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Justice sociale, le mensonge mortel

lundi 29 octobre 2012 par Oscar du Pont


Liberté, Egalité, Fraternité, le slogan magnifique de notre République est un bien commun qu’il ne viendrait à personne l’ envie de contester. Comme l’idée selon laquelle les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, placée au frontispice de la Déclaration universelle des droits de l’ homme. Qui oserait se dresser contre elle ?

Là ou les choses se compliquent un peu, c’est lorsqu’il s’agit de définir le périmètre exact des "droits" dont il s’agit ici et qu’il ne serait sans doute jamais venu à l’idée des rédacteurs de ce texte sacré, d’étendre à la profondeur de nos portefeuilles ou à l’étendue de nos ambitions ou de nos réussites personnelles.

C’est une bien étrange évolution de la société française qui l’a conduite à déplacer le principe d’égalité du droit au dû et à rejeter les mécanismes régulateurs du marché qui y font naturellement obstacle comme une sorte de monstruosité anglo-saxonne agitée en repoussoir. Et à ce point de vue, il n’y a pas de grande différence entre la gauche de gouvernement classique et la droite modérée. Il est assez amusant d’ailleurs de voir la manière avec laquelle les tenants d’une économie administrée de droite ou de gauche interprètent la crise financière que nous traversons. Ils y voient la preuve des dangers de la dérégulation alors qu’on peut y voir au contraire, la juste sanction de la spéculation et de l’avidité des acteurs, par des mécanismes régulateurs du marché. Ceux au nom desquels, les arbres ne poussent par jusqu’ au ciel. Là en revanche où le marché se révèle certes particulièrement sévère ou injuste, c’est lorsqu’il fait porter à tous le prix de la sanction, même si beaucoup de ceux qui protestent aujourd’hui ont pris leur part d’excès, avec l’excuse un peu facile de l’ignorance.

La dernière élection présidentielle a mis au premier rang des revendications du candidat socialiste, la noble idée de « justice ». En allant chercher des voix tout en se revendiquant des principes fondateurs de notre République, le succès était assuré, car le peuple est crédule et prompt à s’indigner. Le rétablissement de la justice supposait bien entendu que l’injustice soit au pouvoir, une démonstration facile à faire. « Moi Président » nous en dressa les raisons exhaustives en forme de long plaidoyer anti-riches, anti-patrons, anti-finance, afin de nous laisser croire qu’au nom de la justice et de l’égalité, tout serait désormais possible. Et qu’en appauvrissant « les riches » on n’ enrichirait peut-être pas les pauvres, mais qu’au moins, on leur rendrait justice. Rien de bien original lorsqu’il s’agit de rendre une promesse de campagne intelligible aux ignorants ou à ceux qui aiment y trouver de quoi y consolider leurs jalousies ou leurs rancunes. Sus aux riches donc, au nom de la justice.

On aurait pu en rester là et revenir ensuite à un mode de gouvernement plus pragmatique. Mais dix années de frustration hors des cercles les plus élevés du pouvoir, d’ opposition systématique et irresponsable, d’absence chronique de reflexion et de travail au profit de luttes internes entre factions, ont enkysté la doctrine socialiste , l’ont renforcée encore aux limites extrêmes de la démagogie, sous les coups de boutoirs de tribuns irresponsables, cyniques et sans aucun scrupule intellectuel et la pression de l’utopie de l’écologie politique appelée en renfort.

Dans le même temps, les autres partis socialistes européens, confrontés avant le notre à la rude réalité, ont entrepris des mutations, engagé des réflexions utiles ou bien perdu les élections. Le notre en est encore à entreprendre de décevoir ses électeurs le plus lentement possible, à force de mensonges ou de demi-vérités sans oser néanmoins s’attaquer aux vraies réformes qui prépareront le pays à rebondir le plus vite possible sur la sortie de crise. Et c’est en celà que la priorité donnée à la" justice" contre l’efficacité se révèlera être un piège mortel.

La démarche italienne est à ce point de vue radicalement inverse, comme le fut celle du gouvernement Schröder en 2005, à une époque déjà oubliée ou le chômage allemand excédait les 10% et ou nous Français observions avrc compassion, une société vieillissante et condamnée par sa démographie, s’enfoncer inéluctablement et s’écrouler sous sa dette. Mais aucun de ces deux modèles ne saurait pourtant nous convenir parfaitement, pour de nombreuses raisons structurelles et culturelles qu’il faut bien prendre en compte.

Ce qui est certain, en revanche, c’est que la primauté à la "Justice sociale" est non seulement un mensonge dangereux en période de crise, mais qu’elle est aussi la stratégie la moins efficace pour en sortir. D’une part, parce qu’il y de moins en moins de richesses à partager entre un nombre de plus en plus important de pauvres, un effet naturel du cycle économique. Et que d’autre part les effets pervers de ces prélèvements massifs sur les plus actifs et les plus entreprenants sont absolument désastreux. Même s’il est difficile d’en mesurer les conséquences à court terme, celles-ci marqueront pour longtemps les entrepreneurs français qui peinaient à se remettre des effets calamiteux des 35 heures et qui constatent avec horreur l’affaiblissement constant de la compétitivité de leurs entreprises en luttant au quotidien pour trouver du financement auprès de leurs partenaires financiers devenus aveugles et sourds ou recruter du personnel qualifié et motivé , une ressource devenue introuvable. Confrontés à une bureaucratie envahissante, à des contrôles tatillons, à une règlementation en perpetuel changement qui perturbe leur exploitation et alourdit leurs coûts, ils constatent au quotidien l’invasion d ’un principe de precaution qu’il leur est souvent difficile de confronter au simple bon sens . Et le tout en subissant en prime la sanction du mérite par l’impôt et l’opprobe publique.

Cerise sur le gateau, l’augmentation massive des taxes sur les plus-values les prive de leur ultime satisfaction, celle de pouvoir un jour, en revendant leur entreprise, retrouver la "juste" rétribution des efforts d’une vie à laquelle plus personne désormais ne saurait aspirer sans une sérieuse dose d’abnégation et une passion profonde pour un projet d’entreprise.

Comme on le voit, la situation qui est faite aux plus dynamiques d’entre nous au nom de la "justice" est un déni du bon sens. La crasse méconnaissance par la gauche française, traditionnellement nourrie par la fonction publique, des réalités de l’entreprise et des profondes motivations de l’entrepreneur est un défi au réalisme et à l’efficacité. Nous en paierons collectivement très cher le prix en nous trouvant incapables de raccrocher nos wagons au train de la prospérité retrouvée, lorsque le moment sera venu.

Et c’est à ceux-là même hélas auxquels "justice" aura été promise que la facture sociale sera présentée, cette fois sans qu’il leur soit possible de la faire payer par les générations futures.


- par Oscar du Pont


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> Justice sociale, le mensonge mortel
1 novembre 2012, par Rêveur des villes  

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/10/31/20002-20121031ARTFIG00627-l-allemagne-s-inquiete-pour-l-economie-de-la-france.php

> Justice sociale, le mensonge mortel
31 octobre 2012, par Larouture  

Je note aussi que les régions Françaises ne se comportent pas toutes de la même manière face à la crise. Il y a des régions qui s’en sortent pour des raisons différentes que celles que vous avancez.

Votre analyse est donc partielle. Pour agir, il y a des variables complémentaires (je ne dis pas forcément alternatives) à ce que vous suggérez.

> Justice sociale, le mensonge mortel
29 octobre 2012, par Georges Vallet  

« Ce qui est certain, en revanche, c’est que la primauté à la "Justice sociale" est non seulement un mensonge dangereux en période de crise, mais qu’elle est aussi la stratégie la moins efficace pour en sortir »

Conclusion : l’injustice sociale est donc la primauté en période de crise et la stratégie efficace pour en sortir !!!!!

Il y a quelqu’un, que vous regrettez peut-être, qui a rappelé, je crois, que nous avions des racines judéo-chrétiennes ; la pollution a du les détruire !

« D’une part, parce qu’il y de moins en moins de richesses à partager entre un nombre de plus en plus important de pauvres, un effet naturel du cycle économique. »

J’avais plutôt l’impression qu’il y avait de plus en plus de richesses accumulées qui se partageaient âprement entre les riches ; seul point de convergence entre nous : il y a de plus en plus de pauvres !

« Cerise sur le gâteau, l’augmentation massive des taxes sur les plus-values les prive de leur ultime satisfaction, celle de pouvoir un jour, en revendant leur entreprise, retrouver la "juste" rétribution des efforts d’une vie à laquelle plus personne désormais ne saurait aspirer sans une sérieuse dose d’abnégation et une passion profonde pour un projet d’entreprise. »

Il y a une autre cerise sur le gâteau. Vous oubliez de dire que si l’entreprise a permis au patron de trouver la « juste »rétribution de ses efforts, ce résultat ne dépend pas uniquement de lui mais de tout un personnel qui devrait logiquement retrouver, lui aussi, une « juste » rétribution. Ce sont des gens compétents, courageux, efficaces, qui ont fourni très souvent un travail difficile pendant toute leur vie afin d’assurer non seulement celle de leur famille mais, avec une passion profonde, eux aussi, la réussite de (leur ??) entreprise. Il leur faut, sans aucun doute, une sérieuse dose d’abnégation pour accepter de se voir, en fin de carrière, soit mis au chômage soit d’avoir à subir les difficultés d’une retraite de plus en plus allégée pour, comme vous dîtes, appliquer la stratégie de l’injustice sociale !

 « Nous en paierons collectivement très cher le prix en nous trouvant incapables de raccrocher nos wagons au train de la prospérité retrouvée, lorsque le moment sera venu »

Parce que vous croyez à la prospérité retrouvée ? C’est vraiment la méthode Coué ! De toute manière, on en a l’habitude ; à chaque crise, l’addition est toujours collective ; les responsables ne sont pas ceux qui payent. Comme toujours les pollueurs ne sont pas les payeurs. Nous subissons les retombées de la crise des Lehman Brothers, de l’immobilier en Espagne, etc. Nous payons la spéculation sur les matières premières, le gaz et le pétrole, du fait de leur raréfaction à la suite d’une prédation exponentielle.

Le Service Public est-il responsable de ces crises ? Il faut le supprimer progressivement pour permettre de faire repartir, sans rien changer, la gestion de l’économie, donc le profit de certains, plus « initiés » ou plus chanceux que d’autres. La réussite n’est pas toujours le fruit du travail !!! L’histoire est jalonnée de crises provoquées par les puissants et payés par les pauvres.

Finalement, heureusement qu’il y en a ! Je comprends pourquoi vous défendez l’injustice sociale !

Quand le gouvernement que vous souhaitez aura rétabli équilibre en réduisant l’Etat au maximum, que faudra-t-il supprimer lors des prochaines crises qui se produiront ?

Les limites entre la faiblesse de l’Etat et le début de l’anarchie sont floues.

  • > Justice sociale, le mensonge mortel
    29 octobre 2012, par Oscar du Pont  
    Vous mélangez tout, cher Georges, comme trop souvent d’ailleurs. Des jugements de valeurs, des bouts de doctrine politique généralement archaïques, des déductions hasardeuses, des arguments moraux assortis d’une grosse dose d’indignation et d’une bonne couche de naïveté touchante qui font de vous mon interlocuteur préféré. J’aime en effet la rigueur toute scientifique dont vous prenez toujours soin d’assortir vos propositions ou vos critiques sur des sujets pour lesquels votre compétence indiscutable n’entraîne hélas que l’adhésion de 2,6% de la population, ce qui est déjà beaucoup, je trouve. Vous êtes l’irremplaçable témoin vivant de l’extraordinaire distance qui sépare une certaine élite de gauche, du monde de l’entreprise ou de l’économie et plus généralement du monde réel tout court. Merci de m’aider à le faire comprendre à tous.

  • > Justice sociale, le mensonge mortel
    30 octobre 2012, par pehache  

    "doctrine politique généralement archaïques "des déductions hasardeuses" "bonne couche de naïveté" " l’irremplaçable témoin vivant extraordinaire distance qui sépare une certaine élite de gauche, du monde de l’entreprise ou de l’économie et plus généralement du monde réel tout court"

    Encore une réponse conforme au label OSCAR 2012, sans quolibets ni remarques acerbes, pour la convivialité sur les forums ?

    sujets pour lesquels votre compétence indiscutable n’entraîne hélas que l’adhésion de 2,6% de la population

    La pertinence des idées se juge donc au poids électoral ?

    Dans ce cas les idées que vous évoquées dans votre "article" sont fort pertinentes, et on ne comprends pas pourquoi vous les vouez aux gémonies : elles ont en effet recueillies plus de 50% des voix aux denières élections.

  • > Justice sociale, le mensonge mortel
    29 octobre 2012, par Rêveur des villes  

    @ Oscar : peut-être que votre discours serait encore plus clair si vous faisiez la liste de vos propositions concrètes et précises, même si on en devine ici une partie.

    Que le PS soit nase, on le sait bien. L’UMP n’a pas fait de prouesses non plus.

  • > Justice sociale, le mensonge mortel
    29 octobre 2012, par Rêveur des villes  

    Comme au niveau de la politique des villes on peut observer celles qui s’en sortent le mieux et pourquoi, au niveau des pays, c’est également possible...

    Donc "the winner is..." pas les Etats-Unis avec beaucoup trop de pauvres et un niveau de pollution de la planète par personne inacceptable, mais la Suède, la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas...

    L’Allemagne a creusé sa dette publique avec une politique excessive sur le PV et l’éolien au lieu de garder encore pour qqes décennies le nucléaire. Sans cela, elle serait au top niveau des pays cités précédemment. Et elle est quand même largement au-dessus de la France dans les chiffres actuels et surtout, les perspectives.

  • > Justice sociale, le mensonge mortel
    29 octobre 2012, par HB  

    "L’Allemagne a creusé sa dette publique avec une politique excessive sur le PV et l’éolien au lieu de garder encore pour qqes décennies le nucléaire". Rêveur des villes, quelques éléments à considérer :

    -  Allemagne (fin 2009) électricité renouvelable = 17 % de la production totale d’électricité et près de 340 000 emplois

    -  France : électricité nucléaire environ 78 % de la production totale et 150 000 emplois

    -  février 2012 : grands froids durant les 15 premiers jours du mois. La France, premier producteur européen d’électricité, a du importer de l’électricité de l’Est (à priori essentiellement d’Allemagne) qui a fourni sans remettre en marche ses centrales nucléaires

    -  les centrales francaises, comme probablement les centrales allemandes, arriveront prochainement en fin de vie. De quoi dispose-t-on actuellement pour les remplacer :

    - des centrales de 3ème génération (EPR) dont on sait déjà qu’elles ne sont potentiellement plus concurrentielles face aux ENR et qui ne permettent pas de résoudre le problème des ressources(eh oui, ne l’oublions pas, le nucléaire est une énergie fossile disposant à l’heure actuelle de 40 à 60 ans de réserves si les indiens et les chinois restent calmes avec en prime un approvisionnement guère plus sûr que celui du pétrole)

    - Pour ce qui est des centrales de quatrième génération qui résoudraient le problème de l’approvisionnement (mais non celui de la sureté puisque le risque serait potentiellement plus élevé) on en est resté à Superphénix. La nouvelle centrale pilote de 4ème génération sera lancée en 2016. On saura donc seulement vers 2030 si cela marche et sera en mesure de relayer les centrales actuelles. Les allemands ont fait le choix raisonnable de partir directement dans le Renouvelable. Dans 20 ans, nous aurons probablement 20 à 30 ans de retard. Le Japon, la Corée, l’Italie... semblent faire le même choix que l’Allemagne

    Rêveur des villes intéressez vous au Smart Grid et à la production électrique décentralisée. Une vision du futur probablement plus judicieuse que celle du nucléaire.

  • > Justice sociale, le mensonge mortel
    29 octobre 2012, par Rêveur des villes  

    Sortez l’hydro-électricité de ces 17%, ça fait 10% pour l’éolien + PV. Sortez le nucléaire d’Allemagne et il y aura toujours 2/3 d’énergie de compensation thermique fossiles, le biogaz, la biomasse, et le pompage-turbinage étant assez limités. Stocker par de l’hydrogène liquide avec un rendement de 25% demanderait donc une multiplication par 4 environ du parc PV+éolien maximum théorique en utilisant des énergies de compensation. Voyez le coût... Les emplois, oui, mais... j’en reviens à la dette publique...

    L’Allemagne aurait dû investir dans la recherche sur les "nouvelles" énergies renouvelables, pas dans la production de masse. Par ailleurs, l’éolien et le PV y reviennent beaucoup plus cher qu’en Espagne par exemple...

    Enfin, nos anciens fleurons de l’énergie français ne sont plus capables de produire des centrales compétitives comme ils l’étaient, probablement pour des raisons de management, de bureaucratie d’entreprises publiques. Mais il y a un avenir pour le nucléaire hors du constructeur français, en Corée et en Chine notamment.

  • > Justice sociale, le mensonge mortel
    29 octobre 2012, par Oscar du Pont  

    @ Rêveur

    Mon argument n’est pas celui des voies et moyens d’une sortie de crise. Ils sont pour la plupart connus ou ont été expérimentés ailleurs avec ou sans succès. Voir également les propositions des dirigeants de grandes entreprises publiées hier.

    Mon argument vise à mettre en évidence le contresens absolu d’une politique qui a mis en avant le principe d’égalité et son corollaire, la justice sociale, comme devant précéder une politique plus opportuniste visant d’abord le maintien de nos forces vives et la sortie de crise.

    Cette erreur est du même ordre que le maintien d’une politique de demande par le gouvernement précédent, alors même que nous nous enfoncions dans une crise financière sans précédent et qu’il aurait fallu serrer les boulons très vite, notamment du point de vue de la dépense publique

  • > Justice sociale, le mensonge mortel
    29 octobre 2012, par Ayn Rand  

    Nos politiques continuent à nous bercer d’illusions mais le réveil sera encore plus brutal pour ceux qui s’y réfugient.

    Tocqueville et Friedrich Von Hayek ont parfaitement analysé ce qui menace les démocraties. L’usage corrompu des mots, vidés de leur sens, à des fins misérablement électoralistes.

    "Le terme de « justice sociale » est un vocable vide de sens"

    F.V. Hayeck

    A mettre en lumière avec la pensée de Tocqueville qui reste d’une lucidité lumineuse.

    "La justice sociale" est un vocable vise de sens" Il y a en effet une passion mâle et légitime pour l’égalité qui excite les hommes à vouloir être tous forts et estimés. Cette passion tend à élever les petits au rang des grands ; mais il se rencontre aussi dans le cœur humain un goût dépravé pour l’égalité, qui porte les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à préférer l’égalité dans la servitude à l’inégalité dans la liberté. »

    Alexis de Tocqueville

    > Justice sociale, le mensonge mortel
    29 octobre 2012, par Rêveur des villes  

    Bayrou avait une approche économique théorique intéressante. En 2007, il parlait de la dette de l’état. Mais bon, son "je" a tué le "nous" du centre... !

    Mais très peu de politiques connus s’élèvent contre les dérives graves des collectivités locales qui pratiquent le clientélisme à tout va. Dans ce contexte, je ne vois pas comment la France peut se redresser.

    > Justice sociale, le mensonge mortel
    29 octobre 2012, par Daniel Sango  

    Analyse, hélas, en grande partie exacte. Cependant la crise n’a pas pour cause fondamentale la spéculation, mais l’incapacité des politiques a gérer les budgets nationaux.

    Il est normal qu’a force de déficits, à un moment la dette devienne ingérable.

    Autre inexactitude, Hollande est parfaitement conscient de la réalité de la situation française, il n’est pas idiot, mais sa stratégie ne sera pas gérable. Elle a été clairement expliquée hier par Cahuzac :

    -  viser en 2013 les 3% de déficit (il n’y arrivera pas, ce sera 3,5% au moins)
    -  ne pas toucher au pouvoir d’achat de manière a maintenir une minuscule croissance
    -  attendre une embellie pour, à ce moment là, faire les indispensables réformes de structure.

    Mais ceci ne tiendra pas. Et ils le savent bien. Dans le passé, la France a maintenu sa compétitivité par la dévaluation. Là ils attendent la planche a billet européenne pour créer de l’inflation entre 2 et 3% par an permettant d’affaiblir la dette.

    C’est une stratégie peu courageuse, dictée une fois de plus par la volonté d’être ré élu.

    Car en 2012 et en 2013, le nombre de fonctionnaires en France continuera contre toute logique à augmenter, ainsi que le montant des dépenses publiques.

       
     
     
     
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