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Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !

lundi 16 janvier 2012 par Bernard Boutin


La presse nous a présenté dernièrement les chiffres d’évolution de la population, entre 2006 et 2009, dans les Pyrénées-Atlantiques. Le département voit sa population augmenter de 2,1% soit 13.966 résidents de plus en 3 ans. Mauvaise nouvelle dans cette tendance à la hausse : l’agglomération paloise baisse de 0,30%, tirée vers le bas par les villes de Pau (-1,5%) et Billère (-2,2%). Une analyse sur 3 ans étant peu significative, penchons-nous sur l’évolution de la population, à Pau et ailleurs, depuis 1975. Quelques surprises nous attendent...

En 1975, Pau avait 83.498 habitants*. En 2009, elle a 84.453 habitants**. En 43 ans, la population n’a pratiquement pas évolué.

En 1975, les Pyrénées-Atlantiques ont 534.748 habitants*. En 2009, ils sont 650.356*. En 43 ans, le département a gagné 115.608 résidents, soit plus 21,6%, voire plus 25,4% si l’on ne tient pas compte de Pau. Une augmentation forte pour les PA.

Si Pau avait participé normalement à la tendance générale du département, la ville devrait avoir environ 105.000 habitants. Elle est pourtant restée scotché à la barre des 83.000 à 84.000 habitants. Comment en est-on arrivé là ?

Le forum reviendra probablement sur les années Labarrère... André Labarrère est en effet maire de 1971 à 2009. Lui, son équipe, ses successeurs ont été maître de la mise en place de l’attractivité de Pau durant ces 43 longues années. Une attractivité qui, sur le long terme, parait bien pâle pour Pau.

Pour autant, le constat se doit d’être tempéré. Pau n’est pas seule dans son cas. Si les populations des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées ont, entre 1975 et 2010, augmenté de près de 27%***, les villes des deux régions n’ont jamais augmenté dans les mêmes proportions. Seule Toulouse "s’accroche" : plus 17,7%.

En 43 ans, Bayonne a vu sa population augmenter de 3,6%, Bordeaux de 6,1% Mont de Marsan de 16,2%, Pau de 1,7% et Périgueux a connu une baisse de 17%.

En 43 ans, les villes en Midi-Pyrénées ont fait plutôt moins bien : Tarbes -15,7%, Auch : -6,4%, Agen : -2,3%, Toulouse étant l’exception avec son plus 17,7%.

En 43 ans, les banlieues et les périphéries des villes ont en fait "explosé" et il faudrait une analyse en profondeur pour montrer que leur poids a augmenté plus que proportionnellement que les 27% d’augmentation de population des régions.

La moindre croissance ou décroissance des villes-centres montre que leur poids démographique s’affaiblit régulièrement dans leur territoire. Plus celui-ci diminue, plus la notion élargie de bassin de vie prend du sens.

La RGPP qui appelait à faire passer l’agglomération paloise d’un ensemble de 14 communes et 150 000 habitants à 43 communes et 191 000 habitants est incontournable. Peut-être même insuffisante ?

Reste à régler le problème de gouvernance politique d’un tel territoire où la Place Clemenceau n’est, depuis bien longtemps, plus le "centre du monde". Martine Ligières-Cassou le sait-elle ?


- par Bernard Boutin
* Source Wikipedia
** 
La Rep. du 6 janvier 2012
*** source INSEE
Population Aquitaine 2010 : 3,227,400, 1975 : 2,550,000 plus 26,6% Population Midi-Pyrénées : 2 264 000 habitants en 1975, 2865975 en 2010 plus 26,6%)


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Pau : objectif 100 000 habitants
19 janvier 2012, par Michel  

Merci à Bernard Boutin de nous ramener à la réalité des faits et des chiffres. Le verdict de l’INSEE est sans appel.

Entre la seconde guerre mondiale et le début des années 1970, la population de Pau a pratiquement doublé. Puis le remarquable élan des années cinquante et soixante semble avoir été brisé net.

Pourtant, en 1975, Pau était bien loin d’avoir épuisé ses réserves d’expansion. Conformément au plan d’urbanisme, de vastes espaces, au-delà du boulevard Tourasse, restaient à développer au profit de logements individuels et collectifs, d’activités économiques principalement tertiaires et de l’Université naissante.

De fait, chacun peut constater que durant les trente-cinq dernières années, le paysage du nord de Pau s’est transformé et densifié. Des immeubles ont été construits, des quartiers ont été lotis, des entreprises ont essaimé (Helioparc, zone d’activité Pau-Pyrénées, Pakway ...), l’Université s’est agrandie.

Mais de tout cela, absolument aucune trace, aucune répercussion dans un niveau de population qui stagne désespérément autour de 80 000 habitants.

Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut faire appel à d’autres chiffres : entre 20 et 25 % de logements vacants depuis cinq ans et plus dans le centre-ville (et combien hors centre-ville ?), un revenu moyen par habitant inférieur à celui des autres communes de l’agglomération (environ 20 000 euros annuels à Pau, contre 30 000 à Lons, Lescar, Bizanos et près de 40 000 à Idron), 27 % des ménages palois vivant sous le seuil de pauvreté, soit une proportion deux fois plus élevée que la moyenne nationale.

Il est dommage que ces chiffres ne soient pas plus souvent cités, affinés et analysés, car ils en disent bien plus sur les maux dont souffre notre ville - et les remèdes qu’il faudrait chercher à y apporter - que les considérations toujours très inspirées sur les difficultés du stationnement, les nuisances liées aux travaux, le marasme du commerce, le tracé d’une hypothétique ligne à grande vitesse ou la manière la plus appropriée de qualifier l’appendice appelé à trôner au faîte de la Miséricorde.

Ces chiffres traduisent bel et bien un criant manque d’attractivité de la ville de Pau au cours de ces trente-cinq dernières années, comme l’a souligné Bernard Boutin.

Non sans pertinence, de mon point de vue, il nous rappelle que ces années correspondent exactement à celles de l’ère Labarrère.

L’objectivité commande de reconnaître que les évolutions démographiques comme la répartition territoriale de la population obéissent à des déterminants nombreux et complexes sur lesquels une municipalité n’a pas nécessairement prise.

Il faut bien constater cependant qu’en arrivant à la mairie dans les années 1970, Labarrère prenait les rênes d’une ville en pleine expansion, disposant de beaucoup d’atouts encore inexploités et dont le développement futur avait été soigneusement planifié et préparé. Quarante ans plus tard, non seulement la ville n’est pas plus peuplée, mais elle s’est surtout dramatiquement appauvrie. Ce n’est pourtant pas faute, pour l’intéressé, d’avoir abondamment dépensé son énergie (à la mairie dès cinq heures du matin !) et nos fonds publics (une fiscalité locale record).

Ce que l’on peut avant tout lui reprocher, c’est d’avoir ignoré, nié ou masqué les évolutions profondes qui font aujourd’hui de Pau une ville à bien des égards sinistrée.

Pendant que les classes moyennes fuyaient massivement vers la périphérie, notre grand homme se glorifiait de réaliser un tour de force permanent et talentueux en maintenant à gauche un irréductible bastion de la bourgeoisie.

Pendant qu’année après année, des centaines de familles paloises qui en avaient la possibilité préféraient opter pour Bizanos, Lons, Lescar, Idron, Gan, Serres-Castets, Morlaàs et autres Mazères ou Sauvagnon, lui continuait invariablement à vanter avec lyrisme la « vie rêvée des villes », entretenant les illusions, occultant la pénible réalité d’une cité ne sachant plus retenir qu’une population âgée, les bénéficiaires du logement social ou les personnes en situation de précarité aigüe.

Le réveil est aujourd’hui brutal, et après plusieurs décennies d’aveuglement collectif et d’auto-contentement, les Palois ont durablement sombré dans la neurasthénie.

Bernard Boutin a parfaitement raison de souligner que si la démographie paloise avait simplement suivi celle du reste du département, et c’est le moins que l’on pouvait escompter, la ville de Pau dépasserait largement les 100 000 habitants, 20 000 de plus qu’aujourd’hui.

20.000 habitants supplémentaires dans Pau, c’est davantage de pouvoir d’achat au bénéfice du commerce local et davantage de ressources fiscales pour la commune. C’est moins d’automobilistes aux portes de la ville ou sur la rocade aux heures de pointe, et davantage d’usagers des transports en commun ainsi que de déplacements à pied ou en deux roues. C’est un patrimoine immobilier mieux entretenu. Bref, c’est une ville plus vivante et plus prospère.

On peut rappeler qu’avec une superficie comparable à celle de Pau, la ville de Lille compte 233 000 habitants, ou que Grenoble, sur un territoire 40 % moins vaste, atteint 158 000 habitants.

100 000 habitants à Pau, ce serait parfaitement possible pour peu que la ville sache retenir et attirer les classes moyennes, ce qu’elle n’a malheureusement pas fait sous l’ère Labarrère. C’est un objectif ambitieux mais raisonnable que devrait clairement se fixer la municipalité quelle qu’elle soit, en y consacrant résolument tous ses efforts.

La volonté de réhabiliter le logement en centre-ville témoigne d’une première prise de conscience, bien tardive pour certains responsables en place depuis si longtemps. Souhaitons que l’entreprise réussisse, mais surtout qu’intervienne une mobilisation beaucoup plus affirmée pour redonner à la ville de Pau l’attractivité qu’elle a hélas perdue il y a maintenant près de quarante ans.

  • > Pau : objectif 100 000 habitants
    20 janvier 2012, par pehache  

    Mais quel blabla... totalement creux !

    A partir d’un constat objectif -la baisse ou la stagnation de la population de Pau-, vous tirez des relations de causes à effets non démontrées -le mandat de Labarrère, le manque d’attractivé de la ville-, à partir d’une analyse dépourvue de toute rigueur, mais en y planquant vos a priori.

    Pau n’est aucunement une exception sur l’évolution de sa population et a connu ce qu’ont connu la plupart des villes moyennes sur la même période.

    Vous parlez de Grenoble ? Allons-y :
    -  Grenoble en 1975 : 166.000 hab.
    -  Grenoble en 2008 : 156.600 hab.

    Vous parlez de Lille ? Allons-y :
    -  Lille en 1968 : 238.000 hab
    -  Lille en 1975 : 219.000 hab.
    -  Lille en 1999 : 212.000 hab.
    -  Lille en 2008 : 225.000 hab.

    Je peux vous parler aussi d’Annecy :
    -  Annecy en 1975 : 53.000 hab.
    -  Annecy en 2008 : 50.000 hab.

    Toutes ces villes, qui ne sont pas spécialement réputées pour leur manque de dynamisme, ont vu leur population diminuer ou au mieux stagner sur ces périodes. Et on peut multiplier les exemples.

    Alors ?

  • > Pau : objectif 100 000 habitants
    20 janvier 2012, par L’ OURS du Bois  

    20 et 25 % de logements vacants depuis cinq ans et plus dans le centre-ville

    ça c’est insupportable !!!!

  • > Pau : objectif 100 000 habitants
    20 janvier 2012, par pehache  
    Qu’attendez-vous pour racheter et rénover les immeubles délabrés, l’Ours ?

  • > Pau : objectif 100 000 habitants
    20 janvier 2012, par L’ OURS du Bois  

    la mise de fonds, vous participez ????

    moi, je relève les manches smiley smiley

  • > Pau : objectif 100 000 habitants
    20 janvier 2012, par mael  

    entre 20 et 25 % de logements vacants depuis cinq ans et plus dans le centre-ville (et combien hors centre-ville

    Pourquoi depuis 5 ans ?

  • > Pau : objectif 100 000 habitants
    20 janvier 2012, par peyo  

    entre 20 et 25 % de logements vacants depuis cinq ans et plus dans le centre-ville (et combien hors centre-ville
    Pourquoi depuis 5 ans ? demande Maël

    Aucun sous entendu. Cinq ans c’est la base qu’utilisent les services fiscaux pour tenir leur décompte "cadastral" des logements vacants. L’inventaire de ces locaux permet de les taxer d’office quand une délibération a été passée.

  • > Pau : objectif 100 000 habitants
    20 janvier 2012, par Contribuable Palois  

    à Peyo

    tous les logements vacants depuis plus de 5 ans ne sont éligibles à cette taxe. Ne sont pas concernés
    -  les logements insalubres
    -  logements qui ne sont pas habitables au sens légal (càd clos, couverts et pourvus d’éléments de confort minimum , dont installation électrique, eau courante, équipement sanitaire)
    -  les logements qui ne pourraient être rendus habitables qu’au prix de travaux importants. En pratique si le montant des travaux excéde 25 % de la valeur vénale réelle du logement.

    Dans les faits les logements à réhabiliter sont recensés mais ne peuvent être taxés...

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    17 janvier 2012, par Rêveur des villes  

    "En 43 ans, les villes en Midi-Pyrénées ont fait plutôt moins bien : Tarbes -15,7%, Auch : -6,4%, Agen : -2,3%, Toulouse étant l’exception avec son plus 17,7%."

    Sur une large période, on voit bien sûr l’impact des fermetures d’usines sur Tarbes (arsenal etc), et le boom "Airbus" à Toulouse. Cela dit, le bon état du CV et le métro moderne (la gestion Baudis) sont également des atouts importants.

    Le reste, les variations sur qqes années, je ne sais pas si cela peut être interprêté. Ces données sont-elles fiables, d’ailleurs ?

    > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    17 janvier 2012, par Rêveur des villes  

    La place Clémenceau ?

    Elle a été faite sans doute pour être en harmonie avec les tours du palais des Pyrénées... Le résultat est là ! Les nuls ont sévi une fois de plus...

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    17 janvier 2012, par mael  

    Moi je l’aime bien cette place, je la trouve agréable, esthétique.

    Par contre, le parking sous la place est une ânerie.

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    17 janvier 2012, par Rêveur des villes  

    C’est des goûts et des couleurs.

    M’enfin, cette place déplait à la moitié des gens (selon le sondage AP de l’époque), ce qui en démontre l’échec. Et personnellement, toutes les personnes avec qui j’en ai discuté la trouvent moyenne ou moche.

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    17 janvier 2012, par mael  
    Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides ?

    Bein moi, c’est plutôt l’inverse, je n’ai entendu personne autour de moi critiquer cette place hors accès bagnole. Je ne suis pas fan fan de la mosaïque sur la fontaine mais le reste me plaît, effectivement les goûts et les couleurs...

    De plus, les personnes que je connais qui découvrent ou qui habitent depuis peu Pau trouvent que celle-ci est une jolie ville, y compris Clémenceau.

    Quand au sondage d’A&P, je viens de le regarder, il y a eut 263 votants, bigre...bref ça ne vaut rien (même pas sur l’indication de tendance).

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    17 janvier 2012, par Rêveur des villes  

    "Quand au sondage d’A&P, je viens de le regarder, il y a eut 263 votants, bigre...bref ça ne vaut rien (même pas sur l’indication de tendance)".

    Là, je ne suis pas d’accord smiley

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    17 janvier 2012, par mael  
    263 votants pour 84 000 hab, je ne vois pas ce que l’on pourrait en tirer.

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    17 janvier 2012, par Rêveur des villes  

    http://www.sondages-ce.fr/etude-de-cas/un-peu-de-technique

    Dans le cas présent, on peut être sûr à 95% que ce sondage correspond bien à la réalité à + ou - 6 points.

    Il existe d’autres techniques, dont les résultats convergent.

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    18 janvier 2012, par pehache  

    263 personnes c’est statistiquement suffisant pour un sondage de ce genre. Ce qui est en question c’est la représentativité de ces 263 personnes. C’est l’avis des lecteurs d’A@P il y a 3 ou 4 ans : rien ne dit que les lecteurs d’A@P sont représentatifs de l’ensemble des palois, ni que le résultat serait le même aujourd’hui.

    Mon opinion personnelle est que la place Clemenceau n’est pas vraiment une réussite esthétique (matériaux peu en harmonie les uns avec les autres et avec ce qui l’entoure, structures de verre type station-service des années 70...), mais que ce n’est pas non plus un raté complet. Elle a aussi des côtés agréables (sous les arbres du pourtour) et elle forme un parvis pratique pour installer une scène, etc... Si il n’y avait que ça qui n’allait pas dans la ville, ce ne serait pas bien méchant.

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    18 janvier 2012, par L’ OURS du Bois  

    260 c’est le chiffre de ce matin smiley smiley smiley il concerne l’éNNNOOORME succès remporté par la ville de pau sur une activité reconnue d’utilité public smiley smiley smiley C’est ..... les abonnés de "l’auto-partage"

    alors 263, C’est "PHÉNOMÉNAL" smiley smiley smiley smiley

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    18 janvier 2012, par pehache  
    Vous n’en avez pas marre de sauter sur tout ce qui bouge smiley ?

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    18 janvier 2012, par Contribuable Palois  

    Sauter sur tout ce qui bouge ?

    N’en déplaise à M Pehache certaines informations peuvent nous interpeller.

    Aujourd’hui j’ai relevé l’appel d’offre 12/05 de la mairie de Pau dont l’intitulé est assez banal

    acquisition et maintenance d’un PIK UP (sic).

    Lorsqu’on peut accéder au dossier complet on se demande 1)quel est l’emploi de l’objet pour justifier ces caractéristiques 2)qui a pu valider le descriptif dans son intégralité (voir plus bas), puisqu’en faisant court la ville cherche

    "un pick-up double cabine, 140 CV minimum avec boite transfert 4x4, 5 places, avec un treuil à l’avant".

    Suis-je trop regardant (j’ai les réflexes de responsable du privé) sur l’adéquation obligatoire entre le besoin réel et son expression transcrite dans le cahier des charges ? Un engin de transport polyvalent, oui. Un véhicule bien commode pour les "petites sorties", je suis contre. Et d’autant plus que le véhicule de travail qui est "attendu" semble relever du raid en pays zoulou plus que du déplacement sur un chantier communal.

    Nous savons bien que les rues de Pau sont défoncées. Nous savons qu’on n’est pas toujours seul en déplacement, qu’il y a des nécessités mais tout de même est-ce que ça justifie de devoir imposer un descriptif si précis qu’obligatoirement celui (qui se voit déjà sur le siège) a recopié la plaquette de la voiture qui lui a tappé dans l’oeil, celle qui sera si bien adaptée aux situations incontournables (comme celles où il faut se rendre à l’invitation d’un élu qui invite dans son chalet loin des routes carossables) ou à ces situations périlleuses dont il faut se sortir (les immensités sableuses d’Hossegor sont si piégeuses pour les voitures ) , et si conviviale avec ses "marchepieds extérieurs", ce comble de l’accessibilité pour les jupes entravées.

    Et comme il s’agit bien d’un engin exceptionnel, l’appel d’offre impose

    "FORMATION DU PERSONNEL Lors de la livraison, le Titulaire assurera sur place : . une formation à la conduite du véhicule pour 3 personnes, sur 1/2 journée"
    .

    Voici le descriptif complet

    "CARACTERISTIQUES TECHNIQUES DU PICK UP

    Pick Up 4X4 double cabine - Norme en vigueur à la date de remise des offres - Moteur Emission CO2 maximum 220g/km Type : diesel- Puissance réelle minimum 140 ch

    Dimensions et carrosserie : Charge utile 900kg minimum -Double cabine banquette arrière -4 portes 5 places-- Bouclier avant et arrière -

    Marchepieds latéraux -

    Lunette arrière cabine

    Transmission : Boîte de vitesses à commande mécanique- Boite de transfert pour passage mode 4x4

    Freinage AVANT : à disques ARRIERE : à disques - ABS Système anti blocage des freins pour les 4 roues avec répartiteur électronique de freinage- Suspension adaptée pour 4x4

    Direction assistée - Pneumatiques : Utilisation 80% route et 20 % tout terrain

    Equipements : treuil avant capacité minimum 1,5 Tonnes-

    Appui tête réglable avant et arrière -Bavette avant et arrière -

    Phare anti brouillard avant et arrière -

    Double airbag avant et latéraux conducteur et passager Climatisation manuelle minimum -Trousse d’outillage.

    Crochet de remorquage avant. Crochet boule de remorquage arrière .

    Cric Hydraulique. Prise de courant 7 broches- Bandes rétro-réfléchissantes Avant, Arrière et latérales classe II - Prise 12 V en cabine

    Radio CD/MP3

    couleur : Blanc

    Plateau arrière - Crochet de fixation intérieur -Porte arrière rabattable .

    Couvre tonneau souple"

    Qu’en est-il réellement ? un achat justifié, un exemple de l’irresponsabilité d’un chef ?

    ou, à autoriser ces descriptifs d’exigences contractuelles extravagantes qui détournent les mises en concurence honnêtes, nos décideurs sont-ils restés dans un autre monde ?

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    18 janvier 2012, par pehache  

    N’en déplaise à M Pehache certaines informations peuvent nous interpeller.

    Est-ce que j’ai dit quelque chose sur l’information contenue dans votre message ? Non. Alors abstenez-vous de ce genre de commentaire.

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    18 janvier 2012, par Maximo  
    vous battez pas, les gars..... smiley

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    19 janvier 2012, par L’ OURS du Bois  

    Vous n’en avez pas marre de sauter sur tout ce qui bouge

    sous une autre forme..."ferme ta gueule"

    Vive la ?" Dimocrature"

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    19 janvier 2012, par Maximo  
    la Petroctature smiley

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    19 janvier 2012, par claudiqus  

    La Pehachaugure .

    Rhââ la la, manquait plus que l’éclopé ! ... smiley

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    18 janvier 2012, par mael  

    Rdv, Si le nombre de votant est suffisant pour une ville comme Pau, l’échantillonnage lui est très très très limite.

    Ce sondage n’indique en rien la réalité Paloise ni même une tendance, à la limite, il est une indication sur ce que pense les lecteurs d’A&P, rien de plus...

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    18 janvier 2012, par Rêveur des villes  

    Je ne vois pas en quoi les goûts de ceux qui répondent aux sondages sur AP seraient très différents de ceux de la population. Ce sondage démontre à mon avis que beaucoup trop de personnes trouvent cette place moche ou pas terrible. Et c’est le point phare, central du centre piéton...

    On connait également la typologie politique de ceux qui répondent aux sondages, cf sondage récent.

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    18 janvier 2012, par mael  

    Je pense que les lecteurs de A&P ne sont pas représentatifs de la population paloise, je trouve que vous êtes un peu trop optimiste sur ce que représente un forum...

    Quant à la typologie politique, je ne vois pas ce que la politique viendrait faire dans une histoire de « goût » même s’il existe des groupies prêt à défendre mordicus leur clan et à l’inverse flinguer de manière systématique le camp d’en face.

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    19 janvier 2012, par Rêveur des villes  

    mael : "Quant à la typologie politique, je ne vois pas ce que la politique viendrait faire dans une histoire de « goût » même s’il existe des groupies prêt à défendre mordicus leur clan et à l’inverse flinguer de manière systématique le camp d’en face."

    Je disais ça parce que ceux qui répondent aux sondages n’étant pas plus "de droite" que la population, il est peu probable que les résultats soient faussés par des votes de mauvaise foi de "clans politiques".

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    16 janvier 2012, par pehache  

    Pau a subi une érosion de sa population, comme pratiquement toutes les ville-centre de tailles moyennes ou petites. Elle n’est aucunement un cas particulier sur ce point. La comparaison avec des villes côtières comme Bayonne est biaisée par l’attractivité connue de la mer. Après on peut faire dire un peu ce qu’on veut aux chiffres : la population de la ville de Paris a décliné continuement de 1968 à 1999 : était-ce à cause du manque d’attractivité de Paris ?

    De même, suivant la période que l’on observe et le périmètre considéré, on peut obtenir des résultats très variables. Pour s’en tenir aux comparaisons Pau/Tarbes :
    -  la commune de Pau a connu son creux de population en 1999, alors que Tarbes continuait à descendre en 2008
    -  si on regarde aussi bien à l’échelle de la commune, de l’agglo, de l’aire urbaine, ou du bassin d’emploi, l’accroissement de population est plus important à Pau qu’à Tarbes.

    Le site de l’INSEE est une mine pour tous ces chiffres, qui y sont très bien présentés : http://recensement.insee.fr/

    ...la Place Clemenceau n’est, depuis bien longtemps, plus le "centre du monde". Martine Ligières-Cassou le sait-elle ?

    Il me semble avoir lu il n’y a pas longtemps sur A@P un article dénonçant la dictature des "petites phrases assassines" dans le débat politique smiley ...

    > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    16 janvier 2012, par Antoine Gracia  

    Monsieur, C’est avec beaucoup d’intérêt que j’ai lu votre article. Et d’ailleurs, les chiffres qu’il révèle me semblent réalistes et ne me surprennent pas le moins du monde. Il suffit d’une part de flâner dans notre ville où de très nombreuses et grandes enseignes du commerce, de la banque et des assurances... ont accaparé, à des fins professionnelles, moult immeubles de son "hypercentre" et d’autre part de musarder dans les mornes et tristes cités-dortoirs des communes alentour, pour réaliser qu’effectivement, au cours de ces dernières décennies, il s’est passé quelque chose en matière d’habitat urbain. Il est cependant, dans votre texte, deux points qui me chiffonnent : 1- La période de 43 ans (1975-2009) à laquelle vous faites référence à de multiples reprises, 2- Le mandat de maire de Monsieur Labarrère de 1971 à...2009. Ai-je mal compris, suis-je fâché avec l’arithmétique et avec l’histoire ? Veuillez m’expliquer. Cordialement. Antoine GRACIA

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    16 janvier 2012, par L’ OURS du Bois  

    j’ai compté comme vous... mais, peut être une explication

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Labarr%C3%A8re

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    17 janvier 2012, par L’ OURS du Bois  

    en relisant, ce matin, la nécrologie de A.L. on constate que : a succédé a André ; Martine , par intérim ???? ( comme sur sa page wiki)

    mais quel est le passage de Yves a la mairie ????? smiley smiley

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    17 janvier 2012, par pehache  

    En cas de décès du maire, je suppose que c’est le premier adjoint qui devient maire par interim, le temps que le conseil municipal se réunisse pour élire le nouveau maire en son sein.

    Comme MLC était première adjointe c’est bien elle qui est devenue maire au décès d’AL, avant que le conseil élise YU.

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    17 janvier 2012, par mael  
    Un passage en coup de vent, juste le temps de retourner sa veste, je suis de tous les partis, je suis de toutes les patries, je suis de toutes les coteries, je suis le roi des convertis, je suis, je suis ?

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    16 janvier 2012, par Emmanuel Pène  

    Pau n’a pas uniquement stagné durant les 30 dernières années ; elle s’est paupérisée : Les classes moyennes ont peu à peu déserté la ville au profit de la périphérie sous l’effet d’une fiscalité exagérément élevée, tandis que les locataires sociaux, exemptés de ces mêmes taxes, s’y installaient. A cela s’est ajouté un vieillissement de la population, car l’augmentation du prix des résidences anciennes, en particulier dans certains quartiers comme Trespoey, ont eu pour conséquence que seuls les patrimoines constitués, donc plutôt les personnes agées, ont pu acquérir ou garder leurs biens dans ces quartiers. Ainsi, dans la grande co-propriété "Résidence de France" (220 logements), dans les années 70 pleine de familles jeunes, les quelques enfants croisés aujourd’hui accompagnent plutôt leurs grands parents voire leurs arrières grands-parents.. Enfin, la dévastation commerçante du centre ville ces dernières années (dont la Mairie actuelle n’est pas la seule responsable) a fini de dissuader ceux qui cherchaient en centre-ville un lieu d’échange social important et vivant. Tout ceci est bien triste, car, si nous avons le plus beau ciel, notre ville n’est depuis longtemps, plus à sa hauteur.

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    16 janvier 2012, par Maximo  
    @ Emmanuel Pène : + 1

  • > Attractivité de Pau et de son agglo. entre 1975 et 2009 : Bien pâle !
    17 janvier 2012, par Rêveur des villes  
    +1 de ma part aussi !

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