Abonnement à la newsletter d'A@P

Votre email :

Valider
 

 

Obsolescence de la nouvelle liaison Pau-Oloron : Une alternative au projet

lundi 14 mars 2011 par Michel LACANETTE


Depuis de nombreuses années, le microcosme politico-économique départemental est très agité par le nouveau projet de liaison routière entre les villes de PAU et OLORON. A ce jour, ce projet ne fait pas l’unanimité, bien au contraire. De plus, il va totalement à l’encontre de l’intérêt général et de l’accord du Grenelle de l’ Environnement car inéquitable pour les usagers locaux et non durable au regard de la consommation d’ énergie non renouvelable qu’il va entraîner.

Tel que présenté actuellement, cela ne sera ni plus ni moins qu’un aspirateur à poids lourds avec les conséquences environnementales qui en découleront. Actuellement, le trafic poids lourds entre la FRANCE et l’ESPAGNE sur la RN 134, est gonflé artificiellement, comme moyen de pression de l’opinion publique, laissant croire aux citoyens qu’il n’y a pas d’autre alternative à ce schéma, sans autre moyens de remise en cause et de dialogue. Aujourd’hui, on s’entête, sans arguments probants, à conserver le projet le plus destructeur pour l’environnement et les riverains. On peut considérer cela comme un moyen de violence.

D’autres solutions auraient pu exister, par exemple, il aurait été bien plus judicieux de mettre en service en premier, avec un financement un peu plus important, le tronçon ferré OLORON / CANFRANC que le tronçon PAU / OLORON, qui va rester déficitaire de nombreuses années et faire l’objet de nombreuses attaques de la part de certains. De ce fait, actuellement nous aurions une ligne rétablie et opérationnelle entre PAU et CANFRANC capable de supporter pour quelques années ( Vous lirez plus loin) une partie du trafic marchandise assuré par la route, au moins pour le transport du maïs et peut être plus. Une fois de plus, nos responsables politiques et administratifs, démontrent qu’ils travaillent plus pour leur avenir avec notre argent que pour l’intérêt général des citoyens.

Maintenant, il ne reste qu’un levier de manœuvre immédiat, pour limiter faiblement et temporairement le flux croissant de poids lourds. La solution est de mettre le tronçon routier RN 134 entre le PONT d’ESCOT et le tunnel du SOMPORT à péage dans les deux sens pour les poids lourds uniquement.

Une des réponses, pour résoudre durablement cet épineux problème, pourrait être envisagée à partir des six critères référents ci-dessous, répondants à la législation en vigueur et à l’intérêt général.
- Reconnaissance que la RN 134 est un service public au service des citoyens, qui doit le rester, mais doit être amélioré.
- Application des accords du Grenelle de l’Environnement pour la diminution des gaz à effet de serre (GES) sur le long terme.
- Conservation de l’intégralité des coteaux du BÉARN qui sont typiques et sont son image de terroir. Actuellement, le terroir on le détruit d’abord, on le sanctifie après.
- Amélioration de la sécurité pour tous les usagers.
- Faciliter la qualité de vie des riverains et l’accès aux infrastructures.
- Intégration des nouveaux ouvrages dans l’environnement.

Pour garantir la sécurité des usagers et riverains il faudra impérativement envisager la dissociation des flux marchandises de celui des personnes, suivant le schéma ci-dessous.

La nouvelle liaison routière envisagée ne fera que concentrer le trafic sur un profil routier amélioré temporairement, car vite saturé. Très vite il faudra passer au profil autoroutier, ce que recherchent certains depuis de nombreuses années.

1) Immédiatement réouverture de la voie ferrée PAU / CANFRANC. Transfert du transport de masse du maïs, au rail (300000t/an). Pour le solde des flux, containérisation et massification au maximum pour former des trains de containers afin de diminuer la présence de poids lourds sur la RN 134 actuelle. Campagne d’ incitation, auprès des transporteurs et donneurs d’ordre, d’ utiliser ce moyen de transport au maximum.

2) En parallèle création d’une voie ferrée PUYOO/OLORON par SAUVETERRE pour les marchandises, en exploitant l’ancienne ligne PUYOO / MAULÉON jusqu’à SAUVETERRE qui rejoindrait OLORON en direction de la Vallée d’ASPE avec dix fois plus de capacité qu’un profil routier.
Cette solution, permettrai, la liaison ferrée directe du port de BAYONNE et son nouveau terminal conteneurs à SARAGOSSE, en environ quatre heures. De plus le contournement d’ OLORON pourrait être envisagé par l’Ouest. Pourquoi PUYOO ?
a) Emplacement idéal pour créer un pôle multimodal à la jonction des lignes HENDAYE/ TOULOUSE et future ligne LGV ATLANTIQUE.
b) Peut être également point de départ de la future ligne intercités TOULOUSE / PUYOO / BILBAO, par PAMPELUNE/ VITORIA, avec comme projet associé le futur tunnel ferroviaire de traversée des Pyrénées par RONCEVEAU. Dont aujourd’ hui, personne ne se bat pour son obtention en AQUITAINE. Je m’en expliquerai plus tard.
Ce schéma pourrait être remplacé par un tracé plus Est, à partir d’ARTIX passant par MONEIN, rejoignant OLORON, mais de caractère plus local, nécessitant plus d’ouvrages.

3) Fermeture du tronçon ferré PAU/OLORON mise en service de la PUYOO/CANFRANC ou de la ARTIX/CANFRANC. En parallèle mise en place d’une liaison cadencée de bus entre PAU et OLORON.
Il vaut mieux voir sur la route un bus rempli de passagers que cinquante véhicules routiers ou des wagons vides d’usagers.

4) Récupération de l’emprise de la ligne ferrée PAU/OLORON pour la transformer en RN 134 bis entre PAU et BÉLAIR ou HERRERE puis tronçon commun jusqu’à OLORON, sur l’emprise de l’ancienne voie ferrée pour rejoindre le nouveau carrefour de NOTRE DAME à OLORON. Cela aurait l’avantage de conserver la réversibilité pour éventuellement revenir au rail dans le futur.

Pas d’utilité d’aménager le passage à niveau d’ HERRERE, ni de contournement routier d’ OLORON.
-Tronçon BÉLAIR ou HERRERE / PAU circulation dissociée sur RN 134 bis (ancienne voie ferrée)
-Tronçon PAU / BÉLAIR ou HERRERE circulation dissociée sur l’ ancienne RN 134 aménagée par le percement d’un tunnel sous BÉLAIR (Longueur 600 m environ). Mise en péage pour les poids lourds des deux tronçons avec maintien du péage sur le tronçon routier PONT d’ ESCOT / TUNNEL.

Ce schéma, n’en est qu’un parmi tant d’autres, aux citoyens d’ en imaginer d’autres et de les soumettre aux responsables politiques et administratifs de tutelle pour qu’ils soient pris en compte dans le cadre de l’avant projet de la nouvelle liaison routière privée PAU / OLORON, dont le CONSEIL RÉGIONAL participe au financement pour la somme de 4 Millions d’ Euros d’argent public. L’ avenir du BÉARN, ne peut se limiter à un point de vue politique et technocratique. Il ne doit pas nous être imposé, sans l’ examen d’autres solutions. Il serait souhaitable pour cela, qu’au travers des associations et autres organismes ou individuellement, les citoyens interpellent rapidement, avec courtoisie, tous les Elus et Autorités de tutelle pour que soient analysés les
schémas alternatifs, afin d’ en vérifier la faisabilité technique et la viabilité économique.

Dans la conception d’ un projet, il ne vient à l’idée de personne de s’arrêter à une solution. Dans le cas de la liaison routière PAU / OLORON on est actuellement dans cette démarche. La question fondamentale qui se pose est quel type de réponse doit on apporter à ce problème. Si la réponse est strictement politique le schéma routier peut s’envisager à cours terme, en sachant qu’il faudra le renouveler rapidement pour répondre à sa saturation (Voir pour preuve l’exemple type de l’autoroute A 64 passage à 2x 3voies) ou l’ abandonner. Mais alors quel gaspillage financier et de temps. Si la réponse, est la résolution globale d’un problème de société, alors le schéma ferré est dès aujourd’hui le choix approprié sur le long terme.

A chacun d’assurer ses responsabilités, ouvrons des voies et non des impasses. Demain, ce n’est pas un groupe de pression qui doit gagner contre un autre, mais les générations futures et l’environnement.

A vos stylos citoyens !

 - par Michel Lacanette


[ Imprimer cet article ] [ Haut ]
 
 
 
Votre commentaire



> Obsolescence de la nouvelle liaison Pau-Oloron : Une alternative au projet
14 mars 2011, par Edouard Girard  

Les proposositions "Lacanette" sur la Lescar-Gurmençon nouvelle paraissent particulièrement confuses. Elles sont trés éloignées des réalités, et sont en conséquence incompréhensibles.

Le titre "obsolescence" utilisé par ce Monsieur, qui désigne "ce qui est périmé, dépassé par le progrés", est inadapté et ajoute à la confusion, puisque précisémment, la Lescar-Gurmençon est une idée toute nouvelle portée par un consensus politique de fraîche date tout à fait exceptionnel ! Rien à voir avec l’obsolescence !

Et de même l’actualité de ce lundi 14 mars vient à point pour conférer à la Lescar-Gurmençon sa pleine actualité et son totale justification : Le dénombrement de 700 camions/jour par la population de Gurmençon, intervenu ces jours-ci au coeur du village, déclenche un vent de révolte de cette population qui demande une accélération de la voie d’évitement que constitue la Lescar-Gurmençon. Pour eux, celle-ci est seule à même de les débarasser d’un trafic international qui n’a rien à faire dans leur village, pas plus que dans les traversées de Gan, Buziet ,Oloron, Bidos , où déjà 4 associations s’unissent aux Gurmençonnais !

Toutes ces agglomérations refusent leur statut de couloir à camion qu’elles ont depuis trop longtemps, et que Mr Lacanette et les idéologues du rail prétendent leur maintenir "in vitam aeternam " ! Au nom, de quoi et de quel droit, on se le demande.

La voilà l’obsolescence absolue, en forme de dictature !

  • > Obsolescence de la nouvelle liaison Pau-Oloron : Une alternative au projet
    15 mars 2011, par pehache  

    la Lescar-Gurmençon est une idée toute nouvelle portée par un consensus politique de fraîche date tout à fait exceptionnel

    EG a de l’humour... Ca fait seulement 20 ans que cette "idée" de route existe. En fait de fraîcheur, elle est légèrement charançonnée cette idée... Quant au consensus politique, toujours le même mensonge, hein, EG ?

    Et de même l’actualité de ce lundi 14 mars vient à point pour conférer à la Lescar-Gurmençon sa pleine actualité et son totale justification : Le dénombrement de 700 camions/jour par la population de Gurmençon,

    Encore de la manipulation grossière. Pour résoudre le problème de traversée d’un village vous construisez une route de 30km en direction de Pau, vous ? Vous êtes sympa pour les finances publiques...

    Et surtout, et cela vous le savez pertinemment, c’est le projet de contournement d’Oloron dit Gabarn-Gurmençon qui résoudra le problème de la traversée de Gurmençon, et non pas la route Lescar-Gurmençon. Car en toute rigueur ce dernier projet s’arrête au niveau de la RN134 juste avant Oloron. Mais on n’en est plus à un mensonge près pour faire passer le projet, hein...

    Pour eux, celle-ci est seule à même de les débarasser d’un trafic international qui n’a rien à faire dans leur village, pas plus que dans les traversées de Gan, Buziet ,Oloron, Bidos , où déjà 4 associations s’unissent aux Gurmençonnais !

    Manipulation toujours : il y a le contournement de Gan, on peut faire un contournement d’Oloron sans faire une nouvelle route Pau-Oloron, etc...

    Et la solution est surout d’interdire le trafic international de poids lourd au Somport, comme le demande le collectif des habitants de la vallée d’aspe, et plus de problème de camions dans les villages. C’est marrant ça, pourquoi refusez-vous de l’envisager ? Vous êtes camionneur ou quoi ???

    La voilà l’obsolescence absolue, en forme de dictature !

    En plus d’être un menteur patenté, EG fait preuve d’une indécence absolue, mettant sur le même plan ses petites contrariétés parce qu’on conteste sa nouvelle rouroute et ce que vivent par exemple les lybiens sous une vraie dictature. Pauvre type, va...

  • > Obsolescence de la nouvelle liaison Pau-Oloron : Une alternative au projet
    14 mars 2011, par JPB  

    Quel programme ferroviaire ambitieux !!!!!!!

    Une faiblesse dans ce catalogue cependant :

    La fermeture de la voie ferrée Pau-Oloron, au moment où elle vient d’être refaite est un peu scandaleux venant de quelqu’un qui promeut autant le ferroviaire. Sans mentionner le fait que les ouvrages d’art (ponts, viaducs) de la voie ferrée sont diablement étroits pour y faire passer du routier.

    > Obsolescence de la nouvelle liaison Pau-Oloron : Une alternative au projet
    14 mars 2011, par pehache  

    Maintenant, il ne reste qu’un levier de manœuvre immédiat, pour limiter faiblement et temporairement le flux croissant de poids lourds. La solution est de mettre le tronçon routier RN 134 entre le PONT d’ESCOT et le tunnel du SOMPORT à péage dans les deux sens pour les poids lourds uniquement.

    La solution est surtout d’interdire le transit de poids lourds par le Somport (à l’exception du trafic régional, évidemment). Mais les politiques qui nous "vendu" le tunnel routier du Somport ne le feront pas car ils se déjugeraient.

  • > Obsolescence de la nouvelle liaison Pau-Oloron : Une alternative au projet
    14 mars 2011, par claudiqus  

    Je n’ai pas tout suivi dans l’exposé géographique du programme proposé .

    Mais une interrogation s’impose : qu’attend-t-on pour développer et favoriser le ferroutage par rapport au camionnage ? la fin du pic-oil ? ... smiley

  •    
     
     
     
    Les rubriques d’A@P
    Citoyenneté
    A compte d’auteurs
    "Arpenteurs sans limites"
    "Les sorties de Michou"
    "Un samedi par semaine - tome 2"
    "Un samedi par semaine - tome I"
    Au ras du bitume
    Enquêtes
    Evasion
    Maréchaussée Paloise
    A@P.com
    Courrier d’e-lecteurs
    Hommes et femmes d’ici !
    Opinion
    Portraits, Entretiens
    Tribune Libre
    Humeurs
    La Charte d’A@P
    Le défouloir !
    Les cartons
    Les cartons mi-figues mi-raisins
    Les cartons rouges
    Les cartons verts
    Les Nouvelles Pratiques Municipales (NPM)
    Vu dans la presse
    ”Les Causeries d’A@P”
    Détente
    Loisirs
    Spectacles
    Economie
    Aéroport Pau-Pyrénées
    Enjeux
    Enjeux environnementaux
    Enjeux européens
    Enjeux sociétaux
    Grand Pau
    Lescar
    Billère
    Gan
    Gelos
    Idron
    Jurançon
    La CDA Pau-Pyrénées
    Lons
    Point de vue
    Grands projets
    "LGV des Pyrénées" : la desserte du Béarn et de la Bigorre
    BHNS (Bus à Haut Niveau de Services)
    Le "Pau-Canfranc", la Traversée Centrale des Pyrénées
    Nouveau complexe aquatique de Pau
    Nouvelle voie routière Pau-Oloron
    Nouvelles Halles de Pau
    Pau
    Du Côté des Quartiers
    La vie
    Une idée pour la ville
    UPPA
    Politique
    Forums des Partis
    Politique locale
    Politique régionale et nationale
    Territoires
    Aragon
    Béarn
    Bigorre
    Espagne
    Europe, Monde
    Pays Basque, Euskadi
    Pyrénées
     
       
     
      Envoyer à un ami
    Destinataire  :
    (entrez l'email du destinataire)

    De la part de 
    (entrez votre nom)

    (entrez votre email)



    [ Imprimer cet article ]
     


     
    Autres articles

    Offre d’emploi
    Alexandre - Il n’y a pas de mot
    Je suis partout... un media à part
    La boussole des politiques : Le pouvoir
    Habemus Papam !
    Réformer la France : Un travail de Titan
    Stéphane Hessel : Mort d’un homme lumineux
    Jaurès, m’entends-tu ?
    Le couple Algérie France
    Déjà demain !
    Les "foreurs" et EELV pas prêts d’être d’accord
    Circulation et protection des piétons et cyclistes à Pau...
    Noël en famille
    Gascogne, Béarn : 2013, 2033, deux anniversaires à célébrer ?
    Béarn 2030 - Un scenario fiction de l’espérance : La situation en 2030
    Béarn 2030 - Un scenario fiction de l’espérance : Le sursaut de 2013
    Communauté d’agglomération Pau-Pyrénées - Quelle injustice !
    Les Français sont-ils des ânes ?
    Béarn - Paris : La Garbure et Louis Barthou
    Les terriens n’ont rien compris



    [ Haut ]
     

    Vous pouvez afficher les publications de Altern@tives-P@loises sur votre site.

    Site mis en ligne avec SPIP | Squelette GNU/GPL disponible sur © bloOg | © Altern@tives-P@loises