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Cannabis

lundi 18 avril 2011 par Joël BRAUD


Voilà un vieux serpent de mer qui reparait. Faut-il légaliser ou dépénaliser le cannabis ? Un livre * coécrit par le maire de Sevran Stéphane GATIGNON et par un policier retraité, Serge SUPERSAC prend clairement position. Quelles sont les données du problème ?

A chaque fois que le débat est (encore) ouvert il ne prend le problème que par un seul bout. Et Dieu sait si, en la matière, les idées reçues sont nombreuses. En l’occurrence la dépénalisation ou la légalisation, ce qui n’est pas la même chose, est envisagée surtout pour mettre fin à l’insécurité découlant des trafics clandestins dans certaines cités sensibles comme il s’en trouve à SEVRAN.

D’abord le sens des mots. Il est d’usage de dire que le cannabis est une « drogue douce ». Cette formulation n’a pas lieu d’être dans la mesure où le code pénal ne fait aucune distinction entre drogues dures et drogues douces. Il existe uniquement des produits stupéfiants dont la culture, la fabrication, l’importation, le transport, le trafic, la détention et l’usage sont réprimés avec des sévérités différentes.

La dépénalisation concerne uniquement l’usage qui ne serait plus réprimé. Actuellement l’usager de cannabis encoure une peine d’un an de prison. Il est évident que cette hypothèse suppose l’intervention du législateur ; il faudra en effet modifier la loi.

La déjudiciarisation de l’usage est la situation que nous connaissons en France. L’interdit demeure mais l’auteur n’est pas poursuivi. Des alternatives aux poursuites sont mises en place par la justice. Elles revêtent différentes formes et sont confiées le plus souvent à des structures associatives (Béarn toxicomanie - le CIAT pour Pau) et consistent à faire prendre en charge l’usager par des psychologues, des médecins et des éducateurs. Evidemment ces associations tarifent leurs prestations et sont payées par le budget du ministère de la justice.

La libéralisation est la disposition qui est en vigueur aux Pays Bas. L’usage est autorisé mais dans certaines conditions. Il est encadré et ne peut se faire que dans des lieux prédéfinis. Le trafic reste interdit.

La légalisation mettrait le cannabis au rang du tabac. Un contrôle de l’Etat serait exercé pour que son commerce soit encadré et taxé.

Sur le plan médical, il est établi de façon concordante que le cannabis est une drogue parce que sa consommation entraîne une accoutumance, voire une dépendance. Le tabac également. Son principe actif, le tétrahydrocannabinol ou THC se trouve contenu dans des proportions de plus en plus importantes. Elles étaient de 8 % il y a quelques dix ans pour avoisiner les 40 % actuellement grâce aux techniques de culture (OGM). Au même titre que le tabac, fumer du cannabis provoque un risque de cancer. Certaines maladies psychiatriques chez les consommateurs de cannabis sont constatées. Ajoutons à cela que sa fabrication est aléatoire. Ainsi pour faire du poids, différents produits hétéroclites entrent dans sa composition, ils présentent bien sûr un danger.

Le débat est ouvert et il est bon qu’encore une fois une réflexion s’engage sur ce sujet, mais il est étonnant de voir que certains tenants de la légalisation du cannabis sont aussi ceux qui prônent l’interdiction du tabac. Il est étonnant également de constater que certains écologistes sont pour un usage libre de ce produit stupéfiant ; peut-être ignorent-ils encore que les techniques de sa culture font appel aux OGM.

Plusieurs pays qui ont dépénalisé l’usage du cannabis sont revenus à une interdiction après avoir constaté que cette mesure ne faisait pas baisser le trafic ni une certaine forme de délinquance dans les cités sensibles, ainsi que le soutient le président de la MILDT (Mission Interministérielle à la Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie).

Alors s’il est bon qu’une énième fois une discussion s’échange sur le sujet, il importe impérativement de savoir de quoi on parle. Il faut souhaiter qu’elle conduise aux mêmes conclusions que les précédentes. Ne modifions pas notre législation, ce serait casser le thermomètre.

Pau, le 14 avril 2011

Par Joël BRAUD

* « Pour en finir avec les dealers » Editions Grasset - 220 pages - 16 euros - en librairie depuis le 6 avril 2011.

credit photo : thetagger.skyrock.com


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Votre commentaire



> Cannabis
23 avril 2011, par pehache  

Sur le plan médical, il est établi de façon concordante que le cannabis est une drogue parce que sa consommation entraîne une accoutumance, voire une dépendance. Le tabac également.

Et l’alcool également.

Ainsi pour faire du poids, différents produits hétéroclites entrent dans sa composition, ils présentent bien sûr un danger.

De même que le plus sûr moyen de voir de l’alcool frelaté apparaître sur le "marché" serait de pénaliser l’alcool.

Critiquer le côté trafiqué de la résine de cannabis pour justifier son interdiction est complètement illogique, puisque c’est précisément parce qu’elle est interdite qu’elle est souvent trafiquée avec des adjuvants nocifs.

peut-être ignorent-ils encore que les techniques de sa culture font appel aux OGM.

Idem, même remarque : quand un produit est interdit mais disponible sous le manteau, le "consommateur" peut difficilement contrôler son origine. Tous les plans de cannabis ne sont pas des OGM.

Alors s’il est bon qu’une énième fois une discussion s’échange sur le sujet, il importe impérativement de savoir de quoi on parle. Il faut souhaiter qu’elle conduise aux mêmes conclusions que les précédentes.

Toutes les civilisations, toutes les sociétés, ont fait et font usage de produits psychotropes. Chez nous c’était -et c’est toujours- l’alcool et le tabac. Ailleurs ça pouvait être le cannabis, ou d’autres choses (ce n’est pas ce qui manque). Mais voilà que le cannabis s’est invité "chez nous" depuis quelques décennies, et il y est maintenant bien installé. N’importe quel jeune d’aujourd’hui ou d’hier pourrait témoigner de la facilité à en trouver et de la banalisation de sa consommation : dès lors à quoi bon maintenir un interdit ?

Si M Braud se prend un petit apéro, c’est bien, c’est être un bon vivant.

Mais fumer un petit pétard c’est mal.

Va comprendre, Charles...

  • > Cannabis
    23 avril 2011, par Rêveur des villes  

    Le cannabis engendre, à mon avis, davantage de troubles de mémoire que l’alcool. Ca dépend de la dose également. "à consommer avec modération !".

    Je pense que la légalisation ne changerait pas grand-chose. Cela augmenterait peut-être un peu la consommation puisque il y aurait davantage de facilités à fumer dans les lieux publics extérieurs.

    Par contre, ça ferait moins de business dans les balieues, donc peut-être encore plus de violences...

  • > Cannabis
    24 avril 2011, par pehache  

    Les troubles de la mémoire (ou autres) concernent principalement je pense ceux qui sont "accrocs" (les dépendants). Mais les alcooliques ont leurs lots de troubles aussi.

    La légalisation permettrait surtout d’éliminer du marché la plupart des produits trafiqués qui contiennent à mon avis des saloperies plus nocives que le cannabis lui-même.

  • > Cannabis
    18 avril 2011, par le coq  
    le miroir sans fond c’est comme le cerveau sous coma dépassé

    Tout peut se justifier se contredire selon les grands principes. Le problème reste posé et les conséquences visibles. La réalité reste de TRAITER les inconvénients à la base quand on ne peut pas les stopper à l’entrée. Pourtant il existe des solutions. Légaliser la culture du canabis dans des structures controlées sérieusement : des serres, plantations de tabac, assurer la transformation de la plante de façon rigoureuse et sécurisée avec les bons dosages, créer un concept de vente de type cigarettes, vendues exclusivement par prescription médicale contrôlée (info aux parents, pour les mineurs...). Ainsi le circuit et les clients seraient tous identifiés et suivis médicalement. Un carnet d’achat nominatif avec des points pourrait limiter les excès. Je n’invente rien, on a su faire pour le VIAGRA, pour les pilules des femmes, pour le permis à points alors pourquoi pas pour le hach ? Tout le monde sait que tout interdit est contournable, ne favorisons pas les effets secondaire : mauvais produits, dealers, abus. Il existe tellement de produits en vente libre aussi dangereux que se focaliser sur le hach est aussi ridicule que de laisser croire que la Religion résout les problèmes ! Ne dit-on pas qu’écouter une personne en difficulté c’est déjà lui apporter une première solution ? Alors que la marginaliser ne sert que le contraire.

  • > Cannabis
    27 avril 2011, par Sacha  
    je ne vois pas le rapport entre la pilule des femmes, sans doute voulez-vous dire la pilule contraceptive et le cannabis ? si la première est d’utilité publique , le second est loin d’être indispensable, et je ne vois pas l’intérêt d’en contrôler la culture ni d’en ficher les utilisateurs ...et au fait, pourquoi ne pas donner un permis à point pour le viagra ?  smiley smiley smiley

  • > Cannabis
    28 avril 2011, par le coq  
    javascript :emoticon(’ :grenouille’)

    La pilule, le viagra sont vendus en pharmacie sous contrôle médical de la fabrication à l’utilisateur. Quant à avoir un carnet de rationnement pour le viagra pourquoi pas si le tarif est dégressif, le permis à points seraient pour les femmes - de peut mieux faire à ne pas s’attarder !!! Avec les meilleures pas besoin de viagra.

  • > Cannabis
    18 avril 2011, par le coq  
    le miroir sans fond c’est comme le cerveau sous coma dépassé

    Tout peut se justifier se contredire selon les grands principes. Le problème reste posé et les conséquences visibles. La réalité reste de TRAITER les inconvénients à la base quand on ne peut pas les stopper à l’entrée. Pourtant il existe des solutions. Légaliser la culture du canabis dans des structures controlées sérieusement : des serres, plantations de tabac, assurer la transformation de la plante de façon rigoureuse et sécurisée avec les bons dosages, créer un concept de vente de type cigarettes, vendues exclusivement par prescription médicale contrôlée (info aux parents, pour les mineurs...). Ainsi le circuit et les clients seraient tous identifiés et suivis médicalement. Un carnet d’achat nominatif avec des points pourrait limiter les excès. Je n’invente rien, on a su faire pour le VIAGRA, pour les pilules des femmes, pour le permis à points alors pourquoi pas pour le hach ? Tout le monde sait que tout interdit est contournable, ne favorisons pas les effets secondaire : mauvais produits, dealers, abus. Il existe tellement de produits en vente libre aussi dangereux que se focaliser sur le hach est aussi ridicule que de laisser croire que la Religion résout les problèmes ! Ne dit-on pas qu’écouter une personne en difficulté c’est déjà lui apporter une première solution ? Alors que la marginaliser ne sert que le contraire.

  • > Cannabis
    18 avril 2011, par claudiqus  
    L’ennui, le Coq, c’est que la légalisation n’empêcherait pas pour autant la prolifération des circuits de distribution parallèles et de la mise sur le marché de la consommation, de produits dangereux qui de par leur clandestinité concurrenceraient à leur avantage les approvisionnements licites .

  • > Cannabis
    18 avril 2011, par JPB  

    La complexité "sociale" du problème est bien résumée par J.B mais on peut lui opposer un autre angle d’attaque

    Certains pensent que l’Etat gagne beaucoup d’argent en prélevant des taxes sur des produits "quasi-drogues " que sont le tabac et l’alcool. Ça n’a jamais été vrai si on compte tous les coûts cachés que supporte la collectivité nationale pour "passer la serpillère" sur les dégâts de l’alcoolisme et du tabagisme (dépenses de santé, d’ aide sociale, accidents de la route, prévention etc.)

    Dans une vision un peu étriquée (je l’avoue) la "libéralisation" de l’usage du cannabis consisterait en un transfert de charges entre répression et "passage de serpillère" : tabac, alcool et cannabis, non interdits, feraient l’objet d’un "encadrement" de même nature. Lutte contre l’usage au volant, prévention sur l’usage etc...

    Y gagnerait-on financièrement et en terme de baisse du trafic ? je ne sais pas, mais on peut y réfléchir !

  • > Cannabis
    18 avril 2011, par claudiqus  

    Le tabac est dangereux, mais guère plus que les graisses ou le sucre dès lors que l’on en abuse !

    Et sa consommation modérée sans doute moins risquée que l’ingestion de pesticides ou l’inhalation de substances toxiques diverses . lui n’attaque pas la couche d’ozone !

    Quant au cannabis, haschich ou autres drogues dites douces, ce sont surtout les adjuvants qui entrent dans leur élaboration qui sont le plus nocifs . le légaliser reviendrait à laisser de jeunes organismes se détruire un peu plus rapidement sans mot dire ...

  • > Cannabis
    21 avril 2011, par Carola  

    C’est vrai qu’il est bien cet article, il donne envie de lire le bouquin et pose avec clarté les options possibles pour la législation.

    Mais comment ne pas se poser le problème de ce qui préside à la décision de contrôle ?

    Qui décide de ce qui est trafic ou commerce ? La TVA et toutes les taxes perçues sur la circulation de la marchandise ?

    Hélas, on a diabolisé le cannabis et ce marché noir n’existe que dans les réseaux de la délinquance.

    Mais qu’en est-il côté santé de la libre circulation des psychotropes dont les médecins sont les dealers et la France premier consommateur européen je crois ?

    Qu’en est-il des boissons comme le "red bull" concentré de caféïne qui renforce les effets de l’alcool et se vend comme des petits pains dans toutes les soirées où nos jeunes font des comas éthyliques ? Les experts du corps médical français se sont pourtant farouchement opposés à cette mise sur le marché commanditée par le libéralisme européen !

    A croire qu’il est avant tout question de culture du business ! Je croyais aussi que la loi Evain avait interdit la pub pour l’alcool. Elle s’affiche à nouveau partout !

    Le besoin de faire appel à des substances pour se détendre, s’accorder un plaisir n’est pas réservé aux seuls consommateurs de cannabis. Nous sommes tous potentiellement des toxicomanes et cette conscience là nous préserve. La frontière est bien mince et bien fragile entre le plaisir et la dépendance face aux substances du plaisir. La mise en danger, mise en danger de soi ou de l’autre, quant à elle, a besoin du législateur. Et pour ma part, c’est par là que je soutiens la fermeté des réponses.

    Or de nos jours, les réponses données au danger pour la santé sont à géométrie variable en fonction du marché en cause et des lobbies qui les conduisent. Le cannabis écope de tous les clichés sur la drogue. A ma connaissance pourtant, les hommes qui tuent leur femme à coups de baffes n’est pas l’effet premier du cannabis.

    Combien de fois me suis-je dis aussi au contact de quelqu’un qu’il ferait mieux de cultiver un ou deux plans de cannabis dans son jardin et de fumer un pétard de temps en temps, que de carburer au lexomil pour tenter d’éradiquer ses anxiétés....

    Et puis je repense au Maroc dans les années 80. J’ai traversé la région montagneuse du Rif entre Fez et la côte nord traversée par une seule route. J’y ai vu des pentes entières de montagne recouvertes de champs de cannabis.

    Ici et là, des paysans dont l’exploitation agricole était entièrement dédiée à cette culture quasi ancestrale. Des enfants agitaient des morceaux de haschich sur le bord de la route et si vous en achetiez, vous vous faisiez cueillir par la police marocaine en arrivant de l’autre côté dans la plaine !

    S’en suivait alors une conduite en prison doublée d’une amende prohibitive pour vous en sortir, et le haschich confisqué reprenait son commerce entre les mains des marocains. une situation parfaitement surréaliste !

    Mais comment faire pour le Maroc ? supprimer cette culture agricole ancestrale sans sinistrer cette région déjà bien miséreuse ?

    Je serais curieuse de savoir ce qu’il en est 30 ans après....

  • > Cannabis
    21 avril 2011, par claudiqus  

    Le cannabis a aussi, parait-il, des vertus de matériau d’isolation, comme le bambou et le roseau ...

    Voila un beau futur créneau d’exploitation, et je vous dis pas le pied pour des locataires peace and love ... smiley smiley

  • > Cannabis
    21 avril 2011, par L’ OURS du Bois  

    et dire que , bêtement certains fument la "moquette"

    et la lause c’est pour quand avec ça "y a pas de tuiles" peut être aux am(ea)ndes smiley smiley

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