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Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.

lundi 14 novembre 2011 par Courrier


En période de pré-campagne pour l’élection présidentielle, rencontrer Denys de Béchillon permet de prendre du recul par rapport aux sujets d’actualités. Que pense le constitutionnaliste de l’UPPA des primaires du PS ? Faut-il les généraliser ? Quel homme politique appelle la crise actuelle ? S’indigner, pourquoi faire ?
On adhère ou on n’adhère pas à ce qu’il dit, mais, pour le coup, ce n’est pas un flash qui nous est asséné sinon une logique qui tend à remettre chacun à sa place : le citoyen et l’Homme Politique.

Alternatives-Paloises - Les « Primaires » voulues par le Parti Socialiste ont été un succès tant au niveau de l’organisation que de la participation. Qu’en pensez-vous ?
Denys de Béchillon - Personne ne savait à combien se monterait la participation. Plus de trois millions, c’est sans doute remarquable, mais il ne faut pas perdre de vue les ordres de grandeur. La masse électorale possible pour la présidentielle dépasse 40 millions... Comme toujours, ce n’est pas facile d’exploiter des données brutes. Et il vaut mieux se méfier des biais et des raccourcis. La perception du score d’Arnaud Montebourg en donne un bon exemple. Si l’on n’y prend garde, on se dit qu’il pèse 17 % de l’électorat socialiste, alors qu’il a recueilli sur son nom 17 % des votants de la primaire, soit approximativement 340.000 personnes. En valeur absolue, cela représente moins de 1% des électeurs possibles de la présidentielle. Méfions-nous des chiffres.
Plutôt que de gloser sur ce genre de choses, je serais tenté d’essayer de regarder de plus près ce qui a motivé les électeurs de la primaire. Choisir le candidat ? Certainement. Mais il y avait peut-être aussi quelque chose de plus identitaire chez certaines personnes : une volonté d’affichage, d’affirmation publique d’appartenance à la gauche, une forme de protestation en soi... Ce serait intéressant de chercher à tirer ces questions au clair pour savoir si, oui ou non, l’avenir de la démocratie passe par l’organisation de ce genre de consultations.

Alternatives-Paloises - Ce large choix proposé aux électeurs du PS, n’est-ce pas une façon de revitaliser la démocratie ?
Denys de Béchillon - Peut-être. Mais les inconvénients ne sont pas minces non plus. La cinquième République n’a pas été faite pour les partis politiques. C’est plutôt l’inverse. Les primaires leur donnent une importance considérable, y compris lorsque l’on cherche à élargir la cible, comme l’a fait le parti socialiste. Nous nous éloignons beaucoup du modèle gaullien de la rencontre entre le peuple et son chef...

Alternatives-Paloises - mais le lien entre les électeurs et les politiques, n’est plus le même en 1960 et dans les années 2000...
Denys de Béchillon - Vous avez raison. Mais je ne sais pas dire avec assurance si c’est à tous égards une bonne chose. Je ne suis pas sûr, pour en revenir à la primaire elle-même, que l’on ait mesuré tous les effets pervers qu’elle pouvait avoir. Intuitivement, je ne suis pas enthousiasmé par l’idée que le poids politique de tel ou tel courant soit chiffré, objectivé, a fortiori avec les biais et les approximations optiques dont je vous parlais il y a une minute. Cela ouvre la porte à des logiques de marchandage encore plus redoutables que celles que nous connaissons déjà. Marchandage pour les postes à se répartir en cas de victoire, marchandage pour la définition du programme électoral... La perspective que le candidat soit un Homme libre s’éloigne encore un peu plus. De nouveau, le modèle gaullien s’effiloche.
Par-dessus le marché, il faut faire avec la séquence qui fait suivre une réconciliation forcée et passablement insincère à une conflictualité forte, qui était elle-même déjà déguisée en duel de fleurs. Ce n’est pas sans inconvénient non plus. Mais je reconnais volontiers que le problème est plus lié à l’hétérogénéité idéologique des grands partis de gouvernement qu’aux primaires elles-mêmes. Au PS comme à l’UMP, il faut faire tenir ensemble des gens et des idées tellement différents, pour ne pas dire incompatibles... Mettons que la primaire rende le phénomène encore plus voyant, voire encore plus difficile à gérer.

Alternatives-Paloises - En France, il y a ce système de signatures qui fait que l’on doit passer par les partis...
Denys de Béchillon - Le système de signatures est là pour éviter que n’importe qui puisse se présenter à la Présidentielle. Il s’agit d’écarter les extrémistes, les foutraques et les hurluberlus qui veulent se faire de la publicité, y compris commerciale. C’est loin d’être mineur. Il est bon pour la qualité du débat démocratique que l’on se garde de ces errements et que le nombre de candidats soit limité. Par ailleurs, je vous avoue volontiers être très peu sensible à l’érotisme des petites différences. A la présidentielle comme aux législatives, il y a lieu de choisir un camp, c’est-à-dire une orientation globale de la politique. Je ne sache pas que cela se décompose nécessairement en quarante deux sous-ensembles, plus ou moins finement distingués... S‘agissant de la présidentielle, l’affaire du 21 avril est là pour nous rappeler que les candidatures de témoignage, d’autopromotion ou de célébration de micro tendances débouchent facilement sur des catastrophes pures et simples. Pour 2012, dans un sens ou dans l’autre, nous sommes encore loin de nous être mis à l’abri.

Alternatives-Paloises - Quel est, selon vous, le dernier aspect négatif des Primaires ?
Denys de Béchillon - Je vous l’ai dit : je crains qu’elles aggravent la propension au chantage à l’intérieur des formations politiques, et donc, potentiellement, au sein des majorités au pouvoir. « Puisque je pèse tant, j’exige tant... ». C’est assez toxique parce que c’est terriblement politicien. Lionel Jospin avait affreusement souffert de sa « majorité plurielle ». Je ne suis pas sûr qu’il n’aurait pas souffert encore plus s’il avait dû affronter une primaire. Le chantage, le couteau sous la gorge, ce n’est quand même pas l’idéal républicain le plus pur et le plus enviable. A fortiori pour définir et mettre en œuvre des programmes politiques en période de très gros temps, avec ce que cela impose d’adaptabilité, de réactivité, voire parfois d’empirisme.

Alternatives-Paloises - Quelles alternatives pour la droite quand on sait qu’il n’y a pas de tête qui puisse dépasser celle d’un Président qui était déjà à la tête du parti majoritaire depuis novembre 2004 ?
Denys de Béchillon - La « normalité » de la candidature du Président sortant m’apparait absolue. D’un certain point de vue, elle s’est accrue avec le quinquennat et encore plus avec la révision constitutionnelle de 2007, puisque la Constitution porte désormais l’impossibilité faite au Président de se présenter plus de deux fois. Dix ans et pas plus, c’est incitatif. En outre, il est sain que le Président puisse demander quitus de son action. Cela fait partie du contrat, d’une certaine manière.

Alternatives-Paloises - Le temps du politique et le temps du citoyen ne sont pas les mêmes...
Denys de Béchillon - Rétrospectivement, je finis par penser que 5 ans, c’est trop court. Je ne voterais pas forcément le quinquennat aujourd’hui. La temporalité du politique à l’époque des médias triomphants est radicalement inadéquate à celle du monde réel. L’exemple de la crise le montre très bien. Nous avons plus que jamais besoin de durée, de distance, d’aptitude au long-termisme, de capacité à distinguer l’essentiel du négligeable ; c’est-à-dire de tout ce dont le système médiatique nous éloigne chaque jour un peu plus. C’est calamiteux. Il faudrait vraiment réfléchir aux moyens de résister à la frénésie de consommation rapide en matière politique.

Alternatives-Paloises - On n’imagine pas De Gaulle avec une cohabitation...
Denys de Béchillon - Il n’aurait jamais pu l’accepter, mais il était de Gaulle... Et je ne crois pas qu’elle ait jamais été objectivement inacceptable. Edouard Balladur avait parfaitement raison de penser que le Président était élu pour 7 ans, et que la seule manière de respecter le choix des électeurs était précisément de respecter aussi ce choix de durée. Cela imposait de ne pas chercher à remettre en question la légitimité du Président avant terme. Par ailleurs, la Constitution de la Ve République était assez plastique pour supporter cette épreuve. C’était très inconfortable pour les acteurs, mais ce n’était pas impossible à faire fonctionner. La France de la cohabitation n’a jamais été ingouvernable. Cela étant, nous parlons dans le vide. Personne ne reviendra sur le quinquennat à échéance visible.

Alternatives-Paloises - Les « indignés » ne semblent pas trop apprécier les politiques. Que vous inspirent leur mouvement et le livre de Stéphane Hessel ?
Denys de Béchillon - Je suis attristé par ce livre. J’ai la plus grande admiration pour la vie et l’exemple de Stéphane Hessel, mais je suis tout à fait d’accord pour penser avec Luc Ferry que l’indignation ne fait ni une philosophie, ni une politique, ni rien qui vaille d’être cultivé comme une sorte de religion. Nous avons besoin de réflexion, pas de plus de réactivité viscérale encore. Nous souffrons déjà tant d’en être esclaves aujourd’hui.
Par ailleurs, s’il faut parler d’indignation, il n’y a pas grand-chose qui m’indigne plus, moi, que la posture indignée des gens de ma génération (et de celles qui la suivent) lorsqu’ils s’offrent des allures de résistants alors qu’ils n’ont jamais croisé la bête immonde, connu l’ombre d’un affrontement armé ou vécu trois secondes sous la férule d’un gouvernement autoritaire. Je ne sache pas que nos actuels héros de tribune risquent quoi que ce soit dans la France d’aujourd’hui. Sous Vichy et sous l’occupation, c’était une autre affaire, et c’est bien ce qui rendait la résistance (et Stéphane Hessel) admirables. Il y a beaucoup d’obscénité historique dans l’emploi contemporain de ce terme de résistance. Bref, j’en connais beaucoup qui seraient bien inspirés d’avoir l’indignation un peu plus discrète et par là même un peu moins indécente.
Sur le mouvement des indignés lui-même, je le trouve inquiétant pour ce qu’il révèle de désarroi, bien sûr, mais aussi pour ce qu’il porte de radicalité excessive, d’idées trop simples et trop fausses... Il n’y a rien de bon à attendre de tout cela.

Alternatives-Paloises - à nouveau, cette fascination pour la grande politique...
Denys de Béchillon - C’est celle que je révère : de Gaulle, Churchill, Roosevelt, Clemenceau...

Alternatives-Paloises - Dans un univers nouveau fait de mondialisation, un tel personnage peut-il encore apparaître ?
Denys de Béchillon - Pourquoi pas ? Le grand Homme politique est celui qui sait, mieux que les autres, embrasser les contraintes de l’époque. La mondialisation en est une, même si elle est énorme. Cela étant, je ne crois pas à l’Homme providentiel isolé. Pour affronter les énormes défis globaux qui nous attendent, il faut bien plus que cela : une convergence des talents et des courages, des synergies objectives, des circonstances favorables...

Alternatives-Paloises - Une dernière question : Quel type d’initiative permettrait de réconcilier le citoyen avec le politique ? Faut-il la prendre ?
Denys de Béchillon - C’est à mon sens l’une des plus graves questions du XXIe siècle. Si j’avais une réponse unique à vous livrer toute cuite en vingt secondes, je me présenterais moi-même à l’élection Présidentielle. (éclat de rire...)


- Propos recueillis par Joël Braud et Bernard Boutin


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Votre commentaire



> Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
16 novembre 2011, par Bernard Boutin  

Mael : A quoi bon être inutilement agressif ! A@P est une terre de débats. Merci de ne pas dépasser les limites de celui-ci. Bernard

Message de Mael : Il n’y a pas grand chose qui ne l’indigne plus que la posture indignée des gens de sa génération, circulez braves gens, il n’y a rien à voir, tout va bien...On vit dans le meilleur des mondes. On dirait du Nadine Morano,.............

Le livre de Hessel est une daube, on y apprend rien mais je vois plus d’obscénité et d’indécence dans certaines de ces petites phrases que dans la démarche des indignés. De Bechillon................................. regarde de haut les petites gens, on ne vit pas dans le même monde.

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    16 novembre 2011, par mael  

    Désolé mais De Bechillon ne trouve pas de raisons de « s’indigner » (...), je trouve cela arrogant, obscène et ce genre de propos m’agresse. Selon lui, tant que l’on est pas connu « la bête immonde » ou « un gouvernement autoritaire », on n’a pas à se plaindre, après tout il a peut être raison, le chômage, les licenciements, la précarité, une démocratie sans double langage, une juste redistribution des richesses...tous ça c’est de la blague, on vit dans monde bien propre.

    Lui a tout compris, les autres n’ont que des idées simples et fausses, circulez braves gens.

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    15 novembre 2011, par pehache  

    D de Béchillon attend le grand homme politique providentiel, comme d’autres attendent le Messie.

    Pendant ce temps, des citoyens, des jeunes qui sentent leur avenir bouché, essaient de se prendre en main collectivement, de se mobiliser... Peut-être maladroitement, sans doute avec des lacunes, mais ils ont le mérite de vouloir bouger et faire bouger, plutôt que de rester passifs.

    Mais non, D. de Béchillon les tance du doigt du haut de sa position et des ses connaissance, "c’est pas comme ça qu’il faut faire, vous ne comprenez rien". Sauf que D de Béchillon ne dit pas comment il faut faire, à part attendre le Messie.

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    15 novembre 2011, par Maximo  
    Tu as oublié de lire autre chose que ce que tu avais envie de lire, PH :
    Cela étant, je ne crois pas à l’Homme providentiel isolé. Pour affronter les énormes défis globaux qui nous attendent, il faut bien plus que cela : une convergence des talents et des courages, des synergies objectives, des circonstances favorables...

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    15 novembre 2011, par pehache  
    OK, il attend "n" hommes providentiels, donc.

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    15 novembre 2011, par Maximo  
    Que faisons-nous d’autre ?

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    15 novembre 2011, par pehache  

    Rien

    Mais quand on ne fait rien d’autre qu’attendre, on modère devrait modérer la critique envers ceux qui bougent.

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    15 novembre 2011, par Maximo  
    Mouais... ça se défend... Mais ce monsieur répond à des questions, on ne lui demande pas un traité idéologique... Il reste sur la posture d’observateur qu’on lui a assignée. On ne sait pas ce qu’il fait ou comment il milite ailleurs (même si on s’en doute un peu smiley). Et puis il vote probablement : n’est-ce pas le meilleur moyen de s’exprimer ? Quant à sa critique, elle est modérée !! Je l’ai d’ailleurs beaucoup moins lue comme une critique que comme un regard distant à froid. Et plutôt raisonnable, ma foi. On ne va pas qualifier l’opuscule de Heissel de chef-d’œuvre, tout de même...

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    16 novembre 2011, par pehache  

    Mais ce monsieur répond à des questions, on ne lui demande pas un traité idéologique... Il reste sur la posture d’observateur qu’on lui a assignée.

    Allons alllons.... Il donne une lecture de la situation à travers son filtre idéologique à lui. Comme la plupart des gens, certes, mais ne parlons pas d’observateur neutre ou objectif.

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    14 novembre 2011, par Jack Fagot-Barraly  

    Cette consultation organisée de main de maître par le PS est une incontestable réussite quoique l’on dise . Car,enfin ,3 millions de Français se déplacent 2 fois ,donnent un euro ou plus et Mr Bechillon comme l’UMP relativise en comparant ces 3 millions au 40 inscrits (et combien de votants a chaque consultation !!!)Pour ce qui me concerne je préfere cette désignation a celle en petit comité où il faut désigner le chef .

    Quant aux indignés la aussi on minimalise . Eh bien ,je souhaite que les indignés soient de plus en plus nombreux et j’en ferai partie parceque ,comme tant d’autres j’en ai plus qu’assez de cette société du FRIC des traders ,des speculateurs ,des banqiers vereux ,des paradis fiscaux et autres shadow banking . Ras le bol ,et je vais vous dire aprés les indignés ,je souhaite qu’il y ait les REVOLTES et aprés les Révoltés les REVOLUTIONNAIRES qui seront tous les gens sensés ,desireux de mettre en place une Société plus juste plus fraternelle :YES WE CANT !

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    14 novembre 2011, par Maximo  
    aprés les Révoltés les REVOLUTIONNAIRES (...)  :YES WE CANT !
    cette involontaire négation pour rapprocher l’état le plus libéral au monde de la révolution, c’est à mourir de rire smiley Qui est ce rigolo, là, ce Fagot-Barraly ?
    40 inscrits (et combien de votants a chaque consultation !!!)
    80 % à la dernière présidentielle, Monsieur F-B.

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    16 novembre 2011, par Jack Fagot-Barraly  

    Salut Maximo Je ne me cache pas derriere un pseudonyme MOI Jack Fagot-Barraly . 3 millions de votants a la primaire sur 40 millions d’inscrits . C’est les votants qui sont a prendre en compte et ceux là comben sont-ils a chaque scrutin ? D’autre part ,mais je l’ai déjà dit ici ,je suis SYNDICALISTE OUVRIER et fier de l’etre mais toi ,qui est-tu ?

    J’assume tout mes écrits ici ou dans un certain courrier des lecteurs . Et puis qui rit bien rira le dernier !Tu piges ? smiley

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    16 novembre 2011, par paysaa  
    Faut les excuser Jack, ici c’est l’élite du Web, "ils" sont un tantinet arrogants et n’aiment pas qu’un vulgum péculum débarque dans leur ratiocination. "Ils" devraient faire un comité de lecture, comme Agora Vox, pour décider si les commentaires des "estrangers" comme nous sont dignes d’eux.. Yes we Kant !

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    17 novembre 2011, par Maximo  
    mais enfin... Qu’est-ce qui vous prend avec ce "Yes we cant", orthographié comme vous le souhaitez... YES, WE CAN, bon sang. Et pas besoin d’être intellectuel pour lire ça : être vulgum speculum suffit smiley (Je vous dis pas les cavités sans fond qu’on explore, ici smiley )

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    17 novembre 2011, par Maximo  
    C’est les votants qui sont a prendre en compte et ceux là comben sont-ils a chaque scrutin ?
    Vous fâchez pas pour si peu... smiley 80 % de votants à la dernière présidentielle, je vous l’ai dit plus haut

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    14 novembre 2011, par Yves-Luc Boullis  

    Les primaires du PS, telles qu’elles ont été organisées, m’ont amené à me poser une question : ne sommes-nous pas face à une démocratie en trompe l’oeil ? J’explicite mon interrogation.

    Lors de ces primaires, les socialistes ont invité tous les français, même ceux qui n’ont pas l’intention de voter pour leur candidat au premier tour, à désigner le candidat de leur parti. D’après les commentateurs, des nombreux futurs électeurs du "front de gauche" et des "Verts" ont participé au scrutin, ce qui pourrait expliquer le score, meilleur que prévu, de monsieur Montebourg. Ces électeurs avaient aussi participé, quelques semaines auparavant, au choix du candidat de leur propre mouvement. Ainsi, ils ont pesé sur la désignation de deux candidats à la présidentielle, ce qui ne me parait pas très démocratique.

    Ajoutons qu’en politique, Machiavel n’est jamais bien loin. Qu’est ce qui empêche le parti adverse, l’UMP dans notre cas, de demander à ses sympathisants d’aller voter pour le "plus à gauche" des candidats de façon à ce que, s’il est désigné, son programme et sa personnalité serve de repoussoir au deuxième tour pour capter, au profit du candidat UMP, le maximum de votes centristes. Ce n’est surement pas la signature d’une adhésion aux "valeurs de la gauche" dont le texte aurait pu être signé en toute bonne foi, tellement il était général, par les partisans de tous les partis politiques de France.

    > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    14 novembre 2011, par L’ OURS du Bois  

    12Heure 30mn et ;; ; pas encore de commentaires !!!!!

    les "alternateurs @palois " sont il tous en accords avec ce qui est dit ????

    j’ en suis surpris !!!!

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    14 novembre 2011, par Maximo  
    Eh bien voici le deuxième, l’Ours, puisque tu le réclames : smiley

  • > Denys de Béchillon : Les Primaires, l’exercice du pouvoir, l’homo politicus, les indignés.
    14 novembre 2011, par Jean Lafitte  
    Je découvre M. Denys de Béchillon... et n’ai rien à dire sinon mon admiration pour sa sagesse. Bravo, M. le Professeur. L’U.P.P.A. a de la chance de vous avoir.

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