Abonnement à la newsletter d'A@P

Votre email :

Valider
 

 

UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?

lundi 23 février 2009 par Jean Paul Penot


Un de nos contributeurs réguliers revient sur le débat animé relatif au conflit opposant les universités à leur ministre en tentant d’éclairer sur les mécanismes d’évaluation académique. Le portrait de la semaine complète cette analyse.

Non, les chercheurs et chercheurs-enseignants ne sont pas hostiles à l’évaluation ! Propager une telle contre-vérité est au mieux une méconnaissance de leur activité, au pire, une calomnie venimeuse. On peut même affirmer qu’il est peu de métiers pour lesquels une évaluation est aussi importante. Il n’est guère d’article scientifique sérieux qui ne soit soumis à une censure de référé (referee) anonyme. Cela exige que la communauté scientifique se prête à un travail de contrôle et d’évaluation exigeant et ...bénévole. La recherche d’experts exerçant ce rôle est une tâche ardue pour les membres des comités de rédaction : la spécialisation fait que le nombre d’experts capables d’assumer une telle tâche est réduit, même au niveau mondial ; ces experts doivent aussi faire preuve d’impartialité et de rigueur morale.

L’ évaluation pour les recrutements et les promotions est aussi faite de plus en plus au niveau international. On peut donc trouver étrange que la loi qui a réorganisé récemment les universités françaises (LRU) ait restreint les comités de sélection des candidats ainsi que les conseils statuant sur ces sélections et la gestion des établissements. On peut aussi trouver étrange que le décret préparé par Madame Pécresse ait situé au niveau local la gestion des carrières des chercheurs-enseignants : compte tenu des besoins diversifiés en enseignement, il est rare qu’il y ait sur place les compétences nécessaires à une évaluation collégiale et approfondie du travail de recherche, au moins pour les sujets « pointus ». Par ailleurs, donner cette responsabilité aux présidents d’université, c’est les soumettre à des risques de pressions et les détourner de leur tâche de gestion. C’est susciter des risques de coteries et d’inégalités.

Il semble que Madame Pécresse commence à comprendre ces aspects importants de sa (contre)-réforme, si l’on en croit la réponse qu’elle a apportée au sénateur UMP Alain Gournac : « Non, il n’y aura pas d’évaluation locale par les présidents d’université » a-t-elle affirmé.

On peut regretter qu’elle ait mis les universitaires dans la rue et qu’elle n’ait pas réalisé plus tôt qu’il est d’autres voies pour dynamiser les universités et la recherche. Combien de temps lui faudra-t-il encore pour comprendre que le CNRS, à travers sa politique d’association de laboratoires ou de labels a joué et joue encore un rôle très positif ? Le réduire, le découper en tranches comme M. Sarkozy et elle le souhaitent ne favorisera sûrement pas les recherches trans-disciplinaires dont on sait qu’elles sont souvent les meilleures sources d’innovation. Améliorerait-on le système de santé en découpant la Sécurité sociale (une vieille institution, elle aussi) en « agences de moyens » dédiées à telle ou telle affection, une pour le foie, l’autre pour l’estomac, etc ?

Les universitaires sont preneurs de réformes plus réfléchies et de moins de politique-spectacle aux fondements idéologiques incertains.


- par Jean Paul PENOT


[ Imprimer cet article ] [ Haut ]
 
 
 
Votre commentaire



> UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
26 mars 2009  

Nous avons enfin la preuve de la capacité créatrice de l’Université de Pau :

Un de ses plus brillants éléments a en effet inventé et largement diffusé le jeu très subtil du Classement de Sandales, que je vous invite à découvrir si ce n’est pas encore fait.

Des milliers d’enseignants de toutes les universités françaises donnent maintenant un peu de leur temps pour contribuer à cet effort créateur.

Nous sommes donc rassurés : Nos enseignants travaillent, cherchent et trouvent !

> UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
23 février 2009, par Elgatos  
UPPA

Chercher c’est bien .Il faut de la recherche tous azimuts mais voilà il faudrait aussi de temps a autre TROUVER et il me plaîrait de savoir ce qui a été fait sur Pau par exemple . Qui peut me dire ?

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009, par D. Bidot  
    allez sur le site de l’UPPA ou, s’il est trop succinct, demandez les brochures éditées

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    23 février 2009  

    Non, les chercheurs et chercheurs-enseignants ne sont pas hostiles à l’évaluation ! ... On peut même affirmer qu’il est peu de métiers pour lesquels une évaluation est aussi importante. Il n’est guère d’article scientifique sérieux qui ne soit soumis à une censure de référé (referee) anonyme.

    Ne mélangeons pas tout. Vous parlez là de l’évaluation par les pairs au travers des publications, qui a toujours existé et qui est réelle. Mais le sujet est l’évaluation par la hiérarchie.

    Que se passe-t’il quand un chercheur ne publie pas (ou peu), ou bien quand ses publications sont peu reprises ? Pas grand-chose... Vous allez dire qu’un tel chercheur n’aura pas la même carrière qu’un chercheur qui publie : je n’en doute pas. Mais est-ce bien suffisant ? Certains se contentent après tout fort bien de leur ron-ron d’enseignant-chercheur ad vitam eternam, sans ambition de carrière, ne produisant pas grand-chose et enseignant à un rythme plus que supportable (128h par an, même avec les préparations et corrections, ça laisse du temps...). Allez dans certains labos pendant les vacances scolaires, et vous ne trouverez pas beaucoup de monde qui cherche.

    La réforme dit entre autre que les enseignant-chercheurs qui ne satisfont pas à des objectifs de publication devront enseigner plus : quel est le problème ?

    On peut aussi trouver étrange que le décret préparé par Madame Pécresse ait situé au niveau local la gestion des carrières des chercheurs-enseignants : compte tenu des besoins diversifiés en enseignement, il est rare qu’il y ait sur place les compétences nécessaires à une évaluation collégiale et approfondie du travail de recherche, au moins pour les sujets « pointus ».

    Faux problème. L’évaluation scientifique est réalisée par les pairs au travers des publications, vous le dites vous-même. Que la gestion de carrière soit confiée ensuite à des non spécialistes des domaines concernés n’est pas un problème : ça s’appelle le management, et ça marche dans toutes les entreprises. Les managers fixent des objectifs, disposent des informations et des évaluations données par les spécialistes, évaluent si les objectifs sont atteints ou non, et agissent en conséquence.

    Par ailleurs, donner cette responsabilité aux présidents d’université, c’est les soumettre à des risques de pressions et les détourner de leur tâche de gestion. C’est susciter des risques de coteries et d’inégalités.

    Ce risque est réel et existe toujours et partout. Mais cela ne doit pas empêcher de voir les avantages d’une gestion plus locale des carrières : réactivité et souplesse notamment. Il parait totalement aberrant qu’un président d’université n’ait aucun pouvoir sur les personnes qui travaillent au sein de "son" université.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    24 février 2009, par j.asvin  

    Pascal BINCZAK, professeur de Droit public, président de l’université Paris-VIII-Vincennes à Saint-Denis.

    Comme l’ensemble des piliers de la société, l’université française subit une avalanche de réformes, qui, si nous n’y prenons garde, affecteront profondément le service public de l’enseignement supérieur et risquent surtout d’alimenter un sentiment d’indignation, une crise sociale majeure. La communauté universitaire est aujourd’hui légitimement révoltée. Est-il encore temps de mettre un terme à cette chronique d’un gâchis annoncé ?

    La question n’est plus de se demander s’il est nécessaire de réformer l’université mais de prendre, s’il en est encore temps, si l’on tient à l’institution universitaire, la mesure de l’ampleur du désastre, c’est-à-dire d’apprécier la pertinence - et surtout l’impact - des récentes réformes portant pêle-mêle sur : la gouvernance (sans que jamais la preuve de l’efficacité du nouveau mode de fonctionnement n’ait été établie), la formation et le recrutement des enseignants, l’évaluation (sans expérimentation ni recul sur le bien-fondé de ses modalités), les missions de l’université, le statut des enseignants-chercheurs, les relations avec les autorités de tutelle, avec les grands organismes de recherche, eux-mêmes victimes d’autres réformes (CNRS, Inserm), avec les partenaires économiques (création de nouvelles fondations)... en bref, tout y passe, sur le mode « ça passe ou ça casse »... et aujourd’hui, ça casse.

    Si pour certains, tel le juriste Olivier Beaud (lire sur le site de l’association Qualité de la science française), le mouvement universitaire procède d’une heureuse réaction « corporatiste » dans la mesure où il faut se féliciter que la corporation universitaire se mobilise enfin, dans sa plénitude (toutes les disciplines, toutes les tendances, de droite comme de gauche s’unissant pour la première fois dans un même combat), le mouvement universitaire semble aussi dépasser clivages et frontières pour conjuguer sa voix à celles de tous nos concitoyens mobilisés pour la défense du service public et des valeurs républicaines. Pour nos concitoyens, comme pour les universitaires, il ne s’agit pas de refuser le principe d’une réforme, mais d’en assurer une élaboration concertée, pensée et libérée des diktats de rentabilité immédiate d’un gouvernement menant « une politique à courte vue » (Albert Fert, prix Nobel de physique 2007).

    Pour les universitaires, il s’agit d’être associés à la réflexion portant sur les garanties statutaires et budgétaires de notre métier ; il ne s’agit pas de refuser l’évaluation, mais d’en définir mieux les critères et le périmètre. Ne savons-nous pas mieux que quiconque ce qu’est la réalité de notre métier et ne saurions-nous pas faire entendre notre voix pour parfaire les conditions d’accomplissement de nos missions, comme semble pourtant en douter le président de la République dans son discours, moins offensif qu’offensant, du 22 janvier ? Contrairement aux préjugés, l’université n’est pas mal disposée au changement. Reste seulement à définir ensemble son orientation. Or, toutes ces réformes, imposées avec un rythme insoutenable et même adoptées, quant aux premières, durant les vacances universitaires, excluent citoyens comme universitaires et font finalement courir à ces derniers un risque considérable, celui de ne pouvoir assumer correctement leurs missions premières et essentielles : la formation et la recherche. L’on aimerait bien que la réalité du travail universitaire corresponde à l’image peu flatteuse que certains se complaisent à véhiculer.

    Mais la réalité du travail universitaire déborde très largement les 192 heures d’enseignement annuel statutaire : outre le temps consacré à la préparation et à l’actualisation des cours, le temps consacré aux examens et au contrôle continu des connaissances, l’universitaire croule sous diverses tâches administratives, les responsabilités d’encadrement, de direction, de gestion des dossiers... sans compter le temps - justement incalculable - qu’il doit consacrer à la recherche, à l’écriture d’articles, d’ouvrages, à l’encadrement des travaux de recherche, l’organisation de colloques, etc. Aujourd’hui, l’universitaire français devrait encore porter tout un fardeau de tâches qui ne sont pas directement liées à ses activités d’enseignants-chercheurs : veiller à la bonne orientation des lycéens (réforme dite de l’orientation active), veiller à leur insertion professionnelle, démarcher les entreprises pour collecter des fonds privés, assurer la formation des maîtres des écoles, renseigner toute une liste d’indicateurs divers et variés, consacrer aux évaluations un temps au moins égal à celui qui est nécessaire pour fabriquer l’objet qui doit être évalué. L’université se voit ainsi déléguer de nouvelles missions qui incombent pour partie aux lycées, pour partie à l’ANPE, pour partie au secteur privé. Trop, c’est trop.

    Critiquer aussi l’université au motif qu’elle n’aurait su s’adapter à la modernité, c’est également trop. A moyens constants (voire en baisse), l’université, parent pauvre de l’enseignement supérieur français, assume aujourd’hui ces nouvelles missions, tout comme elle a su s’adapter à la massification de l’enseignement supérieur. Si ces nouvelles compétences accablent les enseignants-chercheurs, elles accablent aussi, en effet et en premier lieu, l’institution universitaire, qui ne reçoit en contrepartie aucune compensation, aucun moyen supplémentaire pour les assumer. Avec les universités, l’Etat rejoue le bon vieux coup de la décentralisation, grâce auquel il put se défaire sur d’autres collectivités de compétences et de charges, sans transfert de moyens suffisants pour qu’elles les assument pleinement, sans se soucier des inégalités créées ou aggravées entre collectivités.

    Dernier exemple en date : la question du traitement des salaires des personnels universitaires, jusqu’à présent assumé par l’Etat et devant être assumé aujourd’hui par chaque établissement universitaire, mais sans qu’aucun support de fonctionnaire ne leur soit transféré. Pis encore, au cours des deux prochaines années, 900 postes sont ou seront supprimés dans 55 universités ! Alors, de grâce, arrêtons d’infantiliser la communauté universitaire, de la brocarder ou simplement de l’ignorer, comme furent mises sous le boisseau les propositions des Etats généraux de la recherche tenus en 2004.

    Il n’était en tout cas nullement nécessaire de dévaloriser à ce point la recherche française (au sujet de laquelle le chef de l’Etat évoque des « résultats médiocres ») et de stigmatiser les enseignants-chercheurs (jugés en partie comme archaïques, idéologues, partisans, conservateurs, travaillant dans des structures obsolètes et rigides... autant de préjugés démentis par les classements internationaux sur lesquels s’appuie encore le chef de l’Etat le 5 février) pour faire triompher l’idée selon laquelle « l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation sont notre priorité absolue ».

    Sachons néanmoins gré au président de la République de vouloir poursuivre un tel objectif et aidons-le donc dans sa tâche, en lui faisant connaître le cœur battant de la société que nous sommes et ce que nous accomplissons, en lui faisant percevoir le sens de l’intérêt général dont toute véritable réforme doit être porteuse

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    23 février 2009, par Fan de Claude Allègre  
    pourquoi s’en vont-ils ?

    Une question me taraude : pourquoi un grand nombre de chercheurs s’en vont à l’étranger où ils sont impitoyablement évalués, comme aux Etats-Unis ? Pourtant, il est de notoriété publique que le système social chez nous est le meilleur du monde, que les enseignants y sont les plus performants, que l’intelligent discours guevaro-maxiste est dominant, alors, quid hoc ?

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    23 février 2009, par georges2  
    Parce qu’ils sont mieux payés et considérés.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    23 février 2009, par cordebrume  
    Ils sont meilleurs en cargolade

    On a compris, personne ne peut évaluer la compétence des chercheurs puisqu’ils sont au-dessus de la "compétence" ...d’autre part l’évaluation de votre avis même ne serait pas impartiale et ainsi de suite....vous voulez LA PAIX comme les MEDECINS, les JURISTES, les CURES, les POLITIQUES.....On ne dépense pas en fonction des MOYENS mais sur la base de BUDGETS. Il doit y avoir d’importants travaux et thèses sur le "sexe des escargots" car dépenser 24000€/an/chercheur hors salaires, uniquement en accompagnement de travaux, documentations, voyages, frais de vie....c’est INDIGESTE.Voyez au-delà du "savoir" il faudrait s’inquiéter du "SAVOIR ETRE CITOYEN" ce serait mieux.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    23 février 2009  
    Décidemment, la corne dans laquelle vous soufflez vous a rendu sourd et hermétique ... A moins que ça ne soit la lecture exclusive du Figaro ...
    -  En matière de recherche, la France est à la traîne, déjà. L’effort total de recherche rapporté au PIB (source OCDE 2007) est de 3,6 % au japon ; 2,2 au Etats-Unis ; 2 en Allemagne ; 1,9 en Autriche ; 1,8 à Taïwan ; et 1,7 en France ... Je passe les performances du Royaume Uni et de l’Italie, modèles des "réformes" (casses) pécresso-sarkoziennes...
    -  Les enseignants chercheurs ne refusent pas l’évalutation. Ils en réclament une, scientifique et performantes, non idéologique et comptabble Ils sont déjà évalué, à chaque étape de leur carrière par le CNU (il faut savoir par exemple que la moitié seulement des maîtres de conférences ayant passé l’HDR, après plusieurs années de recherche, une implication administrative et de très nombreuses publications, sont admis comme professeurs)
    -  Avec votre raisonnement (produire des résultats de recherche coûte que coûte), on aurait renvoyé Pasteur, Marie Curie, P. G. Degenne et quasi tous les autres chercheurs français avant même qu’ils aient pu présenter leurs premiers résultats ! Décidemment, la corne dans laquelle vous soufflez vous a rendu sourd et hermétique ... A moins que ça ne soit la lecture exclusive du Figaro ...
    -  En matière de recherche, la France est à la traîne, déjà. L’effort total de recherche rapporté au PIB (source OCDE 2007) est de 3,6 % au japon ; 2,2 au Etats-Unis ; 2 en Allemagne ; 1,9 en Autriche ; 1,8 à Taïwan ; et 1,7 en France ... Je passe les performances du Royaume Uni et de l’Italie, modèles des "réformes" (casses) pécresso-sarkoziennes...
    -  Les enseignants chercheurs ne refusent pas l’évalutation. Ils en réclament une, scientifique et performantes, non idéologique et comptabble Ils sont déjà évalué, à cahque étape de leur carrière par le CNU (il faut savoir par exemple que la la moitié seulement des maîtres de conférences ayant passé l’HDR, après plusieurs années de recherche et de nombreuses publications, à produire, sont admis comme professeurs)
    -  Avec votre raisonnement, produire des résultats de recherche coûte que coûte, on aurait renvoyé Pasteur, Marie Curie, P. G. Degenne et quasi tous les autres chercheurs français !

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    23 février 2009  

    Avec votre raisonnement, produire des résultats de recherche coûte que coûte, on aurait renvoyé Pasteur, Marie Curie, P. G. Degenne et quasi tous les autres chercheurs français !

    Je ne savais pas que ces gens-là n’avaient produit aucun résultat ! smiley

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    23 février 2009, par georges2  
    Par ce que au moment où ils ont été produits il n’y avait pas de retombées économiques encore exploitables financièrement ; ils auraient été jugés inutiles ! En effet, si on se base sur la politique actuelle, seul ce qui est rentable économiquement et immédiatement est évaluable, pas ce qui fera peut-être la réussite sociale ou économique dans 5 ou 10 ans. Vous ne voulez pas de recherche mais de transferts technologiques, ce n’est pas du tout pareil. L’un apporte du nouveau et il faut du temps, l’autre n’utilise rien de nouveau, elle bricole de l’acquis pour le rentabiliser.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    23 février 2009  

    georges2, vous aussi vous mélangez tout. Vous mélangez la question de la rentabilité de la recherche et la question de l’évaluation et de la gestion de carrière des [enseignant-]chercheurs.

    Le point de la réforme actuelle qui fait achoppement concerne la seconde question, pas la première. Prétendre réformer le statut des enseignant-chercheurs, les évaluations et leurs conséquence, n’a rien à voir avec la rentabilité financière de la recherche.

    Il n’est pas question de demander aux chercheurs d’être "financièrement rentables", mais simplement de répondre à des objectifs de publication, qui sont à peu près les seules traductions concrètes des travaux de recherche bien souvent.

    Une publication de résultat ne veut pas dire que les recherches ont été couronnées de succès, et on ne peut pas exiger des chercheurs, même des meilleurs, qu’ils "trouvent" à coup sûr. Mais on peut exiger d’eux qu’ils publient leurs résultats, même quand ils ne trouvent pas : une recherche qui n’aboutit pas c’est aussi un résultat utile à partir du moment où il est publié (et où cela correspond à un travail sérieux). Ca indique aux autres ce qui a été essayé et qui n’a pas marché.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    23 février 2009, par georges2  

    1°) Vouloir évaluer et tirer des conséquences, j’appelle cela une recherche de rentabilité.

    2°)"On peut exiger d’eux qu’ils publient leurs résultats, même quand ils ne trouvent pas" Vous rendez-vous compte de la somme de publications inutiles qui vont encombrer les banques de données ; il y en a déjà beaucoup comme cela, du fait que ce travail est effectivement en partie réalisé.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    23 février 2009  

    1°) Vouloir évaluer et tirer des conséquences, j’appelle cela une recherche de rentabilité.

    Cela dépend de quelle rentabilité on parle.

    La collectivité paie des gens pour effectuer un travail de recherche, donc essayer de s’assurer qu’ils effectuent effectivement et correctement ce travail est tout ce qu’il y a de plus normal. Vous pouvez appeler ça "rentabilité" si vous voulez, mais ce n’est qu’une recherche d’efficacité.

    Cela n’a de toutes façon rien à voir avec un quelconque rentabilité financière de l’argent investi dans la recherche. On peut admettre qu’un chercheur ne trouve rien de rentable, voire qu’il ne trouve rien du tout, mais on ne peut pas admettre qu’il n’essaie pas.

    2°)"On peut exiger d’eux qu’ils publient leurs résultats, même quand ils ne trouvent pas" Vous rendez-vous compte de la somme de publications inutiles qui vont encombrer les banques de données ; il y en a déjà beaucoup comme cela, du fait que ce travail est effectivement en partie réalisé.

    C’est vous qui qualifiez ces publications d’inutiles. Une recherche qui n’aboutit pas n’est pas une recherche inutile : on sait alors que la voie suivie n’est pas la bonne, par exemple. C’est déjà un résultat, qui peut éviter à d’autres de se fourvoyer. Mais si ce résultat n’est pas publié, comment les autres peuvent-ils le savoir ??

    Le "je ne publie pas parce que je n’ai pas de résultat positif" cache trop souvent le "je ne publie pas parce que je n’ai pas travaillé sérieusement".

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009, par D. Bidot  
    Il existe déjà, à tous les niveaux de la carrière, par exemple après son HDR, des objectifs, draconiens, de publication : au point qu’un maître de conférences sur 2 ayant soutenu son HDR n’est pas agréé comme professeur

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009  

    Il existe déjà, à tous les niveaux de la carrière, par exemple après son HDR, des objectifs, draconiens, de publication : au point qu’un maître de conférences sur 2 ayant soutenu son HDR n’est pas agréé comme professeur

    La belle affaire... Déjà si vous précisiez ce qu’est une HDR = Habilitation à Diriger les Recherches, qui permet notamment d’encadrer une équipe et des thésards.

    Si vous appelez "draconien" un processus qui a 50% de reçus, alors on n’a pas la même définition de "draconien".

    Et la HDR n’est en aucun cas un passage obligé : que risque quelqu’un qui ne publie pas et qui ne cherche pas à passer une HDR ? Rien...

    Et une fois la HDR passée, que risque quelqu’un qui arrêterait de publier ? Rien...

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    24 février 2009, par j.asvin  
    Ils en ont produit, mais il a fallu attendre quelques décennies !!! Avec le décret Pecresse, on les aurait viré avant !!!

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    24 février 2009  

    Ils en ont produit, mais il a fallu attendre quelques décennies !!! Avec le décret Pecresse, on les aurait viré avant !!!

    Arrêtez vos histoires... Marie Curie a reçu son premier prix Nobel à 36 ans, ce qui est au contraire très jeune et n’a rien à voir avec des "découvertes" sur le tard.

    Et surtout, à qui allez-vous faire croire qu’avant leurs découvertes majeures (pour lesquelles ils sont connus), tous ces chercheurs n’ont pas publié régulièrement ? Le coup du chercheur qui ne produit rien et qui subitement a un coup de génie à 50 ans, c’est romantique mais c’est une fable.

    Si Pasteur a mis au point la vaccination antirabique à 63 ans, il n’en a pas moins découvert et publié tout au long de sa vie de chercheur. A 26 ans déjà :

    "Dans les travaux que Pasteur a réalisés au début de sa carrière scientifique en tant que chimiste, il résolut en 1848[12] un problème qui allait par la suite se révéler d’importance capitale dans le développement de la chimie contemporaine : la séparation des deux formes de l’acide tartrique."

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Pasteur

    Alors quand vous racontez que des gens comme Marie Curie ou Louis Pasteur auraient été viré par le décret Pécresse, c’est pur mensonge et propagande !

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009  
    Marie Curié avait 36 ans lorsqu’elle a été reconnue (Sorbonne) ; ça n’est pas très jeune, ça veut dire qu’elle a "cherché des années sans trouver" (citation : N. Sarkozy) : a quel âge doit on jeter un chercheur qui n’a pas trouvé ? 30 ? 35 ? 40 ans ???

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009  

    Marie Curié avait 36 ans lorsqu’elle a été reconnue (Sorbonne) ; ça n’est pas très jeune, ça veut dire qu’elle a "cherché des années sans trouver"

    Non, c’est FAUX smiley smiley smiley !!!

    36 ans c’est l’âge auquel elle a reçu son premier prix Nobel, et c’est relativement jeune pour cette reconnaissance suprême. Et ce prix Nobel récompense des travaux qui ont duré 6 ans. Et si vous croyez que Marie Curie n’a pas publié régulièrement des résulats importants pendant ces 6 ans, c’est que vous connaissez rien de rien au monde de la recherche.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    23 février 2009, par Paul  
    "D’importants travaux de thèse sur le sexe des escargots" ? Toujours le même niveau d’intervention. Après avoir suggéré que les profs de fac sont des feignasses qui ne servent à rien, quel est votre prochain apriori : les Noirs courent plus vite que les blancs, les Arabes sont des voleurs ? Ne pourrait-on pas partir du principe qu’un enseignant chercheur est une personne qui est agrégée, titulaire d’une thèse ce qui, me semble-t-il, sont des gages de qualité. Ne pourrait-on pas voir là une réussite plutôt qu’une suspicion. Êtes-vous capables de vous réjouir pour autrui sans que ce sentiment ne soit corrompue par de la jalousie ? 24000€/an/chercheur ? Mon pauvre ami, où avez-vous entendu cela ? Au café du commerce ? Il s’agirait peut-être de connaître un sujet avant d’affirmer de telles conneries... Quelle catastrophe !!!

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    23 février 2009, par Emile  

    Chers Paul et autres intervenants,

    Je pense qu’il serait plus sage d’éviter de répondre aux propos du sieur Cordebrume, afin de ne pas leur donner l’importance qu’ils ne méritent pas. La meilleure réponse que l’on peut donner à ses propos est de les ignorer.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    24 février 2009, par BETH CEU DE PAU  
    MEDIUM

    Enfin vous faites preuve de clairvoyance ! en demandant de ne pas répondre à mes commentaires. Reconnaissez toutefois qu’en soufflant sur le feu avec les mêmes moyens que vous utilisez pour bloquer tout changement dans votre corporatisme protectionniste de chercheur statutaire - je vous ai réveillé. Même si parfois l’exagération était provocante il en restera quelquechose pour vous inciter A UNE REMISE EN CAUSE DE VOS METHODES ET COMPORTEMENTS. Trop D’EGO tue la COMPETENCE N’oubliez pas qu’à la RETRAITE normalement on prend du temps pour écouter et on détecte les énormités des autres, le détail vous appartient. Comme vous le dites.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    24 février 2009, par cordebrume  
    AVENANT

    Les 24000€/an/chercheur ont été annoncés par l’UPPA dans les différents articles citant entre autres les 500 chercheurs de Pau leurs activités et les différentes publications...voir les déclarations précédentes de M. Penot et autorités. Je n’ai rien inventé j’ignorai totalement ces valeurs. Un autre article demande le respect des titres comme critères d’évaluation et de performance. Je ne suis pas d’accord car un agrégé de 25 ans et doctorant du même niveau prouvent leurs aptitudes aux ETUDES DE TRES HAUT NIVEAU mais en aucun cas une aptitude face à la compétition économique, De plus un panache acquis à 25 ou 30 ans ne vaut pas une médaille olympique à vie sans se remettre en cause ; c’est bien ce que tout le monde dit : LES RESULTATS de TRAVAUX DE RECHERCHES ne sont pas DES TITRES DE NIVEAU.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    24 février 2009, par georges2  
    "ETUDES DE TRES HAUT NIVEAU mais en aucun cas une aptitude face à la compétition économique," Vous voyez que le naturel revient au galop ; vous vous gargarisez avec cette volonté de vouloir que les chercheurs aient une compétitivité économique ; il faut donc supprimer la recherche dans toutes les disciplines culturelles qui n’ont d’ambition que l’épanouissement intellectuel, culturel, de la société : lettres, philosophie, langues anciennes et vivantes, à part l’Anglais, le Russe, le Chinois maintenant ; c’est certain que cela fera faire des économies ! Quant au milieu scientifique, je vois qu’avec toutes les lectures que vous avez faites dans A@P, vous n’avez pas encore admis que les chercheurs n’ont pas tous une vocation d’ingénieurs ; certains, suivant leur domaine de compétence, peuvent participer à des activités de recherches appliquées, peut-être même déposer des brevets, mais ce n’est pas général. Quand un chercheur travaille au niveau mondial avec des Indiens, des américains, des Espagnols, etc, et qu’il apporte des compétences mathématiques, par exemple, à la réalisation d’un problème partiel particulier, il ne va pas déposer un brevet pour cela. Cela fait partie de son travail, de son enrichissement professionnel, du développement de son expérience. Si c’est à l’occasion d’un contrat avec une entreprise, alors là, on s’achemine vers cet aspect rentabilité et compétition économique, mais ce n’est pas l’objectif de la recherche fondamentale en général. c’est de la recherche appliquée ou un transfert de technologie. Ceux qui ne déposent pas de brevets ne sont pas forcément des nuls bons pour le recyclage !

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009, par cordebrume  
    Fin de journée au Georges V

    Cher Georges 2 - Si vous consultez "RUE 89" il y a un chercheur confrère qui justifie ne pas faire que 128 h de cours par an....Débordé, le pauvre homme ! En effet comment peut-on admettre que quelqu’un de son niveau et de son coût passe des heures à chercher "une armoire pour ses dossiers" s’occupe du menu et du contrôle du repas de quelques invités, aille chercher des cartons au super marché du coin pour faire du rangement...reçoive de ci de là des futurs étudiants pour leur donner des informations...je ne vais pas plus loin CE BRAVE HOMME N’A RIEN COMPRIS DE SA VALEUR ET DE SA MISSION. Même si ce travail est utile ! n’y a t-il pas un VRAI problème de REPARTITION DES TACHES ? de prise en compte de ce qui doit être fait lorsqu’on a un CERTAIN POSTE ou sous traité ? Vous voyez, l’évaluation qui ne relève que du bon sens MERITE UNE REFLEXION. Je vous accorde cependant une concession à ma charge à savoir pour moi LA RECHERCHE DOIT SE NEGOCIER ET RAPPORTER DES DEVISES DANS TOUTES LES DISCIPLINES Celui qui apprend une langue étrangère doit trouver une SITUATION, c’est vrai que : pour la Philo les ressources humaines, la socio, et autres paradis de la 4ème dimension c’est plus difficile à trouver. Allez je ne vous en veut pas je garde mes convictions SOLIDAIRE DE SARKOZY avec tous mes voeux de réussite pour sa réforme. C’est l’avenir de nos petits enfants qui en dépend.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009, par D. Bidot  
    Vous ne parlez, volontairement, que de l’évaluation des enseignants chercheurs. La casse des concours nationaux de recrutement, avec un abaissement dramatique du niveau scientifique requis et la suppression de l’année de stage pratique, est bien plus préoccupante encore ! Je rappelle enfin qu’il existe à l’Université une part très importante de personnels précaires, en contrats indignes

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009  

    La casse des concours nationaux de recrutement, avec un abaissement dramatique du niveau scientifique requis

    Il va falloir expliquer en quoi un Master (bac+5) aurait un niveau scientifique plus faible qu’une license(bac+3)+IUFM (2 ans).

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009, par D. Bidot  
    Parce que le master Enseignement est à très forte coloration pédagogico-didactique et que le concours ne fait qu’une place très réduite au contenu scientifique (une seule épreuve, au lieu de 2 actuellement ... ce qui sacrifie une matière en histoire ou géographie, en physique ou chimie par exemple). En outre, les licenciés, qui préparaient un concours avec plusieurs questions scientifiques au programme (licence + 1) puis avaient une année de stage pratique (licence + 2) atteignaient déjà le niveau Bac + 5 ! Cette réforme est une escroquerie !!!

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009, par D. Bidot  
    Les enseignants chercheurs ne refusent pas une réforme de leur statut !!! Lisez et signez la pétition pour la prise en compte des contre-propositions à la fumisterie précressienne ... http://universites.ouvaton.org/

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009  

    Les enseignants chercheurs ne refusent pas une réforme de leur statut !!! Lisez et signez la pétition pour la prise en compte des contre-propositions à la fumisterie précressienne ... http://universites.ouvaton.org/

    Vous avez raison. Simplement ils réclament une réforme à leur convenance. Notamment où il n’est pas question de gestion de carrière par objectifs de publications.

    Ceci dit dans ce qu’ils demandent il y a des choses qui me paraissent normales, par exemple qu’ils soient déchargés des tâches administratives et de gestion.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009  

    Vous avez raison. Simplement ils réclament une réforme à leur convenance.

    Notamment quand ils réclament une baisse des heures statutaires d’enseignement, il ne faut quand même pas pousser. 192h "équivalent TD" (ou 128h de cours magistral) sur l’année, ça représente quoi une fois inclus les temps de préparation et de correction ? Allez, 500h au grand maximum. Je vous signale que le temps de travail légal est de 1600h annuelles, et en pratique souvent plus ou beaucoup plus. Alors 500h consacrées à l’enseignement ça laisse du temps pour la recherche.

    Que de enseignant-chercheur voudraient ne pas enseigner, ça je le comprends. Mais tout l’enseignement supérieur est basé sur ce principe d’enseignant-chercheur. Si les chercheurs n’enseignent pas, qui va enseigner ?

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    26 février 2009  

    Evaluer les enseignants chercheurs, c’est légitime, admis, réclamé... D’abord par les enseignants chercheurs eux mêmes !

    Punir les "mal évalués" par des heures supplémentaires d’enseignement, c’est montrer le peu de cas qu’on fait de l’enseignement !!! On ne cherchait qu’à pouvoir faire effectuer les heures supprimées en 2009 (1030 postes !!!)... Logique exclusivement comptable

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    27 février 2009  

    Punir les "mal évalués" par des heures supplémentaires d’enseignement, c’est montrer le peu de cas qu’on fait de l’enseignement !!!

    Pourquoi ? Un "mauvais" chercheur peut parfaitement être un bon enseignant. Et si il ne l’est pas, alors il faudrait peut-être qu’il envisage un autre travail qu’enseignant-chercheur.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009  

    "Parce que le master Enseignement est à très forte coloration pédagogico-didactique"

    Ca tombe bien, vu que la pédagogie est (ou devrait être) la base du métier d’enseignant aux côtés des connaissances disciplinaires.

    et que le concours ne fait qu’une place très réduite au contenu scientifique (une seule épreuve, au lieu de 2 actuellement ...

    Vous parlez du master ou du concours ? Et du concours pour le primaire ou bien du concours pour le secondaire ? Vous êtes assez imprécis, et comment dire... peu scientifique smiley ...

    En outre, les licenciés, qui préparaient un concours avec plusieurs questions scientifiques au programme (licence + 1) puis avaient une année de stage pratique (licence + 2) atteignaient déjà le niveau Bac + 5 !

    Donc question niveau ça n’est pas "pire" qu’avant. Pourquoi donc en faire une telle histoire ?

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009, par D. Bidot  
    a

    Vous avez très bien compris. Vous etes d’une extrême mauvaise foi, en plus d’être d’une insigne lâcheté, caché derrière l’anonymat ... Pour les lecteurs honnêtes et non bornés, je redirai que la mastérisation change tout, justement. Que ce soit pour le Primaire comme pour le secondaire. D’abord, on n’enseigne bien que ce qu’on maîtrise parfaitement, sur un plan scientifique. Remplacer un enseignement sur les contenus par un enseignement théorique sur la pédagogie et la didactique, ça serait absurde. Supprimer la 5e année, entièrement pratique, après la réussite aux concours, comme ça existe encore, ça serait faire de l’enseignement le seul métier qu’on n’apprendrait pas, par un vrai apprentissage... auquel ont droit tous les métiers. Encore des raisons comptables à ces pseudo réformes... Dans la même temps d’ailleurs, on hurle contre la formation délivrée par les IUFM ... Belle contradiction. Il n’y a aucune politique éducative dans ce pays, sous ce gouvernement, que de la destruction organisée pour faire des économies sur la culture, l’éducation, et l’avenir ... Encore un effort, le mouvement de fond paye, il y a des journées d’action, demain, 26 février, puis le 5 mars, le 11 mars, si ça ne suffit pas. P.S. Les anonymes ne méritent ni considération, ni réponse. trop facile ...

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    26 février 2009, par Maximo  

    Les anonymes ne méritent ni considération, ni réponse. trop facile ...
     smiley dites-vous en lui répondant. smiley

    Certes on a le droit de ne pas aimer. Mais le principe est autorisé par le site et largement utilisé. Dès lors n’y intervenez pas ou acceptez-le.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    26 février 2009, par gonzo  

    Vous avez très bien compris. Vous etes d’une extrême mauvaise foi,

    Non, je n’ai pas compris et j’attends que vous expliquiez clairement les choses, ce que vous n’avez pas fait.

    en plus d’être d’une insigne lâcheté, caché derrière l’anonymat ...

    Vous n’arrivez pas à argumenter sur le fond, donc vous m’attaquez maintenant sur l’anonymat. Ca va changer quoi que je m’appelle "", "tartempion", "robert", ou "gonzague de st bris" ? La valeur de mon discours en sera-t’elle modifiée à vos yeux ? Pour vous, je serai désormais gonzo...

    Pour les lecteurs honnêtes et non bornés, je redirai que la mastérisation change tout, justement. Que ce soit pour le Primaire comme pour le secondaire.

    Aucun argument, aucune explication... Le lecteur "honnête et non borné" selon vos conceptions est censé accepter vos affirmations et boire vos paroles.

    Remplacer un enseignement sur les contenus par un enseignement théorique sur la pédagogie et la didactique, ça serait absurde.

    J’attends encore que vous démontriez que le contenu disciplinaire des 2 années de Master d’enseignement sera inférieur au contenu disciplinaire de l’IUFM (année de préparation au concours + année de stage). A partir des heures de cours, pas sur les épreuves de concours. Surtout que l’année de stage IUFM étant -comme vous le dites vous-même- orientée "pratique", la place accordée aux contenus discplicinaires est forcément réduite.

    Supprimer la 5e année, entièrement pratique, après la réussite aux concours, comme ça existe encore, ça serait faire de l’enseignement le seul métier qu’on n’apprendrait pas, par un vrai apprentissage... auquel ont droit tous les métiers.

    Encore une affirmation à l’emporte-pièce. Si le principe de l’apprentissage existe aussi dans les études supérieures, sa place y reste très minoritaire d’une manière générale.

    Par ailleurs, vous omettez de préciser que le Master Enseignement sera un Master Professionnel, qui comme tous les autres Masters Professionnels sera censé préparer à la vie active dès la sortie (par opposition aux Masters Recherche).

    Je ne dis pas qu’il faut absolument remplacer l’IUFM par un Master Enseignement, mais j’ai l’impression que votre opposition est surtout idéologique.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    26 février 2009  
    Montre la lune à un âne (nonyme) il ne voit que le doigt ...

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    26 février 2009, par Boris  
    Eh ! Moi j’ai compris ! Et suis pas ni prof, ni syndicaliste, ni politique !!! L’idéologique, c’est plutôt vous !!! P.... qu’est ce qu’elle a la Pécresse ??? Une jolie blonde ??? C’est ça ?!!!! Beurk

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    28 février 2009, par L. B.  

    Bonjour, vous demandiez des précisions, en voici quelques unes ...

    1- Le statut des enseignants chercheurs. En effet, ils réclament une révision de ce statut et ne refusent pas une refonte de leur évaluation. Ce qui est en cause, c’est deux choses. Qu’un président, mathématicien par exemple (Pau !!!) puisse évaluer des juristes, des historiens, des chimistes, des littéraires : ça n’est pas sérieux ! Ensuite, qu’on puisse "punir" les mal évalués en leur donnant plus d’heures d’enseignement : l’enseignement est une noble tâche, pas une punition ...

    2- La soi disant "réforme" du recrutement. Là, oui, c’est grave. Actuellement, pour le secondaire, les candidats reçoivent, en 4e année, près de 500 h d’enseignement scientifique (préparations aux écrits et aux oraux ; dans le Master Enseignement : 330 heures, en deux ans. En 5e annnée, stage pratique, avec au moins une classe en responsabilité, et une journée par semaine de formation théorique, le tout sur une année scolaire (c’est-à-dire 35 semaines). Dans le master Enseignement, 250 heures de pégadogie et didactique, sur 2 ans... Le décompte est vite fait ! Cette soi disant réforme a pour but de découpler le Master et le recrutement (avec des concours, CRPE et Capes, maintenus ... mais à terme non organisés !) ; le master permettrait d’avoir un volant de personnes avec un diplôme, un vivier dans lequel les établissements pourraient aller piocher ... A moyen terme, donc, le corps des fonctionnaires de l’Education nationale serait éteint, et les nouveaux personnels, bien moins formés, précarisés totalement : il faut bien réaliser que c’est comme cela que le Gouvernement actuel envisage de réduire la Fonction Publique. C’est cette position là qui est purement idéologique.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    2 mars 2009, par gonzo  

    . Ce qui est en cause, c’est deux choses. Qu’un président, mathématicien par exemple (Pau !!!) puisse évaluer des juristes, des historiens, des chimistes, des littéraires : ça n’est pas sérieux !

    C’est vous qui n’êtes pas sérieux ! On ne demandera pas à un président d’université de lire et comprendre tous les travaux des chercheurs, mais de dire si les objectifs assignés aux chercheurs ont été atteints. Un président d’université mathématicien d’origine peut parfaitement dire si tel chercheur historien a atteint ou non ses objectifs de publication, et en tirer les conséquences.

    Dans mon travail je suis évalué par un responsable hiérarchique qui ne comprend pas forcément tout ce que je fais. Il me juge sur des objectifs "simples" (dans leurs formulations) fixé à l’avance. Ce système est-il parfait ? Sans doute pas, mais ce système fonctionne très largement aussi bien dans le privé que dans le public.

    Ensuite, qu’on puisse "punir" les mal évalués en leur donnant plus d’heures d’enseignement : l’enseignement est une noble tâche, pas une punition ...

    Que proposez-vous d’autre quand un enseignant-chercheur ne publie pas ou pas assez ? Doit-on se satisfaire de cette situation ? Lui proposer de faire plus d’enseignement n’est pas plus idiot qu’autre chose. Après tout, on peut ne pas/plus être efficace dans ses recherches tout en restant un bon enseignant.

    La soi disant "réforme" du recrutement. Là, oui, c’est grave... Le décompte est vite fait !

    Non il n’est pas vite fait, car on ne sait toujours à quel concours vous faites référence pour les horaires : CAPES ? Si oui, quelle(s) discipline(s) ? Et dans le master enseignement, les horaires des matières seront-ils les mêmes pour tout le monde, quelle(s) que soi(en)t la(les) disciplines choisies ?

    Par ailleurs vous mettez l’accent sur des horaires qu’il y aurait en moins, mais vous vous gardez de dire ce qu’il y aurait en plus. Car vu que dans les deux cas (IUFM ou master d’enseignement) le cursus est de 2 ans, les volumes globaux d’heures de formation sont probablement similaires (car à ma connaissance on ne chôme pas spécialement pendant les années de masters d’une manière générale). C’est simplement qu’on n’apprendra peut-être pas les mêmes choses ou dans des proportions différentes.

    Si vous donniez des liens décrivant les cursus IUFM et master enseignement, on y verrait plus clair.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    25 février 2009, par Georges2  
    Moi non plus je ne vous en veux pas,tant que le débat est correct et respectueux, c’est grâce à lui que les choses avancent. Avez-vous lu le compte rendu du discours d’Obama devant les deux chambres et les Américains ; un passage m’a intéressé :"Il a promis de faire en sorte que l’Amérique ait à nouveau d’ici à 2020 le plus fort taux d’universitaires diplômés au monde et d’augmenter les impôts sur les nantis. Elu sur la promesse du changement, il a promis d’investir dans les nouvelles technologies et dans les énergies renouvelables pour construire une nouvelle économie. Et il a pressé le Congrès de lui soumettre de nouvelles réglementations pour le système financier et une loi imposant des quotas d’émissions des gaz à effet de serre." Votre soutien déclaré à la politique de Sarkosy et vos éventuels contacts avec l’UMP devraient vous pousser à conseiller à votre leader de suivre la politique du pays dont il a soutenu "les vertus et l’efficacité "du temps de Bush.En effet, c’est tout l’inverse qu’il met en place ! Sans aucun doute cela arrondirait les angles dans les négociations avec les Universités (s’il continue comme cela, je crains que parmi ces universitaires diplômés, il y ait pas mal de Français, ce serait dommage pour le Pays), les contestations sur le suivi du Grenelle de l’environnement, les français en général en ce qui concerne la répartition très inégale des prélèvements obligatoires. C’est l’avenir de nos petits enfants qui en dépend, d’accord avec vous.

  • > UPPA : Evaluation locale, vous avez dit locale ?
    28 février 2009, par J. asvin  
    a

    Claude Gauvard et R. jacob sont des historiens méduiévistes mondialement reconnus ... et pas de dangereux révolutionnaires. Ils dirigent le LAMOP à la Sorbonne. Voici la motion qu’ils ont présentée et fait voter ...

    L’Assemblée Générale du Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris (UMR 8589 - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CNRS) a adopté cette motion, le 20 février 2009* :

    Nous, chercheurs, enseignants-chercheurs, BIATOS, ITA et doctorants, membres du LAMOP, avons adopté en Assemblée Générale la motion suivante :

    -  Scandalisés par les propos du Président de la République relatifs à l’Université et à la Recherche, et ceux que tiennent régulièrement les Ministres de l’Education Nationale et de la Recherche ;

    -  Résolument opposés aux mesures prises et aux projets de décret concernant le démantèlement du CNRS et des Unités de Recherche, le statut des enseignants-chercheurs, celui des doctorants, la mastérisation de la formation des enseignants du Primaire et du Secondaire, l’organisation des concours de recrutement, la suppression de postes dans l’Université et au CNRS ;

    -  Profondément attachés aux objectifs d’excellence dans l’Enseignement et la Recherche, dénonçons une politique dont les éléments accumulés se révèlent contraires aux principes démocratiques et à l’intérêt du service public ;

    -  Exigeons, en conséquence, le retrait effectif des textes en litige, et appelons à travailler dans une large concertation à la définition d’une autre politique pour l’Université et la Recherche.

  •    
     
     
     
    Les rubriques d’A@P
    Citoyenneté
    A compte d’auteurs
    "Arpenteurs sans limites"
    "Les sorties de Michou"
    "Un samedi par semaine - tome 2"
    "Un samedi par semaine - tome I"
    Au ras du bitume
    Enquêtes
    Evasion
    Maréchaussée Paloise
    A@P.com
    Courrier d’e-lecteurs
    Hommes et femmes d’ici !
    Opinion
    Portraits, Entretiens
    Tribune Libre
    Humeurs
    La Charte d’A@P
    Le défouloir !
    Les cartons
    Les cartons mi-figues mi-raisins
    Les cartons rouges
    Les cartons verts
    Les Nouvelles Pratiques Municipales (NPM)
    Vu dans la presse
    ”Les Causeries d’A@P”
    Détente
    Loisirs
    Spectacles
    Economie
    Aéroport Pau-Pyrénées
    Enjeux
    Enjeux environnementaux
    Enjeux européens
    Enjeux sociétaux
    Grand Pau
    Lescar
    Billère
    Gan
    Gelos
    Idron
    Jurançon
    La CDA Pau-Pyrénées
    Lons
    Point de vue
    Grands projets
    "LGV des Pyrénées" : la desserte du Béarn et de la Bigorre
    BHNS (Bus à Haut Niveau de Services)
    Le "Pau-Canfranc", la Traversée Centrale des Pyrénées
    Nouveau complexe aquatique de Pau
    Nouvelle voie routière Pau-Oloron
    Nouvelles Halles de Pau
    Pau
    Du Côté des Quartiers
    La vie
    Une idée pour la ville
    UPPA
    Politique
    Forums des Partis
    Politique locale
    Politique régionale et nationale
    Territoires
    Aragon
    Béarn
    Bigorre
    Espagne
    Europe, Monde
    Pays Basque, Euskadi
    Pyrénées
     
       
     
      Envoyer à un ami
    Destinataire  :
    (entrez l'email du destinataire)

    De la part de 
    (entrez votre nom)

    (entrez votre email)



    [ Imprimer cet article ]
     


     
    Autres articles

    Pau - Colloque "Opinion publique et territoire"
    Votez, si vous le pouvez !
    UPPA : Une affaire d’impression
    L’université de Pau attend 2 millions sous le sapin
    Pau - Disparaître pour mieux renaître !
    UPPA : Clovis DARRIGAN, lauréat du Prix ROBERVAL Multimédia
    Vous avez dit « Pays de l’Adour » ?
    L’Université de Pau et Total convolent
    UPPA : Le Président GOUT offensif
    UPPA : Vil management ?
    UPPA : Colloque « Ville Management »
    Un colloque à l’UPPA : « Analyse comparative internationale des outils de gestion de la performance »
    UPPA : La bonne nouvelle
    Université de Pau : report des examens, mais après ?
    Une conférence à l’UPPA : Le monde change. Changez avec lui...
    UPPA : Un dialogue pour qui veut entendre
    UPPA : "Lettre ouverte à mes Etudiants" (suite)
    UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    Les effectifs de l’UPPA diminuent



    [ Haut ]
     

    Vous pouvez afficher les publications de Altern@tives-P@loises sur votre site.

    Site mis en ligne avec SPIP | Squelette GNU/GPL disponible sur © bloOg | © Altern@tives-P@loises