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Leandre ARRIBES

lundi 29 novembre 2010 par Bernard Boutin


Soprano, comédien-créateur, poète, observateur, engagé... le jeune Leandre Arribes est en colère et le dit dans une tribune libre qui ouvre la porte à l’emploi fait des subventions, à la différence entre création et animation, à la mise en place de lieux de création et de répétition, à la mutualisation de moyens aux bénéficies des acteurs culturels.

Et, surtout lance un appel à réaliser un débat collectif pour rêver le territoire culturel autrement. Un "coup de colère" qu’A@P véhicule volontiers pour rappeler qu’un territoire, Pau et son agglomération, n’existe pas sans une politique culturelle volontariste créatrice de rêves et illusions.

A@P - Qu’est ce que c’est que le spectacle vivant ? Comment va-t-il à Pau ?
Léandre Arribes - Pour ma part, il s’agit avant tout de danse et de théâtre. A Pau, il y a beaucoup de pratiques amateurs et professionnelles, de nombreux projets, mais il manque une évaluation de celles-ci qui pourrait permettre de créer une émulation pour aller plus loin. Il y a un véritable manque de visibilité dû au fait que l’on ne différentie pas assez le foisonnement des pratiques amateurs d’une part et les pratiques professionnelles d’autre part.

A@P - Vous faîtes aussi une distinction entre spectacle de divertissement et de création...
Léandre Arribes - Oui, ce sont deux types de spectacles différents, bien que complémentaires. Le divertissement pur est un objet « facile » dans le sens qu’il a sa propre économie et un public. Sur la partie création, expérimentation et recherche, on ne peut pas innover sans soutien. Or, il n’y a pas d’accompagnement de ces projets. Il y a une responsabilité politique inévitable sur ces enjeux car les partenariats privés sont peu adaptés dans ces domaines touchant au spectacle vivant, ce qui n’est pas le cas pour la musique.
Par ailleurs, un théâtre de divertissement peut et devrait se passer de subventions publiques. Un théâtre d’art ne peut pas vivre sans les pouvoirs publics. Leurs interventions sont nécessaires pour inventer le lendemain et questionner notre rapport au monde.

A@P - Vous demandez une espèce d’audit des pratiques locales. Avec quel objectif ?
Léandre Arribes - Avec la fin du projet des Abattoirs sur le spectacle vivant disparait complètement le spectacle vivant à l’échelon de l’agglomération et ces questionnements. Aucune alternative n’est proposée à ce jour.
Or, à moyen terme, c’est catastrophique tant pour l’image de notre territoire et son attractivité que pour l’économie directe et indirecte du spectacle. On voudrait nous faire croire qu’il n’y a pas d’artiste à Pau. Je trouve au contraire qu’il y a beaucoup d’artistes issus de familles différentes et complémentaires. C’est avec nous et à partir de nous que l’on pourrait éventuellement construire quelque chose. Cela doit se passer au niveau de l’agglomération et être un point de départ d’aide à la création et à la diffusion.
A mon avis, en tant qu’artiste, il est très important d’amener un collectif à se poser ces questions-là. Nous avons un rôle à jouer dans la construction des politiques culturelles localement, car sans nous celles-ci n’existeraient pas.

A@P - Qui devrait initier ce type d’état des lieux ?
Léandre Arribes - Il y a suffisamment de compétences au sein des collectivités pour faire un point sur quelles sont les pratiques culturelles, amateurs et professionnelles ? Quels sont les lieux de diffusions et espace de création ? Qu’est-ce qui différencie une politique d’animation d’une politique culturelle, le théâtre de divertissement du théâtre d’art ? Toutes ces questions-là peuvent être traitées en interne sans que cela ne coûte plus au contribuable. De même, il faut différencier les projets d’enseignements et de création artistique. Ce n’est pas la même chose que de faire vivre une école de théâtre que de faire vivre des professionnels sur des projets de création. Il est nécessaire de redéployer l’argent public en conformité avec ces réalités et dans un souci de qualité.

A@P - Que pensez-vous du système de subventions tel qu’il est pratiqué ?
Léandre Arribes - Les subventions accordées sont plus des subventions de fonctionnement que destinées à aider à la création. Si l’on veut participer à l’émergence d’une politique artistique et culturelle, il va falloir aussi soutenir des projets. Les subventions de fonctionnement permettent aux structures de pérenniser leurs équipes, dans l’idéal. Mais, j’aimerai aussi qu’on nous éclaire sur la réalité de ces subventions et à quoi servent-elles exactement ? Que les différentes collectivités (Région, Conseil Général, Agglomération et Villes) se mettent autour de la table pour échanger sur les projets qui leurs sont transmis et les outils d’évaluation qu’ils utilisent. Le contribuable étant le même, les politiques doivent dépasser leurs clivages pour travailler ensemble efficacement.

A@P - Quels sont les axes de travail que vous préconisez ?
Léandre Arribes - Au-delà de l’état des lieux mentionné, il y a aussi la nécessité d’une vitrine pour la ville de Pau et son agglomération en termes d’image et d’économie sur le spectacle vivant.
La vitrine passe idéalement par la scène conventionnée Espaces Pluriels qui est cependant un peu désuète et se trouve prise en étau entre la scène nationale du Parvis à Tarbes et celle de Bayonne.
L’économie, quant à elle, soulève le problème de la diffusion. Quasiment aucun diffuseur ne se déplace dans notre région qui n’est pas repérée au niveau national, quand ce n’est pas au niveau régional. Cela tient surtout au fait qu’il n’y a pas d’espace de création et de promotion mis à la disposition des équipes alors que des lieux mutualisés existent par ailleurs. A Pau, certaines structures ont la chance d’avoir des espaces mis à disposition, souvent utilisés pour autre chose que de la création, quand pour les autres, c’est une salle par ci, une salle par là... cela nuit à une structuration efficace du territoire.
Pour développer notre réseau, il serait aussi opportun de proposer des stages organisés avec des metteurs en scènes nationaux ou internationaux comme cela se fait partout ailleurs avec notamment les Chantiers Nomades. La scène conventionnée Espaces Pluriels est encore ici la mieux placée pour remplir ces missions et cela permettrait de faire venir des comédiens de l’extérieur et de créer des échanges avec ceux qui sont ici.

A@P - La ville manque d’espace de diffusion...
Léandre Arribes - Cela dépend. Pour le divertissement, les spectacles grand public, il y a ce qu’il faut. On le voit bien de par le foisonnement des salles polyvalentes dans chaque commune même si la question de la diffusion et de la programmation est trop souvent déléguée.
Pour la diffusion du théâtre d’art, nous avons surtout la scène conventionnée et les propositions récentes du petit théâtre Bourbaki. Mais à y regarder de près, rien ne sert de multiplier les théâtres de poche même si ceux-ci facilitent les rencontres avec les artistes. Il faut une belle salle et des moyens financiers en adéquation pour permettre le développement d’un théâtre d’art localement. Cette ambition doit être portée en faveur de la scène conventionnée Espaces Pluriels qui mérite d’être confortée.
Mais, d’ores et déjà, c’est plus sur la création et la médiation avec le public qu’il faut se poser des questions. Il faut qu’il y ait des espaces disponibles pour pouvoir travailler avant de se produire. La construction d’une pièce peut prendre deux mois et il n’y a toujours pas d’espaces appropriés pour répéter dans la durée. Il est aussi indispensable d’impliquer le public dans le processus de création, de le sensibiliser à ce travail car cela contribue à une ambition de culture pour tous. Le point de départ c’est avant tout les enfants par le biais des écoles mais il ne faut pas avoir peur de construire sur du long terme... et cela dépasse les durées des mandats électifs. Il faut s’armer d’illusions et de courage pour se projeter au delà.

A@P - La culture paloise n’est-elle pas un peu cloisonnée ?
Léandre Arribes - En ce qui me concerne, je travaille surtout sur les écritures contemporaines. Localement nous ne somme qu’une poignée mais nous avons tous nos spécificités. Il y a cloisonnement parce qu’une ligne artistique se partage difficilement.
Ce qui pourrait être intéressant, serait éventuellement de mettre en place une « semaine de la création » où l’ensemble des compagnies locales pourraient avoir une vitrine ici, ou au festival d’Avignon. Cela permettrait de promouvoir l’image de l’agglomération et de rentrer dans une dynamique de création plutôt que dans une dynamique de confort pour certains.

A@P - Dans quel cadre doit se faire cette réflexion que vous appelez avec force ?
Léandre Arribes - Ce n’est pas à faire à l’échelon communal qui est avant tout dans des logiques d’animation et de services à la population.
La dynamique culturelle, sa créativité, va bien au-delà d’un petit territoire et doit donc être à minima traitée au niveau de l’agglomération. Il en va de l’image de notre territoire et de sa dynamique générale, donc de son avenir.


- propos recueillis par Bernard BOUTIN


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Votre commentaire



> Leandre ARRIBES
1 décembre 2010, par gaelle lecuyer  

J’apporte mon soutien à l’intervention de Léandre, que je qualifie de courageuse et d’engagée... il me semble tout à fait judicieux d’ouvrir le débat sur le soutien à la culture Paloise et je ne pense pas que la situation actuelle soit satisfaisante ; il ne s’agit évidemment pas de casser du sucre (attitude stérile à mon goût) mais de poser les questions, de se réunir POUR AVANCER, même si nous ne sommes pas tous dans la même ligne artistique, que l’on vienne du cirque du théâtre de la danse de la musique...(et j’en passe) nous sommes tous dans la même barque ! nous voulons vivre, voir survivre !! Il manque un lieu de rencontre artistique "libre", que la reconversion des abattoirs n’a pas comblé. il manque des locaux afin de fédérer des collectifs de travail, de recherche, d’expérimentation ; car il y a un vivier sous estimé d’individualités qui se débattent et pour certains finissent par s’essouffler et quitter la ville... La culture c’est la vie, et quand on lit à foison "Pau ville morte" sur les murs de la ville, il y a de quoi se poser des questions. Quand je suis arrivée à Pau, j’ai été choquée par la confusion régnante entre compagnies amateurs et professionnelles... le débat n’est pas de chasser l’une au profit de l’autre, car il est essentiel que les deux existent... cependant de voir un public payer sa place d’un spectacle amateur ou entendre que le dit est soutenu par des subventions ; et que parallèlement des démarches professionnelles sont peu soutenues..cela pose question. je pense que la politique de la ville doit être plus active à ce niveau c’est à dire clarifier ces deux endroits ! voilà, brièvement, cela demanderait une réunion avec des gens concernés et intéressés et de réfléchir ensemble ! et quand nous faisons ce métier n’est-ce pas l’échange que nous cherchons à provoquer ? La tentative de Léandre est un désir d’en finir de se débattre seul et dans le vide !

  • > Leandre ARRIBES
    2 décembre 2010, par AK Pô  

    Gaelle Lecuyer :"je pense que la politique de la ville doit être plus active à ce niveau c’est à dire clarifier ces deux endroits ! voilà, brièvement, cela demanderait une réunion avec des gens concernés et intéressés et de réfléchir ensemble !".

    Le problème, apparemment (mais je ne suis pas de la partie), c’est cette impression que les troupes -certaines- se tirent plus dans les pattes qu’elles ne recherchent une solution commune. A cela se greffent les diverses scissions internes, etc. Réfléchir ensemble : je vous souhaite d’y parvenir. Mais c’est pas gagné...

  • > Leandre ARRIBES
    1 décembre 2010, par richard cayre  

    on peut être d’accord, en partie ou en totalité, ou être contre. en tous cas Léandre donne son point de vue sans langue de bois et c’est respectable. je ne comprends pas pourquoi au fil des commentaires on s’attaque à la personne, qui plus est sans donner sa véritable identité. les points soulevés sont effectivement des points sensibles. merci à Léandre de nous le rappeler. personnellement je trouve cette attitude responsable et citoyenne. richard cayre.

    > Leandre ARRIBES
    30 novembre 2010, par Françoise  
    la Culture soit à la hauteur des ambitions de l’agglomération Pau-Pyrénées ?

    Léandres écrit sur un coup de coeur à partir d’une question qui nous concerne tous "la Culture est-elle à la hauteur des ambitions de l’agglomération Pau-Pyrénées ?" c’est un auteur et comédien engagé dans la production culturelle, il est de la veine d’un Vilar(et oui, je tape haut) et je ne crois pas qu’il oppose professionnel à amateur, ce sont deux façons différentes de créer et de trouver une place dans le champ culturel... par contre la municipalité de Pau intervient dans une démarche qui n’est pas claire et veut ménager la chèvre et le choux. Beaucoup d’efforts sont mobilisés et concentrés sur les arts plastiques sans que ce choix soit explicité...Pau laisse en friche tout le reste, c’est agir dans le court terme et au détriment de tous les talents qui existent dans l’agglo. Foin de polémique, regardons les choses en face !

  • > Leandre ARRIBES
    1 décembre 2010, par pehache  

    il est de la veine d’un Vilar

     smiley smiley smiley smiley smiley

    non, rien...

  • > Leandre ARRIBES
    1 décembre 2010, par Maximo  
    Hervé smiley

  • > Leandre ARRIBES
    4 décembre 2010, par Carola  

    L’engagement de Léandre Arribes est bien au rendez-vous et il est parfaitement louable...

    Pour ma part je suis toujours mal à l’aise avec les inscriptions pompeuses comme "...la culture dans l’ambition de l’agglomération Pau-Pyrénées..." valable pour tout et chaque chose, cela ne signifie plus rien.

    Je ne peux pas m’empêcher de penser à la toile de fond d’un désastre mercantile appliqué au domaine de la culture et de la création.

    Les petits théatres, les petites troupes, les petits lieux, l’art dans la rue, l’art dans la ville, l’art dans la vie...les petits riens de ces bazars, les ferments d’une création locale et de ses initiatives citoyennes, individuelles, un contre-champ des plus nécessaire à la vie locale...

    Le problème de fond c’est que la culture est un bien de consommation comme le reste ou sert de prétexte à consommer et claque du bec si on ne la consomme pas. C’est de là qu’elle nous parle d’autre chose...

    Laissons aux petits l’espace et le temps de faire du bruit. Soutenons leur bruit, leur grouillement, leurs manèges avec équité de reconnaissance. C’est peut-être par eux que la renaissance d’une culture vivante peut nous arriver, et souhaitons que Léandre Arribes ose frayer les chemins de traverse.

    C’est par le petit que les choses germinent, et trop de parcelles de vie sont piétinées comme des miettes.

    Un peu d’art dans sa vie et un peu de vie dans son art disait Louis Jouvet...La bande FM de Noël a repris sa rengaine dans les rues du centre-ville.

    La musique de grande surface balancée en pleine rue ne serait-elle pas de la culture ?

    Serait-ce hors état des lieux de passer par ce constat d’un spectacle vivant de désolation ?

    D’où part-on pour penser la culture locale ? A partir de quoi l’ambition se trace-t’elle ?

    La culture n’est pas réservée aux seules salles de spectacle et aux plasticiens, théatreux, danseurs etc... Elle est ce qui nous relie smiley

  • > Leandre ARRIBES
    29 novembre 2010, par Maximo  

    "il y a une responsabilité politique inévitable sur ces enjeux car les partenariats privés sont peu adaptés dans ces domaines touchant au spectacle vivant, ce qui n’est pas le cas pour la musique."
    après avoir dit l’énormité suivante
    "A@P - Qu’est ce que c’est que le spectacle vivant ? Léandre Arribes - Pour ma part, il s’agit avant tout de danse et de théâtre "
    Ce "pour ma part" va lui éviter que je lui envoie les pires noms d’oiseaux, car avant de prendre la parole pour donner des leçons, il faut commencer par les apprendre. Prêcher pour sa paroisse en disant n’importe quoi rend son discours nul et non avenu.

    Et ces inepties donnent raison à ceux qui ne font rien pour la culture. Que la musique ne soit pas un art vivant montre que ce petit gars est.......... Bon, je m’arrête là, je m’énerve. Une fois de plus, Pau et son agglo génèrent de petits personnages sans intérêt, incultes et prétentieux.


    -  A vous dire la vérité, il y a peu de choses qui me soient impossibles, quand je m’en veux mêler. J’ai sans doute reçu du Ciel un génie assez beau
    (...)
    Et ça, c’est pas Léandre... c’est Scapin ! smiley

  • Définition
    30 novembre 2010, par Hamlet (au beurre)  

    Voyons, Maximo, votre outrance vous aveugle. Si la musique est un art vivant, elle n’est pas toujours un spectacle.

    L’Opéra est un spectacle - c’est même le spectacle le plus complet, qui marie théâtre et danse, sur fond musical.

    Un concert des Who fut jadis un vrai spectacle.

    Mais un orchestre - qu’il soit de chambre ou symphonique - n’est pas du spectacle vivant, peut-être certains chefs qui s’agitent bien inutilement à leur pupitre se donnent-ils en spectacle... Sinon, pourquoi ne pas aussi définir la cuisine comme spectacle vivant...

    Du reste, le dictionnaire de l’Académie Française donne notamment cette définition :

    SPECTACLE se dit aussi d’un divertissement offert au public, et particulièrement de la représentation d’une pièce de théâtre”.

    Il est vrai qu’une assemblée composée d’une quarantaine de "petits gars ..." qui courtisent leur centenaire est un bien triste spectacle !

  • > Définition
    30 novembre 2010, par Maximo  

    ’Opéra est un spectacle - c’est même le spectacle le plus complet, qui marie théâtre et danse, sur fond musical.
    "sur fond musical" smiley Prima la musica Si vous en revenez à la querelle des bouffons, alors..... smiley

    Et mon outrance ne m’aveugle pas, je ne peux relever toutes vos absurdités, ce serait trop long

  • > Définition
    30 novembre 2010, par Marc  
    Il est probable que ceux qui prétendent que la musique, toute la musique, n’est pas un art vivant, en connaissent bien peu l’histoire et n’ont jamais assisté à un concert.

  • > Définition
    30 novembre 2010, par pehache  
    La musique est un art vivant, mais elle n’est pas que ça, et toutes les musiques ne sont pas des arts vivants. Et d’ailleurs, je me répète, certaines ne sont jamais jouées en concert (ou quand elles le sont, ça s’apparente plus à de la reproduction qu’à un concert).

  • > Définition
    30 novembre 2010, par Marc  
    OK, Pehache, il y a peut être certaines exceptions. Mais quand des ignares osent écrire que l’opéra c’est "de la danse et du théatre sur fond musical" ou encore que "les chefs d’orchestre s’agitent pour se donner en spectacle", on se demande vraiment quelle est leur capacité pour discuter de ces sujets. Maximo a bien raison de réagir vivement.

  • Dictature des pseudo-mélomanes
    30 novembre 2010, par Hamlet (au beurre)  

    Il est probable que ceux qui vont aux concerts classiques n’aiment guère la musique et se préoccupent plus de paraître que d’être mélomanes, car comment supporter que les sublimes accords d’Allégri ou de Couperin soient ponctués de raclements de gorge, de mouchages de narines ou autres borborygmes désagréables ; sans compter ceux qui se font un malin plaisir d’arriver systématiquement en retard pour faire le beau !

    Belles robes et smokings de soirée, quincailleries joaillères, entregents, entregents...

    Bah ! la comédie humaine, chez les richards...

    A vomir !

  • > Dictature des pseudo-mélomanes
    30 novembre 2010, par Marc  
    C’est bien ce que je pensais, cet hamlet n’a jamais été à un concert...

  • > Dictature des pseudo-mélomanes
    30 novembre 2010, par AK Pô  
    N’importe quoi ! smiley

  • > Dictature des pseudo-mélomanes
    30 novembre 2010, par Maximo  

    car comment supporter que les sublimes accords d’Allégri ou de Couperin soient ponctués de...
    ...la sonnerie du téléphone, des braillements du gamin qui a fait pipi, du vrombissement dela machine à laver et de mamie qui appelle "à taaaable"

    Bah ! la comédie humaine chez les ploucs à chaîne hi-fi de compét... smiley

  • > Définition
    1 décembre 2010, par richard cayre  
    peut-être que ce serait long, mais en même temps, je serais très interressé de connaître vraiment les points qui vous font réagir aussi vivement et quel est votre point de vue sur ceux-ci. peut-être avez-vous raison, mais il manque une argumentation qui ferait de vos interventions des éléments contributifs au débat...

  • > Leandre ARRIBES
    29 novembre 2010, par Maximo  

    "il y a une responsabilité politique inévitable sur ces enjeux car les partenariats privés sont peu adaptés dans ces domaines touchant au spectacle vivant, ce qui n’est pas le cas pour la musique."
    après avoir dit l’énormité suivante
    "A@P - Qu’est ce que c’est que le spectacle vivant ? Léandre Arribes - Pour ma part, il s’agit avant tout de danse et de théâtre "
    Ce "pour ma part" va lui éviter que je lui envoie les pires noms d’oiseaux, car avant de prendre la parole pour donner des leçons, il faut commencer à les apprendre. Prêcher pour sa paroisse en disant n’importe quoi rend son discours nul et non avenu.

    Et ces inepties donnent raison à ceux qui ne font rien pour la culture. Que la musique ne soit pas un art vivant montre que ce petit gars est.......... Bon, je m’arrête là, je m’énerve. Une fois de plus, Pau et son agglo génèrent de petits personnages sans intérêt, incultes et prétentieux.


    -  A vous dire la vérité, il y a peu de choses qui me soient impossibles, quand je m’en veux mêler. J’ai sans doute reçu du Ciel un génie assez beau
    (...)
    Et ça, c’est pas Léandre... c’est Scapin ! smiley

  • > Leandre ARRIBES
    29 novembre 2010, par pehache  

    Je suppose qu’il a voulu dire que la musique n’existait pas que par le côté "spectacle vivant" : toute l’industrie du disque le prouve. Il existe même des musiques qui ne sont jamais jouées sur scène.

    Par contre le théâtre n’existe pas en dehors du spectacle vivant (le théâtre filmé n’est plus du théâtre).

    Par contre il serait bien qu’il explique pourquoi le partenariat privé ne serait pas adapté aux spectacles vivants.

  • > Leandre ARRIBES
    29 novembre 2010, par Maximo  
    Tu supposes vite par ce que tu es un mec gentil, Pehache et que tu veux lui sauver la mise. Mais deux fois il dit des c... Et moi qui ne suis pas gentil, je ne lis que ce qui est écrit.

  • > Leandre ARRIBES
    29 novembre 2010, par Maximo  

    Tu supposes vite par ce que tu es un mec gentil, Pehache et que tu veux lui sauver la mise. Mais deux fois il dit des c... Et moi qui ne suis pas gentil, je ne lis que ce qui est écrit.

    Et il ne parle ni de la danse, ni des arts du cirque, ni du mime ni des arts vivants émergents ni de ... etc. STOP

  • > Leandre ARRIBES
    30 novembre 2010, par pauneuve  
    "arts vivants émergents" kézako ? La bouffonade ? smiley

  • > Leandre ARRIBES
    30 novembre 2010, par le coq  
    C’est la nouvelle compagnie des "Kangourous".ceux qui ont les poches pleines....de projets.

  • > Leandre ARRIBES
    30 novembre 2010, par Maximo  
    arts vivants émergents
    raccourci pour évoquer les nouvelles formes de spectacle vivant mêlant les genres ou expérimentales, danse, théâtre et vidéo, théâtre musical, musiques d’avant garde, crossover, hip-hop, etc.

  • > Leandre ARRIBES
    30 novembre 2010, par pauneuve  
    Merci de vos précisions conceptuelles Maximo mais vous nous avez habitué à plus de contenu. Vos enjeux de formes ne font pas avancer le débat.

  • > Leandre ARRIBES
    30 novembre 2010, par Maximo  

    Vos enjeux de formes ne font pas avancer le débat.
    Parce qu’il n’y a pas de débat, pardi. En posant ses postulats il se discrédite, son raisonnement s’apparente dès lors à un plaidoyer pro domo inutile voire néfaste. On ne donne pas des leçons de politique culturelle sur les enjeux artistiques sans y avoir un tant soi peu réfléchi. La vacuité de ce genre de démonstration donne des arguments aux tenants de l’immobilisme pour continuer à ne rien faire.

    Néfaste, vous dis-je !

  • > Leandre ARRIBES
    29 novembre 2010, par Hamlet (au beurre)  

    Voilà qui est clair, net et spontané ! A quand les états généraux de la Culture dans l’agglo ?

    Depuis le temps que nos édiles se retranchent derrière leur sacro-sainte immunité d’élus pour faire n’importe quoi et arroser n’importe qui (cf l’aricle récent de P Wolfs dans ces colonnes)

    Un peu de transparence ne nuirait pas au débat, crénom !

    Léandre, n’est-ce pas un personnage de Molière ?

  • Je ne suis pas tête de l’Art ..
    30 novembre 2010, par claudiqus  
    mais c’est le terme d’Art Vivant qui fout la pagaille ! ça voudrait dire que peinture ou sculpture sont de l’Art Mort ... smiley

  • > Je ne suis pas tête de l’Art ..
    1 décembre 2010, par Maximo  
    mais c’est le terme d’Art Vivant qui fout la pagaille !
    C’est très exactement ça, claudiqus. C’est le terme générique pour ce que certains appellent à meilleure raison, les arts du temps, c’est-à-dire, ceux qui se déroulent dans le temps, ce que ne font pas, en effet la peinture ni la sculpture, les Beaux-arts en général. Le cinéma est encore en dehors de ces catégories. D’ailleurs, on fait mieux de parler de spectacle vivant que d’art

  • > Je ne suis pas tête de l’Art ..
    1 décembre 2010, par Maximo  
    mais c’est le terme d’Art Vivant qui fout la pagaille !
    C’est très exactement ça, claudiqus. C’est le terme générique pour ce que certains appellent à meilleure raison, les arts du temps, c’est-à-dire, ceux qui se déroulent dans le temps, ce que ne font pas, en effet la peinture ni la sculpture, les Beaux-arts en général. Le cinéma est encore en dehors de ces catégories. D’ailleurs, on fait mieux de parler de spectacle vivant que d’art

  • > Je ne suis pas tête de l’Art ..
    1 décembre 2010, par claudiqus  

    En fait, Maximo je crois que l’on fait trop souvent des amalgames qui prêtent à confusion ! smiley

    un spectacle n’est pas forcément de l’art, d’ailleurs ce n’est pas ce qu’on lui demande ! et l’inverse encore plus ... smiley

  • > Leandre ARRIBES
    1 décembre 2010, par TNPA  
    Mais ou sont terrés les artistes à Pau ? Que font les référents culturels pour rester aussi silencieux sur un sujet pourtant intéressant ? Franchement, le contenu de la tribune amène plus d’intérêt à discussion que le Petit Robert sur "arts vivants"... A croire que Pau Summer smiley

  • > Leandre ARRIBES
    2 décembre 2010, par pauneuve  
    Cher(ère) TNPA, les "référents culturels" n’ont que faire de ce genre d’article d’autant plus que la parole des artistes est justement achetée, pour la grande majorité, par les dites subventions de fonctionnement...

  • > Leandre ARRIBES
    2 décembre 2010, par claudiqus  
    Serait-ce à dire que les chanteurs, conteurs et troubadours sont aujourd’hui bayonnés à Pau ? smiley

  • > Leandre ARRIBES
    2 décembre 2010, par pauneuve  
    Preuve en est ! smiley

  • > Leandre ARRIBES
    4 décembre 2010, par Ravaillac  
    Une culture à l’image des élus : moribonde !

    Culture, spectacle vivant ? le mot fait peur aux élus. La peur d’un dynamisme qui les dépasse, la peur d’acteurs, bien souvent jeunes, qu’ils ne vont pas maitriser.

    Enfermer dans un schéma vieillot, ils préfèrent la concevoir dans le passé, celle que l’on va enfermer dans le cadre du patrimoine : Les clochers de St Jacques, les vitraux, le Boulevard des Pyrénées, l’éclairage du chteau,... c’est leur seul horizon. Les élus palois javascript :emoticon(’ smiley’) n’avancent pas dans la vraie vie, celle qui se construit tous les jours avec et autour les gens, non ils avancent les yeux rivés dans le rétroviseur.

    3 ans c’est peut être court pour tirer un bilan, mais c’est bien suffisant pour voir une tendance. En matière de spectacle vivant (danse, musique et théâtre) rien n’a été fait. Tout demeure sur la lancée des précédents maires, avec une nuance toutefois, cet immobilisme s’est accompagné d’une stagnation, voire d’une régression des budgets en place. Rappelez vous la dernière campagne au niveau des orientations culturelles, il n’y avait pas de soucis à se faire en matière d’équipement, de développement, de création, de diffusion : les moyens seraient au rendez vous. Les choix, les priorités qui sont donnés sont tous à l’inverse de ce qui était annoncé : on est plongé dans un syndrome Sarkosy, aux promesses et engagements de campagne se sont substitués médiocrité et incapacité. Le bilan du mandat présidentiel d’un côté ou municipal de l’autre seront tout aussi tragiques.

    Vivement 2014 que l’on puisse passer à autre chose.

  • > Leandre ARRIBES
    4 décembre 2010, par Maximo  

    Pour une fois qu’à Pau, on va applaudir Ravaillac, ne nous en privons pas, celui-ci l’a bien mérité : smiley smiley smiley

    Une erreur, cependant, Ravaillac : quelque chose a changé qui a un impact sur les budgets : on a recruté un directeur de la culture !!! Qu’on était allé chercher dans les Landes, auprès de Monsieur Emmanuelli, pour être bien sûr de sa neutralité smiley

    Tiens... idée : On devrait lui demander une tribune libre, BB, ou aller l’interviewer......

  • > Leandre ARRIBES
    4 décembre 2010, par Ravachol  
    Ton job Ravaillac c’est d’assassiner et cette fois ci tu le fait correctement. Je suis d’accord avec toi entièrement ou presque (99%) la nuance étant qu’ayant rencontrés les gens de la culture au salon du livre, ce n’est pas là que cela bloque mais à un autre niveau. Hélène Leroux voudrait bien aller différemment et d’autres élus apparemment aussi, mais la ringardise est majoritaire...

  • > Leandre ARRIBES
    4 décembre 2010, par Marc  

    "Hélène Leroux voudrait bien aller différemment"

    C’est elle la chef, non ? et le Directeur de la culture est bien placé sous sa direction ?

    HLP doit donc assumer avec MLC la responsabilité du naufrage culturel palois.

  • > Leandre ARRIBES
    4 décembre 2010, par claudiqus  
    L’est pas bayonné, au moins, Ravaillac ! smiley

  • > Leandre ARRIBES
    4 décembre 2010, par Carola  
    Ravaillac bayonnais ? Il était basque ? smiley

  • > Leandre ARRIBES
    4 décembre 2010, par claudiqus  
    non, Gascon ! mais il cachait son couteau dans ses basques ... smiley

  • > Leandre ARRIBES
    4 décembre 2010, par Maximo  
    D’ailleurs Bayonne est une ville gasconne

  • > Leandre ARRIBES
    4 décembre 2010, par Maximo  

    Vous voulez que je vous en raconte une bien bonne, à propos de Bayonne et de multilinguisme ? Oui ? Bon. Voici :

    -  1/ Bayonne n’a pas échappé aux demandes basques de bilinguisme. Oui, puisque Bayonne est basque smiley On a donc mis des panneaux bilingues

    -  2/ ah, mais... il faut aussi les mettre en gascon, ces panneaux, Oui, puisque... Bayonne est gasconne smiley On a donc mis des panneaux trilingues en bon nombre d’endroits.

    -  3/ résultat : l’Adour, sur tous les ponts qui l’enjambe, se voir nommée Adour-Ador-Adoura (en basque) alors... qu’elle ne met pas les pieds au Pays-basque smiley Tandis que la Nive, elle, est dénommée Nive-Niva-Nive (en gascon) alors... qu’elle ne met pas les pieds en Gascogne smiley

    Ça me réjouit smiley

  • > Leandre ARRIBES
    4 décembre 2010, par claudiqus  
    Haaaaa !!! le mélange des langues, quel bel échange !... smiley

  • > Leandre ARRIBES
    4 décembre 2010, par Carola  
    c’est excellent ! smiley

  • > Leandre ARRIBES
    4 décembre 2010, par Autochtone palois  
    Ah, Maximo, ce n’est pas tout ! Quand on aura Pau-Pau (en français et en occitan), il ne manquera plus que Pau (en basque), pour aider les Basques émigrés en Béarn à savoir où ils se trouvent. Vive le trilinguisme qui nous fait progresser ! smiley

  • > Leandre ARRIBES
    5 décembre 2010, par Oblic  

    "Hélène Leroux voudrait bien aller différemment... mais la ringardise est majoritaire"

    Intéressant ! Donc en vous lisant bien d’après HLP, MLC=ringardise. Un peu facile, non ? Et les indemnités c’est juste pour s’acheter des bonbons au salon du livre ?

    Ouneil lou cap ?

     smiley

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