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Oui ou non au pacte budgétaire européen ? Est-ce bonnet blanc et blanc bonnet ?

lundi 15 octobre 2012 par Georges Vallet


Compte tenu des forces en présence, le résultat du vote n’est pas une surprise. Cette décision est-elle la bonne ? A entendre les uns et les autres, que ce soit oui ou non, le soleil, ce n’est pas pour demain, ni pour après-demain d’ailleurs !

En fait, il faut considérer le contenu théorique du pacte et la politique qui sera menée pour y parvenir !!
Que dit le Traité, si j’ai bien compris ?
Il fixe essentiellement deux objectifs : la réduction des déficits publics « structurels » et un retour à un ratio de dette.
Les objectifs sont contraignants mais indispensables dans la mesure où toute politique, tout projet, tout progrès, est aujourd’hui pris au piège de l’endettement.
La maîtrise des déficits constitue un changement de cap par rapport à la fuite en avant caractéristique du productivisme. C’est un pas vers un fédéralisme de coordination budgétaire et de souveraineté économique partagée, soit un « plus » européen. Par contre, là où la crainte est grande et ce qui justifie les prises de position négatives, c’est qu’actuellement, la politique qui gouverne l’Europe et le Monde ressemble à une religion monothéiste ; dans les deux cas :
 - L’homme est isolé de son histoire biologique.
 - Le fonctionnement interne est basé sur des dogmes qui rendent l’évolution adaptative très difficile. Sa fragilité vient du fait que l’évolution étant jugulée par ces dogmes, les assauts déstabilisateurs du milieu extérieur ébranlent progressivement les fondations qui se fissurent.
 - Il y a des mythes fondateurs qui s’expriment par les propos ou les textes révélés par des experts.
Cette politique « néolibérale » a été théorisée dans les années 1950 par l’école dite de Chicago, initiée par Milton Friedman. Les ingrédients sont : recul de l’Etat, diminution des impôts, privatisations. Louée pour son prétendu dynamisme, elle entraine toujours une forte aggravation des inégalités et un recul du social.
Un essai de Naomi Klein « La stratégie de choc. La montée du capitalisme du désastre », Babel Editions, vient de paraître. Cette canadienne passe en revue quantité d’exemples historiques où fut cyniquement mis en œuvre cette stratégie. La manœuvre consiste à profiter de la fragilité d’une population ou d’un pays en état de choc pour faire passer des réformes néolibérales. « Elles tirent profit des catastrophes naturelles (vagues géantes, tremblements de terre, ouragans) ou provoquent des catastrophes humaines (conflits militaires, exploitation artificielle du “ terrorisme ”) pour renforcer leur pouvoir aux dépens du domaine public et de la société civile, et imposer, par la violence et la sidération, le modèle d’une société capitaliste toujours plus réactionnaire. »
Ceux qui sont aujourd’hui à la manœuvre en Europe - les gouvernements formant le Conseil européen et la troïka : Commission européenne, BCE et FMI - agissent sous l’influence de cette orthodoxie libérale qui n’a d’autre cible que la réduction des dépenses publiques.
Le Traité ne justifie pas cette politique.
Nulle Part n’est inscrit que la « discipline budgétaire » doive s’accomplir à marche forcée ni qu’elle implique nécessairement la réduction des retraites, la baisse des salaires ou la compression des prestations sociales. Au nom de quoi la rigueur des comptes publics se traduirait-elle mécaniquement par l’austérité pour les couches populaires et moyennes, en vertu de quel principe la sobriété collective impliquerait-elle un avenir de sueurs et de larmes, pourquoi la discipline commune s’opposerait-elle à l’équité sociale et à l’équilibre écologique ?

Les deux objectifs du Traité :

1°) Sont de nature à permettre d’échapper aux diktats des marchés en réduisant progressivement les besoins d’emprunt et en donnant aux peuples et aux politiques le moyen de recouvrer une souveraineté réelle pour réaliser leurs choix ; aux citoyens de choisir ceux qui s’engagent à matérialiser ce choix ! Ainsi, pourraient-être supprimés :
+ Le Partenariat Public Privé, à l’origine de dépenses somptuaires, pas toujours justifiées, comme les lignes à grande vitesse, les autoroutes, les travaux du Grand Paris, le centre hospitalier sud-francilien (Corbeil-Essonnes), les rénovations de campus universitaires, etc. Pour les entreprises privées appelées à participer, c’est la bonne affaire. En revanche, pour l’Etat, les collectivités locales et les contribuables, ce mode de financement constitue un piège. « Les loyers versés au privé reviennent au final à payer deux à trois fois plus cher le coût de l’équipement initial ». Le futur Pentagone français, à Balard, dont le coût initial est évalué à 745 millions d’euros, « coûtera à l’Etat plus de 3,5 milliards d’euros de loyers sur vingt-sept ans ». Le quotidien Le Parisien signale aussi que certains contrats peuvent obliger l’Etat ou les collectivités à intervenir sur le plan financier, comme pour le centre hospitalier sud-francilien pour lequel l’Etat a dû verser 115 millions d’euros supplémentaires par rapport au devis d’origine.
+ Bien des dépenses de l’Elysée : réceptions, voyages, protection...
+ Une politique énergétique centralisée, dangereuse et trop coûteuse, etc.
+ La privatisation. Les Etats souverains, ruinés, doivent vendre leur patrimoine, souvent rémunérateur, pour parer au plus pressé. En Grèce, on va vendre une part du capital d’OTE Telekom, leader du secteur. Sur recommandation de la troïka européenne, les privatisations toucheront aussi la poste publique (Hellena Postbank), OSE, la compagnie ferroviaire, les ports du Pirée et de Thessalonique. En Espagne, on envisageait de céder les aéroports de Madrid et de Barcelone, la décision a été simplement « ajournée ». En Italie les privatisations commencées en 1995 sont poursuivies voire renforcées. En Grande Bretagne, Cameron a décidé de privatiser les routes anglaises et dans la foulée, le groupe postal Royal Mail. Autant de mesures qui montrent leur inutilité pour le redressement du pays.

2°) Engagent l’Europe vers plus d’intégration, budgétaire en l’occurrence, qui conforte l’union monétaire et ouvre sur une convergence bancaire, fiscale et économique qui permet d’envisager une sortie de crise.

3°) Sont en cohérence avec la vision écologique de la société du futur. « Oui, la dette est la fille ainée du délire productiviste et les déficits qui l’alimentent sont les ennemis déclarés de l’écologie. Oui, leur décroissance est indispensable. Oui, le respect des équilibres financiers mérite autant d’attention que celui des écosystèmes dans la mesure où la rupture de l’un ou de l’autre laisse planer la menace d’un collapsus collectif. Oui, le temps de l’insouciance et de l’excès doit là aussi s’interrompre » Jean-Paul Besset ; Député Européen - Europe Ecologie - Les Verts. La décision des Verts est incohérente.
En fait, si une majorité, droite et gauche confondues, se trouve réunie pour voter oui, elle rassemble des tendances qui n’ont absolument pas les mêmes objectifs de gestion !

Il faut changer d’économie, supprimer les causes de la spéculation, les paradis fiscaux, revenir à des valeurs « étalon » donnant une vraie valeur à l’argent, et à des échanges honnêtes et équilibrés, c’est-à-dire aux valeurs de base du commerce !
Je pense que « le oui mais » est, dans l’immédiat, la bonne solution mais la réussite ou l’échec dépendra, dans l’avenir, des décisions des citoyens européens aux prochaines élections européennes, nationales, régionales, communales !

L’impossible sera-t-il possible ????

- Par Georges Vallet

Crédit photo : fluctuat.premiere.fr


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Votre commentaire



> Oui ou non au pacte budgétaire européen ? Est-ce bonnet blanc et blanc bonnet ?
19 octobre 2012, par Georges Vallet  

Dernière réponse, pour cette semaine, à peyo et Oscar

Nous n’avons pas la même culture, nous n’avons pas la même "sagesse", au sens philosophique du terme.

Vous évoluez dans un monde fermé,artificiel, souvent virtuel qui se désagrège du fait de ses incohérences. Hyperspécialisé, il ne pourra jamais s’adapter aux nouvelles exigences ; on peut recoller certaines brèches, c’est ce qu’on tente de faire ; en fait c’est une mort programmée ou la métamorphose !

Fidèle à la devise d’Alternatives paloise, je propose donc une alternative, une métamorphose possible, une réflexion pour une évolution basée sur la reconaissance d’une évidence, celle que l’homme ne peut pas être maître de la nature ; c’est à son évolution qu’il faut s’adapter et non aux agences de notation !

  • > Oui ou non au pacte budgétaire européen ? Est-ce bonnet blanc et blanc bonnet ?
    19 octobre 2012, par Oscar du Pont  
    Chacun voit la prison de l’autre et déplore son enfermement. Nous n’avons certes pas tiré les mêmes conclusions d’une culture qui, que vous le vouliez ou non, nous est commune puisque nous parlons la même langue et vivons dans la même contrée. Notre expérience et notre parcours, par contre, ont très probablement été fort différents. Et je ne lis rien en effet dans vos propos qui y ressemble et qui me paraisse constituer un objectif sur lequel il vous soit possible de convaincre autrement que par la force. C’est en celà que lorsque vous parlez de votre vision d’une métamorphose, cher Georges, j’ y vois d’abord le un énième avatar de l’utopie collectiviste et pas immédiatement un superbe papillon. Si l’homme n’a certes que bien peu à gagner dans un combat contre la nature. il a beaucoup à perdre en se laissant dominer par elle ou pire par ceux qui se prétendent en être les représentants appointés. Contrairement à vous je suis certain que l’homme sage saura s’adapter à son évolution, sans nécessairement régresser dans la sienne . Et vous me trouverez donc toujours sur votre chemin pour vous le rappeler avec fermeté.

  • > Oui ou non au pacte budgétaire européen ? Est-ce bonnet blanc et blanc bonnet ?
    18 octobre 2012, par Daniel Sango  

    " La maîtrise des déficits constitue un changement de cap par rapport à la fuite en avant caractéristique du productivisme "

    Absolument pas !

    La maîtrise des déficits n’a rien à voir avec le productivisme, il est le résultat de dépenses publiques beaucoup trop élevées, la France (et bien d’autres) ont vécu trente ans au-dessus de leurs moyens.

    Tout simplement parceque nos politiques n’ont qu’un seul objectif : être ré élus, et donc distribuent l’argent public sans compter, les suivants s’occuperont de la dette...

    > Oui ou non au pacte budgétaire européen ? Est-ce bonnet blanc et blanc bonnet ?
    16 octobre 2012, par Georges Vallet  

    Réponse à peyo et Oscar du Pont.

    L’homme, par sa constitution anatomique, physiologique et comportementale fait partie du deuxième maillon des chaînes alimentaires ; c’est un prédateur, hyper prédateur même parfois. Ce n’est donc pas un prédateur choisi mais subi.

    Sur une période couvrant des centaines de milliers d’années se mettent en place les éléments fondamentaux de son économie ; ils sont caractérisés par une économie de prédation développée d’abord par les populations de chasseurs-cueilleurs. On serait passé ensuite à une économie de production : élevage, culture. En fait, sous l’angle écologique, cette économie est restée de prédation puisque l’élevage et la culture ont nécessité une destruction par brulis pour la culture et le développement des prairies pour les bêtes. L’urbanisation, le transport, l’industrie, etc., ont amplifié cette prédation des espaces, des ressources de la terre, mer, air, donc de tout l’environnement.

    Cette prédation environnementale revient à s’approprier gratuitement un bien pour en tirer profit. Dans les relations écosystémiques prédateurs-prédatés, la durabilité n’est possible que si les prédatés restent beaucoup plus plus nombreux.

    Or, au cours de l’évolution économique, les prédateurs bénéficiaires ont augmenté considérablement et les prédatés gratuits ont diminué exponentiellement. Une telle situation ne peut perdurer éternellement.Voilà pourquoi, il paraît nécessaire de reconsidérer le type de relation.

    L’environnement a une valeur économique qu’il faut introduire dans les échanges.

    L’évaluation environnementale est finalement le résultat de la prise de conscience que les processus naturels sont indispensables aux populations humaines. On peut penser à la production d’oxygène, la pollinisation, l’auto-épuration, ou même la beauté d’un paysage, etc. On les considère comme des biens communs de l’humanité.  Certains économistes tentent de les quantifier et d’évaluer leur valeur économique. Une étude a ainsi montré qu’en 2005 la valeur de l’activité pollinisatrice des insectes (abeilles surtout) a été d’environ 153 milliards d’euros, rien qu’en considérant les principales cultures dont l’homme se nourrit. La valeur de ce service "gratuitement" rendu par la biodiversité correspond à 9,5% de la valeur de toute la production alimentaire de la planète. Bien sur tous ces services dépendent d’une biodiversité en bonne santé. Une telle évaluation bouleverse bien sûr les codes habituellement utilisés et sème la perturbation dans les cercles financiers. Il nous faut passer d’une économie des prix (celle des comptabilités artificielles) à une économie de la valeur (celle des utilités réelles). Cela remet en question l’étalon donc l’unité de mesure de la richesse et donc la valeur de base du commerce. Tous les étalonnages économiques utilisés ont montré leur limite. L’étalon de mesure de la richesse (la monnaie) varie dans l’espace (les diverses monnaies nationales) et dans le temps (les fluctuations des cours). En ayant pris conscience de la dépendance entre économie et environnement, la biodiversité pourrait constituer une valeur étalon dont la stabilité marquerait la bonne santé, la hausse l’enrichissement, la baisse l’appauvrissement.

  • > Oui ou non au pacte budgétaire européen ? Est-ce bonnet blanc et blanc bonnet ?
    16 octobre 2012, par peyo  

    Merci M Vallet, mais je dois avouer humblement n’avoir rien compris à la pertinence de la "réponse".

    Je reste perplexe sur l’avancée de la pensée en lisant "au cours de l’évolution économique, les prédateurs bénéficiaires ont augmenté considérablement et les prédatés gratuits ont diminué exponentiellement. Une telle situation ne peut perdurer éternellement" . Ce truisme me laisse froid.

    Par contre je crie au scandale quand M Vallet écrit " Il nous faut passer d’une économie des prix (celle des comptabilités artificielles) à une économie de la valeur (celle des utilités réelles)". Car ça nous ramène aux années noires, celles où on pouvait justifier l’esclavage ou les génocides en arguant de la plus ou moins grande valeur des individus ou des sociétés humaines selon la couleur de leur peau, leurs codes de vie, leur soumission à un ordre supérieur ou leur utilité pour parvenir au grand dessein , que ce soit l’Inquisition, le Code Noir de 1685, le Grand Reich de Hitler ou l’avènement du socialisme selon Marx.

    Vallet va dire que ce n’est pas cela qu’il souhaite, mais l’Histoire montre que toute les fois où une tribu, une organisation, ou une bureaucratie s’est arrogé le droit de dire la valeur des hommes ou des choses , il s’en est suivi des horreurs. Alors si le marché n’est pas la panacée je le préfère cent fois aux oukases des grands esprits sortis de l’ENA, de l’Université ou des associations de "bien-penseurs".

  • > Oui ou non au pacte budgétaire européen ? Est-ce bonnet blanc et blanc bonnet ?
    17 octobre 2012, par Oscar du Pont  

    Merci cher Georges de nous aider à approcher les espaces infinis de pensée écologique . C’est toujours pour moi, un inépuisable sujet d’émerveillement, car j’aime par dessus tout les constructions formidablement intelligentes, en particulier lorsqu’elles reposent sur de l’air et qu’elles prétendent nous conduire au Paradis. Je me sens un peu en vous lisant comme Patrick Baumgartner, juste avant de se jeter dans le vide à 36000 mètres de hauteur.

    Je me félicite d’abord que , contrairement à ce que j’avais dû mal comprendre précedemment l’économie ait sa place dans votre analyse, malgré son caractère répugnant et même si les économistes qui n’adoptent pas votre mode de pensée se voient en général qualifiés par vous de charlatans au service de l’oppression capitaliste.

    Je passerai sur les notions de prédateurs-prédatés sans tenter de m’étendre sur les apports positifs de l’intelligence humaine sur notre développement ni sur la vision dynamique qu’il conviendrait, à mon point de vue, de porter sur l’ évolution en général. Vous la refuseriez à bon compte, au nom sans doute de la "finitude", si vous me permettez d’utiliser ce délicat néologisme qui soutient l’essentiel de la pensée écologiste. En gros, ne touchons à rien, ne consommons rien, car nous voulons avant tout durer. Oui mais durer pour quoi faire vous-ai je déjà également demandé, si c’est en mourant de froid ou de chaud, en se déplaçant à la vitesse d’un cheval jusqu’aux limites du Chef Lieu de Canton et en se nourrissant d’herbes folles , tout en tentant d’accaparer le champ du voisin, car en effet dans notre pauvre condition, le principal prédaté de l’homme, c’est hélas l’homme. Passons..

    Là ou votre argument devient très intéressant c’est lorsque vous abordez la question des échanges entre les humains à l’aune de la quantification écologiste. Une approche qui mériterait considération et réflexion si elle ne trahissait hélas, cher Georges, une assez grande incompréhension des mécanismes les plus élémentaires de l’économie, au point de donner à votre approche une coloration, oserais-je le dire "intéressante", au sens d’ "interesting" en anglais. Rappelons tout d’abord que le prix n’est pas une écriture comptable mais un point d’équilibre entre une offre et une demande. C’est le prix qui leur sert d’arbitre. Lorsqu’on fait le contraire et que le prix est fixé de manière bureaucratique on réinvente le Gosplan et une économie d’offre qui en matière de prédation, fut un magnifique laboratoire d’application de la pensée marxiste.

    Mais il y a pire. Dire que la monnaie est un étalon est un contresens absolu, sauf, dans les économies administrées éventuellement, et encore, dans les années 50..La monnaie est une unité d’échange qui peut éventuellement s’étalonner justement pour s’échanger mais à condition qu’elle soit effectivement convertible . C’ ’est encore le $ qui assure aujourd’hui ce rôle pour les monnaies dites convertibles, certaines qui en général ne se trouvent pas dans des démocraties ne l’étant bien entendu pas. Vous nous proposez de remplacer l’étalon-or qui mourut à Bretton-Woods des derniers subrausauts des deux guerres et de la crise de 29, par des abeilles butineuses. J ’avoue que l’idée est plaisante. La Banque de France aurait donc ses coffres à l’air dans nos belles prariries et le Béarn y trouverait sans doute son compte, tant elles compteraient de gardiens. Nous pourrions étalonner nos monnaies sur ce capital intangible et même fluctuant lui aussi. Un hiver un peu rude et hop tout le monde à la diète et le Francabeille à la benne..

    Mais pour redevenir sérieux, on voit bien au travers de vos propos cher Georges que la pensée économique écologiste a été nourrie et se nourrit encore d’une pensée marxiste centralisatrice assez primaire qui en consitue le soubassement et dont la couleur vive et rouge peine à se voir recouvrir de parements verts tellement transparents que même de gros ballots comme moi qui savent à peine écrire le mot science, en voient la trame avec terreur.

    Comme le dit Peyo, une économie centralisée, dirigée, où les "valeurs" seraient fixées par une autocratie qui s’arrogerait le droit exclusif de détenir la vérité au nom de la science et du progrès humain, nous ramènerait à des périodes de notre histoire que nous avons peine à oublier et que je trouve curieux qu’un homme de votre qualité, Cher Georges, prétende nous imposer au nom de notre propre bonheur.

  • > Oui ou non au pacte budgétaire européen ? Est-ce bonnet blanc et blanc bonnet ?
    15 octobre 2012, par Larouture  

    Il me semble que les financements effectués dans le cadre de Partenariats Publics Privés sont maintenant comptabilisés dans les déficits des pays. Ce n’était pas le cas il y a peu.

    > Oui ou non au pacte budgétaire européen ? Est-ce bonnet blanc et blanc bonnet ?
    15 octobre 2012, par peyo  

    Vallet suggère sa solution

    "Il faut changer d’économie, supprimer les causes de la spéculation, les paradis fiscaux, revenir à des valeurs « étalon » donnant une vraie valeur à l’argent, et à des échanges honnêtes et équilibrés, c’est-à-dire aux valeurs de base du commerce ! "

    Il me met en appétit, sauf qu’il ne va pas assez loin. Que sont ces valeurs "étalon" donnant une vraie valeur à l’argent ?

    Il y eut l’or pendant des siècles, plus récemment l’acier et le blé. A la fin des années 90 c’étaient le dollar américain et le deutsch mark. Aujourd’hui c’est plutôt la parité $/€.

    Si Georges Vallet prône les valeurs de base du commerce qu’il sorte de la formule et nous explique à quoi il pense( ?) réellement : le retour au troc ?, l’étalon-or ? le barril de pétrole ? le boisseau de soja garanti sans OGM ? Que suggère-t-il ?

    > Oui ou non au pacte budgétaire européen ? Est-ce bonnet blanc et blanc bonnet ?
    15 octobre 2012, par Oscar du Pont  

    Tant que vous verrez le "marché" comme une sorte de système de prédation plutôt que de le comprendre simplement comme l’environnement dans lequel nous évoluons, vous nous gratifierez, cher Georges de pénibles exposés faits de dogmes et de formules toutes faites qui ressemblent à l’ U-toupie d’ un derviche tourneur.

       
     
     
     
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