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Parkings-relais et bus-tram : le pour et le contre

lundi 29 octobre 2012 par Henri 64


André Duchateau, le Président du syndicat mixte des transports urbains a accordé à la presse locale deux interviews (1), (2). Dans la première, il explique le retard pris à la mise en service de parkings relais. Dans la seconde, il réfute les arguments de ceux qui souhaitent un autre itinéraire pour le bus-tram. Examinons les arguments.

Le retard pris dans la mise en service des parkings-relais est indéniable. La mesure était déjà préconisée il y a une dizaine d’années. Les délais de négociation pour les terrains et leur mise en conformité n’expliquent pas tout.

Cependant, il faut reconnaître que le parking entre la gare et l’ancienne usine des tramways représente une avancée remarquable. Mais au nord, à l’ouest et à l’est, rien n’a changé. L’affirmation selon laquelle la place de Verdun peut servir de parking relais est discutable. Certes, cette place permet aux automobilistes d’accéder aux transports urbains, et notamment à la navette gratuite. Mais cette possibilité devrait être laissée à tous les habitants de l’agglomération et les automobilistes venus de plus loin à l’ouest devraient être incités à garer leur véhicule plus à l’écart du centre-ville.

Il devrait être naturel de placer ces parkings de délestage en bout de ligne des bus, et non à mi-chemin afin d’éviter le plus possible un engorgement de la ville et la pollution. De ce point de vue, installer un parking de délestage près de la salle des ventes, allées Catherine de Bourbon, n’est pas une idée heureuse. D’autant qu’un tel emplacement pourrait être utilisé à des fins plus productives. En revanche, les terrains en bordure de l’autoroute sont peu propices à une urbanisation et constitueraient un emplacement idéal. A condition cependant que le bus-tram, la ligne la plus à même de convaincre l’automobiliste de laisser sa voiture parvienne jusqu’à ce point.

Cela peut être le cas, à condition d’ouvrir l’accès de l’hôpital sur l’avenue de l’Europe (une voie existe déjà, mais elle est fermée à la circulation). Ce qui, par parenthèse, donnerait un accès beaucoup plus direct au service des urgences que par le détour via le bd de Hauterive. Conjuguer la desserte de l’hôpital et un parking relais conséquent constituerait une justification éclatante de cette ligne nouvelle. Un trajet rectiligne jusqu’au rond-point de l’autoroute et ne nécessitant pas de travaux d’importance (au moins dans les conditions actuelles de circulation) serait un avantage sérieux pour une ligne de bus rapide.

De plus, plusieurs établissements industriels ou commerciaux (dont Caliceo) profiteraient d’une telle desserte. Bien entendu, le quartier de l’Ousse des bois et le bd de la Paix, en voie d’urbanisation rapide, ne peuvent être tenus à l’écart. André Duchateau a raison d’écarter le passage par le bd de Hauterive en ironisant « On ne fait pas un investissement à 6 millions d’euros le km le long de prés ou de bois. On ne fait pas un bus-tram pour desservir les écureuils ». Mais rien n’interdit d’envisager une circulation dans un seul sens qui réduirait notablement les contraintes et les coûts. Une boucle partant des allées Catherine de Bourbon en rejoignant l’hôpital par une entrée par le nord via le Bd de l’Europe ou le Bd Cami-Salié et desservant la bordure du quartier de l’Ousse des bois puis le Bd de la Paix offrirait quasiment les mêmes services qu’une double voie et éviterait les virages à gauche, si préjudiciables à la fluidité de la circulation. Les habitants du centre et le personnel parviendraient à l’hôpital en moins de temps et les habitants des quartiers nord atteindraient le centre ville dans le même temps. Ce n’est qu’au retour que le temps de parcours pourrait être légèrement plus long pour ces derniers. Au total, le temps de rotation des bus entre la gare et l’hôpital serait réduit (le tracé étant plus court et moins contourné), les aménagements considérablement plus légers.

En ces temps de difficultés financières, aller vers des économies raisonnables en matière d’investissement et de frais de fonctionnement n’est pas une option à rejeter d’un revers de la main.

- par Henri 64

(1) « Parkings-relais : pourquoi c’est si long » La République du 10 octobre

(2) « Bras de fer autour du bus-tram » La République du 23 octobre

Crédit photo : Mappy


La boucle autour de l’hôpital

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> Parkings-relais et bus-tram : le pour et le contre
24 novembre 2012, par catchy  

Pourquoi ne pas s’interroger plus globalement sur une politique qui veut stigmatiser les pendulaires (ceux qui viennent travailler en centre-ville), alors qu’à Pau ce sont une bonne partie d’entre eux qui tiennent à bout de bras les commerces (notamment les restaurants entre midi et deux) : je parle de la mutuelle agricole (180 places au parking Halles-République, soit 25% du parc), du trésor public, de l’inspection académique, des banques, agences immobilières etc...

A terme les salariés de ces organismes publics ou privés ne pourront plus stationner dans le centre-ville. Qu’en résultera-t-il ? Soit leur employeur voudra continuer à leur fournir une place de parking comme avantage salarial, et ira construire en périphérie. Soit ces salariés devront emprunter les transports en commun en garant leur voiture à l’extérieur.

Au final, même conséquence : l’argent que ces personnes injectent actuellement dans le centre-ville (restaurants) et les commerces de proximité (maison de la presse, pharmacie, cordonnier, supérette, etc) disparaîtra à terme. Le centre-ville va devenir un no-man’s land résumé à quelques franchises (Zara, H&M) où vont se côtoyer les bobos retraités ( j’en connais, et même des bobos non retraités !) et les investisseurs semi-légaux issus de l’immigration (intéressez-vous à l’immobilier - notamment rue Duboué, vous verrez...) lesquels n’injecteront pas un centime dans l’économie locale si elle n’est pas inféodée à leur système. Les preuves de ces dérives existent. Mais les responsables ne veulent pas les voir.

  • moudre le grain en poudre aux yeux
    24 novembre 2012, par AK Pô  

    Catchy : " et les investisseurs semi-légaux issus de l’immigration (intéressez-vous à l’immobilier - notamment rue Duboué, vous verrez...) lesquels n’injecteront pas un centime dans l’économie locale si elle n’est pas inféodée à leur système.".

    Petit tour sur les pages jaunes : "le lokal" (vidéos, sauna gay, etc) au 3, atelier Magendie (déco) au 25, Ozturk Kadir, tailleur au 31 (the black sheep ???),PhotoPEP (photographie) au 15, Dubedout (architecte) au 8, garage Francis (mécanique)au 23, entraide psycho sociale CHS au 23, etc...

    Pourquoi ne pas s’interroger plus globalement sur une politique qui veut stigmatiser les pendulaires (ceux qui viennent travailler en centre-ville), alors qu’à Pau ce sont une bonne partie d’entre eux qui tiennent à bout de bras les commerces (notamment les restaurants entre midi et deux) : je parle de la mutuelle agricole (180 places au parking Halles-République, soit 25% du parc), du trésor public, de l’inspection académique, des banques, agences immobilières etc...

    Si je comprends bien, c’est une armée de bureaucrates qui, cinq jours par semaine, plombent les 1500 places ( !) de parking du centre ville et font fonctionner les commerces. Ils mangent au resto, achètent l’Equipe, ou les Echos, voire "La France Agricole", passent à la pharmacie pour acheter des anti-dépresseurs et des bonbons au miel pour leurs enfants, investissent les supérettes pour les sucettes et les chamalows, la plaquette de beurre et le kilo de sucre en poudre qui manquent à la maison (perdue en pleine cambrouse), ce qui les oblige à se garer à proximité de leur lieu de travail, car le canard, les médocs et les courses, ça pèse sur l’économie locale plus que les transports en commun. C’est ça, le problème ? Quant aux 1500 places gratuites en centre ville, c’est jeu de piste et compagnie. Où s’arrête le pseudo centre ville, quelles en sont les limites ? Il existe des milliers de places de stationnement gratuites, à Pau. Jusqu’aux allées de Morlaàs, à l’avenue Trespoêy, sur la route de Bayonne, de Bordeaux... mais allez apporter un "appel d’offre" à l’hôtel de France ou au CG,à l’OPHLM Alsace Lorraine (.../...) et vous saisirez que tous ces discours ne sont que du vent.

    "A terme les salariés de ces organismes publics ou privés ne pourront plus stationner dans le centre-ville. Qu’en résultera-t-il ? Soit leur employeur voudra continuer à leur fournir une place de parking comme avantage salarial, et ira construire en périphérie. Soit ces salariés devront emprunter les transports en commun en garant leur voiture à l’extérieur."

    Offrir une place de parking comme avantage salarial, allons allons, avec les 1500 places gratuites de Valérie, les parcmètres à un prix ridiculement bas,pourquoi ne pas payer plutôt une carte d’abonnement aux bus super rapides, qui s’arrêtent dans des emplacements réservés ( faits spécialement pour eux), mais qui empêchent les automobilistes de les dépasser, quand ils chargent et déchargent les usagers (quais d’accès proéminents sur la chaussée -XIV juillet-, ilôts centraux sur chaussée, etc.

    "Le centre-ville va devenir un no-man’s land résumé à quelques franchises (Zara, H&M) où vont se côtoyer les bobos retraités ( j’en connais, et même des bobos non retraités !)" : le centre ville ne va rien devenir du tout, il est en devenir. Les administrations lourdes devraient avant tout migrer en périphérie (agglo, CG, CCI, bref toute la bureaucratie publique et privée qui ne nécessite aucun contact avec le public), laissant ainsi le champ libre aux personnes qui ont besoin de la proximité de places de parking pour diverses raisons (livraisons, vacations, déplacements divers dûs à la fonction, à la clientèle).

    Enfin, il est simple d’extrapoler sur des données dont rien ne vérifie la véracité (si ce n’est la Presse), et les 1500 places gratuites, les 90 millions d’E pour l’A65, les investisseurs semi-légaux de la rue Duboué, tout ceci forme un amalgame pour gamers qui s’ennuient et s’amusent à tuer les mouches sur leur fond d’écran.

    Heureusement, la vie est ailleurs, tout comme my rue Taylor is rich (entre nous, on l’appelle Ozturk Kadir street), c’est même écrit dans les pages jaunes. Alors !

  • > Parkings-relais et bus-tram : le pour et le contre
    29 octobre 2012, par Rêveur des villes  

    J’ai lu l’interview de Duchâteau. Priorités catastrophiques : la piscine plutôt que les parkings relais... Enfin, c’est quand même assez clair que c’est le cadet de leurs soucis.

    > Parkings-relais et bus-tram : le pour et le contre
    29 octobre 2012, par le coq  

    Allons-y....paroles, paroles, paroles.....

  • > Parkings-relais et bus-tram : le pour et le contre
    29 octobre 2012, par Pierre  
    Vaste débat !! Pourquoi un parc relai sur les Allées ? Eh bien parce que le SMTU veut impérativement desservir Ousse-des-Bois et l’Hopital dont la parking est largement saturé et non le Zénith qui éviterait cette réalisation et dont le parking, récemment couvert, est largement disponible en journée. Pour ce qui est du BUS-TRAM, il semble important de réfléchir à l’avenir, la situation économique et l’élévation du coût des carburants imposent que l’on anticipe. C’est ce que propose le SCOT (Schéma de COhérence Territorial) pour les vingt ans à venir en s’appuyant sur un réseau de transport en commun adapté dont le BUS-TRAM est le premier maillon.

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