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EISTI es-tu là ?

lundi 8 février 2010 par Jean Paul Penot


L’interview de Laurence Lamoulie, Directrice de l’EISTI de Pau, Ecole Internationale des Sciences du Traitement de l’Information, est un extrait de dix minutes d’un entretien de plus de deux heures. Pour en savoir un tout petit peu plus...

Laurence Lamoulie est une femme élégante, aimable et pleine de conviction. Elle est une parfaite représentation de la réussite d’une formation à l’Université de Pau. Les propos recueillis dans l’interview résument l’essentiel de l’entretien, qui a toutefois abordé d’autres questions qui font débats. Abordé, car on ne pouvait qu’effleurer des questions complexes comme les problèmes pédagogiques, l’insertion de l’école dans la ville, les synergies ou mutualisations possibles avec d’autres établissements, comme l’Université ainsi que les questions financières liées à la construction d’un nouveau bâtiment. Celles-ci ont soulevé quelque émotion dans les milieux politiques et syndicaux et une pétition circule : http://pcf64.org/sip.php ?article476

Elle pose la question suivante : est-il concevable qu’un bâtiment et un terrain dont le coût est estimé à 11M d’euros soit aliéné à une association privée qui n’apporterait que 1,7 M d’euros ? La Présidente de la Communauté d’Agglomération explique qu’en cas de départ avant 25 ans, l’EISTI devrait rembourser la valeur estimé du terrain sinon les financements publics. D’autres élus font valoir que le montage financier était plus favorable de cette façon-là que sous la forme d’un bail emphytéotique. Formule que l’EISTI avait proposée avant qu’on lui offre le terrain pour un euro symbolique. La différence est-elle si importante ? Sur le plan symbolique, certainement. Sur le plan financier, c’est à voir, car avec un financement entièrement public, l’EISTI aurait à payer un loyer, comme elle le fait actuellement, et non la charge d’un emprunt. Mais l’agglomération, qui connaîtrait la situation inverse, conserverait la propriété des lieux. Et aurait la maîtrise de son affectation.

Ce qui ajoute à l’émoi, c’est la hauteur des frais d’inscription, de l’ordre de 6.600 euros par an pour le cycle ingénieur. Et le fait que l’insertion de l’école dans la ville semble rester assez ténu. Les élèves de l’école ne sont pas inscrits à Pau mais à l’Université de Cergy-Pontoise, par exemple. Inversement, ils restent à l’écart des installations sportives, du service des relations internationales de l’université, de l’observatoire des débouchés, du service de documentation, des banques de données etc...Pourtant, la participation aux activités sportives très variées offertes aux étudiants permettrait d’augmenter l’attractivité du site de Pau, qui ne recueille qu’un cinquième des effectifs de l’EISTI. La possibilité d’établir des passerelles avec l’université serait aussi un avantage pour les élèves et les étudiants. Enfin, l’EISTI aurait tout intérêt à se consacrer plus à la recherche, comme beaucoup d’autres grandes ou petites écoles, car leur classement en tient compte de plus en plus. Le site de Pau avait justement été retenu par le Conseil Régional pour permettre à l’EISTI d’être adossé à un centre universitaire. Ne faudrait-il pas revenir à cet objectif initial avant toute opération financière ?

Bien sûr, personne ne souhaite le départ de l’école, qui a été voulue par la Région Aquitaine qui constatait son déficit en formations de type ingénieur. Et l’école désire une réalisation rapide des travaux afin d’emménager pour la rentrée 2011, ce qui semble un délai fort court lorsque l’on fait la comparaison avec le chantier de la médiathèque ou de la piscine. On peut donc se demander si une situation provisoire ne devra pas intervenir pour permettre des conditions de sécurité compatibles avec un accroissement prévu des effectifs. Un moratoire permettrait aussi d’être fixé sur la subvention du Feder. Il donnerait du temps pour un audit ou une réflexion plus approfondie sur le montage financier, les synergies ou mutualisations possibles avec d’autres établissements, l’insertion de l’école dans l’enseignement supérieur régional. Pourrait-elle rejoindre le PRES d’Aquitaine par exemple ?

Le contribuable se pose la question : un tel financement à fonds perdus est-il compatible avec d’autres charges financières comme celle de l’ESAC et pour une population étudiante relativement restreinte (promotions d’une cinquantaine d’élèves, soit un effectif total de près de 200 élèves). Il est clair que s’il n’y avait pas la charge d’autres réalisations coûteuses (le Zenith, le Jaï Alaï...), la question ne se poserait pas en les mêmes termes.

- par Jean-Paul Penot


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Votre commentaire



> EISTI es-tu là ?
13 février 2010, par frederiko  
Appel pour que le batiment reste public

le lien pour signer la pétition est erroné.

  • > EISTI es-tu là ?
    13 février 2010, par Marc  

    Le bon lien est le suivant :

    http://www.pcf64.org/spip.php ?article477

    PS : Comme ne le mentionne pas JPP, il s’agit du site du PC local.

  • > EISTI es-tu là ?
    13 février 2010, par AK Pô  
    Manset (Gérard)

    Le bon lien est celui qui nous attache, Marc smiley

  • > EISTI es-tu là ?
    13 février 2010, par Maximo  
    en effet... où est donc la solidarité de la majorité ???

  • > EISTI es-tu là ?
    8 février 2010, par Alain LAVIGNOTTE  

    L’EISTI était une école privée méconnue par la plupart des Palois : le débat sur le financement de nouveaux locaux a le mérite de lui donner une nouvelle notoriété !

    "est-il concevable qu’un bâtiment et un terrain dont le coût est estimé à 11M d’euros soit aliéné à une association privée qui n’apporterait que 1,7 M d’euros ?"
    "Aliéné" : la CDA conservera un droit sur le terrain pendant 20 ans. Il faut rappeler que la CDA cède gratuitement un terrain évalué à 1,3 ME (dont une partie soit 0,3 ME a été cédée par la Ville) : si ce terrain avait été vendu à un promoteur n’aurions-nous pas eu une troisème banque dans cette entrée de Pau ? La construction par les collectivités locales nécessiterait 2 ME d’argent public supplémentaires : juste pour la satisfaction d’être propriétaire !

    "Les élèves de l’école ne sont pas inscrits à Pau (...)La possibilité d’établir des passerelles avec l’université serait aussi un avantage pour les élèves et les étudiants"
    Pour établir des coopérations fructueuses, il faut que les deux parties s’engagent...
    "l’école désire une réalisation rapide des travaux afin d’emménager pour la rentrée 2011"
    Les règles de sécurité imposent ce délais (voir les autres documents). Ce projet est en préparation depuis 18 mois, le mandataire est choisi, le projet architectural aussi, les travaux doivent commencer rapidement... Recommencer le projet dans un cadre public, nécessiterait 2 à 3 ans de délais. La solution adoptée a le mérite de ne coûter aucun débours à la CDA qui garde un droit sur le terrain.

    Le principal financeur public est le Conseil Régional : ne sommes-nous pas en précampagne électorale ?

  • > EISTI es-tu là ?
    9 février 2010, par pehache  

    L’EISTI était une école privée méconnue par la plupart des Palois : le débat sur le financement de nouveaux locaux a le mérite de lui donner une nouvelle notoriété !

    Sans commentaires...

    la CDA conservera un droit sur le terrain pendant 20 ans.

    Un droit à quoi, et que vaudra-t’il une fois un bâtiment construit, appartenant à quelqu’un d’autre ? La CDA aura le droit de planter des choux sur la pelouse ?

    La construction par les collectivités locales nécessiterait 2 ME d’argent public supplémentaires : juste pour la satisfaction d’être propriétaire !

    Au-delà de la satisfaction, il me semblait qu’un propriétaire pouvait demander un loyer pour l’occupation de ses locaux. Décidemment je ne comprendrai jamais rien à la gestion de l’argent public...

    Je suppose d’ailleurs que pour échapper à la vanité d’être propriétaire, vous avez offert votre logement personnel à un tiers après l’avoir financé ?

    Ce projet est en préparation depuis 18 mois, le mandataire est choisi, le projet architectural aussi, les travaux doivent commencer rapidement... Recommencer le projet dans un cadre public, nécessiterait 2 à 3 ans de délais...

    Le principal financeur public est le Conseil Régional : ne sommes-nous pas en précampagne électorale ?

    Une fois de plus, le conseil communautaire est considéré comme une simple chambre d’enregistrement pour un projet préparé en catimini. Un cadeau d’1,3M€ à une structure privée mérite un débat public qui n’a pas eu lieu. Il ne faut pas s’étonner si parfois ça coince un peu, ce genre de méthode que l’on espérait être du passé.

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