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UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants

lundi 9 février 2009


Des représentants de 69 universités françaises se sont mis d’accord pour appeler à une grève illimitée qui a commencé lundi 2 février.
 
"Contrairement à ce que certains laissent entendre, cette situation ne découle pas d’un réflexe corporatiste. Si nous cherchons à défendre l’Université, c’est qu’elle fait l’objet d’attaques qui la mettent en danger :
 
- la loi LRU qui oblige les universités à devenir des sortes d’entreprises soumises à la concurrence, alors que toutes n’ont pas les mêmes chances d’y survivre, loin de là ;

- la « mastérisation » qui oblige de nombreux départements au sein des universités à se transformer en organismes spécialisés dans la formation professionnelle (des enseignants, essentiellement) et se faisant concurrence entre eux, alors que le ministère supprime par ailleurs des dizaines de milliers de postes et n’est lui même pas en mesure, pour ceux dont il aurait encore besoin pour faire classe aux jeunes, d’arrêter les modalités de recrutement (concours de professeur des écoles, CAPES et agrégation) ;

- le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs qui, sous prétexte de valoriser la recherche dévalorise de fait l’enseignement, et ce dans un contexte de privatisation de la recherche scientifique (suppression programmée du CNRS, précarisation des emplois de chercheurs) et d’appauvrissement décrété du contenu disciplinaire des études supérieures. 
 
Ces mesures n’ont rien de technique. Elles induisent des effets qui pourraient se faire sentir très vite : le souci de rendement risque à terme d’amener l’UPPA à sensiblement diminuer son offre de formation (d’où l’obligation pour les familles de financer les études de leurs enfants à Bordeaux ou à Toulouse) et/ou d’augmenter les frais d’inscription (d’où une inégalité accrue quant à l’accès aux études supérieures), alors que la détérioration en cours de l’offre de formation dans le primaire et dans le secondaire pénalise d’ores et déjà une majorité de jeunes de la région.
 
Je reste à votre disposition - notamment pendant les heures où je devrais normalement assurer les cours magistraux - pour discuter avec vous de ces questions et d’autres qui vous paraîtraient brûlantes."

 
- par Hans Hartje


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> UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
11 février 2009, par Georges Poyanne  

Il n’empêche, qu’il aura simplement fallu à quelques privélégiés, de tous les régimes politiques, d’émettre une véhémente protestation contre le système d’évaluation, pour que madame Pécresse soit mise sous tutelle d’une médiatrice. Sans doute un psychologue pourrait-il nous expliquer la peur panique des enseignants du supérieur devant l’évaluation qui constitue l’une et non des moindres de leurs activités. Evaluer les étudiants, les doctorants, les thèses, les candidats MC ou prof ou ater....L’évaluation ça leur va bien quand il s’agit d’éliminer ceux qui voudraient aussi occuper leur place. Ca leur va moins bien quand elle a pour objet de mesurer leur performance. Tout ceci est risible, et je pense qu’il y a un manque de courage de cette corporation, qui confine au ridicule. On n’en meurt pas. La preuve, ils font reculer le pouvoir qui essuie un nouvel échec. Décidemment si les malades chroniques se voient imposer des franchises médicales sans états d’âme de la part du pouvoir, les profs eux secondaire et supérieur refusent de contribuer à l’effort de redressement. Belle leçon de civisme.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    11 février 2009, par Vval  
    "loi LRU qui oblige les universités à devenir des sortes d’entreprises soumises à la concurrence, alors que toutes n’ont pas les mêmes chances d’y survivre, loin de là". REVEILLEZ VOUS : C’est tous les jours que des entreprises, des personnes , des idées ne survivent pas a la réalité de la vie. On devrait se former et former, etudier et chercher comment limiter ce phenomène naturel, plutôt que de le nier.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    3 juin 2009, par D.keller  
    site d’entrée, lyonnais et guillotain

    bonjour, Monsieur, ma question n’a rien a voir avec votre texte, je me demande simplement au vu du "site" ce qu’est un "GUILLOTAIN" je ne trouve aucune explication, ni sur dictionnaire, encyclopédie ou internet, je me suis permis de vous poser cette question, merci d’avance et meilleures salutations D. Keller (dusal@orange.fr )

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    10 février 2009, par georges2  

    Un français s’adresse aux Français.

    Personne, je suppose, contestera que l’avenir, en général ,dépendra du comportement des jeunes. Notre rôle d’adulte est donc :
    -  De permettre l’épanouissement des qualités individuelles physiques et psychiques de chacun
    -  De faire acquérir les connaissances que des siècles de recherche ont accumulées, donc assurer le développement de la culture de tous.

    Ces deux objectifs sont assurés par l’Instruction publique.
    -  De faciliter l’intégration dans cet ensemble complexe qu’on appelle notre société.
    -  De permettre à chacun de trouver sa place indispensable dans cette communauté.

    Ces deux objectifs sont assurés par l’Education publique.

    Au cours de notre Histoire, le législateur a décidé d’étendre les pouvoirs de l’Enseignement, de l’Instruction publique à l’Education nationale.

    Il convient donc, à moins de décider d’un changement d’orientation politique, de réfléchir sur les objectifs qu’il convient de fixer à l’Education Nationale, de l’école primaire à l’Université.

    Objectifs possibles :
    -  L’Instruction et l’Education doivent rester « publiques » afin que tous aient les mêmes chances, les mêmes droits, les mêmes devoirs. C’est une vision globale et solidaire de l’évolution humaine.
    -  L’instruction et l’éducation doivent être laissées à l’initiative privée ; chacun, suivant ces convictions et ses moyens financiers, décidera de ce qui est bon ou mauvais pour quelques jeunes sélectionnés. C’est une vision sélective, égoïste, non solidaire, concurrentielle de la société. L’étude des sociétés animales qui ont perduré et qui ont réussi au cours de l’évolution, montre que la coopération et non la concurrence, est le nerf de la réussite car elle apporte une force importante dans la lutte pour la vie.
    -  Une troisième voie pourrait être l’hybridation de ces deux objectifs. Si cette éventualité peut séduire, elle est très délicate à réaliser car dans une hybridation mendélienne il y a parfois des caractères dominants et d’autres récessifs qui sont progressivement éliminés avec le temps. C’est à cela que nous sommes confrontés. La politique actuelle, depuis des décennies, a choisi cette perspective, et, par une lente, constante et puissante détermination, la participation de plus en plus présente du privé, de la suprématie de l’intérêt particulier et de l’économie libérale, a affaibli et contraint à l’inefficacité, parfois même à la faute, la gestion publique, que chacun, bien sur, rend responsable. Cette dynamique justifie alors le renforcement d’un pouvoir de plus en plus orienté, sélectif, compétitif, exclusif, générateur de dépendance à une pensée unique, la seule dans l’immensité des possibles, reconnue comme salutaire pour l’espèce humaine.

    Les incompatibilités, les oppositions, les soubresauts qui agitent en ce moment, comme jadis d’ailleurs, le monde universitaire, ont leurs racines dans ce constat. La mission de l’Université, qui a toujours été celle du milieu intellectuel, humaniste et social, ne peut plus supporter cette atteinte à l’authenticité, l’indépendance et au respect de la personne humaine. Le seuil de la tolérance est dépassé, l’homme est en danger, dans sa culture, dans ses droits, dans sa vie, car l’exploitation exponentielle des ressources naturelles et la pollution toxique de notre milieu de vie mettent en péril l’homme biologique, passage obligé vers l’homme culturel. Le rôle de l’Université est de le dénoncer et de lutter pour obtenir une correction salutaire de « Cap ». Après cela, certains pourront dénoncer des visées corporatistes, des besoins d’évaluation ; tout cela c’est la recherche,d’un colmatage subjectif de quelques voies d’eau alors que le bateau explose. Le vrai problème à résoudre n’est pas dans des échanges méprisants et agressifs, mais dans une réflexion objective et raisonnée, de fond, sur notre avenir.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    10 février 2009  

    georges2, il faut arrêter ce délire

    "La mission de l’Université, qui a toujours été celle du milieu intellectuel, humaniste et social, ne peut plus supporter cette atteinte à l’authenticité, l’indépendance et au respect de la personne humaine

    Georges il te reste à rappeler les grandes années du PCF de Thorez et Duclos où les intelectuels devaient éclairer la classe ouvrière

    Avec aussi tes affirmations surprenantes et savoureuses à la clé : L’étude des sociétés animales qui ont perduré et qui ont réussi au cours de l’évolution, montre que la coopération et non la concurrence, est le nerf de la réussite car elle apporte une force importante dans la lutte pour la vie. Mais encore ?

    Georges, tes idées vont contribuer à remonter la cote de l’UPPA ; quand soutiens-tu ta thèse ?

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    11 février 2009, par georges2  

    "Mais encore ?"

    Le bon sens, la réflexion :plus on est solidaire, plus on est fort, plus on se divise plus on s’affaiblit ! Le langage populaire, pas toujours dénué de bon sens dit que"l’union fait la force". Enfin, la culture, c’est-à-dire la lecture des résultats des travaux faits au cours de l’histoire en biogéographie, en éthologie, sociologie, en écologie des ensembles complexes,etc, etc..

    Enfin, je ne savais pas que l’objectif de vos propos était essentiellement de descendre la cote de l’UPPA !!!

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    10 février 2009, par Maurice  

    à georges2 le français qui parle aux Français ainsi qu’il se présente : il faut arrêter ce délire. La logorrhée ne peut suffire quand manquent la culture et l’analyse des idées

    "La mission de l’Université, qui a toujours été celle du milieu intellectuel, humaniste et social, ne peut plus supporter cette atteinte à l’authenticité, l’indépendance et au respect de la personne humaine

    Georges, il te reste à rappeler les grandes années du PCF de Thorez et Duclos où les intelectuels devaient éclairer la classe ouvrière mais ils étaient appréciés quand ils savaient être sélectifs -voire orientés- dans leur analyse critique ("pour ne pas désespérer Billancourt" comme disait Sartre)

    Avec aussi tes affirmations surprenantes et savoureuses à la clé : L’étude des sociétés animales qui ont perduré et qui ont réussi au cours de l’évolution, montre que la coopération et non la concurrence, est le nerf de la réussite car elle apporte une force importante dans la lutte pour la vie. Mais encore ? Pour célébrer les 200 ans de Darwin on fait mieux. Est-ce pour suggérer la coopération entre "société animale" des Profs et "société animale" des étudiants ?

    Et encore ...l’hybridation de ces deux objectifs. Si cette éventualité peut séduire, elle est très délicate à réaliser car dans une hybridation mendélienne il y a parfois des caractères dominants et d’autres récessifs qui sont progressivement éliminés avec le temps Là on trouve la preuve de l’intelectuel qui se soumet à l’expérience et accepte le risque d’être démenti par les faits. La grandeur de la Science, quoi !

    sans attendre le Grand soir ou les matins qui chantent pour s’épanouir, Georges, tes idées vont contribuer à remonter la cote de l’UPPA ; quand soutiens-tu ta thèse ?

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    10 février 2009  

    J’adore ce délire :

    Ces deux objectifs sont assurés (...)
    -  De faciliter l’intégration dans cet ensemble complexe qu’on appelle notre société.
    -  De permettre à chacun de trouver sa place indispensable dans cette communauté
    Ce qui est exactement la même chose !

    et celui-ci


    -  L’Instruction et l’Education doivent rester « publiques (...)
    -  L’instruction et l’éducation doivent être laissées à l’initiative privée (...)
    et le passage de l’initiale majuscule à la minuscule ne change rien à la vacuité du propos

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    11 février 2009, par georges2  

    " De faciliter l’intégration dans cet ensemble complexe qu’on appelle notre société. De permettre à chacun de trouver sa place indispensable dans cette communauté" Ce qui est exactement la même chose !

    C’est justement ce que je dis : c’est l’éducation.

    "passage de l’initiale majuscule à la minuscule" C’est vrai, c’est une erreur de frappe ; j’espère que votre tolérance me pardonnera !

    Enfin pour la vacuité, je croyais que la nature avait horreur du vide ! Cherchez bien, ce n’est pas aussi vide que cela !

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    13 février 2009, par Maximo  

    1/ vous parlez de DEUX objectifs, c’en est éventuellement UN seul ! Vous ne comprenez donc rien à ce que vous écrivez ???

    2/ je me fiche de la majuscule ! Mais... relisez-vous, bon sang !

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    10 février 2009, par JMD  

    J’ai essayé d’évaluer notre professeur d’après sa production littéraire, je n’y suis pas arrivé. De Blanche Neige en passant par les plus beaux chais en arrivant à la littérature allemande, difficile de s’y retrouver. Nos chers étudiants se font évaluer par les professeurs, et les professeurs par qui ? On a les étudiants que l’on mérite...

    > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    9 février 2009, par Ferdi  
    Pas d’accord !

    Désolé mais je ne peux pas vous suivre dans votre argumentation. L’évaluation qui sera apportée par ce projet de réforme est une très bonne chose, ne vous déplaise ! Avez-vous tellement peur d’être évalué ? Ca veut dire que même vous n’êtes pas sûr de votre valeur ! La concurrence entre universités est là-aussi une bonne chose. Si certaines universités en pâtissent, ça voudra dire qu’elles ne sont pas au bon niveau. On ne verra peut-être plus des profs qui entraînent des thésards sur des sujets tout-à-fait inintéressants qui ne permettent pas à ces jeunes de valoriser leur thèse ensuite sur le marché du travail. Enfin, arrêtez de pousser les étudiants dans la rue sous les bannières des syndicats, grands chantres de l’immobilisme. Si on veut réellement redorer le blason des universités françaises, il est grand temps de secouer le mamouth !

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    9 février 2009, par georges2  
    L’évaluation !!!! le gargarisme pour faire passer l’envie de juger, de quantifier, de critiquer, pour entrer des données dans un ordinateur, comparer pour rentabiliser ! Les chiffres n’ont aucun sens si on n’y associe pas des valeurs ! Nous vivons en plein dans "l’évaluationite" pour payer moins, pour rentabiliser plus ; la croissance se mesure par des chiffres , le développement par du sens ; la croissance est destructrice, le développement est constructif.Et où est la culture dans tout cela ? je ne la rencontre plus, on m’a dit que c’était la spécificité de l’homme ! Elle ne se mesure pas par des chiffres ! On peut mesurer le nombre de publications obligées qui embarrassent inutilement les banques de données ! Produire moins pour produire mieux ! Avoir peur de sa valeur ! Ca veut dire quoi ? Chercher n’est pas trouver ! Que cherche -t-on ? Pour trouver quoi ? Si on savait ce qu’il faut trouver on ne chercherait pas ; à vos yeux je pense, il faut trouver chronomètre en main ! Quels sont les paradigmes de départ et d’arrivée qui permettront de juger du meilleur ?. Les grandes découvertes sont souvent celles qui ne "servent à rien", arrivant trop tôt dans l’histoire ! Beaucoup de grand chercheurs et de grands découvreurs auraient été été jugés inutiles, voire nuisibles parfois. Nous vivons dans le besoin non pas de découvertes pures, seules ouvertures vers le nouveau, le compétitif, mais dans les transferts de technologie visant à rentabiliser et à faire de la croissance. La concurrence de Universités, que vous trouvez bonne, pourrait se justifier si les subventions étaient les mêmes pour tous le chercheurs,or, vous le savez bien, il y a des discriminations entre les attributions au niveau ministériel en fonction des influences politiques, les choix des orientations des domaines de recherche ; certaines spécialités sont jugées plus "utiles" que d’autres. Qui peut juger de cette utilité étant donné qu’on ne sait même pas ce dont on aura besoin, même à court terme ! De quelle autorité jugez-vous qu’un sujet n’est pas intéressant ? Le changement par les mots, le changement jours après jours, sans projets que des économies budgétaires, c’est de l’agitation non seulement stérile mais dangereuse ; c’est le mobilisme des maux et l’immobilisme des actions !

  • > UPPA : Suite à la "Lettre ouverte à mes étudiants" de H. Hartje
    9 février 2009, par Jean-Francis Loiseau  

    09/02/2009

    J’apporte à M. Hartje un total soutien. Enseignant-chercheur moi-même, et directeur de laboratoire, je pense qu’il est tant de dire que les universités ne sont pas des entreprises et que les connaissances ne sont pas des marchandises.

    Les chercheurs sont évalués en permanence par les "referees" des revues auxquelles ils soumettent des articles, et l’évaluation des équipes de recherche se fait déjà depuis longtemps tous les 4 ans. Mais nous refusons d’être évalués par un conseil d’administration sur une hypothétique "rentabilité".

    Nous refusons surtout pour nos étudiants, quelle que soit leur profession ultérieure, un mode de fonctionnement qui assujettirait leur formation aux lois du marché. Ce sont la connaissance et l’innovation qui créent le marché, et non le contraire.

    Le gouvernement actuel détruit tout : la santé, la sécu, la recherche, et quoi encore ? Pire, il dresse les gens les uns contre les autres : diviser pour régner. REFUSONS

    J F Loiseau, Physicien, Professeur des universités

  • > UPPA : Suite à la "Lettre ouverte à mes étudiants" de H. Hartje
    9 février 2009, par Georges Poyanne  

    Monsieur Loiseau,

    Par principe, je fais crédit aux gens de la bonne foi qu’ils affichent, et je pense que vous même et monsieur Hartje devez être des chercheurs consciencieux.

    Cependant demander à un chercheur de publier au moins une fois tous les deux ans un article dans une revue classée CNRS, ne relève pas d’une exigence de rentabilité hors du commun.

    Qu’un président d’université demande à un prof ou un MC non publiant d’assurer plus de charges administratives me parait normal.

    Je crois que ce que vous refusez c’est le contrôle de votre activité de chercheur. Ne laissez pas entendre que l’on veut vous soumettre à des cadences infernales, cela n’est pas vrai.

    Plutôt que de lutter pour maintenir le privilège de l’indépendance totale, vous devriez exiger de pouvoir contrôler les modalités du contrôle que l’on tente de vous imposer.

    Je donne quelques exemples.

    En sciences les revues étoilées sont déterminées par le CNRS et impose au chercheur Français la concurrence internationale.

    En droit, pas de classement CNRS, pas de concurrence internationale. N’y a t-il pas un biais ?????

    Qui détermine ces classements ??? pourquoi 60 % seulement des revues y figurent ??????

    Voilà les problèmes importants selon moi qui devraient être abordés, et non les combats d’arrière garde.

    Enfin, j’aurais trouvé intéressant que vous vous vous indigniez avec la même vigueur sur les modalités scandaleuses des recrutements par les commissions de spécialistes locales qui font des universités françaises des petits fiefs du favoritisme et de la combine. On y fait souvent carrière, d’ater, à MC et de MC à Prof...parce que l’on appartient au club...

    S’insurger contre ces pratiques serait réellement défendre l’université. Il n’y a pas à redouter le contrôle dans une organisation quand celle-ci est entièrement transparente.

  • > UPPA : Suite à la "Lettre ouverte à mes étudiants" de H. Hartje
    13 février 2009, par Maximo  
    il est tant de dire que les universités ne sont pas des entreprises et que les connaissances ne sont pas des marchandises.
    Comment cela ??? Mais tout le monde le pense et depuis toujours, voyons ! Est-ce une raison pour conserver à certains universitaires leur rente de situation à vie ???

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    9 février 2009, par cordebrume  
    L’ETHIQUE VIRTUELLE DE HL

    Monsieur HL Quelle HONTE votre article, vous proposez de rencontrer les citoyens PENDANT VOS HEURES DE COURS et vous trouvez scandaleux que l’on veuille réformer les méthodes actuelles ? Vous venez de donner l’exemple de CE QU’IL FAUT SUPPRIMER : des gens qui pensent comme vous puisque vous osez agir avec autant de RESPONSABILITE. La recherche n’en sera pas plus pauvre au niveau des résultats.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    19 février 2009, par Paul  

    "Je reste à votre disposition - notamment pendant les heures où je devrais normalement assurer les cours magistraux - pour discuter avec vous de ces questions et d’autres qui vous paraîtraient brûlantes."

    Cher M. Cordebrume, je pense qu’il faut lire "grève active" : les enseignants recoivent les étudiants pendant leurs heures de cours au lieu de faire grève en restant chez eux. Je vous encourage à vous inscrire à l’Université (du temps libre ?) pour une remise à niveau éclair. Si les enseignants chercheurs sont si précieux c’est aussi parce qu’ils apprennent aux étudiants à lire entre les lignes et leur évitent ainsi des erreurs d’interprétation. Quelle "HONTE" d’avoir un avis sur tout sans savoir lire correctement...

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    19 février 2009  

    Je suis ok avec vous pour remettre à sa place Cordebrume ,mais je remarque que M Bidot Germa lui même ,grand donneur de leçons , devrait lui aussi éviter les erreurs grossières d’interprétation ,et ne pas attribuer à un posteur (M Georges Poyanne en l’occurence ) ....des propos qu’il n’a jamais tenus :ce n’est pas très honnête intellectuellement ,ce qui vous me l’accorderez ne fait pas honneur à un chercheur exemplaire ....

    finalement , Cordebrume ne fait que suivre l’exemple de l’un de nos vénérés enseignants chercheurs !!!!

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    19 février 2009  

    leMonde 19 février donne des informations interessantes

    "Temps d’enseignement En France, les universitaires doivent un minimum de 128 heures de cours magistraux par an (hors temps de préparation), soit 6 heures hebdomadaires. En Allemagne, la norme est de 9 heures de cours magistraux hebdomadaires. Au Royaume-Uni, un professeur actif en recherche peut avoir 50 heures de cours magistraux annuels.

    Salaire Le salaire moyen d’un chercheur public relevant de l’enseignement supérieur français s’élève à 50 881 euros annuels, selon une étude de la Commission européenne de 2007.

    Cela équivaut au salaire moyen d’un chercheur suédois (51 893 euros), reste inférieur à celui d’un chercheur néerlandais (65 923), devance celui d’un Allemand (45 893), d’un Espagnol (36 817) ou d’un Italien (34 204)".

    Le "scandale" se dégonflerait-il ?

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    19 février 2009  

    informations très intéressante en effet ....

    cependant , je ne comprends pas très bien le calcul .....

    128 heures de cours par an , répartis sur les 47 semaines de travail effectuées par le citoyen lambda (ou je me trompe , ou la durée des congés payés est de 5 semaines ) , cela ne fait pas 6 heures par semaine ,mais un peu mois de 3 .....

    alors , cela laisse de la marge pour les préparations ,les corrections la recherche.....

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    10 mars 2009, par Cordebrume  
    Les esturgeons de l’université

    MERCI POUR CETTE INFO SUR LES REMUNERATIONS, Alors selon mon arithmétique de base : 51893 / 128 = 400€/heure de cours !!! si j’ajoute les charges sociales = 800€ de l’heure ...et tout ceci pour recevoir des futurs étudiants "pendant les heures de cours" c’est bien ce que je DIS c’est une HONTE de vous entendre vous plaindre. Je comprends que le statut soit BON et que vous ne voulez RIEN CHANGER. Guillotain où es-tu ? Il faut refaire 89.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    11 mars 2009, par cordebrume  
    réponse amicale

    Pour moi un chat est un chat et lire entre les lignes c’est de l’hypocrisei.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    7 février 2009, par Georges Poyanne  

    Monsieur HARTJE

    Votre conception des choses est respectable mais je conteste votre argumentation. Quand vous écrivez, je cite, « Contrairement à ce que certains laissent entendre, cette situation ne découle pas d’un réflexe corporatiste. » permettez moi d’en douter fortement.

    Les étudiants dont vous sollicitez le soutien, savent ils comment et par quelles procédures laissant place à tous les népotismes, favoritismes, et combines de tous poils (CNU, puis recrutement local) les enseignants du supérieur sont recrutés ? Ce n’est pas moi qui le dis, mais les universitaires qui l’écrivent (voir les nombreux articles dénonçant ce système parus dans le journal Le Monde, sous la plume d’élus au CNU ou dans les commissions de spécialistes effectuant les recrutements locaux. Et ces procédures ne relèvent pas de l’anecdote mais bien du fonctionnement courant du système depuis des lustres. En d’autres termes les privilèges de ce petit royaume de la cooptation sont probablement en train de vaciller. Une autre preuve de corporatisme est que tous les syndicats du supérieur, même les autonomes réputés proches du gouvernement se dressent contre le projet Pécresse. Il faut sauver les avantages......

    Si dévalorisation de l’enseignement et de la recherche il y a, elle n’est pas du fait des mesures gouvernementales, mais bien de l’insuffisance chronique des enseignants chercheurs. Monsieur Hartje puisque vous êtes enseignant à Pau dans le supérieur, pourriez immédiatement démentir mes propos, en nous donnant les statistiques des publications des chercheurs palois dans les revues classées sur la liste CNRS. Personnellement , j’en connais à Pau qui n’ont rien publié depuis plus de trente ans et qui depuis leur recrutement usurpent donc le statut d’enseignants-chercheurs. C’est à eux qu’il faut demander des comptes, et si un gouvernement décide de réagir pour remettre en selle l’université, je trouve cela parfaitement naturel et cohérent.

    La seule idée que nous partageons peut être, est de penser qu’accroître la charge d’enseignement des chercheurs improductifs fera du bien à l’enseignement.

    Ce qui me choque c’est qu’une fois de plus, une catégorie de la société privilégiée, sans véritable problème, sans pression managériale excessive, sans risque de perte d’emploi, n’accepte aucune évolution. Si ce n’est pas ce projet qui leur avait été soumis mais un autre ils l’auraient aussi refusé. L’évaluation des professeurs, qui plus est par un pair (président élu par ceux qu’il va évaluer), me paraît difficilement comparable à la situation que vivent les gens dans les entreprises d’aujourd’hui.

    Les enseignants chercheurs seraient-ils favorables à un régime de travail à deux vitesses ?

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    9 février 2009, par DOUDOU  
    UPPA

    Madame PECRESSE dont je suis un fidèle admirateur avait tout mis sur la table pour que les universités françaises concurrencent les universités américaines c’était dans les cartons depuis des lustres. On a manipulé les étudiants et les chercheurs en leurs faisant croire que l on allait tout mettre par terre. Ce n était pas ce qu avait proposé VALERIE mais elle voulait que tout soit mis en route très vite de façon a ne pas perdre de temps mais vu le peu de retour qu elle a eu de cette idée qui je le rappelle a été acceptée par les présidents d universites unanimement elle a décidé de reprendre le dialogue mais pas question de revenir sur une bonne réfome qui va nous faire gagner des années perdues par des gouvernements qui n ont jamais rien faits. Il est urgent de faire en sorte d avoir un pays moderne et non de végéter comme nous le faisons depuis des lustres nous devons avoir avec les chercheurs et les enseignants des entreprises pour qu elles puissent savoir quels seront les personnes qui peuvent faire leures affaires.N oubliez pas que nos ne sommes pas des colectivistes mais que nous sommes dans une économie de marché et ce n est pas un BESANCENOT qui pourra l empecher avec le NPA

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    9 février 2009, par DOUDOU  
    UPPA

    ON n a fait de ce cette affaire une affaire d état aussi je suis vent debout pourr cette réforme car elle est vitale pour notre pays. Il faut et c’est normal qu a coté des enseignants et des chercheurs des entreprises qui puissent rentrées dans les universités comme le font les américains qui ne sont pas plus betes que nous et qui ont compris depuis des lustres que l Etat ne pouvait pas tout faire c’est actuel partout je ne vois pas en quoi le pari de VALERIE PECRESSE dont je suis un fidèle admirateur ne pourrait pas etre favorable a la FRANCE. Du dialogue d accord oui la reforme au placard c ’sst NON.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    9 février 2009  

    Dans SudOuest du 9 février Mme Faure cite un "chercheur" de l’UPPA. Or le contrat cité avec Greenpeace est-il un contrat passé avec l’UPPA ou une commande passée (et payée) personnellement à ce chercheur " Contrat de recherche sur « L’analyse des coûts induits sur les filières agricoles par les mises en culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM) ». Commandé et financé par l’association Greenpeace France. Encadrement scientifique du Centre de Recherche en Gestion de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Date de réalisation : janvier-juin 2008"

    Y a-t-il usurpation, manipulation ?

    Le chercheur était semble-t-il un étudiant de thèse et ne semble pas avoir de statut à l’UPPA

    nota : ce monsieurest connu pour son opposition à l’autoroute

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    11 février 2009, par georges2  

    Monsieur Georges Poyanne : « Les étudiants dont vous sollicitez le soutien, savent ils comment et par quelles procédures laissant place à tous les népotismes, favoritismes, et combines de tous poils (CNU, puis recrutement local) les enseignants du supérieur sont recrutés ? »

    Je vous signale que les termes que vous utilisez et qui peuvent se résumer par un terme un peu moins académique de « magouille » est un caractère culturel acquis depuis l’enfance, entretenu par le milieu social et politique. Que celui qui n’ a pas, plus ou moins, un jour, magouillé, me jette, en son âme et conscience, la première pierre !! Je pourrais vous rappeler quelques pistes privilégiées débouchant sur ces comportements ; en tête probablement le monde politique en général mais, avec encore plus de « croissance », celui qui gouverne notre pays. Après on peut évoquer le monde de la finance, comme les ententes entre les banques sur le dos des consommateurs ; au niveau des opérateurs téléphoniques, des médias, entre autres la télévision ; au niveau du commerce : entente entre les grands groupes. « Pots de vin » pour conquérir ou donner un marché. Ne croyez-vous pas que la magouille bat son plein dans les grandes entreprises pour ne pas être licencié ou pour grimper dans l’échelon hiérarchique en évinçant au besoin un autre ! Je m’arrête, nous vivons hélas dans un monde de « magouille ». Alors, c’est vrai que cela ne justifie pas celle qui existe dans l’enseignement supérieur et la recherche mais gardez votre adrénaline pour la répartir un plus égalitairement. Connaissez-vous des structures humaines où la sainteté est irréprochable ? Même dans l’église, elle existe ! Votre souci de justice vous honore et je le partage. « L’arbre de cette magouille ne doit pas cacher la forêt des injustices » Relativisez. Luttons ensemble, non pas pour le meilleur des mondes qui n’existe pas, mais pour un monde meilleur. C’est le fond des revendications de ce mouvement.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    11 février 2009, par Georges Poyanne  

    Mon cher Georges2,

    Je ne cherche nullement à dénoncer des injustices. Les moulins à vents je vous les laisse. Mon point de vue est celui d’un simple citoyen, qui ne peut admettre qu’une catégorie de privilégiés, non seulement s’accapare une parcelle du service public, mais encore refuse de joindre ses efforts à tous ceux qui veulent améliorer les choses. Quand je dénonce les pratiques de recrutement ce n’est pas pour faire oeuvre de justice, mais pour montrer comment le copinage et le népotisme conduisent aux performances insuffisantes de l’université française. Les universitaires français et palois en l’occurence, cultivent l’auto-satisfaction, mais où peux t-on consulter leur performance, nulle part. Que vous vous accomodiez des imperfections d’un système, c’est votre droit le plus strict. L’avenir dira qui avait raison.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    11 février 2009, par Boris  
    Des nantis, les enseignants chercheurs ? Monsieur Poyanne, vous puez la haine ! Nantis ... Juifs, homosexuels, francs maçons ... Quel relent ! et puisque vous aimez donner des leçons, recevez en une : faites corriger votre orthographe

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    11 février 2009, par Autochtone palois  
    Boris, là c’est trop. Sortir des énormités comme vous le faites trahi votre manque d’arguments. J’ai lu jusque là ce qu’a écrit G.P. C’est de l’analyse, du constat qui doit en froisser plus d’un, parce que dans ce qu’il dit il y aurait du vrai, du vrai qui fâche.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    12 février 2009, par Jeronimus Cornelisz  

    Et 1 point Godwin pour le Boris !!

    Vous n’êtes pas d’accord avec Mr Poyanne c’est votre droit mais ce type de raccourcis trop faciles sent aussi mauvais que les relents que vous évoquez.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    12 février 2009, par georges2  
    Mon cher Georges à mon cher Georges ! La balle de ping pong est dans mon camp : j’ignore si le match durera longtemps ! Vous dénoncez des pratiques que je condamne aussi et qui sont répandues partout. Soit. Si je renvoie la balle c’est que je trouve que le mot de "privilégié", sans doute une réminiscence révolutionnaire acquise, mérite d’être défini. Quelle est la valeur absolue de ce terme ? Il n’y en a pas, car on est toujours le privilégié de quelqu’un et il y a toujours quelqu’un qui est privilégié par rapport à vous ! Quel est le privilège à supprimer ? A quel niveau faut-il niveler ? Deuxième remarque : la notion de performance. De quelle performance parlez-vous ? La Recherche est multiple, pluridisciplinaire : Est-ce une performance matérielle, financière, permettant d’améliorer la croissance, la consommation ? Est-ce au contraire une performance intellectuelle, humaniste, visant à améliorer les qualités et la connaissance de l’individu ? Il faudrait le savoir car "l’évaluation" n’est pas la même. L’entreprise "Total "a-t-elle une meilleure performance que Coluche, l’abbé Pierre, soeur Emmanuelle, médecins du monde,Pasteur,Luc Montagner, Jules Ferry (puisqu’on évoque l’enseignement) ?

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    12 février 2009, par Georges Poyanne  
    Enfin des réactions !!!! Je regrettais que monsieur Hartje et monsieur Loiseau ne répondent pas aux objections soulevées par leurs posts mais d’autres nous en donnent l’occasion. Saluons tout d’abord l’entrée peu académique de monsieur Boris, dans un débat qui touche les académiques. D’autres que moi lui ont témoigné leur étonnement, que je partage à 100%. Désolé Boris, je ne crois pas être la caricature de beauf que vous dépeignez à merveille. J’en viens à Georges2, pas Georges de la jungle, mais c’est tout comme, tant l’université ressemble à une jungle difficile à pénétrer. Tu as raison George il faut préciser le mot privilégié. Un premier constat tout d’abord. Sauf erreur de ma part l’origine sociale des universitaires est majoritairement située dans les classes moyennes supérieures et les classes supérieures, même si un effort de démocratisation encore très insuffisant est à noter. J’appelle cela un privilège par la naissance, qui fait bénéficier certains d’un environnement plus favorable pour rejoindre l’élite pensante. Cela ne diminue pas le mérite des universitaires mais traduit à mon sens l’existence d’une rente sociale. Ensuite l’universitaire a une chance inouïe qui est de pouvoir s’épanouir dans le métier qu’il a choisi. Son rôle, produire et dispenser de la connaissance. La recherche pour avancer, l’enseignement pour dispenser, le conseil à coté comme libéral. Universitaires, tous les mondes s’offrent à eux. C’est formidable, c’est là que réside à mon sens le plus gros privilège. S’épanouir tout en gagnant sa vie, comme un musicien, un acteur, un danseur, un médecin. Aujourd’hui peu de Français, cadres ou employés bénéficient de tels avantages. On parle de qualité de la vie ici, pas de compte en banque !!! Ce second privilège, c’est celui de la liberté. Enfin la performance, il ne faut pas la voir comme une contrainte de la mondialisation, mais comme l’exigence de faire progresser les connaissances

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    12 février 2009  

    Georges2,

    vous devriez relire avant de poster L’entreprise "Total "a-t-elle une meilleure performance que Coluche, l’abbé Pierre, soeur Emmanuelle, médecins du monde,Pasteur,Luc Montagner, Jules Ferry (puisqu’on évoque l’enseignement) ?

    car Luc Montagner ayant passé 65 ans a été interdit de recherche et d’enseignement en France puisque jugé trop vieux ( !) pour avoir un laboratoire officiel selon la loi française. (néanmoins puisqu’il vient d’avoir le prix Nobel il peut maintenant demander à bénéficier de la dérogation, rajoutée sur la tard une fois que le dégât a été constaté avec les "nobels de médecine" français Jacob/Lwoff/Monod mis à la retraite d’office à 65 ans).

    Cependant demander une évaluation minimale relève du bon sens quand on nous apprend aujourd’hui que "dans une université du sud de la France 40% des chercheurs ne publient jamais". Qui a des éléments pour penser qu’il ne s’agit pas de l’UPPA ?

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    13 février 2009, par D. Bidot  

    Bonjour, enseignant chercheur, j’interviens aujourd’hui dans votre débat pour 2 raisons : il prend l’allure d’une conversation de "café du commerce" ou chacun affirme péremptoirement ; en outre, il comporte quantité de pseudo-informations fausses, colportées il est vrai par des médias complaisants.

    -  Le mouvement actuel dans l’université est unanime et dépasse les clivages politiques. Il marque un refus de ce qu’on appelle des "réformes" et qui ne sont qu’une casse organisée pour des motifs idéologiques (l’autonomie des universités, c’est-à-dire le désengagement de l’Etat ; l’idée que tout enseignant est un fainéant par nature ; la volonté absurde de diminuer fortement la fonction publique : moins de policiers, d’enseigants,d’infirmières ...) et économiques (la moitié des fonctionnaires étant des enseignants !)
    -  Ce mouvement ne porte pas que sur le statut des enseignants chercheurs. Il porte sur le recrutement des futurs porfesseurs des écoles et collèges-lycées, avec une mastérisation, qui a ruiné le système anglais, adopté il y a 4 ans par l’Italie de berlusconi, et abandonné ! Il signifie un recrutement sur une formation scientifique, de contenu, très réduite, et avec une formation professionnelle supprimée. Il porte aussi sur le désangagement de l’Etat : 2 postes et 500000 euros en moins,cette année, à l’UPPA (université de pau) : revoir le statut des enseignants chercheurs, et faire faire 2 fois plus d’heures à certains (ceux qui seront "mal évalués") ça n’est pas pour améliorer cette évaluation, c’est seulement, de l’avis même de N. Sarkozy dans son discours du 22 janvier, trouver un moyen, misérable, pour assurer le même service, en nombre d’heures... pas en qualité.
    -  Concernant le statut des enseignants chercheurs. Ceux ci ne refusent pas une réforme, ils la réclament ! Ils refusent cette "réforme" là (l’emploi du mot est ici contestable).

    Je bondis à la lectures des inexactitudes - ou malhonnêtetés ?! - sous la plume, notamment, de Mr Poyanne. 40 % des chercheurs de l’UPPA ne publieraient jamais : faux ; Venez voir les listes annuelles de publication, affichées publiquement devant les labos ! Les chercheurs ne seraient pas évalués : faux ! Ils le sont, par des organismes indépendants (contraireemnt à certains médias français), notamment l’OCDE et l’OST : CNRS, 1er rang européen et 4e rang mondial ; publications : 5e rang mondial ; classement de Shangaï : 6e rang mondial. Attention ! Les médias, dans ce pays, sont aux ordres !!! Nous sommes évalués aussi par nos collègues étrangers qui lisent et critiquent, par les étudiants étrangers qui viennent en France (L’UPPA accueille plusieurs centaines de Britanniques et Américains par an ! Bizarre, des étudiants venant de pays bénis de l’université libérale, privée et réservée à une élite sociale)... Il est vrai aussi, je l’ai lu sous une autre de vos plumes, que l’université française, et le recrutement de ses enseignants chercheurs, n’est pas assez démocratique : il y a là une réforme à promouvoir !

    Enfin, je dois réagir à un terme de Mr Poyanne : nantis ! Un lecteur a employé le mot de "relent", et bien ça me fait cet effet là aussi !!! Je suis historien, et je sais que quand on généralise dans l’opprobre, quand on jette l’anathème sur une catégorie, ça sens en effet très mauvais ! Je connais un garagiste palois magouilleur... Tous les garagistes ne sont pas magouilleurs ! Je connais un restaurateur malhonnete... Tous les restaurateurs ne sont pas malhonnetes ! Un enseignant chercheur, bac + 8 au minimum, gagne environ 2700 euros par mois, mais la plupart des coûts de recherche sont à ses frais. Que dirait Mr Poyanne sur N. Sarkozy (augmentation de + 240 % en 2 ans) ou sur ses ministres (+ 66 %) ? Sont ce, à ses yeux, des nantis ? des profiteurs ? des gens sans scrupules ? Ou de très bons gouvernants, qui ont eu raison de s’augmenter ? Moi, je pense que quand on veut réformer et donner des leçons, on doit etre exemplaire

    PS Je n’aime pas N. Sarkozy, car il est ignare, inculte et érige le mépris de la culture, de la recherche, de l’instruction au rang de valeur... Triste république

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    13 février 2009, par D. Bidot  

    Bonjour, enseignant chercheur, j’interviens aujourd’hui dans votre débat pour 2 raisons : il prend l’allure d’une conversation de "café du commerce" ou chacun affirme péremptoirement ; en outre, il comporte quantité de pseudo-informations fausses, colportées il est vrai par des médias complaisants.

    -  Le mouvement actuel dans l’université est unanime et dépasse les clivages politiques. Il marque un refus de ce qu’on appelle des "réformes" et qui ne sont qu’une casse organisée pour des motifs idéologiques (l’autonomie des universités, c’est-à-dire le désengagement de l’Etat ; l’idée que tout enseignant est un fainéant par nature ; la volonté absurde de diminuer fortement la fonction publique : moins de policiers, d’enseigants,d’infirmières ...) et économiques (la moitié des fonctionnaires étant des enseignants !)
    -  Ce mouvement ne porte pas que sur le statut des enseignants chercheurs. Il porte sur le recrutement des futurs porfesseurs des écoles et collèges-lycées, avec une mastérisation, qui a ruiné le système anglais, adopté il y a 4 ans par l’Italie de berlusconi, et abandonné ! Il signifie un recrutement sur une formation scientifique, de contenu, très réduite, et avec une formation professionnelle supprimée. Il porte aussi sur le désangagement de l’Etat : 2 postes et 500000 euros en moins,cette année, à l’UPPA (université de pau) : revoir le statut des enseignants chercheurs, et faire faire 2 fois plus d’heures à certains (ceux qui seront "mal évalués") ça n’est pas pour améliorer cette évaluation, c’est seulement, de l’avis même de N. Sarkozy dans son discours du 22 janvier, trouver un moyen, misérable, pour assurer le même service, en nombre d’heures... pas en qualité.
    -  Concernant le statut des enseignants chercheurs. Ceux ci ne refusent pas une réforme, ils la réclament ! Ils refusent cette "réforme" là (l’emploi du mot est ici contestable).

    Je bondis à la lectures des inexactitudes - ou malhonnêtetés ?! - sous la plume, notamment, de Mr Poyanne. 40 % des chercheurs de l’UPPA ne publieraient jamais : faux ; Venez voir les listes annuelles de publication, affichées publiquement devant les labos ! Les chercheurs ne seraient pas évalués : faux ! Ils le sont, par des organismes indépendants (contraireemnt à certains médias français), notamment l’OCDE et l’OST : CNRS, 1er rang européen et 4e rang mondial ; publications : 5e rang mondial ; classement de Shangaï : 6e rang mondial. Attention ! Les médias, dans ce pays, sont aux ordres !!! Nous sommes évalués aussi par nos collègues étrangers qui lisent et critiquent, par les étudiants étrangers qui viennent en France (L’UPPA accueille plusieurs centaines de Britanniques et Américains par an ! Bizarre, des étudiants venant de pays bénis de l’université libérale, privée et réservée à une élite sociale)... Il est vrai aussi, je l’ai lu sous une autre de vos plumes, que l’université française, et le recrutement de ses enseignants chercheurs, n’est pas assez démocratique : il y a là une réforme à promouvoir !

    Enfin, je dois réagir à un terme de Mr Poyanne : nantis ! Un lecteur a employé le mot de "relent", et bien ça me fait cet effet là aussi !!! Je suis historien, et je sais que quand on généralise dans l’opprobre, quand on jette l’anathème sur une catégorie, ça sens en effet très mauvais ! Je connais un garagiste palois magouilleur... Tous les garagistes ne sont pas magouilleurs ! Je connais un restaurateur malhonnete... Tous les restaurateurs ne sont pas malhonnetes ! Un enseignant chercheur, bac + 8 au minimum, gagne environ 2700 euros par mois, mais la plupart des coûts de recherche sont à ses frais. Que dirait Mr Poyanne sur N. Sarkozy (augmentation de + 240 % en 2 ans) ou sur ses ministres (+ 66 %) ? Sont ce, à ses yeux, des nantis ? des profiteurs ? des gens sans scrupules ? Ou de très bons gouvernants, qui ont eu raison de s’augmenter ? Moi, je pense que quand on veut réformer et donner des leçons, on doit etre exemplaire

    PS Je n’aime pas N. Sarkozy, car il est ignare, inculte et érige le mépris de la culture, de la recherche, de l’instruction au rang de valeur... Triste république

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    13 février 2009, par Maximo  

    C’est dommage, monsieur Bidot, vous commenciez bien, on avait l’impression que vous alliez dire des choses intéressantes... Seulement voilà, hargne idéologique et mauvaise foi, quand vous nous tenez ... !!!
    -  "Le mouvement actuel dans l’université est unanime" - FAUX
    -  "une casse organisée" - FAUX
    -  "’idée que tout enseignant est un fainéant par nature" - FAUX
    -  "diminuer fortement la fonction publique" - FAUX (nombre ne signifie pas efficacité)
    -  "Attention ! Les médias, dans ce pays, sont aux ordres" - Bon, là, on a basculé dans le grotesque !
    -  "Nous sommes évalués aussi par nos collègues (...) par les étudiants..." - Vous savez très bien que ce n’est pas une évaluation. Arrêtez avec cet argument bidon !

    -  "Je connais un garagiste palois magouilleur... un restaurateur malhonnête... Un enseignant chercheur, bac + 8 au minimum, gagne environ... " - Ah, là, nous sommes un peu d’accord : pas tous. Mais le nombre d’universitaires planqués et le nombre de ceux qui ne sont pas contrôlés méritent qu’ils le soient... Et ce qu’il gagne n’a rien à voir. Ce n’est pas parce qu’un chercheur gagne xxx que TOUS méritent le job.

    -  "PS Je n’aime pas N. Sarkozy, car il est ignare, inculte et ..." - Ah, ben voilà ! Même si t’avais dit des choses pertinentes avant, tout est ruiné par cette hargne vomitoire... Pour un historien, ça la fiche mal !... On imagine la qualité des recherches du bonhomme ! Hélas !

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    13 février 2009  

    Monsieur Bidot, vous me mettez en cause, pour des phrases que je n’ai jamais écrites.

    Je vous cite "Je bondis à la lectures des inexactitudes - ou malhonnêtetés ?! - sous la plume, notamment, de Mr Poyanne. 40 % des chercheurs de l’UPPA ne publieraient jamais". ainsi que "Enfin, je dois réagir à un terme de Mr Poyanne : nantis ! ".

    Je n’ai jamais cité ce chiffre de 40%, c’est un autre intervenant qui l’a fait, je n’ai jamais parlé de nantis, mais de privilégiés et je m’en suis expliqué.

    Le terme nanti a été utilisé par un autre participant. J’ai dénoncé des abus que je connais et j’ai demandé aux universitaires palois de faire état de leurs statistiques, qui devraient être affichées non pas sur les portes des labos, lieux où en principe le citoyen lambda ne peut accéder pour des raisons de sécurité, mais sur le site internet de l’UPPA.

    Non seulement vous ne lisez pas ce qui est écrit dans cette discussion, mais vous me prétez des propos que je n’ai pas tenus. Cette attitude me semble peu compatible avec l’exigence de rigueur du chercheur, et vous deviez perfectionner vos méthodes d’observation du terrain.

    J’espère que vous n’interprétez pas les textes historiques avec la même légereté.

    Bonjour chez vous.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    13 février 2009, par Plexus  

    à M Bidot qui écrit Les chercheurs ne seraient pas évalués : faux ! Ils le sont, par des organismes indépendants (contraireemnt à certains médias français), notamment l’OCDE et l’OST : CNRS, 1er rang européen et 4e rang mondial ; publications : 5e rang mondial ; classement de Shangaï : 6e rang mondial oui c’est vrai, mais il s’agit là d’une évaluation globale de la Recherche française. Qu’en est-il si on descend au niveau des acteurs, les chercheurs eux-mêmes. Au nom de quel impunité faudrait-il exonérer de tout devoir les rares glandeurs et/ou médiocres (20% tout de même selon les estimations prudentes de M Tille) ? Plus quelques cas (que tout le monde connaît, bien qu’on évite de donner les noms) qui pointent pour les heures de cours, puis disparaissent pour toute la semaine : ils se partagent probablement à traiter des affaires importantes pour eux (job complémentaire, vie sociale, occupations familiales, ) et de la "recherche" à leur domicile s’il leur en reste le temps

    plus loin Je bondis à la lectures des inexactitudes - ou malhonnêtetés ?! - sous la plume, notamment, de Mr Poyanne. 40 % des chercheurs de l’UPPA ne publieraient jamais : faux ; Venez voir les listes annuelles de publication, affichées publiquement devant les labos Monsieur Bidot généralise trop vite sur ces "listes affichées" ; nombre de chercheurs sont tellement modestes qu’ils ne font que des publications collectives. Quand il y a 5 signataires pour une communication dans un colloque, ou 20 pages dans un ouvrage collectif, c’est difficile de croire qu’il s’agit d’une recherche personnelle de "première bourre".

    Il est évident que la grande majorité des chercheurs est motivée, efficace, compétente et que ceux-ci transmettent leur savoir. Et dire, par contre, qu’il faut s’interroger sur les autres qui ronronnent, ressassent leur travail de thèse pendant des années ayant épuisé leur imagination et leur aptitude à se risquer dans une thématique différente, ou pire (pour une minorité) se contentent d’une place confortable où ils ne seront pas bouscoulés, n’est pas scandaleux et ne relève pas de la chasse au teigneux

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    13 février 2009, par D. Bidot  
    Maximo, Plexus .... Courageux, les pourfendeurs cachés derrière leurs pseudos ! Les chiffres qui sont répercutés ici sont lancés, 40 %, 20 % ... sont jetés en pature à l’opinion et relève de la pure manipulation. Le monde universitaire dans son ensemble, quelles que soient les disciplines et les opinions et options politiques ou syndicales, les récusent. Contradiction, d’ailleurs : comment jaillissent ils puisque nous ne serions pas évalués ??? Encore une fois, venez consulter les listes de publications. Quant au fait de publier à plusieurs, oui, ça arrive : la recherche est organisée en laboratoires, autour d’équipes, en collégialité. Enfin, mes remarques sur N. Sarkozy : je trouve en effet très grave d’ériger le manque de culture en valeur, et de s’en glorifier. Je ne suis ni syndiqué, ni membre d’un parti politique. mais j’ai bien lu, oui, les déclarations présidentielles, ministérielles, les lois, projets de décrets, etc ... Je réagis en citoyen et en professionnel, évalué, et prêt à accepter de nouvelles formes d’évaluation, scientifiques et non économico-idéologiques

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    13 février 2009, par pehache  

    Quant au fait de publier à plusieurs, oui, ça arrive : la recherche est organisée en laboratoires, autour d’équipes, en collégialité.

    Quiconque a eu l’occasion de fréquenter les milieux académiques sait parfaitement que sauf exception, c’est le premier auteur d’une publication qui a fait l’essentiel du travail et qui est reconnu comme tel. Les co-auteurs n’ont eu en règle générale qu’une contribution minoritaire... quand ils en ont eu une ! La pratique de mettre un co-auteur qui n’a participé en rien aux travaux est courante, ne dites pas que c’est faux (exemple, le directeur du labo quasiment systématiquement co-auteur des publications des thésards)...

    Dans les rares cas où les co-auteurs ont participé à égalité avec l’auteur principal, ils s’arrangent entre eux pour faire tourner et apparaitre chacun leur tour en premier auteur dans les diverses publications de l’équipe (normal).

    Le critère des publications n’est certes pas parfait, mais c’est un des seuls qui permet une certaine évaluation individuelle des chercheurs. Au nom de quoi faudrait-il le refuser ?

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    13 février 2009, par Boris  
    Encore un courageux anonyme ... Pfffffffff !

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    13 février 2009, par Maximo  

    L’anonymat de l’auteur du message rend-il le contenu du message faux ?

    Puisque vous vous présentez comme chercheur, cherchez... l’erreur !

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    14 février 2009, par Boris  
    Moi, je suis pas chercheur ! et je reste anonyme ...

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    14 février 2009  

    Les occasion de rire étant rares voici un lien sur une recherche française qui nous prpulse dans le XXIème siècle

    Le CNRS et Paris X nous donnent un motif pour rire (jaune) à l’utilisation de nos sous. Philosophie politique et théories de la société, oui , mais quand les bons sujets manquent de financement ?

    Au fait par qui ces chercheurs sont-ils évalués ? par Dartigolles ?

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    14 février 2009, par D. Bidot  
    La colère UNANIME du monde universitaire porte sur 3 points, le désengagement de l’Etat, déjà très visible et préoccupant cette année, la casse des concours de recrutement des professeurs des écoles et des collèges-lycées et la révision brutale et unimlatérale du statut des enseigants chercheurs. Un très joli proverbe béarnais dit : "muisha la lua a un aso, ne ved pas que lo dit" (montre la lune à un âne, il ne voit que le doigt) !!! Quant à l’anonymat, oui, c’est très suspect

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    14 février 2009, par D. Bidot  

    Axel Kahn se défend de soutenir le décret sur les enseignants-chercheurs

    LEMONDE.FR avec AFP | 13.02.09 | 14h56

    En entendant Nicolas Sarkozy parler de son "approbation du décret" modifié sur les enseignants-chercheurs, le 5 février à la télévision, Axel Kahn est "devenu blême". Il le racontait, vendredi 13 février, au micro de RMC. "Je ne suis pas Eric Besson, on ne me prend pas en otage", lance, en colère, le généticien de renom et président d’université.

    "Ce n’était pas très correct de me prendre à témoin", continue-t-il, "de plus c’était dangereux pour moi car aujourd’hui (...) être considéré comme le garant du président de la République dans ce milieu universitaire, c’est la certitude de n’avoir plus aucune possibilité d’agir". "Avant que je me démarque de ces déclarations, j’ai vu quelque chose de terrible", a assuré le président de Paris-Descartes : "les gens me tournaient le dos ou bien me présentaient leurs condoléances".

    M. Kahn a par ailleurs estimé, toujours sur RMC, que la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a "retiré" le décret sur les enseignants-chercheurs. "Comment appelle-t-on de pouvoir réécrire totalement un texte qui était en examen final au Conseil d’Etat si ce n’est un retrait ?"

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    14 février 2009, par anonyme ,comme beaucoup !!!!!  

    M xel Khan a avoué être revenu sur ce qu’il avait écrit pour que ses collègues ne vous tournent plus le dos ......

    cela explique sans doute que beaucoup sur ce post écrivent sous le couvert d’un pseudonyme .....(à les lire , certains d’entre eux semblent très bien connaitre le fonctionnement de l’université ) ...

    bien que non chercheur ,je me pose des questions tout de même :
    -  finalement ,l’unanimité dont se réclame le mouvement des enseignants "chercheurs" ne serait elle pas de pure façade ,la majorité silencieuse ayant trop de difficultés à faire valoir ses opinions ?

    -  à moins qu’elle ne relève du corporatisme pur et dur (c’est tout de même bizzare ,une telle unanimité !!!)

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    14 février 2009, par pehache  

    M. Bidot, vous faites du sarkozisme à l’envers. Axel Kahn a dit très clairement ces derniers jours qu’il était favorable au principe d’une réforme concernant le service des enseignant-chercheurs, mais qu’il demandait pour autant le retrait de cette réforme pour que le dialogue soit repris.

    Sarkozy ne retient des propos d’Axel Kahn que ce qui l’arrange, et vous aussi.

    "Depuis plus d’un an j’étais favorable à une modification du décret fixant le service des enseignants chercheurs. Aujourd’hui l’affaire est emmanchée de telle sorte qu’elle n’aboutira pas. Puisque le président de la République a fait l’honneur d’accorder quelque poids à mon avis, il s’est réclamé de moi, qu’il m’écoute : M. le président de la République, vous n’arriverez pas à faire passer ce décret aujourd’hui et par conséquent il faut reprendre le dialogue, voir comment on évalue le métier des enseignants chercheurs, comment on valorise toutes leurs activités." http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/02/axel-kahn-le-pr.html

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    14 février 2009, par anonyme ,comme beaucoup !!!!!  

    pourriez vous faire un effort d’honnêteté pour nous rappeler depuis combien de temps les enseignants chercheurs n’avaient pas fait grève (ils laissaient ce soin aux étudiants) et pourtant ,des réformes ou réformettes de l’Education nationale , il y en a eu !!!!! et des grèves aussi !

    alors , qu’y a t il aujourd’hui EN PLUS ????? l’évaluation des travaux de recherche ...

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    14 février 2009  

    Que Monsieur Bidot se souvienne de sa jeunesse d’instituteur. Avec une formation Bac+3 les enseignants "sortaient" des élèves qui à 10 ans savaient lire et écrire (sans fautes !) et aptes à poursuivre des études.

    Maintenant avec des enseignants-chercheurs patentés, la rigidité, le corporatisme, , pour quel résultat ? les chercheurs satisfaits d’eux-mêmes se regardent le nombril et veulent surtout rester à s’évaluer "entre gens du même monde".

    Ce qui est suspect dans cette caste c’est ce refus viscéral d’admettre qu’il y a un pourcentage non négligeable (10, 20% ou plus) d’enseignants-chercheurs qui ne sont pas à leur place. Etre titulaire d’un doctorat consacre 5 à 7 ans de recherches personnelles sur un sujet pointu. Ça n’apporte qu’une présomption d’aptitude, mais de là à estimer que ce sera bon pendant encore 30 ans... Dans le monde réel on parlerait alors d’erreur de recrutement

    Veut-on revenir au système soviétique où les intelectuels encartés doivent dire ce qu’il faut penser ? a-t-on le droit de les contester ou de leur demander des justifications ?

    au motif qu’on n’est pas passé par leur cursus on est taxé d’incompétence et interdit d’exprimer un avis. C’est trop facile

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    14 février 2009, par pehache  

    Etre titulaire d’un doctorat consacre 5 à 7 ans de recherches personnelles sur un sujet pointu

    Euh, non : 3 ans

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    14 février 2009, par D. Bidot  
    Allégations péremptoires jetées sans aucun discernement, et non étayées ... Allusions personnelles ... Voire attaques ("système soviétique" : ridicule !!! ) Stop à ce débat stérile

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    14 février 2009, par Maximo  

    oui, stop, puisque vous ne savez répondre à "un nombre non négligeable..." que par "nous sommes tous des vierges sages"

    Au moins reconnaissez que, comme partout, il y a des jean-foutre dans votre profession qui méritent quelque surveillance ! Au moins ça ! smiley

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    5 mars 2009, par cordebrume  
    JEUNE CHERCHEUR

    Même très jeune on peut être chercheur et prouver ses résultats en effet : lorsqu’un enfant très jeune se sent mal à l’aise il appelle sa mère, il plonge le doigt dans sa couche et le sortant victorieux il dit "maman"... PS : il n’a fait que ce que vous dites mais en travaux pratiques : il a mis le doigt dans la lune .... pour le montrer à l’âne de service qui ne comprenait pas autrement.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    5 mars 2009, par cordebrume  
    LE VRAI VISAGE

    M.BIDOT votre PS enlève tout ce qui était QUALITE des paragraphes précédents. N.Sarkozy est AVOCAT il est donc passé par l’université...s’il arrive à proposer des réformes c’est parce qu’il connait le sujet et ses failles même si ça vous déplait. Quant à la forme de la suite de votre propos...vous êtes sectaire, aigris et vraiment à mettre en RETRAITE car je vous supposais au-dessus de tels arguments. Essayez de compter le nombre d’ELUS issus de l’UNIVERSITE ou FONCTIONNAIRES EN TITRE qui sont en responsbilité et vous comprendrez que les CITOENS ONT LE DROIT de s’interroger sur la qualité de l’UNIVERSITE au vu des résultats catastrophiques de l’ENSEIGNEMENT, DE LA RECHERCHE, DE L’ECONOMIE, ET la faible rentabilité de ces mêmes personnes. Quand on ne risque rien sur le plan de la carrière l’HUMILITE s’impose et QUAND ON NE TROUVE RIEN c’est le SILENCE qui s’impose. De plus il a été ELU DEMOCRATIQUEMENT il est vrai que ce mot doit vous brûler les lèvres.

  • > UPPA : Lettre ouverte à mes étudiants
    6 mars 2009, par Bobby Ewing  

    j’ai fait les mêmes études 15 ans plus tard et franchement ce n’est pas en fac de Droit, surtout chez les privatistes, que l’on ressentait le plus un problème étudiant à l’époque où qu’on avait envie de révolutionner le système.

    Alors au temps de Nicolas à la Fac..

    De plus je considère que d’avoir passé quelques années à l’Université ne me donne aucune compétence pour la réformer.

    mais ne n’ai pas la vista du chef élu.

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