaces d’Oloron ou de Pau. Même à Lasseube, je ne pense pas qu’il y ait grand monde qui n’aille jamais à Oloron ou à Pau pour des loisirs (ciné, restau, etc...). Sans même parler bien sûr de la proportion de gens de la campagne qui travaillent en ville.

    Bref, le mode de vie actuel est tourné vers les villes, même quand on habite à la campagne.

    3) Un peu de polémique :

    S’installer à la campagne n’est pas à la portée de tous, il faut un minimum de moyens en réalité. La partie de la population la plus démunie ne le peut pas, et n’a pas d’autre choix que de rester en ville.

    Et surtout, les habitants de la campagne coûtent cher à la collectivité : il faut leur installer et entretenir des réseaux (électricité, téléphone, distribution de courrier, routes, transports scolaires...) qui sont bien plus onéreux qu’en ville par personne desservie. Un facteur à vélo distribue le courrier à 30 appartements d’un coup en 5mn, là où le facteur rural se déplace en voiture et distribue 10 fois moins de courrier dans le même temps. On peut faire le même raisonnement pour le reste (un câble EDF d’un kilomètre et son transfo pour alimenter 1000 foyers en ville ou 10 à la campagne, etc...)

    Bref, en caricaturant à peine on peut dire que ce sont les habitants de barres de Sarragosse qui financent les rurbains.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    26 novembre 2012, par Rêveur des villes  

    pehache : "Du point de vue de l’intérêt général, l’enjeu est donc de rendre les villes vivables (à tous points de vues)"

    Oui. A Pau, ça veut dire rénover la ville, mettre de la verdure là où ça en manque. Le pb, dans la société actuelle, est le concentré d’incivilités en ville (du fait de la concentration de population). Un maire ne peut mettre des amendes que de 35 € maximum, ce qui n’est pas dissuasif. Les gâteux bien pensants diront qu’il faut faire de la prévention. Expliquer aux gens qu’il ne faut pas laisser les déjections canines sur les trottoirs ou se garer sur les passages piétons... Certes, l’effectif de la police municipale peut être augmenté, mais cela n’est pas suffisant.

    Personnellement, quand je vois de beaux immeubles modernes avec de grandes terrasses pleines de verdure, je me dis que si j’avais à choisir, je préfèrerais habiter là qu’à la campagne.

    "Et surtout, les habitants de la campagne coûtent cher à la collectivité : il faut leur installer et entretenir des réseaux (électricité, téléphone, distribution de courrier, routes, transports scolaires...)"

    Egalement l’eau, l’assainissement. On ne saura sans doute jamais combien cela coûte. Aucun politicien ne communiquera ces chiffres pour ne pas risquer de perdre les voix des ruraux !

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    27 novembre 2012, par Larouture  

    L’accident mortel de Lacadée sur la RD 549 occupe une page de La République d’aujourd’hui et une vidéo sur le site.

    La dangerosité du lieu n’empêche pas la commune de démarrer un lotissement de 10 pavillons en peine campagne, en bordure de cette route et avec un accès direct possible. Le maire demande aussi que la collectivité finance un rond-point pour sécuriser le lieu.

    La filière immobilière ne ferait pas un lobbying plus efficace.

    Pourtant les élus connaissent très bien la raison de l’accroissement du trafic sur cette route : L’urbanisation à outrance des villages du bassin du Luy de Béarn desservis par la RD 549 !

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    18 novembre 2012, par le coq  
    C’est marrrant surtout à "Toussaint" : les urbains qui jouent aux (néo-)ruraux -selon votre définition- mettent des fleurs naturelles sur les tombes alors que les ruraux (néo-urbains) fleurissent avec de l’artificiel ! Dans le style "écolo les verts". Cherchez l’intrus.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    19 novembre 2012, par Bertrand  
    Effectivement, le covoiturage est une hypothèse. Un bon sujet de travail pour une asso locale... Ma moitié (que je vais finalement garder) le pratique déjà avec une collègue. Mais ne le peut pas avec moi car j’ai des horaires pas assez réguliers. C’est une des difficultés de ce type d’alternative. Il faut en tenir compte.

  • > Regard sur l’urbanisation en périphérie lointaine de Pau
    24 novembre 2012, par catchy  

    J’ai un collègue qui vient de faire la connerie, à savoir construire à Coarraze (bien au fond du village, hein, pas à côté de la voie rapide) parce que le terrain n’était pas cher.

    Aujourd’hui il râle parce qu’avec les horaires de train il ne peut plus bénéficier des avantages des horaires variables que lui offre son employeur ! A vouloir à tout prix avoir une maison, on perd parfois sa liberté.... Avant il était à 5 min à pied de son boulot (centre ville Pau) ; locataire certes, mais zéro frais de transport et un emploi du temps à la carte.

    Le bonheur n’est pas toujours dans le pré...

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