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Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur

lundi 22 octobre 2012 par Agathocle de Syracuse


Un Béarn en 2030 enclavé, exsangue, miné par les tensions sociales, et sans avenir. Ce scenario-fiction n’est pas une réalité, mais représente ce que pourrait être le Béarn et d’une manière plus générale le piedmont pyrénéen dans 20 ans, si rien n’est  fait pour en améliorer l’attractivité et, au premier chef les infrastructures, soient-elles de transport, d’enseignement ou de communication.

En 2030, les territoires béarnais et bigourdans sont plus que jamais enclavés. La LGV atteint Irun par la côte basque, en passant par Dax, le barreau par Pau ayant été jugé trop cher et définitivement abandonné par le gouvernement Ayrault en 2013. Il y eut bien une tentative de projet alternatif, mais le manque d’unité des représentants politiques du sud-ouest, défendant mollement plus de 4 projets différents, finit d’enterrer le projet. La réouverture de la ligne ferroviaire Oloron-Canfranc se fit en 2021, pour un coût total de 900 millions d’euro, mais son trafic ne dépassa guère plus de 10.000 passagers par an, principalement touristes ou retraités, et présenta un déficit d’exploitation abyssal. Son financement de projet assécha en revanche complètement les projets de nouvelle route Pau-Oloron, et plus encore l’aménagement de la route vers le Somport. En 2030, l’aéroport de Pau appartient à Air France. Celle-ci, en effet, consentit à racheter l’infrastructure en 2018, suite à l’échec répété de plusieurs projets de reprise, et constatant la manne financière que lui procurait Total. Air France y réduisit les destinations à Paris, et à deux rotations par jour. Toute velléité de rapprochement et de mise en commun des aéroports de Pau et Tarbes fut dès lors abandonnée. L’aéroport bigourdan en revanche connut un fort développement grâce aux lignes low-costs jusqu’en 2022, mais suite à la crise pétrolière de 2023, et souffrant d’une taille trop petite, dut définitivement fermer ses portes, le trafic se reportant intégralement sur Toulouse.

En 2030, le Béarn est exsangue. Miné par les crises économiques de 2013, et de 2023, il subit un déclin ininterrompu. Oloron connut dès 2014 une disparition progressive de son tissu industriel, les entreprises partant pour des villes mieux desservies, et disposant de main d’œuvre plus qualifiée. Confrontée à un problème grave de reconversion, la ville atteignit en 2020 un taux de chômage record de 25%, qui ne devait plus baisser par la suite. En 2020, Turbomeca ayant été racheté par un groupe saoudien, les unités de production furent déplacées progressivement de Bordes à.. Villefranche du Lauragais près de Toulouse. Outre les raisons de desserte insuffisante (Il se dit que les cadres de Turbomeca étaient fatigués d’attendre le fameux échangeur de Morlaàs sur l’A64), les  nouveaux dirigeants invoquèrent la difficulté à attirer de jeunes diplômés qualifiés, ce problème s’étant accentué depuis la fermeture de plusieurs filières de formation d’ingénieurs paloises en 2018. Il s’en suivit une saignée pour le Béarn. De nombreux sous-traitants fermèrent ou réduisirent la voilure, laissant sur le carreau de nombreux salariés. Incapable d’imaginer une reconversion de son économie,  le Béarn atteignit dès 2022 un taux de chômage de 18%. L’agglomération de Pau survit grâce à Total, mais fut confrontée à une paupérisation croissante de son centre-ville, composé de plus en plus de bénéficiaires des minimums sociaux, étudiants boursiers et retraités pauvres. Les échecs successifs de la Mairie pour réévaluer la ville eurent pour conséquence une désertification commerçante, le centre Bosquet fermant dès 2013, la Fnac et les galeries Lafayette en 2014, l’abandon de rues entières (la rue des cordeliers fut fermée en 2016 pour cause de salubrité), et la montée de la délinquance. Celle-ci culmina avec les émeutes de 2024, qui eurent pour conséquence le placement de Pau en zone de développement prioritaire par le gouvernement. Au passage, la statue d’Henri IV fut déboulonnée et jetée par-dessus le boulevard des Pyrénées par des militants anarchistes occitanistes.

A suivre..

 - par Agathocle de Syracuse


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> Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
26 octobre 2012, par Daniel Sango  

Le Mythe de l’enclavement, seriné par la CCI et les anciens Grecs : voir Sud Ouest du 16/09.

Ci dessous extrait :

"3. La LGV crée du développement économique

FAUX. C’est un point sur lequel les chercheurs sont plutôt unanimes. « Le TGV n’a pas d’effet structurant en tant que tel », explique Jean-Marc Offner, actuel patron de l’Agence d’urbanisme de Bordeaux, un spécialiste des transports. « Le TGV ne fait que révéler ou amplifier les dynamiques économiques à l’œuvre sur le territoire », poursuit Marie Delaplace, de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée. « Ce sont les entreprises qui créent de la valeur, donc de l’emploi, en développant le nombre de leurs clients. Pas les infrastructures, contrairement à ce que croient un peu naïvement les élus », rappelle Yves Crozet, du Laboratoire d’économie des transports de Bordeaux.

Les effets ne sont pas nuls. Les entreprises de conseil lyonnaises se sont ouvert de nouveaux marchés parisiens avec la LGV. On visite plus facilement Strasbourg et ses environs depuis sa connexion au réseau. Reims a accueilli une trentaine d’entreprises, créé une ZAC autour de sa gare nouvelle, mais peu, hormis des centres d’appels, sont venues de l’extérieur. Depuis l’ouverture du Rhin-Rhône, RFF a transféré sa direction régionale Bourgogne-Franche-Comté de Besançon vers Dijon.

Les villes qui en tirent parti sont celles qui avaient déjà des stratégies publiques et privées. Mais, le plus souvent, ce sont d’abord les entreprises locales qui relocalisent leurs activités dans des quartiers d’affaires émergents autour des gares, comme à Bordeaux. En attendant mieux.

4. Les villes moyennes en profiteront aussi

FAUX. Le diagnostic est certes à nuancer. Il agace les élus, cette fois-ci, parce qu’ils sont persuadés que la LGV est synonyme de développement pour tous. « Une croyance », selon Yves Crozet. D’abord, la grande vitesse est faite... pour aller vite. « Les fréquences de desserte des villes moyennes seront plus faibles », insiste Marie Delaplace. La Fédération nationale des agences d’urbanisme désigne les villes moyennes comme les perdants du TGV.

La métropolisation est déjà à l’œuvre, et la grande vitesse ne fait que l’accélérer. « Il appartient aux élus des villes moyennes d’anticiper ces tendances et d’élaborer des stratégies de développement complémentaires à celles des métropoles. Tout n’est pas perdu pour elles, loin de là », explique Alain Bonnafous, futur président de l’Observatoire socio-économique de la LGV Tours-Bordeaux. « Les métropoles sont les grandes gagnantes de la grande vitesse », estime Victor Pachon, principal opposant basque à la Bordeaux-Hendaye. En fait, le TGV ne fait qu’accélérer une tendance déjà à l’œuvre."

> Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
25 octobre 2012, par Oscar du Pont  

Chacune des phases du scenario catastrophe présenté ici est sinon probable, possible. La somme des occurences les plus négatives décrites est donc elle-même possible même si heureusement elle n’est pas certaine. J’invite les bons esprits qui contestent un scenario aussi pessimiste à le réécrire dans une version optimiste mais réaliste, afin que nous puissions mesurer les "bornes" de la probabilité de vivre en 2030 dans un Béarn prospère.

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    25 octobre 2012, par pehache  

    Après les Mayas et la fin du monde en 2012, voilà Athanocle et Oscar pour la fin du Béarn en 2030.

    La chute d’une météorité géante sur le Béarn est également du domaine du possible, ne l’oublions pas.

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    25 octobre 2012, par Emmanuel Pène  

    Pehache,

    Dans l’histoire, on ne voit jamais les crises venir, même si les ferments sont là. On aurait eu ce même genre de discussion en 1788, 1938, ou.. 2007. Pourtant les crises et bouleversements ont eu lieu.

    Ce que je comprends de cet article est qu’il nous met en garde sur les conséquences que pourraient avoir les politiques, ou plutôt les absences de politiques actuelles.

    La politique c’est que les citoyens agissent et prennent leur destin en main, et non qu’ils restent dans l’inaction en se disant que les choses vont continuer éternellement. C’est aussi ce que se disaient les aristocrates en 1788, ou les pacifistes en 1938. smiley

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    25 octobre 2012, par pehache  

    Dans l’histoire, on ne voit jamais les crises venir, même si les ferments sont là.

    Ce n’est pour autant qu’un délire à la agathocle possède une quelconque once de réalisme. Prédire des catastrophes diverses et variées c’est à la portée du premier venu : si elles ne se produisent pas tout le monde a oublié entre temps le gentil délire, et si elles se produisent le nostradamus en herbe peut dire "je l’avais bien dit !".

    Ce texte est fantasmatique, il ne démontre rien, ne justifie rien (aucun exemple donné en comparaison, par exemple).

    Et c’est toujours les mêmes ridicules rengaines sur le soit-disant enclavement du Béarn. Vous connaissez beaucoup de villes de 150.000 habitants qui ont 2 autoroutes, un aéroport avec 8 liaisons par jour sur Paris, des TGV directs sur Paris... ?

    Ca finit par ressembler à un comportement d’enfant gâté éternellement insatisfait, qui à force de caprices finit par se persuader lui-même qu’il est le plus malheureux du monde.

    Le sommet du n’importe quoi c’est quand même Turbomeca qui partirait parce que "les cadres étaient fatigués d’attendre le fameux échangeur de Morlaàs sur l’A64" ! L’échangeur Pau-Centre est à 5mn de là... et si c’est pour aller vers l’Est mieux vaut de toutes façons aller prendre l’A64 à Soumoulou depuis Bordes. Mais surtout, n’importe quel cadre de n’importe boîte dans n’importe quelle grande ville passe sûrement 10 fois plus de temps en transports quotidiens qu’un cadre de Turbomeca à Pau...

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    25 octobre 2012, par Emmanuel Pène  

    “Et c’est toujours les mêmes ridicules rengaines sur le soit-disant enclavement du Béarn. Vous connaissez beaucoup de villes de 150.000 habitants qui ont 2 autoroutes, un aéroport avec 8 liaisons par jour sur Paris, des TGV directs sur Paris”

    Oui, il y en a beaucoup, et souvent plus petites que Pau. Quelques exemples : Bayonne / Biarritz, Montauban, Brive, Avignon, poitiers, Niort, etc.. Quant au TGV direct, je rappelle qu’il met 5h.., et que l’aéroport ne va régulièrement qu’à Paris et à Lyon à des prix prohibitifs.

    “Ca finit par ressembler à un comportement d’enfant gâté éternellement insatisfait, qui à force de caprices finit par se persuader lui-même qu’il est le plus malheureux du monde.”

    Vous êtes dans l’exagération. De plus, l’insatisfaction est un moteur de l’évolution.

    “Le sommet du n’importe quoi c’est quand même Turbomeca qui partirait parce que "les cadres étaient fatigués d’attendre le fameux échangeur de Morlaàs sur l’A64" ! L’échangeur Pau-Centre est à 5mn de là...”

    C’est vrai, je ne vois pas Turbomeca partir pour cette raison, mais qui peut savoir ce qui se passerait en cas de crise aéronautique grave, ou en cas de rachat de l’entreprise par un actionnaire étranger (se rappeler d’Usinor..)

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    25 octobre 2012, par pehache  

    Très amusante votre liste de villes... Vous y mélangez des petites villes qui ont simplement eu la chance ( ?) de se trouver sur le passage d’une voie de communication entre entre 2 grands centres urbains (poitier, brive, niort), et d’autres qui sont très proches de grandes villes bénéficiant ainsi des infrastructures de ces grandes villes (montauban, avignon). Toutes ces villes n’ont pas obtenu ces infrastructures pour elles-mêmes... (sans compter que vous avez vite en besogne pour attribuer des infrastructures à certaines d’entre elles : le TGV à Brive c’est un scoop par exemple)

    Mais il va falloir vous y faire et apprendre à vivre avec : Pau n’est pas une grande ville, n’est pas très proche d’une grande ville, et n’est pas sur une grande voie de communication.

    Et pourtant, si vous vouliez bien regarder vers le haut plutôt que vers le bas, vous verriez que Pau est aussi bien pourvue en infrastructures de transport que beaucoup de villes bien plus grandes : Toulouse, sans aller bien loin (2 autoroutes, 1 aéroport, des TGV pour Paris en 5 heures).

    Vous êtes dans l’exagération.

    Du tout. Plus ça va, plus je trouve que cette complainte de l’enclavement est d’un grotesque absolu.

    Quant au TGV direct, je rappelle qu’il met 5h.., et que l’aéroport ne va régulièrement qu’à Paris et à Lyon à des prix prohibitifs.

    Voilà, éternel insatisfait : on a le TGV "oui mais c’est long", on a l’avion "oui mais c’est cher"...

    C’est vrai, je ne vois pas Turbomeca partir pour cette raison, mais qui peut savoir ce qui se passerait en cas de crise aéronautique grave, ou en cas de rachat de l’entreprise par un actionnaire étranger

    Ah mais je ne dis pas le contraire. De même Total peut très bien partir un jour. Mais là c’est un peu comme la météorite : ce sont des décisions sur lesquelles on aura très peu de prise, pour ne pas dire aucune.

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    25 octobre 2012, par Emmanuel Pène  

    Je ne comprends pas votre opposition à améliorer les infrastructures existantes. En quoi cela vous gène-t-il ? Etes-vous de ces adeptes de la décroissance qui crient au loup à tout projet de développement, tout en vivant confortablement à l’abri des besoins ? pensez aussi à vos enfants, qui préfèreront une région prospère avec des opportunités, qu’une région n’offrant pas d’emplois et les forçant à émigrer.

    De plus, les autres villes et régions bougent, donc rester à la situation actuelle risque de nous faire décrocher. Qui n’avance pas recule. Ceci dit, rien ne vous force vous, Pehache à avancer ; vous pouvez même reculer, mais n’empêchez pas les autres d’avancer.

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    25 octobre 2012, par pehache  

    Je ne comprends pas votre opposition à améliorer les infrastructures existantes. En quoi cela vous gène-t-il ?

    Ca me gêne dans le sens où "on" crée de toutes pièces et qu’on agite un problème qui n’en est pas un. Ca permet à tout un tas de guignols ("décideurs" de toutes sortes) de s’agiter et brasser du vent en faisant croire qu’ils font oeuvre utile pour le Béarn, alors qu’en fait ils ne font que masquer leur manque de vision pour l’avenir.

    Si il y a des problèmes à résoudre ou des choses à améliorer en Béarn, ce ne sont sûrement pas en premier les grandes infrastructures de communication.

    Et je suis désolé, mais il faut vraiment être un guignol et se foutre du monde pour pérorer à n’en plus finir sur une LGV en Béarn, qui est totalement hors de portée, même en rêve. Une fois la Tours-Bordeaux réalisée, et avec quelques améliorations sur la voie existante entre Bordeaux et Pau, Paris sera à 4 heures de TGV. C’est très correct, et ceux qui sont plus pressés continueront à prendre l’avion.

    Et si mes enfants doivent aller travailler ailleurs, et bien quoi ? Ce n’est pas une catastrophe de devoir sortir de son petit coin...

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    25 octobre 2012, par Emmanuel Pène  
    La différence, c’est qu’on ne peut pas agir sur la météorite, alors que sur le reste, oui.

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    25 octobre 2012, par le coq  
    Je conteste mais en 2030 je serai parmi les bons esprits donc moins de conneries à lire.

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    22 octobre 2012, par pehache  

    "Le Béarn a Peur !"

    Tout un programme...

    Je conseille à Agathocle un petit lexomil pour calmer ses angoisses du soir...

    > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    22 octobre 2012, par gracq  

    Vous avez oublié le tremblement de terre en 2016, la grande crue du Gave en 2018, le serial killer en 2020, les chats et chiens errants en 2022 et le retour des loups Place Clemenceau en 2024...

    > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    22 octobre 2012, par Daniel Sango  

    Comme le dit si bien le titre, il s’agit d’un scénario fiction...

    Certaines hypothèses vont même au delà de la fiction :

    En 2030, l’aéroport de Pau appartient à Air France.

    D’autres par contre correspondent bien à ce qui va se passer :

    La LGV atteint Irun par la côte basque, en passant par Dax, le barreau par Pau ayant été jugé trop cher et définitivement abandonné par le gouvernement Ayrault en 2013.

    Quant au Béarn 2030, les hypothèses prises par les élus pour le SCoT du Pays du Grand Pau, c’est une augmentation de la population de 52 000 habitants.

    Agathocle de Syracuse est le seul à avoir peur... curieux pour un tyran sanguinaire...

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    25 octobre 2012, par Emmanuel Pène  

    “En 2030, l’aéroport de Pau appartient à Air France.”

    Daniel, pourquoi ce serait de la fiction : Si l’aéroport est dans une situation critique et ne trouve pas de repreneur gestionnaire, qui a le plus à perdre d’une fermeture ? Air France

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    25 octobre 2012, par pehache  
    Citez nous un seul aéroport qui appartienne à Air France, et cette "hypothèse" commencera à avoir un semblant de crédibilité.

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    25 octobre 2012, par Emmanuel Pène  

    Donc votre raisonnement est : ce qui n’existe pas ne peut pas exister ? Savez-vous que le port du Pirée à Athènes a été racheté par des chinois ? ça ne vous interpelle pas ?

    De toute façon, c’est une fausse polémique (je pense que qu’Agathocle a voulu provoquer pour susciter des réactions). Peu importe qui reprendrait l’aéroport ; le problème posé est celui de la perenité de l’infrastructure si elle n’est pas mutualisée avec Tarbes..

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    26 octobre 2012, par Oscar du Pont  
    La question de la "propriété" de l’aéroport est de toute façon sans importance dans le propos de l’auteur. Il aurait également pu dire que l’aéroport, dans les faits "appartient" à Total. Ou que Total en 2030, qui n’aurait pas développé d’activité d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste, se trouverait contraint de fermer son centre de recherche à Pau après être passé sous le contrôle de Shell. Ceci entraînant le retrait partiel d’Air France Si vous préférez çà..

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    26 octobre 2012, par pehache  

    Si Total ne développe pas son activité de autour des gaz de schiste à cause des règlements, Shell non plus hein...

    Mais pour enfiler votre propagande tout est bon smiley

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    26 octobre 2012, par Oscar du Pont  
    J’aurais sans doute dû préférer Exxon à Shell. Mais le résultat sera le même. Quel avenir pour un centre de recherche sans ...recherches ?

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    26 octobre 2012, par pehache  

    Pas plus Exxon que Shell. Si il y a risque de rachat c’est bien plus par des compagnies chinoises, dont certaines ont les liquidités pour racheter n’importe quelle "major" européenne. Le seul frein est d’ordre geopolitique, mais pour combien de temps ?

    Quel avenir pour un centre de recherche sans ...recherches ?

    Question confuse. Le centre Total à Pau n’est pas un centre de "recherches" (au sens R&D) mais un centre scientifique (un peu) et technique (beaucoup).

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    26 octobre 2012, par Daniel Sango  

    Pour clarifier, TOTAL est Bien impliqué dans les gaz de schistes aux USA ou il a encore récement fait une JV avec Chesapeake pour le développement de gaz de schistes de l’UTICA et 25% dans les futures exploration.

    Quant au Centre palois de Total c’est effectivement ce qu’en dit Pehache qui principalement fait des prestations techniques pour le compte des différentes filiales dans le monde

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    26 octobre 2012, par Oscar du Pont  

    Je n’ai pas de compétence dans le domaine et vous pouvez toujours bien entendu venir m’opposer la votre. Je ne faisais que relever les derniers deals d’ Exxon ou de Shell et qui concenrent des gisements de gaz de schistes là où ils sont accessibles. Inutile de pinailler car là n’est pas l’essentiel. Mon propos était de dire que le scenario du pire exposé plus haut aurait pu également prévoir à l’échéance de 2030, un nette diminution de l’activité du Centre Total, du fait d’une part de la diminution que vous proclamez d’habitude imminente des ressources fossiles (je n’en crois évidemment rien) et d’autre part de l’interdiction faite à Total d’explorer en France des alternatives.

    Il est évident qu’en matière de gaz de schiste et à la place du management de cette société, j’irais probablement implanter un centre technique plutôt aux US qu’en France. Surtout si j’avais la faiblesse de m’inspirer des propos éclairés de ceux qui semblent regretter de vivre ou d’avoir vécu du pétrole et tendent à vouloir nous imposer un Béarn campé pour l’éternité dans le refus de tout ce qui pourrait contribuer à sa prospérité économique

    Mais Péhache n’en est pas à une incohérence près.C’est même chez lui, un art de vivre.

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    26 octobre 2012, par pehache  

    Mon propos était de dire que le scenario du pire exposé plus haut aurait pu également prévoir à l’échéance de 2030, un nette diminution de l’activité du Centre Total, du fait d’une part de la diminution que vous proclamez d’habitude imminente des ressources fossiles (je n’en crois évidemment rien)...

    Si vous n’en croyez rien, pourquoi craignez-vous cette hypothèse ?

    ...et d’autre part de l’interdiction faite à Total d’explorer en France des alternatives.

    Quel rapport ? Au cas où cela vous aurait échappé, il y a longtemps que 99,9% de l’activité d’exploration-production de Total se situe dans le monde entier et en dehors de France.

    Il est évident qu’en matière de gaz de schiste et à la place du management de cette société, j’irais probablement implanter un centre technique plutôt aux US qu’en France.

    Vous êtes amusant, voilà maintenant que vous donnez des leçons de management à Total smiley . Sauf que le fonctionnement d’une boîte de ce genre semble vous échapper.

    Un centre technique comme celui de Total à Pau (qui est LE centre technique mondial de Total, je le rappelle), avec le type d’activité qui est le sien, n’a aucun besoin d’être géographiquement proche du théâtre des opérations. Et comme Total travaille partout dans le monde, la localisation de ce centre n’a à peu près aucune importance. Il se trouve qu’historiquement il est à Pau, et que Total n’a en l’état pas d’intérêt particulier à le déplacer ailleurs (au contraire à court terme il grossit, même).

    Sinon il y a bien longtemps que ce centre aurait été déplacé en Afrique (terrain de jeu traditionnal de Elf) ou en Asie (terrain de jeu traditionnel de Total).

    Ne me remerciez pas pour la leçon, c’était un plaisir.

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    26 octobre 2012, par Oscar du Pont  

    Il est évident qu’en matière de gaz de schiste et à la place du management de cette société, j’irais probablement implanter un centre technique plutôt aux US qu’en France.

    Vous êtes amusant, voilà maintenant que vous donnez des leçons de management à Total . Sauf que le fonctionnement d’une boîte de ce genre semble vous échapper.

    Oui, bien sûr je n’en ai aucune idée, ni même du management en général, tandis que vous Péhache êtes bien entendu compétent et qualifié. Vos très hautes responsabilités dans l’industrie vous y ont préparé et j’accepte vos leçons avec humilité.

    Je persiste cependant, en m’excusant de vous demander pardon de vous interrompre, à penser que le principe de précaution érigé chez nous sous la pression des anti-tout dont vous faites partie, comme un moyen d’éradiquer toute forme de développement qui ne soit pas balisé empêchera Total d’investir sur des techniques d’exploitation du gaz de schiste en France. Et que donc la recherche de compétences qui ne soient pas sous-traitées, si elles s’avèrent stratégique pour le groupe ne se fera certainement pas dans un établissement français. Un peu comme si Euralys conduisait à Pau des recherches OGM sous le bec de vos petits camarades piverts...

    Vous pouvez vous gausser, mais c’est mon point de vue. Rendez-vous dans 20 ans pour en reparler Monsieur Jesétou.

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    28 octobre 2012, par pehache  

    Comme je le disais avant que la grande faucheuse ne passe, il est inutile d’attendre 20 ans pour se gausser.

    Car malgré mes petits-camarades-piverts-anti-tout-dont-je-fais-partie, et en contradiction complète avec vos imprécations catastrophistes, Total a l’inconscience de travailler aujourd’hui même sur les gaz de schiste à Pau, comme le montre ce lien (*) :

    http://fr.linkedin.com/pub/hamid-pourpak/24/ba7/567

    "I’m working also on the Gas Shale geomechanics laboratory characterization and coupled Hydromechanic modeling and simulation of hydraulic fractures."

    gas shale --> gaz de schiste / hydraulic fractures --> fracturation hydraulique

    Tout de même, qui sont-ils pour oser ne pas se conformer aux prédictions d’Oscar ???


    (*) en cours de certification ISO pour le respect de la netiquette. Bien sûr on pourra objecter que ces informations ne sont visibles que par les gens qui ont une connection internet, remettant ainsi en cause leur statut réellement public.

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    26 octobre 2012, par peyo  

    Oscar annonce

    j’aurais sans doute dû préférer Exxon à Shell. Mais le résultat sera le même.

    Dommage qu’il ne nous dise pas pourquoi il a cette préférence pour Exxon.

    Car dans cette comparaison Oscar semble oublier que Exxon (depuis 1999) n’est plus une société d’exploration et de production du pétrole brut, mais une marque qui se consacre à l’essence et aux lubrifiants !

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    26 octobre 2012, par Oscar du Pont  

    @peyo

    (Reuters) - Exxon Mobil Corp (XOM.N) will buy Denbury Resources Inc’s (DNR.N) properties in the Bakken shale for $1.6 billion and the exchange of some assets as the world’s largest publicly traded energy company seeks to boost its crude oil output.

    Exxon shares rose 22 cents to $90.79 in early trading Thursday on the New York Stock Exchange. Denbury shares climbed 3.3 percent to $17.27.

    Exxon and other global oil companies like Royal Dutch Shell (RDSa.L) are buying more oil and gas assets in North America as they struggle to boost production in a sector where a vast amount of energy resources is located and tightly controlled by countries like Brazil and Russia.

    Traduction OdP

    Exxon et d’autres grandes compagnies pétrolières achètent de plus en plus de gisements de gaz et de pétrole en Amérique du Nord, afin de développer leur production dans un secteur où une part importante des ressources est étroitement contrôlée par le Brésil et la Russie

    The use of technologies like hydraulic fracturing and horizontal drilling have unlocked vast supplies of oil and gas. Output in the Bakken - which spans North Dakota, Montana and Canada - is expected to double to about 1.2 million barrels per day by 2015.

    The properties being bought consist of about 196,000 net acres, with expected production of more than 15,000 oil equivalent barrels per day in the second half of this year, Exxon said.

    The acquisition will increase Exxon’s holdings in the Bakken region to nearly 600,000 acres, and similar purchases are expected in the future by other big oil companies.

  • > Béarn 2030 - le scenario fiction qui fait peur
    22 octobre 2012, par Jacques Faget  

    C’est sombre et pessimiste. Malheureusement, je ne crois pas que ce soit très éloigné d’une probabilité plausible.

       
     
     
     
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