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Le développement économique du « Grand Tarbes »

lundi 20 avril 2009 par Bernard Boutin


L’un des grands enjeux du développement d’un territoire réside dans ses « réserves foncières » et sa transformation en zones d’activités attractives. Si on a pu entendre Martine Lignières-Cassou dire qu’il n’y avait pas de terrain disponible sur la CDAPP, ce n’est absolument pas le cas de Tarbes et le Grand Tarbes qui aménagent au total près de 300 ha sur 3 ZAC .

Retour en arrière : la ville de Tarbes il y a un siècle était plus importante que celle de Pau. Cinq mamelles ont nourri la ville durant le siècle dernier : L’Arsenal - avec jusqu’à 18.000 salariés pendant la Grande Guerre -, l’Armée avec ses deux régiments, le pole céramique avec la CERAVER, ALSTOM et la SOCATA (à Juillian). Une vieille tradition industrielle et ouvrière habitait la ville mais une tradition alimentée principalement par des perfusions de l’Etat. Autour de Tarbes, Soulé à Bagnères et Pechiney à Lannemezan complétaient le bassin.

Aujourd’hui l’Arsenal est fermé, Alstom s’est transformé au point d’avoir presque autant d’ingénieurs que d’ouvriers, les effectifs sont passés d’un maximum de 3000 à 750 sans compter la sous-traitance directe. La ville, exsangue après 24 années de municipalité communiste, était tombée de 55.000 habitants en 1968 à 45.000 en 2001 ; année d’élection de Gérard TREMEGE.

Cette année-là, la CDA du Grand Tarbes est créée regroupant Tarbes et 11 autres communes. Total 80.000 habitants (la CDAPP fait 155.000 habitants). Jullian et la SOCATA, 1000 salariés, n’en font pas partie. L’agglomération elle-même avoisine 110.000 habitants.

Premier président, Jean GLAVANY entame immédiatement la mise en place de ZAC (zones d’activités commerciales) aux deux sorties de l’autoroute et au Nord de la ville. Ces deux sorties étant un indiscutable atout pour le Grand Tarbes puisque 100 hectares de terrain sont disponibles à chacune d’entre-elles. Naissent donc les zones : Parc des Pyrénées à l’ouest, Parc de l’Adour à l’est. Au nord se sera l’Ecoparc à Bordères sur l’Echez sur 75 hectares.

C’est donc une politique volontariste de mise en place de ZAC qu’entreprend Jean GLAVANY dès le début et que poursuivra Gérard TREMEGE quand il deviendra Président du Grand Tarbes en 2008.

Il faut rajouter qu’en 2007 la ville de Tarbes - et non le Grand Tarbes - rachète le site de l’ARSENAL avec un magnifique patrimoine de bâtiments industriel de début du siècle dernier. Coût de l’opération pour 20 hectares et 180.000 m² de bâtis : moins de 4 millions d’euros. Vallourec et la SAGEM s’y installent. Demain un MEGA CGR nouvelle génération s’implante, de même une maison des associations et les réserves du « Musée des Hussards ». Mais, beaucoup reste à faire sur ce site bien placé à 2 pas du centre de Tarbes.

Bref, on l’aura compris. L’Agglo de Tarbes a du terrain pour du développement industriel. Reste à rendre le tout attractif. Exemple : Un diagnostic économique fait apparaitre des carences en logistique. Le Grand Tarbes décide de lui dédier une ZAC en partie avec les implantations de 5 entreprises spécialisées dans ce secteur. Autre piste de développement : De fortes potentialités dans « l’électronique de puissance » apparaissent avec le rapprochement entre ALSTOM, le laboratoire de recherches PEARL et l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Tarbes. Pour l’appuyer un salon international du système embarqué est organisé chaque année par le Conseil Général 65.

Le lien recherche/entreprise/enseignement est systématiquement recherché. Outre le premier rapprochement mentionné ci-dessus, une deuxième a lieu avec la création du Campus VEOLIA situé au « Parc des Pyrénées ». VEOLIA, ex-Vivendi environnement, possède 250.000 salariés dans le monde dont 115 000 en France, ce qui nécessite des obligations de formation. L’entreprise va créer à Tarbes un campus professionnel qui regroupera les formations CAP et Bac Pro mais aussi la formation continue avec les spécificités inhérentes au Groupe : l’eau, l’air, l’énergie, le transport. Près de 15 millions d’investissement sur 5 hectares.

Autre exemple du lien recherche/entreprise/enseignement, l’implantation de VEGEPLAST, spécialiste de la plasturgie biodégradable à partir du maïs qui s’installe à Tarbes pour travailler avec le laboratoire de recherche AGROMAT installé à l’ENIT.

Les années noires de Tarbes semblent éloignées, malgré la crise actuelle qui ralentit certains projets. Tarbes, le Grand Tarbes regardent l’avenir avec optimisme. Reste à Pau a trouver sa place dans cette dynamique, y contribuer, en profiter...

- par Bernard BOUTIN


Le siège du Grand Tarbes

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> Le développement économique du « Grand Tarbes »
20 avril 2009, par pehache  

Le constraste avec Pau en terme de dynamisme économique est malheureusement frappant. Mais à la décharge de Pau, n’oublions pas que Tarbes a entamé sa "nouvelle vie", avec une nouvelle équipe aux commandes, il y a 9 ans maintenant. A Pau on commence à peine.

Ce que je trouve frappant en comparant avec Pau ce sont les axes de développement sur lesquels Tarbes s’appuie : technologie, industrie, enseignement supérieur, salons professionnels, le tout en synergie... Du solide. A Pau on n’est toujours pas sorti j’ai l’impression des raisonnements basés sur l’évènementiel, le loisir, les coups ponctuels : créer ces fameux évènements dans nos fameux grands équipements qui font venir à Pau ces fameux touristes qui remplissent nos fameuses chambres d’hôtels.

Un bémol toutefois sur cet article : attribuer à la municipalité communiste de Tarbes la responsabilité première du déclin de la ville est abusif. Tarbes a tout simplement été victime du mouvement de désindustrialisation qui a touché toute la France dans le dernier 1/4 de siècle. Et comme c’était une ville essentiellement industrielle, elle en a beaucoup plus souffert que d’autres.

> Le développement économique du « Grand Tarbes »
20 avril 2009, par cordebrume  
nostalgie

Quelle tristesse cette décadence. Un savoir faire industriel dans l’armement le ferroviaire et la mécanique lourde qui est parti. Foch sur son cheval est en marche vers d’autres horizons. Une ville si vivante dans les années soixante. Je ne sais pas s’il faut "remercier" le parti communiste de cet état de fait. Mais Il a largement contribué par des actions dures à la fuite des entreprises des hautes Pyrénées. On connait la suite. Qu’on se le dise.

  • > Le développement économique du « Grand Tarbes »
    21 avril 2009, par GEORGES  
    Il est difficile de comparer Pau et Tarbes qui n’ont pas du tout la même histoire et donc la même culture. Tarbes a une culture industrielle alors que Pau est plutôt une ville de villégiature et de tourisme, au début du 20eme siècle les palois étaient qualifiés de "gratte papiers" par les habitants des communes environnantes. Tarbes dispose d’espaces au sud et au Nord tandis que Pau n’a plus guère de réserves foncières. Tarbes bénéficie directement du poids économique de sa voisine Lourdes qui est la deuxième ville hôtelière de France alors que Pau ne dispose pas de pareil satellite. Tarbes est enfin en plein renouveau après avoir vu ses usines fermer leurs portes les unes après les autres tandis que Pau vient tout juste de tourner une nouvelle page de son histoire.

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