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Pau : les tags sauvages envahissent la ville

lundi 28 mai 2012 par Emmanuel Pène


Pau la bourgeoise, avec ses belles villas anglaises, ses jardins fleuris, ses promenades élégantes sur le boulevard des Pyrénées... Voilà quelques clichés qui ont bercé ma jeunesse dans cette ville, mais cette image d’Epinal d’une belle ville est-elle en passe de devenir une carte postale jaunie par le temps ?

Les tags existent depuis longtemps, et ils sont l’expression d’une certaine jeunesse qui y voit là un moyen d’expression, mais ce qui marque, c’est la multiplicité de ceux-ci dans les rues paloises depuis quelques mois : murs de séparation, façades d’immeubles, devantures de magasins, rien n’est épargné, les auteurs n’hésitant pas à rentrer dans des propriétés ou à monter sur des toits pour exprimer leur art.

Du côté des avantages, certains nous diront qu’il y a là la possibilité de laisser des jeunes s’exprimer, qu’il vaut mieux qu’ils taggent plutôt qu’ils ne sombrent dans des activités plus néfastes. Certes, mais à quel prix ? Et peut-on laisser n’importe qui salir à sa guise bien d’autrui ?

Les commerçants ou individus dont la façade a été ainsi barbouillée et qui en subissent les effets financiers ont bien sûr la réponse, mais c’est en simple observateur et résident palois que j’aimerais réagir car, force est de le constater, le domaine public de la ville se dégrade de plus en plus : de la tristesse et de la noirceur de certaines rues paloises, aux nombreuses boutiques fermées laissées plus ou moins à l’abandon, en passant par des places publiques abandonnées aux déjections canines comme la place Peyroulet, l’impression générale est celle d’un délabrement certes lent, mais régulier.

Cette évolution négative de la ville doit être inversée, il n’y a pas d’alternative. Elle passe par des nettoyages plus systématiques et par une politique plus répressive envers ceux qui dégradent, mais cela ne suffira pas. Il faut inverser la spirale infernale dans laquelle Pau s’est enfermée, qui voit son revenu moyen baisser constamment depuis des années, ses classes moyennes et ses propriétaires la déserter, et son commerce de centre-ville péricliter de manière inquiétante. Or, les responsables politiques palois des quinze dernières années ont une lourde responsabilité dans la situation actuelle, alors que, dans le même temps, de nombreuses autres villes françaises ont réussi leur mutation. Il faudra en tirer les conséquences.

- par Emmanuel Pène


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Votre commentaire



> Pau : les graffs sauvages embellissent la ville
28 mai 2012, par AK Pô  
Ferme tag...

Réduire "l’art de rue" à quelques ados qui se font gauler, n’y comprennent rien, confondent leur acné avec virée rebelle et ne retiennent de leurs actes à la con qu’un fuck you nombriliste (le nombrilisme, the real, n’appartenant qu’aux artistes qui finissent dans les galeries internationales -JR, Space Invader, par exemple-)

ici ou ,

c’est nier l’extrême force de ce que j’appelle, moi, petitou, l’art de l’anonymat, le grandiose des murs délabrés, le pochoir poétique, la phrase qui parle à tout le monde, enfin, presque, (cf cet article), la volonté de rendre aux murs, aux espaces vides, corrodés, aux lézardes, aux bâtiments industriels en friches (Rontignon, Bizanos, la mairie de Pau -quel charmant jeune homme !-) une vie, un frémissement, une surprise graphique souvent rigolote, teintée d’humour (enfin, pas pour les mêmes que cités plus haut), une originalité toujours en devenir, bref, un véritable mouvement qui prend, pour l’essentiel, la ville comme cible, car la ville est toujours plus évocatrice, jusqu’à en devenir elle-même actrice, de la société entière, vécue au présent des faits, un combat poétique qui révèle au-delà de sa présence artistique obstinée ce fond d’écran qu’est la réalité sur laquelle il s’applique. Les graffeurs évoluent, s’affirment, donnent du style, de la vivacité à tout ce qui périclite, une marge de beauté à la vieillesse des murs. Les ronchons d’A&P pourraient y trouver, avec moins d’a priori, un certain plaisir visuel.

Ce qui n’enlève rien à la connerie d’une marge infime, qui n’ont plus qu’à apprendre à lire "graffiti trouvés dans une maison bourgeoise" d’André Frédérique (1915-1957) :

PAPA AIME SE LE FAIRE FAIRE PAR LA BONNE

(.../...)

Pour un panorama non exhaustif de ce qu’est le street art...dans mon petit patelin, bien sûr !

Bien à vous smiley

  • > Pau : les graffs sauvages embellissent la ville
    28 mai 2012, par Autochtone palois  
    Merci AK Pô pour cette ouverture d’esprit, ce placage implacable et ce carton jaune.

  • > Pau : les graffs sauvages embellissent la ville
    29 mai 2012, par Emmanuel Pène  

    Mon propos, cher Ak Po, n’est pas de fustiger la jeunesse qui tagge ; d’ailleurs si vous lisez bien l’article, vous le comprendrez, mais de dénoncer la dégradation lente de la ville, car, c’est bien connu, plus un endroit est sale, moins on a de srupules à la salir..

    Les tags, quelque soit leur valeur artistique, que pour ma part je trouve nulle (mais ce n’est que mon humble avis), n’ont rien à faire sur des murs d’immeubles ou des devantures de magasin. Qu’ils s’expriment sur des espaces créés par les associations ou la mairie spécialement pour cela. J’aimerais que ceux qui défendent ces pratiques en soient eux-mêmes victimes, et en aient à subir financièrement les effets ; et alors ils changeraient certainement de discours.

    Donc le vrai problème est QUEL PAU voulons nous ? Une belle ville qui assume son héritage et son patrimoine, ou une extension provinciale de Bobigny ?

  • > Pau : les graffs sauvages embellissent la ville
    29 mai 2012, par pehache  
    Qu’à donc fait Bobigny pour mériter votre mépris à ce point ?

  • > Pau : les graffs sauvages embellissent la ville
    29 mai 2012, par L’ OURS du Bois  

    ou une extension provinciale de Bobigny ?

    je ne vois pas de mépris particulier, qui a habité Bobigny ou le 9.3 ?????

    12 cambriolages, une attaque a main armée, des tags , et des tags...... des racckets et autre balivernes... J’ai donné.

    a Pau, c’est du PIPI de chats

    ce n’est pas de l’art Mais du lard ou du cochon

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par Rêveur des villes  

    EP : "Il faut inverser la spirale infernale dans laquelle Pau s’est enfermée, qui voit son revenu moyen baisser constamment depuis des années, ses classes moyennes et ses propriétaires la déserter, et son commerce de centre-ville péricliter de manière inquiétante."

    Mais non, Emmanuel, au contraire, plus il y a de pauvres, plus la ville vote à gauche, ce qui n’est pas sans déplaire à nos édiles aux "nobles convictions" de cumulards contre le cumul etc et qui diront sans vergogne que les pbs de Pau sont la faute à Sarko, pas aux dépenses 3 fois comme ailleurs dans le sport pro ou une très grande médiathèque.

    Toulouse est passée à gauche, en 6 ans, il aura fait très peu, un peu à l’image de MLC et aux antipodes de ces prédécesseurs. Ca n’empêche pas le PS d’y réaliser un score encore plus important.

    Alors, oui, il y a de bons maires de gauche, mais l’exemple de Pau est désastreux.

    Mais, il est vrai que les pôles Gambetta et Joffre ont été rénovés avec goût (et en plus, les gens -instruits, attention ! - croient qu’avec ça, "MLC est en train de vider les caisses de la ville").

    Donc, le CV... en rajoutant le pavillon des arts et le Bd : 8 M€ investis en 6 ans. Les TEC : pas grand-chose : qqes quais de bus pour répondre aux normes... La voierie... Admettons que 18 M€ aient été correctement employés en 6 ans en voierie + TEC. Ca fait 3 M€ par an.

    Le seul métro à Toulouse : 4 Mds €, l’équivalent de 800 M€ pour Pau, financé sur 30 ans équivaut à 27 M€ par an (sans compter les travaux pour les voies de bus, le tramway, la rénovation du CV. Eh oui, proportionnellement, le sport pro y coûte beaucoup beaucoup moins cher...

    Effectuez les mêmes calculs pour Bx et Tarbes (avec beaucoup moins de ressources fiscales pour cette dernière)... l’écart avec Pau concernant la bonne utilisation de l’argent public est également énorme.

    Par contre, dans les priorités, on aura un complexe aquatique à 20 M€... sans panneaux solaires thermiques, pour polluer et gaspiller de l’argent comme il se doit.

    > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par Antoine Gracia  

    Bien sûr et même si l’on n’a retenu que deux ou trois petites choses de notre passage dans l’école de la république, on ne peut qu’approuver ce que vous exprimez fort justement. Sauf peut-être et à mon goût, un détail tout de même d’importance. C’est celui d’avoir laissé échapper dans votre texte, le substantif "art". Car quelle pauvreté dans la pensée et quelle inculture véhiculent ces piètres barbouillages ! Le plus souvent ce mode de souillage de l’environnement se limite à la signature -évidemment non identifiable - de son pleutre auteur ou à l’écriture stupide et hâtive d’un mot dont à l’évidence celui-ci ignore tout. "ZYKLON" peut-on voir inscrit, sans aucune réaction de l’autorité municipale, sur les murs de notre ville. Les bras vous en tombent... Ou bien "FUCK YOU" en grands caractères à l’entrée du lycée Louis Barthou. En matière de pauvreté de la pensée, il est difficile de mieux faire... On se prendrait presque à regretter l’absence d’un contenu épais dans ces messages qui n’en sont pas car ils sont dépourvus de toute substance. On souhaiterait presque, même si on ne les partage pas, la présence d’un contenu politique incisif ou d’une revendication sociale. Mais non, rien de tout cela ! Je n’arrive pas à y voir autre chose qu’une consternante et affligeante misère intellectuelle.

    Antoine GRACIA

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par Emmanuel Pène  

    Il faut voir le mot "art" selon sa définition anthropologique. Ainsi, pour Marcel Mauss, “un objet d’art, par définition, est l’objet reconnu comme tel par un groupe”

    Bon ceci dit, la question que je pose est aussi : comment se fait-il que les responsables politiques et les journalistes soient aussi silencieux face à cette attaque généralisée ?

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par Daniel Sango  

    Art, les définitions sont diverses...

    Que dire du "robot" exposé au château d’Idron, ou de "la soucoupe volante percutant un panneau Stop" exposée actuellement à l’extérieur de la médiathèque de Lons ?

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par L’ OURS du Bois  

    Que dire du "robot" exposé au château d’Idron,

    ce robot que je ne connais pas sauf en photos, est sans doute de l’art mais rien a voir avec des graffs idiot qui ne sont que pour emmerder le bourgeois, comme il est dit a "la tour du bourreau", les vieux sont riches ils n’ont qu’a payer

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par Antoine Gracia  

    Il n’aura échappé à personne que le vocable "art" est un élément de notre langage qui au cours des siècles n’a cessé de faire naître moult définitions, toutes aussi subtiles que variées.

    Et alors que sur le fond de la réflexion que vous avez lancée, nos idées convergent parfaitement, nous éviterons donc d’ergoter sur un sujet du niveau de la dissertation de philosophie du bachot.

    Il n’en demeure pas moins que les infâmes gribouillages dont nous causons ici, me font penser à ceci : VACUITÉ, VACUITÉ, VACUITÉ DE L’ESPRIT !...

    Bien cordialement.

    Antoine GRACIA

  • de l’anthropologie de l’art au lard du cochon
    28 mai 2012, par AK Pô  
    les dialogues éphémères sont les moustiques du temps qui passe, Oscar !

    @ Emmanuel Pène :

    Il faut voir le mot "art" selon sa définition anthropologique. Ainsi, pour Marcel Mauss, “un objet d’art, par définition, est l’objet reconnu comme tel par un groupe”

    Une autre citation : "un objet d’art commence par vous crier de loin qu’il a vécu. Il projette devant lui son aura." (Paul Morand, "l’homme pressé", Gallimard.

    Cet article est un objet sans art.

    Mes courriers pour proposer mes services aux mairies n’ont intéressé aucuns des services municipaux. Exit donc mon auto-entreprise. Depuis, j’efface pour qui me le demande (et pour le compte d’une association), les tags indésirés. J’ajoute que je possède de nombreuses photos de tags prises prés du Stade d’Eaux-Vives et ailleurs, et que je trouve personnellement trés abouties et trés esthétiques. Inutile de chercher midi à quatorze heures : contactez Loïc, par A&P. Problème réglé.

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par pehache  
    r

    Vous faites une belle brochette de réactionnaires artistiques, là...

    http://www.alternatives-paloises.com/article.php3 ?id_article=1169

    http://www.alternatives-paloises.com/article.php3 ?id_article=5102

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par Antoine Gracia  

    Mon cher "PH",

    Pour vous autoriser à qualifier péremptoirement et arbitrairement vos interlocuteurs vous seriez bien inspiré et bien plus courageux et élégant en vous présentant poliment et révélant votre identité. C’est la moindre des choses entre gens de bonne compagnie. Ceci pour commencer !

    Ensuite, je suis au regret de vous contrer en vous disant que vous êtes complètement hors sujet.

    Les photographies que vous exhibez n’ont rien à voir avec ce dont nous causons ici. Les dessins que celles-ci représentent ont pris, pour leur exécution, des heures à leurs auteurs. Et ont, dans leur immense majorité si ce n’est dans leur totalité, été exécutées à l’orée de la ville, dans des sites peu fréquentés et voués à la démolition.

    Vous admettrez qu’il n’en va pas de même en centre ville où forcément le "travail de sagouin" doit être fait à la va-vite. Car là, il y a un risque non négligeable, c’est celui de se faire gauler et par voie de conséquence de se faire très justement sanctionner. Mais encore une fois, le courage n’est pas là...Et le résultat est minable.

    Désolé, mon cher "PH" !...

    Antoine GRACIA

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par pehache  

    Mon cher AG, le caractère péremptoire et arbitraire de mon avis sur les réactionnaires artistiques n’a d’égal que le caractère péremptoire et arbitraire des avis de ces mêmes réactionnaires sur les tags urbains.

    Au plaisir

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par oscar  

    Ils sont un certain nombre ici, cher Monsieur Gracia, à nous éclairer d’abondance sur ce qu’il convient de penser et de croire. Ils sont les phares lumineux qui nous montrent la voie, nous expliquent tout et son contraire et nous assènent des vérités à 2 balles qui font aussi parfois 2%. Ils s’autorisent des jugements personnels qu’ils accomodent à leur sauce et illustrent d’invectives, d’insultes ou d’approximations diverses. Ils ont un avis sur tout et c’est bien sûr le bon, puiqu’ils l’ont construits grâce à la supériorité de leur intelligence, de leur culture et accessoirement de google.. Toujours prompts à s’emparer du micro pour brailler plus fort que les autres et nous imposer une vision du monde qu’ils partagent avec eux-mêmes et qu’ils ressassent à l’infini de leurs visions dogmatques et manichéennes, quand elles ne sont pas plus prosaiquement intéressées. Ils font partie du premier cercle des alternateurs palois, pauvres derviches tourneurs qui produisent moins que ce qu’ils consomment et parasitent les débats sur tous les forums locaux en couinant à longueurs de journée.

    Il est évident que s’agissant du sujet qui vous préoccupe justement, nous serons sans doute un certain nombre à entrer en "réaction" . Hors de question de laisser à ces tenants d’ une agit-prop d’un autre siècle, l’exclusivité du débat.

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par pehache  

    Ils sont un certain nombre ici, cher Monsieur Gracia, à nous éclairer d’abondance sur ce qu’il convient de penser et de croire.

    Mais que croyez-vous que vous faites vous-même et ici même, Oscar ? Ou que font EP ou AG ?

    Nous nous comportons tous ici comme des piliers de bar, le tout est d’être lucide sur ce point.

    Vous êtes en somme comme un poivrot qui regarderait d’un air navré les autres poivrots du bar à poivrots qu’il fréquente, tout en marmonant "il y a vraiment trop de poivrots dans ce bar"...

    Ils ont un avis sur tout et c’est bien sûr le bon, puiqu’ils l’ont construits grâce à la supériorité de leur intelligence, de leur culture et accessoirement de google..

    Arrêtez, je vais rougir...

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par candide  
    J’aime bien votre façon de voir et dire les choses.

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par Rêveur des villes  

    Il y a évidemment tag et tag...

    Il y a une différence entre ce qui est de l’ordre de l’art, qui a nécessité des heures et des journées de travail, qui décrit un "univers" [artistique]...

    Exemple http://forum.lespatouspalois.fr/viewtopic.php ?f=36&t=1133

    Autre ex du même ordre à Tarbes : peintures murales en CV, sur le côté du Mega CGR, que l’on voit bien depuis le train.

    ... et une vulgaire inscription sur un mur qui est de l’ordre de la petite délinquance.

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par Autochtone palois  
    Il y a tout simplement confusion entre tagg (signature "artistique", avec beaucoup de guillemets, ou blaze, dans leur jargon) et graph (dessin stylisé à partir d’une signature, comme ceux que l’on peut voir sur le lien donné par PH) : un exemple de graphs réussis se trouve en allant se promener sur l’avenue Heïd, en direction du stade d’Eaux-vives. Ils sont pour la plupart l’oeuvre d’un grapheur qui signe Nacre.

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par Autochtone palois  

    Pour la petite histoire, Nacre le grapheur voulait utiliser un mur d’un petit bâtiment de l’ancienne droguerie en gros Sallenave, avenue Heïd. Avant de commencer à y toucher il avait téléphoné au propriétaire du mur, qui, après avoir été surpris par la démarche, avait donné son accord. L’oeuvre est toujoursen place.

    Il y a les barbouilleurs et les artistes, mais il est parfois difficile de faire la distinction.

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    28 mai 2012, par Loïc  
    Effacement des tags

    Les tags pour les municipalités de l’agglomération paloise ne sont aucunement une préoccupation, encore moins une priorité. A Angers, ils sont effacés le lendemain sur simple demande des "victimes". A Pau, ville d’art et d’histoire ... ? J’ai créé il y a quelques mois une auto-entreprise qui avait pour objet l’effacement des tags non-souhaités. Mes courriers pour proposer mes services aux mairies n’ont intéressé aucuns des services municipaux. Exit donc mon auto-entreprise. Depuis, j’efface pour qui me le demande (et pour le compte d’une association), les tags indésirés. J’ajoute que je possède de nombreuses photos de tags prises prés du Stade d’Eaux-Vives et ailleurs, et que je trouve personnellement trés abouties et trés esthétiques.

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par Emmanuel Pène  

    Eh bien, vous allez avoir du travail alors.. auprès des privés. Les mairies ne sont pas intéressées par votre service, pourquoi ? Tout simplement parce que les effectifs pléthoriques des collectivités ont besoin de justifier leur utilité et leur salaire..

    Mais pour le moment, ils ne néttoient rien du tout. Promenez-vous dans Pau et vous verrez..

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par Don Diego  
    Les taggeurs sont des voyous ! N’ayons pas peur des mots et arrêtons de nous voiler la face. Comment devons-nous appeler le fait de s’approprier et dégrader le bien d’autrui sans son conscentement ? Le jour où ses gens qui ne veulent voir le mal nul part se retrouveront avec leur véhicule ou leur façade de maison complètement souillée de peinture on verra comment ils réagiront... Les taggeurs dégradent le bien public et à ce titre sont condamnables. C’est un fléau. La plupart du temps leur dessin sont moches et personne ne leur a rien demandé.

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par pehache  

    Expliquez-moi pourquoi la ville devrait faire appel à des privés si il y a en interne du personnel disponible pour ça ?

    Quant aux particuliers victimes de tags qu’ils veulent faire effacer, pourquoi la ville devrait-elle s’en occuper ?

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par L’ OURS du Bois  

    quant aux particuliers victimes de tags qu’ils veulent faire effacer, pourquoi la ville devrait-elle s’en occuper ? alors la P.H. !!!!! il ne nous reste qu’a faire respecter l’ordre en constituant des MILICES

    BRAVO PH !!!!

    PS : a noël tous mes volets ont été Tagués,

    le service écoute domaine publique payés avec nos impôts n’est pas intervenus smiley smiley smiley

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par L’ OURS du Bois  

    pour compléter,

    http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2012/02/03/pau-les-plaintes-affluent-au-service-ecoute-domaine-public,225470.php

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par pehache  

    alors la P.H. !!!!! il ne nous reste qu’a faire respecter l’ordre en constituant des MILICES

    Ne mélangez pas tout, effacer un tag déjà fait n’a rien à voir avec un problème de sécurité.

    En cas de dégradations sur des biens privés, la police doit intervenir mais ce n’est pas elle ni aucune organisation publique qui répare.

    PS : a noël tous mes volets ont été Tagués, le service écoute domaine publique payés avec nos impôts n’est pas intervenus

    Vos volets appartiennent au domaine public ?

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par L’ OURS du Bois  

    le service écoute domaine public a dans sa mission de supprimer les tags

    Les services de police sont dévolus, à PAU à madame la maire.

    Mes volets sont de la copropriété, mais sur le domaine public ; il appartient donc à la Police ou à son responsable, à faire respecter le bien d’autrui.

    Si les services ne remplissent pas leur tâche, il appartient donc d’après vous à chaque propriétaire de protéger ses biens

     smiley smiley smiley

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par pehache  

    Vous continuez à tout mélanger l’Ours, essayez de mettre un peu d’ordre dans vos pensées.

    Vous confondez la mission de prévention et de répression du délit de dégradation, qui appartient effectivement à la police (éventuellement municipale, à voir dans le cas précis), et la réparation des dégâts, qui est tout autre chose.

    Où avez-vous vu que la collectivité devait réparer les dégâts aux biens privés ? Si la ville le fait pour les tags c’est tant mieux, mais ce n’est en aucun cas un dû (et d’ailleurs dans l’article que vous indiquez ils disent bien qu’ils ne le font que si ça limite à un coup de peinture à passer).

    Il y a quelques année des rigolos avaient cru bon de redécorer ma façade au paint-ball, en cassant des vitres au passage avec les projectiles. Ils ont été attrapés et ont payé les dégâts, mais sinon c’était notre assurance et/ou nous-mêmes qui aurions payé.

    Et même si vos volets donnent (je suppose) sur le domaine public, ils n’en font pas pour autant partie.

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par L’ OURS du Bois  

    a titre perso, je répare moi même, et n’en ai pas besoin... et si je les efface, je ne suis pas contre l’art de la rue qui est autres choses.....

    au titre de la ville, l’effacement (ou le recouvrement des tags de la ville, et je ne parle que de la ville, selon les directives de madame la Maire M.L.C. cela n’est pas un du , mais des services facturés (frais de personnels dans nos impôts)

    seulement voila, les tagueurs sont rarement rattrapés ?

    ils sont pourtant connus et reconnus grâce a leurs "signatures"

    quand a la prévention, il a été souvent demandé qu’un support d’expression soit laissé aux "artistes" smiley smiley smiley smiley

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par AK Pô  

    Ben mince ! Les nounours ont droit à des volets dans leurs cavernes ? Vite, allons tagger une tête d’isard avec PN comme signature, dessous !

    Ah, Nounours, tu les veux de quelle couleur, tes volets ? Le beth ceu est à la mode, en ce moment, avec un petit coeur rouge dans la partie supérieure. Et un choucas à chaque ferrure, au niveau des gonds, pour faire joli.  smiley smiley smiley Je prépare le devis ...

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par Louis H  

    Des tags à Pau.

    Que dit la loi (sur le site de la MAIF) ?

    Comme toutes les détériorations ou dégradations ne présentant pas de danger pour les personnes, les tags sont des délits. En principe, l’amende peut aller de 3 750 à 15 000 euros, parfois assortie d’une peine de travail d’intérêt général.

    On peut rappeler que la police municipale en vertu de l’article L. 2212-5 du Code général des collectivités territoriales peut se charger de lutter contre ces délits.

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par 10co  
    Un pot de peinture blanche ça coute 5 euros à Bricodepot. Quand j’ai eu les compteurs électriques taggés chez moi, j’ai donné 2 coups de rouleau le jour même, et le problème était réglé. Je sais bien que sur certains crépis ce n’est pas aussi facile de peindre, mais dans la majorité des cas, en 5-10 minutes on répare les dégâts. Ce n’est jamais que de la peinture.

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    29 mai 2012, par L’ OURS du Bois  
    vous connaissez la règlementation de zzaupp a pau en centre ville.....

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    31 mai 2012, par Emmanuel Pène  
    Les gens "geulent" parce qu’ils doivent payer 1 € pour la consultation médicale, et il faudrait accepter de bon aloi d’aller mettre 5 € ou plus pour nettoyer ce que des vandales ont fait ? De plus, un tag sur une façade demande à repeindre TOUTE la façade. on est donc plutôt dans des centaines d’euros de budget.. La police enquête-t-elle sur cette vague de vandalisme ?

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    31 mai 2012, par 10co  
    Si vous n’êtes pas prêt à payer 5 euros pour entretenir votre façade, ou si vous pensez que ce n’est pas à vous à ramasser les papiers et autres déjections canines sur votre trottoir mais que vous attendez que les services publics le fasse pour vous il faut alors assumer et accepter de vivre dans une ville sale. Après il faut arrêter avec Pau ville taggée, à part l’avenue Trespoey et l’avenue Beau Soleil où personne ne semble entretenir les murs, la ville n’est pas recouverte de tags. Emmanuel etes vous également révolté contre l’affichage sauvage des Occitanistes ? Qui sont eux par contre complétement identifiés et que l’on laisse faire.

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    31 mai 2012, par L’ OURS du Bois  

    promenez vous en centre ville ; rue carretot, rue bonado, face a la poste, au dessus de Laraillet, rue saint louis, face a la mairie, j’en passe et des meilleures ? et ce n’est pas de donner un coup de peinture blanche, sur une façade qui vas la rafraichir, sur une pierre de taille il faut "gommer" si, vous peignez, vous êtes en infraction ?enfin les a affichages sauvages ce n’est pas mieux, surtout que la municipalité a mis en place des panneaux d’affichage libre

    BRAVO Martine pour ce travail réalisé avec les conseillers de quartier smiley smiley smiley smiley

    y en a pas beaucoup de bonnes opérations, il faut le dire quand c’est bien

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    31 mai 2012, par L’ OURS du Bois  

    si vous nettoyez vos caniveaux, ne laissez pas un petit tas car il ne sera jamais ramassé, motif "C’est pas moi qui l’ai fait !!!! je vais pas ramasser !!! dixit les employés municipaux....

    si je dois faire leur boulot, je prend aussi leurs salaires et tous les avantages qui vont avec !!!! smiley smiley smiley smiley

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    31 mai 2012, par AK Pô  
    des maras aux destructions des greniers : l’enfance intitulée violence

    10co, promis, le premier qui meurt de rire sur ce forum je lui ravale la façade avec une copie (conforme ?) de Van Dongen ("le Tango", par exemple, mais selon le quartier du demandeur l’ouvrage peut s’adapter) en format XXL, selon l’exposition de la demeure, huile garantie sans adjuvants ni pigments synthétiques.

    En attendant, je vais manger une soupe à l’union chez Oscar. Peut-être que Pehache viendra ? On demandera à Léon s’il connaît Trotsky et à Charles Attan s’il connait Bobby Lapointe et JP Brisset . Pourvu qu’il y ait leurs épouses, pour parler politique...et tocades smiley

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    31 mai 2012, par oscar  

    Avec Péhache c’était plutôt la soupe aux gnons, cette semaine, mais vous êtes le bienvenu quand-même cher AK 49 ! On invitera tous les révolutionnaires des bords de Gave et du Sernam réunis et on chantera Aragon et Castille. Tagada

    (Faute de frappe, c’est bien AK 64 qu’il fallait lire..)

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    31 mai 2012, par AK Pô  
    Si Pau était une villesale, ses habitants se laveraient dans le gave !

    Apportez les framboises, je m’occupe de la vanille. Pehache rapportera des poires du Maine et Loire, (si votre femme les a oubliées au congélateur). Je laisse le 64 à votre gourmandise, n’étant natif moi-même que du Lion, ce qui m’ôte toute objectivité politique (et morale).

    BB a mis le couvert. La nappe, Léon s’en occupe. Bien entendu, la nappe sera déroulée sur le futur tracé de cette voie galactique qu’est la Pau-Oloron. Ainsi pourrons nous frétiller des rives du gave jurançonnais aux jazzeries de celui d’Oloron en traversant le vent, certes foudroyant, de la langue de bois et des lambris dorés qui, sur huit kilomètres, permettent de passer d’un monde à l’autre.

    Les nappes du désarroi ne sont-elles pas tissées dans de mêmes drapeaux ?

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    31 mai 2012, par oscar  
    Nous sommes dans de beaux draps ça ne fait aucun doute...

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    31 mai 2012, par AK Pô  

    En ces temps où chacun tire à soie ses mesures...

    Vastes lits pour de si maigres rivières.

  • > Pau : les tags sauvages envahissent la ville
    1 juin 2012, par Emmanuel Pène  

    "Emmanuel etes vous également révolté contre l’affichage sauvage des Occitanistes ?"

    Bien sûr, et je les condamne d’autant plus en tant qu’ancien président de l’institut béarnais et gascon qui est opposé à leur idéologie ethniste et qui considère que l’occitanie n’existe pas.

    Je rappelle d’ailleurs qu’il s’agit d’affichages réalisés par le groupuscule révolutionnaire d’extrême gauche "Libertat" (ex anaram au patac), qui déclarait il y a quelques années sur les murs de Pau : "ici ce n’est pas la France, c’est l’occitanie". Tout un programme..

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