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Pau - Disparaître pour mieux renaître !

jeudi 14 avril 2011 par Hélène Lafon


Corisande d’Andoins, l’une des plus anciennes cités universitaires de Pau va être démolie. Construite dans les années 60 à l’angle des avenues du Loup et de Saragosse, elle est contemporaine de la percée de cette dernière. Réservée aux filles, elle était plus éloignée du campus naissant que la cité universitaire Gaston-Phébus. Mais elle offrait 457 chambres confortables et fonctionnelles aux jeunes étudiantes qui, jusqu’alors, n’avaient pour choix que la location d’un studio coûteux parce que rare, ou d’une chambre chez l’habitant.
 
« La totalité des cités universitaires traditionnelles seront rénovées ou reconstruites * d’ici à la fin de 2014 », précise le communiqué du Service presse - Région Aquitaine du 8 avril 2011. Corisande d’Andoins va donc disparaître pour renaître. « Elle sera reconstruite par des organismes de logement social en 3 résidences relocalisées sur le campus et le centre-ville... » (même communiqué).

Le choix du centre-ville retient tout particulièrement l’attention. Une résidence de 60 logements va être construite entre les rues Latapie et des Orphelines sur la parcelle de l’ancien CCAS de Pau, propriété de la ville. Cette localisation se justifie par la proximité de l’Ecole Supérieure des Arts et de la Communication, des lycées Louis-Barthou et Saint-Cricq. Mais cette cité universitaire sera aussi tout près du 22 rue Lamothe, future structure du centre réservée aux jeunes et à leurs activités. Elle reflète, donc, la volonté de la Municipalité de redynamiser le centre-ville en y favorisant le retour d’une population jeune. Elle sera livrée en 2014.

Les deux autres résidences qui seront livrées en 2013 seront localisées l’une Avenue Honoré Baradat et l’autre sur le site de la cité Gaston Phébus. Cette dernière sera une nouvelle construction sur le campus universitaire ; Ce campus est très beau en raison des larges espaces verts qu’il possède. N’est-il pas dommage de le bétonner encore ?

Cette démolition nécessaire pour des raisons de sécurité, de mises aux normes et de localisation n’en est pas pour autant sans susciter quelques interrogations. N’est-il pas surprenant de voir démolir ou presque des « monuments publics », halles, cité universitaire construits dans les années 60-70 mais conserver des bâtiments atypiques de la fin du 19ème que l’on prétend caractéristiques de notre ville mais où personne ne peut plus et ne veut plus habiter ? Là, on est dans le domaine de la propriété privée mais la politique de l’urbanisme de la municipalité n’y est-elle pas aussi pour quelque chose ?

N’est-il pas surprenant voire angoissant que plus l’espérance de vie de l’homme augmente plus la durée de vie de ses lieux d’habitation diminue ?

- Par Hélène LAFON

*Financement prévisionnel des opérations
Le coût prévisionnel des opérations de reconstruction-démolition est évalué à 18.4 M€ sur la base d’une reconstruction de 460 places à 16m²
• Emprunt et fonds propres du maître d’ouvrage : 11,684 M€ • Région Aquitaine : 3.680 M€
• CNOUS : 1.840 M€
• Communauté d’Agglomération de Pau-Pyrénées : 0.644 M€ • Ville de Pau : 0.552 M€
Source : Service-presse - Région Aquitaine - 8 avril 2011

Crédit photo : crous-cnous


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Votre commentaire



> Pau - Disparaître pour mieux renaître !
14 avril 2011, par JPB  

J’ai vu bâtir cette cité : c’était une des premières réalisation à Pau de l’architecte André Gresy, auquel on doit les facultés de lettre et de droit, la bibliothèque universitaire, la maison de l’agriculture, etc.. Loin de moi l’idée de stigmatiser l’architecte : il a fait ce qu’on lui demandait de faire, avec le budget qui allait avec. C’était avant qu’il ne trouve son style (voir les bâtiments ci-dessus) : il avait fait à Corisande des murs pignons en briques rouges toulousaines, ce qui n’est pas très régional. Passons.

Personne à l’époque n’avait compris pourquoi les filles étaient "exilées" à Corisande et les garçons à côté du campus à Gaston Phébus. Il n’y avait pas de transport en commun et il fallait bien une demi-heures aux étudiantes pour aller au campus à pied. Les garçons eux pouvaient rester au lit plus longtemps (çà ne les faisaient pas arriver plus à l’heure pour autant, souvenir personnel)

Tout ça pour dire que la localisation d’un équipement doit quand même être réfléchie. C’est le ba ba de l’aménagement mais nous avons de nombreux exemples de localisations bizarres : le nouvel hôtel trois étoiles sur la route de l’aéroport (je sais c’est un équipement privé, mais le maire a donné le PC !), le parking Clemenceau, le pôle des autobus et des autocars (Bosquet, Lalanne, Barbanègre), le futur bus à haut niveau de service en site propre dans un secteur où ça roule bien) etc...

> Pau - Disparaître pour mieux renaître !
14 avril 2011, par Rêveur des villes  

Au moins, ces 1,1 M€ dépensés par la ville et l’agglo auront une utilité forte.

Pas comme les dizaines de millions d’€ qui filent chaque année dans les sureffectifs de la mairie et le sport pro... en connaissance de cause des élus, et par refus d’une gestion selon l’intérêt général.

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par Rêveur des villes  
    Pardon, 1,2 M€ !

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par pehache  

    ...les sureffectifs de la mairie...

    Les dépenses de personnel de la ville sont dans la moyenne nationale.

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par Rêveur des villes  

    Les dépenses moyennes de fonctionnement d’une ville sont en général largement supérieures à ce qu’elles devraient être. Ce n’est pas propre à Pau. Idem dans beaucoup d’autres administrations. Cf livre de Zoé Shepard. Je connais personnellement un certain nombre de cas... Pour être allé qqes fois à la mairie, je n’ai pas vraiment senti d’ "ambiance de travail" comme dans une boîte privée, loin de là !

    Certains disent, "oui, mais si on ne les embauchait pas à la ville, ils seraient au chômage". Si la ville utilisait davantage l’argent à des choses utiles comme la création de parkings relais, ça ferait des emplois et une dépense porteuse de valeur ajoutée et non en pure perte.

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par pehache  

    Si ce n’est pas propre à Pau (et en effet), alors il faut se dire que c’est en grande partie le système qui pousse à ça. Et quand il y a eu des conflits sociaux à la mairie de Pau entre les personnels et les élus, j’ai remarqué que les gens en rendaient plus facilement responsables les élus.

    Sans préjuger qui a tort ou raison dans ces conflits, ça pousse évidemment les élus à ménager tout le monde plutôt que que prendre des décisions impopulaires. Pourquoi le feraient-ils si tout le monde leur tombe dessus ?

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par Rêveur des villes  
    Ils le feraient s’ils avaient un peu de cran et en expliquant la situation en détails.

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par Rêveur des villes  
    Certains maires (une minorité peut-être) essaient de limiter les effectifs communaux à ce qu’ils devraient être.

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par pehache  
    Sans doute... Lesquels ? Et comment font-ils pour supprimer des emplois de fonctionnaires sous statut ?

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par Rêveur des villes  

    Voir du côté de Tarbes... Comment diminuer les effectifs ? Ben, pas d’embauche et départs à la retraite non remplacés.

    Ensuite, entre la volonté exprimée par certains et les faits, il y a peut-être une différence.

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par Rêveur des villes  
    Tous les maires ne sont pas pourris ou incompétents en gestion, heureusement. Certains ont le soucis de l’économie et d’employer l’argent le mieux possible en limitant notamment les frais de fonctionnement de la mairie.

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par pehache  
    En 2009 Tarbes était 14% en dessous de la moyenne nationale pour les dépenses en personnel, et Pau était 15% en dessous. Kif-kif...

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par Rêveur des villes  

    Ce que je veux dire, c’est qu’il n’y a pas de fatalité par rapport à un système, simplement la volonté ou non de la part du maire et du conseil municipal d’avoir un effectif limité à ce qui est nécessaire et pas davantage.

    Un proche du maire me disait qu’il y avait des sur-effectifs que l’équipe municipale s’efforçait de réduire (vrai ou pas, je n’en sais rien). Cela prend du temps.

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par Rêveur des villes  

    Il n’y a pas "d’excuse" à Pau ou ailleurs pour ne pas limiter l’effectif de la mairie à ce qui est nécessaire.

    Cela peut passer par des conflits sociaux. Si le maire explique ses décisions et qu’elles sont rationnelles, il peut être compris par la population.

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par pehache  

    Je ne sais pas ce qu’ils disent vouloir faire à Tarbes, mais dans les chiffres je ne vois pas trop la différence avec Pau sur ce point là.

    Si le maire explique ses décisions et qu’elles sont rationnelles, il peut être compris par la population.

    "Je ne vois pas l’intérêt de s’en prendre aux services de la ville."

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    15 avril 2011, par Rêveur des villes  
    Je comprends pas ce que tu veux dire.

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    15 avril 2011, par Rêveur des villes  

    "Je ne vois pas l’intérêt de s’en prendre aux services de la ville."

    Si tu veux dire que c’est une réflexion que pourrait avoir l’opinion par rapport à lui, il peut expliquer en donnant des exemples de services et justifier cela par un soucis de bonne gestion.

    Les gens sont manipulables et ignorent les comptes d’une ville mais ils ne sont pas débiles.

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    15 avril 2011, par mael  

    Voir du côté de Tarbes... Comment diminuer les effectifs ? Ben, pas d’embauche et départs à la retraite non remplacés.

    « Reveur des villes », ce n’est que de l’arithmétique ça, dans l’action comment vous faîtes, quand par exemple un ingénieur qui s’occupe de l’éclairage public part à la retraite , vous pensez pouvoir le remplacer par n’importe qui ??

    D’ailleurs, connaissez vous l’ensemble des activités de la mairie ? on fait un jeu et on dénombre l’ensemble des services publics de la ville, chiche ?

    Je commence, la fourrière (j’y suis passé récemment), je dirais 6 (4 chauffeurs de camion qui tourne 7j/7, 2 administratifs pour assurer le service quotidien).

    Personnel mairie : 6

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    15 avril 2011, par Rêveur des villes  
    Il y a sans doute des cas, effectivement, où un départ à la retraite doit être remplacé.

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    15 avril 2011, par L’ OURS du Bois  

    Je commence, la fourrière (j’y suis passé récemment), je dirais 6 (4 chauffeurs de camion qui tourne 7j/7, 2 administratifs pour assurer le service quotidien).

    Personnel mairie : 6

    six emplois a supprimer, inutiles, les agents de police, ne sanctionne déjà pas, alors faire enlever les voiture, sauf si ça gène, la mairie, ou autre bâtiment administratif, sinon, véhicules a cheval sur le trottoir pas de problème, continuez,

    en fait, même les agent de police municipale serait a supprimer

     smiley smiley

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    15 avril 2011, par pehache  
    C’est une citation.

  • > Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    14 avril 2011, par pehache  

    la politique de l’urbanisme de la municipalité n’y est-elle pas aussi pour quelque chose ?

    Mais encore ? C’est un peu elliptique, comme remarque.

       
     
     
     
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